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vendredi 16 décembre 2011

Le Jeu des 7 familles est arrivé !!

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Un jeu des 7 familles made in Mulhouse

Mettez vous 7 artistes mulhousiens en poche avec la Vitrine !

Lili Aysan, Bearboz, Hugues Baum, Fanny Delqué, Clémentine Martinez, Laurence Mellinger et Johanny Melloul ont imaginé un jeu des 7 familles pour parents et enfants à partir de 4 ans..

A l'image de nos propres familles, vous y trouverez des crados, des gaspilleurs, des chouraveurs, des capricieux, des furieux,… dans une création originale, pédagogique et 100% locale. Chaque artiste exprime ses véhémences filiales, crises parentales et autres allergies dynastiques...

Il s'agit de la première réalisation collective de La Vitrine. Tout comme dans la boutique culturelle éponyme dédiée aux créateurs alsaciens, cet objet se veut représentatif d'une production locale forte et active, loin des multinationales du loisir chinois.

Bonzaï !

En vente uniquement à La Vitrine !

mardi 6 décembre 2011

Cette semaine à la Vitrine

JOURNEE DES ENFANTS

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avec spectacle de clowns Scen’art
mercredi 7 décembre à 15h

Création alliant le jeu clownesque et la magie des pinceaux, au rythme d’une musique percussive endiablée.

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LUCIE IN THE SKEUD le nouveau livre de Joan

vendredi 9 décembre 18h

Le dessinateur Joan dédicace son livre sur son incroyable collection de vinyles customisés par son personnage fétiche, la petite Lucie. Cette édition grand format compte 150 pochettes de 33 tours fameux revisitées. Lucie in the skeud est un objet imprimé non identifié, un bonheur de bouquin à (s’)offrir si on aime la BD et le rock’n roll et un cadeau indispensable pour les éternels mômes attardés qui continuent de mettre leurs santiags crasseuses sous le sapin de Noël.

www.lapetitelucie.com

www.12bis.com


BERNARD PLOSSU
dédicace ses livres “Far Out!” et “Le Voyage mexicain”

dimanche 11 décembre à partir de 14h30

Projection de deux films :

- Le Voyage mexicain (1965-1966), un film de Bernard Plossu en super 8 mis en musique par Joachim Plossu (30 min).

- Marseille en autobus (1991), un film de Hedi Tahar avec Bernard Plossu (13 min)

17h30: STAMALA en direct sur MNE, avec une interview du photographe et de l’éditeur pour une émission 100% seventies avec Zenebou et Fanfan.

Ce photographe arpente le monde depuis sa naissance. Ses images sensuelles, aux vibrations immobiles et silencieuses nous parlent de la douceur des corps, de la matière, du mouvement et autres “paysages intermédiaires”. Les thèmes comme le voyage, l’espace, la famille, sont souvent abordés de manière autobiographique et l’on retrouve dans son travail une écriture intime, un langage repérable au fil des années. En dédicace, ses nouveaux livres “Far Out ! Les années Hip : Haight-Ashbury, Big Sur, India, Goa” chez le fameux éditeur mulhousien Médiapop, avec des photos inédites, un entretien récent et deux reportages parus dans Rock & Folk il y a 40 ans, et le “Voyage mexicain”, témoignage fort et poétique des années 60.
A suivre aussi : l'exposition "Les voyages mexicains" au musée des beaux-arts de Besançon du 10 décembre 2011 au 2 avril 2012. Plus d'infos sur www.musee-arts-besancon.org

www.mediapop.fr
www.signatures-photographies.com



JEU DES 7 FAMILLES

made in Mulhouse mardi 13 décembre 17h

Une création originale avec Lili Aysan, Bearboz, Hugues Baum, Fanny Delqué, Marlène Fritsch, Clémentine Martinez, Laurence Mellinger, Johanny Meloul, Anne Werey. Une coproduction La Vitrine / Louftibus.

Mulhouse regorge de talents créatifs ! La preuve avec ce projet qui réunit une belle équipe de 9 illustrateurs et graphistes, rassemblés pour imaginer un jeu de cartes des 7 familles pour parents et enfants à partir de 4 ans. Même sans savoir lire, on pourra jouer en reconnaissant les différentes familles : les accros aux nouvelles technos, les gaspilleurs, les capricieux, les furieux … Un cadeau pédago et rigolo, un jeu de fabrication 100% local, un plaisir unique, à tester en famille sous le sapin de Noël !

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jeudi 1 décembre 2011

Le « coup de frime » d’un grand pudique - Article paru dans l'Alsace, le 01/12/2011 par Sylvain Freyburger

SINED article alsace


Sined, alias Denis, et Marie présenteront vendredi la nouvelle perle du talentueux rouquin mulhousien à la Vitrine. Photo S.F.


Le très singulier Sined présente son nouveau CD « Live in Auckland », vendredi à La Vitrine. Cinq titres qui dévoilent une facette extravertie et décalée de l’œuvre de l’artiste mulhousien.

En voilà un qui maîtrise comme peu d’autres l’art de l’hypnose sonore, du magnétisme trouble que peut exercer une rythmique répétitive, charriant un phrasé posé de prophète rock. Dans l’incertaine lignée de groupes comme Joy Division ou Suicide, ou d’Alain Bashung période Play Blessures, le Mulhousien Denis Scheubel laboure sans relâche un sillon très personnel, et ce en toute discrétion. Faisant suite à une flopée de projets, l’album Bruit roux, publié en 2007, cristallisait pourtant le meilleur de l’inspiration de son auteur, désormais connu sous le nom d’artiste de Sined. Les culbutes verbales semblent se fondre et se renouveler dans les paysages sonores brumeux, à la lisière du rêve éveillé, de cette œuvre étonnante, suggérant par endroits une manière inédite de faire sonner la langue française et d’envisager la notion de « poésie sonore ». C’est pourtant avec un mini-album 100 % anglophone que Sined revient aujourd’hui aux devants de l’actualité discographique locale. « L’anglais m’attire de plus en plus, ça me permet de m’exprimer de manière à la fois plus pudique et plus directe », explique l’artiste. Une manière paradoxale de mettre de la distance dans son travail ? Histoire d’en rajouter encore un peu, ce Live in Auckland a, comme son nom l’indique, été enregistré en Nouvelle-Zélande, dans un petit club, devant un public plus ou moins attentif… « Ça s’appelait le Club One, précise le malicieux rouquin. Mais inutile de le rechercher, il a brûlé depuis ! » Soit. En tout cas, le travail de mise en scène sonore, effectué avec le fidèle Rémy Bux, est bluffant : il est conseillé d’écouter le CD au casque pour se plonger dans une ambiance « live » vibrante et accidentée, plus vraie que nature. Avec l’impression de recevoir une carte postale écornée, venue de l’autre bout du monde. Drôle d’objet. À un mètre du sol « Cet album, c’est un coup de frime… Parce qu’en concert, tu te retrouves à un mètre du sol et t’as intérêt à l’assumer. C’est inexplicable, tu te retrouves dans des états que rien ne peut remplacer. » D’où le côté extraverti de cet assortiment de blues branlants, malmenés par des boucles électroniques qui s’entrechoquent, des dérapages de guitares noisy, des chutes abruptes… « On a fait du neuf avec du vieux, commente Marie, qui joue de la guitare basse sur ce Live in Auckland. On a utilisé des boucles et des textes que Denis avait laissés de côté ». Et, en toute logique, on a invité Johnny, « le maori du coin », à poser sur la couverture.


Y ALLER Sined présente « Live in Auckland », vendredi 2 décembre à partir de 17 h, à la Vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse.

mercredi 30 novembre 2011

DOUD'ETTE à La Vitrine --- Samedi 3 décembre

Doud'ette sera toute la journée à La Vitrine

Doud'ette développe une ligne d’accessoires, de sacs cabas et souliers. Sa recherche vient de son expérience de danseuse chorégraphe, elle travaille les matériaux avec souplesse, ses créations ne sont pas des éléments figés mais s’articulent en même temps que le corps, en une danse complice.

http://www.doudetteb.blogspot.com/

SINED à La Vitrine --- Vendredi 2 décembre 17h

Nouveau CD et mini-concert

Denis Scheubel alias Sined est un personnage unique et attachant. Depuis bien plus longtemps que la tour de l’Europe, il survole Mulhouse dans tous les sens. Musicien, auteur, compositeur, peintre, poète, vidéaste... Son sixième disque «Live à Auckland» est prêt pour Noël! A découvrir aussi, “About Rock, Sex and Cities”, réjouissant bouquin réalisé avec Henri Walliser.

www.facebook.com/sinedmusic

jeudi 17 novembre 2011

Le programme de la Vitrine en novembre décembre

Léchez-vous tenter ! La boutique des créateurs présente les produits culturels de 60 artistes d’ici. Mode, édition, musiques, jeux, bijoux, culottes, sacs, cadeaux, sérigraphies, affiches, cartes postales, peluches, enfants, t-shirts et bien plus.

Nouveaux horaires à partir du 1er décembre : mardi au samedi 11h à 19h Ouverture les dimanches de 14h à 18h en décembre



PIERRE FRAENKEL

Vernissage Pierre Fraenkel (ex-Alsacherie) jeudi 24 novembre 18h

Depuis 10 ans, Pierre investit l’espace urbain, la rue lui permet d’exposer devant un large public. L’idée des lettrages est consécutive à toutes ses tentatives tout terrain urbain. Cela permet une grande visibilité, avec un effet impressionnant lié au volume dégagé, avec la fameuse typo des lettres de «Hollywood». Il aborde tout, questions sociales, sociologiques ou politiques mais aussi sentiments. Qu’il s’agisse du diminutif “Schatzala” (petit trésor en alsacien) ou de l’expression “Wesh Bien”, association d’arabe et de français, tout le monde doit comprendre. Il utilise souvent le langage sms, les raccourcis, remplace des mots par d’autres, en invente, fait (fée!) des fautes, mais tout fait sens et souvent de façon ludique. En bonus pour La Vitrine : une jolie collection de tableaux écrits à la façon d’un “Ben mulhousien”.

alsacherie.free.fr

www.facebook.com/alsacherie

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DAME DE LYS & LEMKIN'S BOX

samedi 26 novembre de 10h à 18h

Lempkin, jeune créatrice textile, mélange les époques et les matières, joue les anachronismes, à travers le désuet, le kawaï, le rétro. La Dame de Lys crée à la main des pièces uniques, bijoux et accessoires d’un autre temps.

www.ladamedelys.com
lempkinsbox.canalblog.com

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SINED

Live in Auckland - Sortie du nouveau CD de Sined vendredi 2 décembre 17h

Denis Scheubel alias Sined est un personnage unique et attachant. Depuis bien plus longtemps que la tour de l’Europe, il survole Mulhouse dans tous les sens. Musicien, auteur, compositeur, peintre, poète, vidéaste... Son sixième disque «Live à Auckland» est prêt pour Noël! A découvrir aussi, “About Rock, Sex and Cities”, réjouissant bouquin réalisé avec Henri Walliser.

www.facebook.com/sinedmusic


DOUDETTE

samedi 3 décembre de 11h à 18h

Doudette développe une ligne d’accessoires, de sacs cabas et souliers. Sa recherche vient de son expérience de danseuse chorégraphe, elle travaille les matériaux avec souplesse, ses créations ne sont pas des éléments figés mais s’articulent en même temps que le corps, en une danse complice.



JOURNEE DES ENFANTS

avec spectacle de clowns Scen’art
mercredi 7 décembre à 15h

Création alliant le jeu clownesque et la magie des pinceaux, au rythme d’une musique percussive endiablée.

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LUCIE IN THE SKEUD le nouveau livre de Joan

vendredi 9 décembre 18h

Le dessinateur Joan dédicace son livre sur son incroyable collection de vinyles customisés par son personnage fétiche, la petite Lucie. Cette édition grand format compte 150 pochettes de 33 tours fameux revisitées. Lucie in the skeud est un objet imprimé non identifié, un bonheur de bouquin à (s’)offrir si on aime la BD et le rock’n roll et un cadeau indispensable pour les éternels mômes attardés qui continuent de mettre leurs santiags crasseuses sous le sapin de Noël.

www.lapetitelucie.com

www.12bis.com


BERNARD PLOSSU
dédicace ses livres “Far Out!” et “Le Voyage mexicain”

dimanche 11 décembre à partir de 14h30

Ce photographe arpente le monde depuis sa naissance. Ses images sensuelles, aux vibrations immobiles et silencieuses nous parlent de la douceur des corps, de la matière, du mouvement et autres “paysages intermédiaires”. Les thèmes comme le voyage, l’espace, la famille, sont souvent abordés de manière autobiographique et l’on retrouve dans son travail une écriture intime, un langage repérable au fil des années. En dédicace, ses nouveaux livres “Far Out ! Les années Hip : Haight-Ashbury, Big Sur, India, Goa” chez le fameux éditeur mulhousien Médiapop, avec des photos inédites, un entretien récent et deux reportages parus dans Rock & Folk il y a 40 ans, et le “Voyage mexicain”, témoignage fort et poétique des années 60.
A suivre aussi : l'exposition "Les voyages mexicains" au musée des beaux-arts de Besançon du 10 décembre 2011 au 2 avril 2012. Plus d'infos sur www.musee-arts-besancon.org

www.mediapop.fr
www.signatures-photographies.com



JEU DES 7 FAMILLES

made in Mulhouse mardi 13 décembre 17h

Une création originale avec Lili Aysan, Bearboz, Hugues Baum, Fanny Delqué, Marlène Fritsch, Clémentine Martinez, Laurence Mellinger, Johanny Meloul, Anne Werey. Une coproduction La Vitrine / Louftibus.

Mulhouse regorge de talents créatifs ! La preuve avec ce projet qui réunit une belle équipe de 9 illustrateurs et graphistes, rassemblés pour imaginer un jeu de cartes des 7 familles pour parents et enfants à partir de 4 ans. Même sans savoir lire, on pourra jouer en reconnaissant les différentes familles : les accros aux nouvelles technos, les gaspilleurs, les capricieux, les furieux … Un cadeau pédago et rigolo, un jeu de fabrication 100% local, un plaisir unique, à tester en famille sous le sapin de Noël !

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samedi 12 novembre 2011

Vernissage Pierre Fraenkel (ex-Alsacherie) - jeudi 24 novembre 18h à La Vitrine

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L’espace urbain : affichage et lettrage__

Depuis 10 ans environ, j'interviens dans l'espace urbain, la rue me permettant d'exposer devant un large public. L'affichage libre s'est avéré dans un premier temps (lors de mes diverses expériences de supports de collage), le support le plus intéressant, légal et libre d'accès. Il permet, en effet, une expression libre avec des moyens simples comme le texte. Chaque ville est tenue de mettre des espaces d'expression libre sous forme de panneaux d'affichage libre (à but non lucratif, pour les associations et les personnes). La ville de Mulhouse est, il faut le souligner, à ce niveau-là, exemplaire. Ayant beaucoup collé dans l’Hexagone, j’ai pu constater un certain nombre de manques d’emplacements dans beaucoup d’agglomérations. Néanmoins, ces panneaux présentent quelques contingences qui m'ont poussé à chercher d'autres moyens d'expression.

En effet les panneaux sont dans leur majorité disposés dans la périphérie des villes, les messages se trouvent alors écartés des lieux les plus denses. J'ai donc confectionné un panneau d'affichage portatif, (type homme sandwich, procédé publicitaire très utilisé aux Etats-Unis) ce qui m’a permis d'accéder au cœur de la ville tout en étant mobile. Cependant, il a fallu que je repense ce procédé car dès qu'une personne se trouvait devant moi, le message s'en trouvait… caché ! J'ai alors construit un nouveau panneau surélevé qui, s’il rend effectivement le message plus visible, est très contraignant physiquement. Aussi, j'ai abandonné ce support momentanément.

L'idée des lettrages est consécutive à toutes mes tentatives d'expositions dans l'espace urbain. Ce lettrage permet, de fait, une grande visibilité, avec un effet impressionnant lié au volume dégagé et au système lui-même que l'on reconnaît avec la fameuse typo Collège des lettres de « Hollywood » ; typo reprise par beaucoup de vignobles alsaciens qui utilisent ce procédé pour que leur nom soit visible de très loin.

D'une manière générale, j'aborde tout ce qui pose question de nos jours, qu'il s'agisse de questions sociales, sociologiques ou politiques mais aussi de sentiments. Je suis intéressé par les expressions communes qui font lien, elles sont le lieu commun d'une époque et sont souvent employées dans l'intimité. C'est cette dimension intime que j'ai choisie de mettre en avant dans cette mise en place. Qu'il s'agisse du diminutif "SCHATZALA" (petit trésor) en alsacien ou de l'expression "Wesh Bien", association d'arabe et de français, j’entends que tout le monde comprenne.

D’autre part, j'utilise souvent le langage sms, les raccourcis, je remplace des mots par d'autres, j'invente des mots, je fais (fée !) des fautes, mais tout fait sens et cela est, bien évidemment, le plus souvent ludique. Quelques mots résonnent tout spécialement avec l’artère sélectionnée. Ainsi j'ai choisi la rue du Sauvage pour installer le mot « BOGOSS », qualificatif toujours à la mode, qui s'inscrit parfaitement dans cette rue principale où les looks et les gens sont les plus visibles… surtout les jeunes hommes qui sont très souvent originalement apprêtés !

Pour en savoir plus : http://alsacherie.free.fr http://www.facebook.com/alsacherie

jeudi 6 octobre 2011

Live /// Fleurs indiennes chimiques pour indie-rock électro-électrique

Les Bhopal’s Flowers, groupe atypique dans le paysage musical local, seront demain pour un showcase à la Vitrine et mardi, avant Jim Jones Review, au Noumatrouff. Rencontre…

En regardant le « Jumbo Pack » de leur premier album, The Jet Lagged session, puis leur clip vidéo et en leur demandant pourquoi ils s’appellent Bhopal’s Flowers, on se dit que ces drôles de cocos ont un gros problème avec les produits chimiques… Forcément, prendre pour nom de groupe un drame humain en Inde (la catastrophe de Bhopal, avec l’explosion d’une usine de pesticides en décembre 1984), faire un clip dans un hôpital psychiatrique et mettre des bonbons qui ressemblent à des médocs dans une pochette d’album, cela peut laisser songeur. Mais la mise en scène est plutôt bien trouvée, pour un groupe assez incroyable.

Tout commence par Lionel, le chanteur poète du groupe. Il traîne ses guêtres en Inde, se pose à Montréal pendant deux ans, avant de revenir faute de papiers à Mulhouse. La musique, c’est son truc. Comme il compose chez lui des morceaux, il se dit : pourquoi ne pas remonter un groupe. Normal, il a déjà joué dans de nombreux bands. Il en parle à son pote guitariste Eric, puis au bassiste Laurent, et la mayonnaise prend vite forme. « C’est vrai que l’on avait joué ensemble dans différents groupes, explique Lionel. Je voulais remonter un projet et tout est allé très vite. On peut dire qu’on a eu de la chance… »

Setâr et sitar

Très vite : c’est un euphémisme. Le groupe n’est même pas encore totalement formé qu’il y a déjà une liste de concerts programmés, un clip vidéo en gestation et un album à finir. Jérémie, à la batterie, embarque dans le navire qui récupère également au passage Marlène, accessoiriste sur le tournage de Hey Doc ! I’m sick, i’m sick, et xylophoniste dans les concerts. Vous rajoutez pour les lives Séb au saxo et Octave à la trompette et le tour est joué.

Mais au fait, c’est quoi le style des Bhopal’s Flowers ? « Moi j’ai des influences rock, musiques indiennes et iraniennes et électro, remarque Lionel. Je voulais mélanger le tout. Cela donne une indie-rock un peu électrique et énergique. » On peut voir ça comme ça. Et pour le côté iranien, l’anecdote est assez drôle pour être racontée : « En fait, je cherchais une sitar, un instrument indien. Je pensais en avoir trouvé une, mais en fait c’était une setâr, un instrument ressemblant mais d’Iran. Je me suis intéressé à cette musique. » En tous les cas, pour un album fait à l’arrache, à la maison, le son est plutôt bon… même très bon.

Si vous voulez découvrir ce groupe, rien de plus simple. Certains ont pu le faire hier soir à la Laiterie à Strasbourg. D’autres pourront le faire demain, lors d’un showcase de 18 h à 19 h à la Vitrine de Mulhouse — où non seulement ils joueront, mais en plus présenteront leur clip — ou mardi, en première partie de Jim Jones Review au Noumatrouff dès 20 h. Et si vous n’avez pas le temps d’aller y faire un tour, vous pourrez toujours vous rattraper en achetant leur premier album sur leur page Myspace, www.myspace.com/bhopalsflowers. Leur premier, car un deuxième est déjà en marche et il devrait sortir en mars. Les Bhopal’s Flowers n’ont vraiment pas envie de perdre du temps.

Y ALLER

Vendredi 7 octobre, de 18 h à 19 h, la Vitrine, avenue Kennedy à Mulhouse

mardi 11 octobre, à partir de 20 h, au Noumatrouff, rue de la Mertzau à Mulhouse.


(article paru le le 06/10/2011 dans le quotidien régional L'Alsace - photo Denis Sollier)

jeudi 22 septembre 2011

Lecture /// Philippe Braun à la Vitrine

Rebelle, enragée, provocante, l’écriture de Philippe Braun est à écouter en direct sur radio MNE et en public à La Vitrine, samedi, lors de la dernière lecture de son manuscrit autobiographique « Les mines de l’introspection ».

- Philippe Braun, qu’est-ce qui a déclenché l’écriture des « Mines de l’introspection », en 2001 ?

Vers 16-17 ans, j’écrivais quelques rimes, des réflexions, mais ce n’était pas très ordonné. Le déclic, c’était plus tard. Après un concert de Saul Williams et la lecture du livre d’Émile Cioran, Sur les cimes du désespoir. Je pensais que cette lecture allait me rendre malheureux, mais au contraire, elle m’a libéré. J’ai entendu quelqu’un d’autre exprimé ce que je ressentais, comme un écho. Mon projet, au départ, était de répondre point par point à ce livre. Finalement, c’est devenu une parodie de recherche d’emploi avec un CV de 200 pages, une lettre d’hésitation, un bilan d’incompétences et un ‘‘çapresse book’’.

- De quoi aviez-vous besoin de vous libérer ?

C’était une nécessité pour me sauver et sauver le monde, car je devenais de plus en plus furieusement idéaliste. Le grand problème de ma vie, c’est le suicide de mon père, quand j’avais 15 ans. Ma vie a changé du jour au lendemain sans que je comprenne ce qui se passe. L’écriture m’a permis de canaliser ma colère, de rationaliser mes peurs, mes frustrations, mes angoisses. Elle m’a apporté un calme intérieur, un sentiment d’extase et j’ai réussi à dire pourquoi je m’ennuie et qu’est-ce qui m’ennuie. Je ne savais pas quoi faire de la suite de ma vie et l’écriture m’a décidé à reprendre des études de philosophie.

- Quel est le propos de votre manuscrit ?

Je déballe toute ma vie et je me cache derrière pour révéler des choses sur mon lecteur-auditeur. Je raconte le sentiment d’ennui. Quand on a du travail on le chasse, quand on n’en a pas on le fuit et moi, je suis le ventriloque de l’ennui. J’ai compris ce que le sentiment d’ennui a à dire aux gens. Dans ces 200 pages, j’évoque mon adolescence, mes études à Nancy, ma découverte du monde du travail à Paris, mon voyage à vélo en Roumanie, mes rêves de Sibérie à vélo et je parle beaucoup de masturbation parce que, quand on vit en ermite, c’est la tentation permanente à moins de trouver un plaisir supérieur, mais je ne bois pas et je ne me drogue pas ! Je m’en prends assez vivement à certaines formes de cultures populaires, à l’université, au fondamentalisme chrétien, à la pornographie… J’ai de la fureur contre la violence et j’ai toujours l’impression que la vérité est toute bête et que personne ne voit rien parce que ça demande du courage. La philosophie qui m’inspire, c’est le cynisme antique.

- Pourquoi une lecture publique en direct de La Vitrine ?

Pour finir ce que j’ai commencé. En 2010, j’ai débuté la lecture de mon manuscrit sur radio MNE (NDLR : Mulhouse net expérience). Je suis revenu à ce texte écrit entre 2001 et 2004 faute de pouvoir écrire du neuf. La radio, c’est une bénédiction pour moi avec les millions d’auditeurs potentiels. Mon manuscrit a toujours été dirigé vers autrui. Je suis un prédicateur et mon message n’est autre que ‘‘Tu dois changer ta vie’’.

- À quand un prochain manuscrit ?

J’ai besoin d’un calme d’ermite pour écrire : pas de télévision, pas d’internet, pas de journaux, pas de divertissement. Juste ma feuille de papier et moi. C’est une discipline de fou et je ne suis pas sûr d’y arriver à nouveau. Je ne vois plus la solution pour trouver l’inspiration. J’ai lu Schiller récemment, mais ça ne suffira pas à me remettre à écrire. Pourtant, j’ai encore un maigre espoir de pouvoir vivre de ma plume.

Y ALLER Samedi 24 septembre à partir de 15 h à La Vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse. Entrée libre. À écouter également en direct sur www.radiomne.comPhilippeBraun_par_DenisSollier_210911.jpg
Philippe Braun donne rendez-vous à La Vitrine, samedi, pour la lecture des dernières pages de son manuscrit. Photo Denis Sollier.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 22/09/2011 - Propos recueillis par Céline Bechler - www.lalsace.fr)

samedi 27 août 2011

Pourquoi Old School n'a pas renouvelé le contrat d'Alex

Pourquoi Old School n'a pas renouvelé le contrat d'Alexandra Weisbeck

Suite aux décisions que l'association Old School a été contrainte de prendre ces dernières semaines, des rumeurs urbaines ou des jugements par défaut circulent. Il nous paraît donc important d'expliquer la situation de La Vitrine et les raisons pour lesquelles nous n'avons pas renouvelé le CDD d'Alex. Ce n'est pas par plaisir, tentation de jouer une fois dans sa vie au méchant C.A. ou par cruauté que l'association a décidé de ne pas poursuivre un des deux contrats de la Vitrine, celui d'Alex Weisbeck, membre du C.A. de l'association et pilier de la mise en place de La Vitrine. De même, mais nous reviendrons sur cela, ce n'est pas une situation qui est tombée du ciel et du jour au lendemain. Nous souhaitons en toute transparence donner l'ensemble des éléments qui permettent de comprendre la situation et la décision. Et ainsi laisser chacun dans son libre arbitre et dans sa capacité à aider le projet. Au 1er septembre 2011, la réalité est la suivante : le projet La Vitrine est déficitaire de 12 000 € depuis son lancement. Pour comprendre, nous allons rappeler l'origine et l'historique du projet, puis détailler le budget de l'activité.

Historique

Au 1er janvier 2010, l'association Old School obtient sous forme de mécénat le local commercial du 53 avenue Kennedy. Après diverses hypothèses (location pour réunion associative, local de formation associative, etc, etc...), il est décidé d'en faire la vitrine des créateurs mulhousiens, l'expression d'une dynamique entre eux et leur ville, un espace de vente qui jusque-là n'existait pas. Nous pensons que Mulhouse et son secteur regorgent de créateurs et d'artistes de talent, qui ne sont pas fédérés, qui n'ont pas de lieu qui les valorise au quotidien. Nous voulons prouver que leurs créations peuvent trouver un écho auprès d'amateurs, de curieux, du grand public, en inventant un nouveau lieu. Nous décidons de créer un poste en contrat aidé. Après plusieurs entretiens d'embauche, le choix se porte sur Alec Boillot pour un contrat de 24h par semaine, l'accompagnement devant se faire de manière bénévole pour les autres interventions, en impliquant les artistes qui souhaitaient faire vivre ce lieu. Plusieurs membres du C.A., des artistes ainsi que Jean-Luc Wertenschlag (JLW) s'entretiennent avec Alex Weisbeck afin qu'elle s'implique plus et prenne en charge le projet. Il est alors décidé - ce qui n'était pas prévu au départ - de créer un deuxième poste pour qu'elle se consacre entièrement à ce projet dans le cadre d'une gestion autonome et libre. Prendre ce risque financier pour garantir une mise en place réussi nous a semblé normal. Et nous nous regrettons pas notre choix. La Vitrine a ainsi ouvert fin novembre 2010, et c'est ce lieu que vous connaissez, que nous aimons, et que nous souhaitons voir continuer à se développer.

À la fin des contrats, au bout de six mois, nous les avons renouvelé en renforçant au niveau horaire celui d'Alex. Durant les précédents C.A., il a été soulevé que la Vitrine était déficitaire, que l'enjeu prioritaire n'était pas pour l'instant l'équilibre, mais qu'il fallait y tendre. Ainsi, au vu des nécessités, un renforcement horaire devait permettre de travailler sur les solutions économiques et les liens avec des partenaires à Bâle, à Freiburg et à Strasbourg, ainsi qu'avec « les rendez-vous de Juliette » à Colmar et « le Balcon » à Belfort. Cette prise de risque financière supplémentaire était connue, les premiers chiffres et les pertes cumulées aussi. Alex et Alec ont bénéficié d'une confiance et d'une liberté totales dans la mise en place de leur activité. Ils ont fait à leur guise, organiser ce qu'ils voulaient, sans avoir besoin d'un quelconque accord, tandis que 90% de ce que nous proposions n'a jamais été suivi d'effet, sans reproche particulier pour autant. Lors des différents réunions jusqu'à celle du 27 mai 2011, lorsque la discussion était possible, le C.A. a toujours proposé des actions, des pistes et souligné que si les résultats autres que financiers étaient clairement positifs, il fallait absolument travailler sur les rentrées d'argent pour inverser la tendance. Lors du C.A. du 27 mai 2011, pour la première fois, les administrateurs ont demandé des solutions, en précisant qu'à partir de septembre, c'est-à-dire après un an de mise en route du projet, le déficit cumulé s'élèverait à 12 000 euros. Une somme importante pour une petite association comme Old School, on ne pouvait plus continuer sans réagir.

Budget

Pour mémoire, les recettes moyennes mensuelles de La Vitrine sont d'environ 4000 € : 1000 € de mécénat, 1000 € d'aide à l'emploi et 2000 € de ventes. Les dépenses, supérieures à 5000 € par mois, conduisent à la perte évoquée. Elles se décomposent de la sorte : 300 € de charges de fonctionnement (électricité, assurance, taxes, Sacem, etc.), 1000 € de loyer (compensés par le mécénat), 1400 € reversés aux artistes (prélevés sur les paiements des acheteurs) et 2500 € de salaires et cotisations sociales. Il n'y a pas d'autres charges importantes... Prolonger ce système nous amenait de manière inéluctable à une perte de 6000 euros supplémentaires sur les prochains mois. De plus, notre mécène s'est engagé jusqu'en décembre 2011 seulement, et les aides à l'emploi diminuent régulièrement pour disparaître début 2012. L'association est économiquement fragile, il était irresponsable de ne rien changer, de continuer à creuser un gouffre financier. Il fallait prendre une décision d'urgence. Et il nous faut aujourd'hui repenser certains fondamentaux.

 La demande du C.A. à Alex et Alec est restée sans suite entre le 28 mai et le 12 septembre 2011, date du conseil d'administration suivant. Aucune solution n'a été proposée, aucun débat ni échange d'idée, aucune piste proposée. Nous nous sommes donc retrouvés au moment de prendre des décisions dans un vide étonnant et un mutisme incroyable vis-à-vis d'une responsabilité claire. Nous avions laissé toute liberté de programmation, d'organisation et de choix financier à l'équipe de la Vitrine. Nous ne regrettons pas cette confiance, mais notre responsabilité nous a obligé à tenir compte de la réalité des résultats financiers. Être responsable n'est pas simple, c'est vrai, mais il faut l'être... La situation des associations au plan national est catastrophique cette année. De notre côté, nous avons décidé en priorité de nous recentrer sur l'éducation aux médias et de mettre d'équerre la situation financière de La Vitrine. Continuer sans rien changer, c'était sans aucun doute signer la fin de l'ensemble des activités, ateliers, Vitrine, radio et autres. Aujourd'hui nous pouvons dire qu'aucune ne s’arrête et qu'il revient à tous de les rendre pérennes. Donc soyons clairs : lorsqu'il a fallu prendre une décision, nous avons choisi de ne pas renouveler le contrat le plus important (30h par semaine) et le plus coûteux (de l'ordre de 900 € par mois, aide de l'État déduite). Nous avons également constaté une impasse personnelle et fonctionnelle entre JLW et Alex. Ceci les regarde mais ne peut mettre en danger le projet associatif. C'est donc un élément supplémentaire dans la décision. Mais c'est à eux de régler ce qui semble être le problème d'Alex avec JLW, et que nous ne pouvons rien faire. Sauf discuter avec eux, ce que nous avons tous fait. Pour autant, si nous ne pouvons renouveler le contrat d'Alex, ce n'est absolument pas une mise à la porte du projet. Nous souhaitons tous qu'elle continue à organiser des expos qui lui font plaisir (comme l'actuelle de Marie Meier), qu'elle poursuive ses actions en tant qu'artiste. Cependant, vu la brutalité dans laquelle nous avons été contraints de prendre la décision, nous comprenons qu'elle souhaite prendre un peu de recul.

Alors on peut toujours penser que c'est abject, bas, coupable, crapuleux, dégoûtant, honteux, ignoble, immonde, inavouable, indigne, infâme, infect, innommable, inqualifiable, lâche, méprisable, odieux, repoussant, répugnant, sans nom, scandaleux, sordide, vil, vilain, et que c'est manipulation et compagnie, mais vous avez sous les yeux chiffres, rapides éléments facilement démontrables et périodes clés. Et surtout vous ne pouvez pas continuer à croire que c'est arrivé du jour au lendemain. L'annonce de la fin du contrat oui, mais la responsabilité ne nous revient pas complètement quand quelqu'un est libre d'organiser son travail et son activité comme il veut, dans un fonctionnement totalement personnel et sous sa propre responsabilité.

Et maintenant ?

Nous travaillons actuellement à imaginer la suite de l'aventure de la Vitrine, comment passer le cap crucial du 1er janvier, comment valoriser encore plus les artistes et les créateurs, mais nous ne savons pas encore comment. Ce qui est sûr c'est que nous le voulons. Ainsi, si vous trouvez la situation anormale ou amorale, nous vous faisons deux propositions claires :

1. Proposez-nous des solutions réalistes, pour ne pas devoir prendre une telle décision, et surtout pour permettre la continuation sereine du projet Vitrine

2. Si vraiment c'est pour vous une décision insupportable, alors nous avons une idée simple : si vous payez de l'impôt sur le revenu, ou bien si quelqu'un autour de vous en paie, et bien aidez-nous en mécénat pour la Vitrine et pour les créateurs. 1000 € de don vous coûteraient seulement 340 € ! 12 personnes qui donnent 1000 € amèneraient 12000 € : avec cette somme, nous résorbons le déficit et nous pouvons réinvestir dans le projet. Avec le double, nous pouvons reprendre deux postes pendant un an.

Donc, si c'est vraiment une mauvaise solution que nous avons prise, vous avez la possibilité d'inverser la tendance, avec des idées ou des dons. Si vous n'apportez ni l'un ni l'autre, il nous semble que vous n'avez aucune légitimité à faire quelque critique que ce soit, et encore moins la morale, sur une décision que nous n'avons pas prise de gaîté de coeur, que nous n'avons pas fui et que nous sommes prêts à remettre en cause si le contexte nous le permet.

Sincèrement,

Old School le 24 septembre 2011