Blog Old School ))~~~~

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 9 janvier 2012

La Vitrine - dans le Petit Futé 2012

Elles s'appellent Muriel Hasse-Collin, Fanny Delqué ou encore Julie Lacour. Mais il y en a plein d'autres. On les dit créateurs de vêtements, peintres, graphistes, musiciens, écrivains ou concepteurs de bijoux et d'accessoires, mais on pourrait les voir plutôt comme des montreurs d'objets et des créateurs d'histoires. Car à la Vitrine chaque objet est une histoire incroyable. Et paradoxalement cette vitrine ne se voit pas de l'extérieur, mais se trouve à l'intérieur où chacun devient acteur. Aménagée comme un studio d'étudiant, avec table basse et fauteuils vintage, bibliothèque où traînent quelques bouquins et cd, penderie avec fringues décalées et originales, tableaux étonnants et atypiques, table de chevet avec lampe desing, téléphone années soixante-dix, musique super zen, cette Vitrine est véritablement une boutique hot en couleur. Et notamment parce qu'elle défend les couleurs locales. Tout est made in dans le coin ... ou presque, en passant par les vinyles, les bijoux et créations textile, et c'est ça qui donne le ton si singulier de cette Vitrine du monde local. On applaudit fortement la démarche du collectif Old School dont un des buts est de promouvoir les créations de ces talents régionaux. On vous recommande ainsi de faire un détour dans cet appartement du bonheur, à deux pas de la tour de l'Europe, où tout est à vendre ... ou presque. La vitrine le préconise sur son blog, et nous aussi: léchez-vous tenter !

NB : La Vitrine figure dans la rubrique palmarès "Les futés de l'année" en page 9 mais également en pages 21, 23, 28, 92, 143, 146 et 164 ! www.petitfute.com

jeudi 22 décembre 2011

Cadeaux : du "made in Mulhouse" bien emballé

(extrait du Journal L'Alsace du 21 décembre 2011) __ « Achetez français ! » est devenu le slogan à la mode, à quelques mois de l’élection présidentielle. Comme nos hommes politiques, à la rédaction nous disons « Achetez mulhousiens ! » pour vos cadeaux de Noël. Ça limite les frais de transport tout en assurant des revenus décents aux créateurs, artistes, ouvriers... de la région. Voici douze propositions, de 6,50 € à plus de 30000€, pour un Noël malin et original.__

petasse_lalsace211211.jpg

TEE-SHIRT.- C’est la réussite 2011 : le tee-shirt « Pétasse d’Alsace », dessiné par Marianne Maric et Poupet Pounket. Le premier tirage est épuisé, mais un nouveau stock vient d’arriver à La vitrine. « Ce tee-shirt, il change ta vie ! », promet Jean-Luc Wertenschlag de La vitrine. 38 €.

Jeu7familles_lalsace211211.jpg

UN JEU.- Tout frais imprimé, un jeu de sept familles illustré par sept Mulhousiens. On retrouve les familles Voleuse, Pollueuse... dans ce jeu craquant. 10 €, uniquement en vente à La vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse, du mardi au samedi de 11 h à 19 h.

sined_lalsace211211.jpg

UN CD.- Le très singulier Sined — alias Denis Scheubel — vient de presser son nouveau CD « Live in Auckland », en collaboration avec Old School. Cinq titres dévoilent une facette décalée de l’œuvre de l’artiste mulhousien. 7 € à La vitrine et dans plusieurs bars.

lucieskeud_lalsace211211.jpg

UN LIVRE-BD.- Le livre « Lucie in the Skeud » du dessinateur local Joan reprend ses couvertures de 33 tours customisées. C’est le cadeau pour les amoureux du rock et de la BD. 25 € en librairie.

Photos C. Schmitt et DR

mardi 13 décembre 2011

Le bon cru de Vita’rue

L’année 2011 aura été un bon cru pour Vita’rue qui a vu la fréquentation du public presque doubler.

Hier midi dans les salles de l’espace Caravelle, allée Glück à Mulhouse, c’était la fête pour l’équipe de Vita’rue dont les responsables ont dressé le bilan de ce troisième été d’activités festives sur les rives de l’Ill.

2 500 personnes participantes sur sept dimanches

Collectif émanant de l’Elan Sportif, Vita’rue, fort de 85 bénévoles, a reconduit son animation estivale sur 10 dimanches. « Mais trois dimanches ont été annulés en raison de la mauvaise météo. Sur les sept qui restaient, les comptages indiquent 2500 personnes participantes, soit pas très loin du double de Vita’rue 2010 qui avait pourtant ouvert deux dimanches de plus, mais avec 1400 participations », indique Pierric Mestrallet, membre de la coordination. Une montée en puissance qui va de pair avec celle du nombre des nouvelles activités : 19, soit environ la moitié de la quantité totale d’activités (une quarantaine). « Un des grands faits marquants de 2011 est qu’avant on allait chercher les associations et les partenaires; cette année, ce sont les associations qui sont venues spontanément proposer leurs services et leur savoir-faire », poursuit Pierric. Autre tendance 2011: après les activités de 10h à 12h, le pique-nique a été plus fréquenté. « Les gens restent davantage pour se rencontrer, échanger. De notre côté, on a développé la partie animations artistiques durant ce pique-nique, par des lectures, du théâtre, des concerts ou des animations avec la radio MNE qui dépend d’Old School. »

Un bilan décidément positif pour Vita’rue puisqu’il a aussi développé son… potager. « Il est désormais dans l’espace public et aucun vandalisme n’est à déplorer. Sa vie se prolonge au-delà de l’été puisqu’on y a fait les plantations d’hiver. » S’agissant de la Maison des berges, son réaménagement devrait être terminé courant juin 2012. « On accueillera des associations pour développer leurs activités. » Sur le fond, Vita’rue poursuit son renforcement de la mixité sociale, développe les activités bien-être. « On étend également notre réseau de partenaires associatifs qui prennent part à Vita’rue soit en prodiguant leur savoir-faire, soit en amenant leurs membres. C’est le cas pour la Navette, le Centre de réadaptation, la protection judiciaire de la jeunesse ou encore les centres sociaux », conclut Pierric Mestrallet.

P.-M.G.



L'heure était aux réjouissances hier midi à Vita'rue (photo DNA - Philip Anstett)


(article paru dans les DNA le 12 décembre 2011 - www.dna.fr)

samedi 12 novembre 2011

Les graines de reporters prennent le micro

Le monde du journalisme mulhousien a pris un sacré coup de jeune ces derniers jours. Depuis le début de l’opération Cité jeune, neuf graines de reporters de 11 à 16 ans couvrent toutes les animations au programme.

Après avoir découvert pendant les vacances de la Toussaint la technique et les bases du reportage radio avec les animateurs de l’association Old School, ils sont partis sur le terrain avec leur bloc-notes, leur micro et leur tee-shirt « radio-reporters ».

« On est des pros ! »

Leur mission : ramener chaque jour de quoi monter une émission d’une minute trente. « On part toujours à deux, un preneur de son et un journaliste, explique Allan, 11 ans. On va à la recherche des personnalités, les gros poissons, puis on leur pose nos questions. »

Des questions auxquelles les « grands » journalistes n’auraient pas forcément pensé, comme celle qu’ils ont posée à un professeur de boxe anglaise. « On lui a demandé : est-ce que ça fait plaisir de vous faire taper dessus ?, raconte Allan. Il a répondu que le but de la boxe, c’était de prendre le moins de coups possible et plutôt d’en donner… »

Quoi qu’il en soit, le métier semble rentrer plutôt vite : après deux jours de rodage, l’équipe semblait déjà plutôt à l’aise. « Avant, j’étais timide, j’avais peur devant les gens, maintenant, on est habitué », confie Yasine. « On est des pros ! », surenchérit Nassim.

Leurs reportages, qui sont ensuite montés par les membres de l’association Old School, sont diffusés sur les ondes d’ECN et disponibles en podcast sur le site de la radio MNE, www.radiomne.com.



(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 12 novembre 2011)
)

Les neuf reporters, âgés de 11 à 16 ans, réalisent chaque jour une émission d’une minute trente. Photo François Torelli

vendredi 28 octobre 2011

Label /// Wooden home, nouveau refuge alternatif

Samedi à 17 h, à la Vitrine de Mulhouse, David Rayot présente le nouveau label Wooden home, le fanzine « La pieuvre » et les sons pas comme les autres de d.

On appelle ça un État dans l’État, ou une galaxie parallèle. Ou tout simplement la bande du Mulhousien David Rayot, éternel point de départ, d’arrivée, de croisement… d’un collectif de musiciens, de poètes, de photographes ou de graphistes décidé à tracer un sillon alternatif, loin des sentiers musicaux actuels.

Après Botany talk home et un CD lumineux en 2010, le duo domino_e avec sa compagne Audrey Dreyer, Concept art à la chapelle, la naissance cet été du fanzine La pieuvre… David Rayot lance donc le label Wooden home.

Premier album à paraître avant la fin de l’année, celui de domino_e, suivi du CD des Mulhousiens de Wireless flower (from Mercury), prochainement, puis le deuxième opus de Botany talk home qui vient de changer de line-up. « Aujourd’hui, il y a Pierre-Yves Rayot, David Linder et Audrey à la basse », explique le guitariste et chanteur du groupe, qui annonce également des changements musicaux. « C’est plus noisy. On a viré les morceaux pop et légers et travaillé l’atmosphère. »

Wooden home est un label et un lieu, à Mulhouse du côté de la Mer Rouge, où se mélangent amplis et studio photo, bouts de papier et chroniques pour La pieuvre. « Samedi, on présente le numéro 2 du fanzine. Là encore, on paye tout, on se débrouille avec une photocopieuse, mais on espère sortir un numéro tous les deux mois. » Le prix est libre, mais pas gratuit et les bonnes volontés sont les bienvenues. « Le label, le fanzine, c’est deux années de rencontres, avec des gens qui ont envie de s’investir dans la culture alternative. On est ouvert à ceux qui veulent participer, qui viennent mettre de l’énergie », précise David Rayot.

Musique et photos

Pour la rencontre de samedi, David jouera donc seul, sous l’appellation d., présentera La pieuvre et expliquera inlassablement sa démarche de fusionner l’image, les sons, les mots. David Kolb exposera également ses photos. Puis Botany talk home jouera en ouverture d’Ema, le 1 er novembre à la Laiterie à Strasbourg, domino_e sera le 5 novembre à 19 h à Staffelfelden (à la Margelle)… pour continuer de creuser un sillon alternatif à Mulhouse, Paris ou en Bretagne, « mais toujours sur une ligne Est-Ouest ».

Y ALLER

Soirée Wooden home, samedi 29 octobre à 17 h à la Vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse. Entrée libre.

domino_e, premier duo produit par le label Wooden home. Photo C.Kolb

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 27/10/2011 - par Laurent Gentilhomme - www.lalsace.fr)

jeudi 27 octobre 2011

Mulhouse – Besançon /// Un trait d’union radiophonique et révolté

Le studio mobile de la web-radio Mulhouse Net Experience se déplace ce samedi à Besançon, pour quelques heures de direct en compagnie d’une poignée de Franc-Comtois qui font honneur à cette terre de rébellion.

A l’origine du projet radiophonique Mulhouse@Besac, on trouve une femme à la croisée des deux régions et des initiatives qui se défient de l’ordre établi. Michèle Lision est bien placée pour jouer un rôle de passeur entre sa terre d’adoption, la Franche-Comté, et sa ville natale, Mulhouse. « Il s’agit de faire se rencontrer deux villes grâce à la radio : je veux transmettre aux Mulhousiens mon enthousiasme pour tout ce qui bouge à Besançon, leur donner envie d’aller y faire un tour, tisser des liens. Rester entre soi, ça suffit ! »

La rencontre est rendue possible par la webradio mulhousienne MNE, qui va installer pendant une après-midi et une soirée son studio mobile au bar bisontin Le Marulaz. « Il y a encore beaucoup de bars à concerts à Besançon, dans une ambiance qui est restée parfois très punk », signale Michèle Lision. Lors de ces huit heures de direct, les mélomanes locaux vont ainsi partager leur passion pour le rock, la soul... Mais il va de soit qu’alternative culturelle et politique avancent de front, dans une région aux antécédents aussi marqués. La Franche-Comté est la région de Joseph Proudhon (1809-1865), l’un des théoriciens du mouvement anarchiste, ainsi que le lieu de naissance de Victor Hugo, grand-père de tous les indignés de la planète. L’auto-gestion de l’usine Lip, dans les années 70, reste un exemple cher au coeur de tous ceux qui savent qu’une autre économie est possible. « Besançon est toujours une ville de gauche, qui sait se mobiliser, assure Michèle Lision. Les acteurs locaux de projets qui représentent une alternative au système économique dominant vont pouvoir s’exprimer à l’antenne. Il y a ici des gens qui ont une pêche pas possible... »

Direct du gauche

En 2011, ces alternatives s’incarnent par exemple par le recours aux circuits alimentaires courts, par la redécouverte des plantes sauvages et des jardins des villes, réhabilités en ouverture du programme Mulhouse@Besançon. Plus tard dans l’après-midi, c’est l’association Tambourg Battant qui va faire part de son expérience sur les mille et une facettes de la vie de quartier. Les Cigalles présentent ensuite leurs propositions pour une finance solidaire, deux mots qui ne sont seraient donc pas fatalement antinomiques. Rendez-vous (sous réserve) en fin de soirée avec la librairie anarchiste l’Autodidacte pour couronner le tout.

Un bon « direct du gauche » en perspective... Et comme il n’est pas question d’attendre le Grand Soir pour profiter de la vie, une émission est aussi consacrée aux meilleures adresses et recettes bisontines ! « Il y a dans cette région une chaleur, une gentillesse, on aime bien vivre et bien bouffer », témoigne Michèle Lision. Gageons qu’après l’écoute d’un tel programme, les internautes mulhousiens seront tentés de sauter dans le premier train vers le sud-ouest... Pour en ramener quelques bonnes idées ?

Sylvain Freyburger

ECOUTER : Mulhouse@Besac, samedi 29 octobre à partir de 15h. sur MNE (www.radiomne.com). Retransmis en direct depuis Le Marulaz, 2 place Marulaz à Besançon.

PROGRAMME :

15h : Et ça mange quoi un colibri ?, les locavores ont la parole

16h : On the Rock

17h : Tambourg Battant, une assoc’ de quartier pas comme les autres

18h : Les Cigalles ou la finance solidaire

19h : Apéro Soul

19h30 : Vous êtes prévenus, les albums formidables de June

20h30 : Les papilles donnent le La

21h30 : Le best off des oreilles selon Bib’s

22h30 : L’autodidacte : librairie anar (sous réserve)


(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le vendredi 28 octobre 2011 - www.lalsace.fr)

jeudi 20 octobre 2011

Création /// Dana Popescu rêve au Mulhouse du XXII e siècle

Architecte de profession — elle exerce dans un cabinet de Rouffach — Dana Popescu est aussi une artiste vidéaste à l’imagination fertile, comme les spectateurs de son court-métrage « MétaMulhouse » ont déjà pu le constater lors d’une projection organisée au sein du site DMC, à l’occasion des « Journées de l’architecture » de l’an passé.

« Un œil neuf »

Forte de l’aide financière de Mulhouse art contemporain (plus celle, morale, de l’association Old school), la jeune femme récidive cette année, mais avec une série de 10 cartes postales (huit dans l’immédiat, deux autres à venir fin novembre).

Vidéo ou images fixes, le thème reste inchangé : le spectateur demeure convié à un « voyage temporel » dans un Mulhouse aussi futuriste qu’imaginaire, quelque part aux alentours de l’an 2100. On songe, spontanément, à la démarche d’Albert Robida (1848-1926), illustrateur virtuose et précurseur génial de tout le mouvement « steam punk »… Mais Dana Popescu se réfère plutôt au Blade Runner de Ridley Scott — le tout avec un propos résolument positif à l’égard d’une ville qu’elle n’a découvert que fin 2007 : « La seule chose que je souhaite, c’est que les Mulhousiens arrivent à se projeter d’une manière différente dans leur ville. J’aimerais les inciter à regarder des lieux qu’ils pensent déjà connaître d’un œil neuf… Car la réalité mulhousienne est bien meilleure que ce qu’on en entend dire souvent ! »

Y ALLER

Les cartes postales de Dana Pospecu seront disponibles début novembre à La Vitrine, 53, avenue Kennedy (5 € le jeu de huit). Des versions provisoires seront offertes d’ici là.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 17/10/2011 par E.D.)

dana-popescu-darek-szuster.jpg

Les cartes postales de Dana Popescu seront prochainement en vente à La Vitrine à Mulhouse. Photo Darek Szuster

Bouquiner /// Tout Mulhouse (au) lit avec Lucie Lux

L’auteur mulhousienne Lucie Lux dévoile aujourd’hui son livre documentaire sur le moteur du rock : le sexe. « Rock’n’sex » est un ouvrage qui s’immisce avec volupté dans le festival littéraire qui a pour thème cette année la musique.

« Au début du XX e siècle, ‘’rock and roll’’ est une expression régulièrement utilisée par les esclaves noirs pour évoquer l’acte charnel dans une Amérique très puritaine. En associant to rock (secouer) à to roll (balancer), ce qui est retenu, c’est l’idée de mouvement, le côté animal du sexe, pour parler de la chose sans en avoir l’air. » C’est ainsi que débute le très didactique Rock’n’sex, le dernier livre de la sulfureuse Lucie Lux, qui réunit les deux passions de la jeune femme : le rock et le sexe.

Philippe Manœuvre a inauguré la série d’ouvrages éditée chez Tana avec Être rock, en 2007. Rock’n’sex en est le quatrième opus. Et si la maison d’édition a pensé à Lucie Lux pour cet objet textuellement transmissible, c’est que la Mulhousienne n’en est pas à ses premiers faits d’arme.

Son pseudonyme naît dans les pages du magazine Polystyrène en 2004, à la rubrique Dico lubrique. La même année, elle fait ses premiers pas radiophoniques sur RBS, une radio strasbourgeoise libre, avant d’être « chronixeuse » sur la radio mulhousienne MNE en 2009, avec son émission Gorges profondes.

Mais ce sont ses récits dans les ouvrages Pulsions de femme, Sex is Rock’n’roll, et le très explicite Je ne m’ennuie jamais toute seule (chez Blanche et J’ai lu) qui ont décidé Tana Éditions à choisir Lucie Lux pour élaborer ce rockumentaire. Lucie invite alors son amie MissCandy Dion, illustratrice immergée dans l’univers rock, à la rejoindre dans l’aventure. « L’instant est jouissif », mais la retenue est de rigueur, car les filles n’ont que 70 jours pour livrer leur bébé…

Let’s rock !

Lucie Lux s’exprime sans tabou ni fausse pudeur dans Rock’n’sex. Même entre les lignes, on appelle ici un chat un chat. C’est pourquoi nous n’effleurerons que quelques passages et nous nous contenterons des préliminaires pour cet exercice.

L’écriture est incisive, mais les références sont nombreuses. Histoires, anecdotes, potins, extraits et commentaires se lovent les uns aux autres.

Lucie Lux nous rappelle — par exemple —, qu’il y avait deux catégories dans le classement des meilleures ventes de disque en 1940 : une pour les blancs, l’autre pour les noirs. Pour Wynnie Harris « l’un des premiers à faire corps avec ses chansons », ce qui anime ses prestations, c’est le sexe. Il ouvre la voie de l’expression impudique sur scène et The King s’y engouffre. On apprend plus loin que ce n’est pas la prestation de l’Afro-Américain mais une femme qui a inspiré le déhanché d’« Elvis the pelvis ». C’est Tura Satana, héroïne de l’incontournable Faster pussycat de Russ Meyer, qui en est la cause. Métisse japono-cheyenne, sa maîtrise du hula-hoop et son sens du spectacle érotique auraient dévergondé le jeune Elvis Presley.

Lucie Lux multiplie les confidences intimes où Jerry Lee Lewis se dit prédicateur du sexe ; elle explique que le blouson de cuir du « rockeur invétéré » est issu des dérives sadomasochistes des Cramps. Que le grand Iggy Pop a vécu une idylle outrageuse avec une adolescente de 14 ans. Que Betty Page apparaît sur 20 000 clichés sans jamais avoir été rémunérée. Ou encore, que Nine Inch Nails (27 cm) est en fait la longueur des clous qui ont crucifié le Christ. Et enfin que Lemmy (Motörhead), pas très gâté par la nature, s’est mis à la musique pour emballer de la groupie à tout-va (2000 selon la police, 200 selon Lemmy Kilmister) et ce, pour le plus grand bonheur de millions de tatoués bien virils…

Les femmes aussi

L’écrivain n’oublie pas l’importance des femmes dans cet univers où l’organe masculin prédomine. Elle aborde le monde des groupies et des muses, certes, mais aussi le « pussy power » qui naquit en pleine émancipation féminine avec les Slits, L7 et le Riot Grrr !, un label qui influencera une certaine Beth Ditto, des Gossip.

Une petite devinette pour finir : quel est le point commun entre Iggy Pop et Jimi Hendrix ? Vous trouverez la réponse en effeuillant Rock’n’sex, chez votre libraire depuis l’aube.

DécouvrirRock’n’sex, 72 pages illustrées chez Tana Editions. Dans le cadre de Tout Mulhouse lit, quatre microfictions tirées de Sex is rock’n’roll sont susurrées vendredi, samedi et dimanche de 14 à 14 h 30 et en boucle à partir de 19 h vendredi sur Radio MNE (www.radiomne.com). Les actualités de Lucie Lux sur www.lucielux.org

Dom Poirier

rock-n-sex-lucie-lux.jpg

Un Rock’n’sex fraîchement pressé qui laisse son empreinte dans cette édition de Tout Mulhouse lit dédiée à la musique. Illustrations MissCandy Dion

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 20/10/2011 - www.lalsace.fr)

mardi 20 septembre 2011

Centre-ville /// Poupet, Muriel et leurs machines à coudre

Plutôt exotique, le spectacle auquel on pouvait assister mercredi après-midi avenue Kennedy à Mulhouse : deux couturières avaient installé leurs machines à coudre au soleil, sur le trottoir de l’avenue Kennedy. « Une dame m’a dit qu’elle n’avait jamais vu ça en France, que ça lui rappelle l’Afrique du Nord », s’amusait Estelle Specklin, alias Poupet Pounket, l’une des deux créatrices invitées à animer la boutique associative La vitrine, au 53 avenue Kennedy.

Estelle Specklin et Muriel Collin cumulaient ainsi leurs talents pour un atelier Poupet Mobile, qui permettait de réaliser des robes en kit, vendues dans la boutique, et des petits sacs de toiles.

De nombreux enfants ont participé à cette animation, commandant de la main la pédale des machines à coudre et guidant les créatrices dans leurs choix des tissus.

« Les filles sont plus intéressées que les garçons, mais on pouvait s’en douter, précise Estelle Specklin. C’est une bonne façon d’apprendre à faire soi-même ses affaires… »

Journal L'Alsace le 17/09/2011 par O.C. - www.lalsace.fr

Curieux atelier de couture, mercredi après-midi, avenue Kennedy… Photo Dom Poirier

jeudi 8 septembre 2011

Soirées /// DJ Bush, dénicheur de rock en tout genre

Tous les jeudis de septembre, DJ Bush sera aux platines, chez ses potes du Bar-à-Normal à Mulhouse. Rockabilly des années 50, punk-rock, ska ou même burlesque, Michaël Habib est un amoureux du rock « improbable ».

« Le rock commercial, je m’en fous ! Moi, j’ai envie de me faire plaisir et de faire plaisir aux gens avec de la musique pointue. C’est ce que j’ai toujours fait : chercher des ‘‘trucs improbables’’, dans beaucoup de styles ‘‘rock’’ très différents. On va dire que le concept, ce sera genre : ‘‘Soirées explicatives du rock’’.» Voilà qui est dit et bien dit. DJ Bush, aka Michaël Habib, est un vrai punk — sans la crête sur la tête, les tatouages et les piercings — dans l’âme. Un homme amoureux du rock’n’roll, du vrai, celui qui fait transpirer et qui n’est pas remixé à la sauce commerciale de différents producteurs de gros labels en tout genre. Son truc, c’est ce que d’autres appellent le « rock inconnu », celui que les radios ne connaissent pas, mais que les amateurs et défricheurs de labels indépendants vénèrent.

« À 7 ans, j’ai eu mon premier album de rock, ‘‘Dressed to kill’’ de Kiss, se souvient-il. Puis j’ai enchaîné par ‘‘Highway to hell’’ d’AC/DC et ‘‘Never mind the Bollocks’’ des Sex Pistols et là ça été la grosse claque. Alors je me suis dirigé vers le punk rock. À 11 ans, j’allais à l’époque au magasin Bollwerk Disk. Ils hallucinaient en voyant un petit bonhomme, haut comme trois pommes, qui leur demandait des choses sur le rock. Ils m’ont fait découvrir des tas de trucs. »

Fanzine, émissions de radio et management

C’est là qu’il s’ouvre au rockabilly, au rock-steady et autre glam-rock. « Je me suis intéressé à cette époque aux raretés, sourit-il. En fait, il y avait les gros labels, mais aussi ce qu’on appelait les Custom labels, avec peu de disques produits mais une liberté d’expression énorme. Bien sûr, il y en avait beaucoup en Angleterre et aux États-Unis. Mais il y avait aussi du vrai rock en France, avec des labels comme DMF, JBP, Skydog, fondé par un précurseur du genre en France Marc Zermati, ou encore Sonics et Closer Records créés par Stéphane Saunier (NDLR : le Monsieur musique de Canal + avec sa queue-de-cheval) . »

Mais notre grand Bush ne s’en tient pas simplement à chiner chez les petits disquaires. Il vit sa vie de passionné de rock, parcourt une bonne partie de l’Europe, présente une émission de radio sur Fréquence Mulhouse en 1984, crée le fanzine Rock Rebel en 1986, organise le premier concert des Bérurier Noir en Alsace en 1987 et se lance même dans le management de groupes comme Crusher, groupe mythique de la scène métal mulhousienne au début des années 90, avec un certain Crass. Crass, son pote, qui a ouvert en août avec son acolyte Richie le Bar-à-Normal. « C’est la famille, remarque Michaël. Quand ils m’ont proposé de monter des soirées, j’ai dit : ‘‘Ok, lâchons-nous’’. Je ne suis pas un DJ qui mixe, mais un passeur de disques. Et je pense qu’il y a des tas de gars à Mulhouse qui sont rock dans la tête. Alors qu’ils viennent écouter du son ‘‘improbable’’.»

Aujourd’hui, après avoir roulé sa bosse, Michaël s’est quelque peu rangé, à 40 ans passés. Mais son amour du rock est tel qu’au premier jour. Il présente d’ailleurs une émission sur radio MNE. Passez le voir, il vous le transmettra sans que vous vous en aperceviez…

Y ALLER DJ Bush au Bar-à-Normal (ex-Sofa), rue des Halles à Mulhouse, tous les jeudis à partir de 20 h, mais aussi aux Copains d’abord, ce vendredi 9 septembre à 20 h.

Gregg

article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 08/09/2011 - [www.lalsace.fr]

djBush_DomPoirier.jpg

DJ Bush, alias Shub, organise deux soirées, ce soir et vendredi. Photo Dom Poirie

Exposition /// L’univers trouble de Marie Meier

La boutique La Vitrine accueille l’illustratrice alsacienne Marie Meier et ses « Oddities », étrangetés « goth’n’roll » qui s’étalent jusque sur des assiettes peintes.

Pour résumer l’univers très personnel des œuvres de Marie Meier, on pourrait parler de la rencontre de Kurt Cobain et d’Amy Winehouse sur une toile de Frida Kahlo.

Ces trois références se retrouvent dans les « Oddities » que l’on peut découvrir à La Vitrine à partir de demain, parmi ses clins d’œil aux icônes du rock, à la culture mortuaire mexicaine ou encore aux tatouages. Crânes et autres symboles romantico-burlesques appuyés sont toujours bienvenus !

Un style très rock’n’roll, ou plus exactement « goth’n’roll », qui a déjà séduit des gens comme le journalistes Philippe Manoeuvre, l’écrivain Virginie Despentes ou l’humoriste Kansas of Elsass, pour citer quelques-unes des collaborations de Marie Meier. « Je reste fidèle à moi-même,il y a toujours des gens qui se retrouvent dans ce que je propose… », commente sobrement la jeune illustratrice venue de Saverne.

Pour son exposition à La Vitrine, la boutique gérée par l’association Old School dans le but de promouvoir la création locale, Marie Meier a préparé des sérigraphies, des aquarelles…

Et même des assiettes décorées, ce qui est pour le moins original dans ce style. « Il m’est déjà arrivé de travailler sur des crânes en céramique, alors quand j’ai pu récupérer un lot d’assiettes blanches, je me suis tout de suite trouvé en terrain familier ! »

Et s’il n’est peut-être pas facile de se faire dédicacer une assiette, on pourra toujours suivre l’artiste aux Copains d’abord après le vernissage pour y faire signer la superbe affiche de l’exposition lors de la « teuf rock’n’roll de l’année », animée par DJ Bush.

Y ALLER Vernissage de l’expo « Oddities » vendredi 9 septembre à partir de 18 h 30 à La Vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse. After aux Copains d’abord, rue Louis-Pasteur. Web : www.mariemeier.org

Sylvain Freyburger

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 08/09/2011 - www.lalsace.fr)


Une artiste dont l’apparence physique semble faire partie à part entière de l’œuvre. Photo Fred Hurst

mercredi 7 septembre 2011

Sortir avec… Marlène Fritsch

Ta pire galère lors d’une soirée mulhousienne ?

C’était au bar Le Carré. Je passais une soirée sympa avec mon amoureux et puis on s’est aperçu que son sac avait disparu, avec tous ses papiers. Résultat, on a passé entre deux et trois heures au commissariat pour porter plainte.

   Ton plat préféré et dans quel restaurant ?

Le « Green lipstick » chez Pum Thaï. C’est une soupe à base de lait de coco au curry vert. C’est bon, pas cher et on peut choisir la viande qu’on veut avec.

   Le titre qui passe en boucle dans ton baladeur ?

Links, du groupe Mecano, à ne surtout pas confondre avec le groupe espagnol du même nom. Celui-là, c’est plus de la new wave. C’est très vieux, mais j’avais envie de le réécouter. Pas par nostalgie, mais parce que j’adore ce groupe.

   Un texto vite fait à ton meilleur pote ?

Je n’envoie pas de SMS, à part à mon mec, pour lui demander s’il va encore rentrer à 20 h 30 ce soir.

Propos recueillis par Céline Bechler le 08/09/2011 dans le quotidien régional L'Alsace - www.lalsace.fr

Marlène Fritsch, graphiste. Photo CBe

samedi 3 septembre 2011

Bouillon culturel chez Old School

Des dizaines d’émissions de radio, des formations de bénévoles, des ateliers créatifs, des artistes invités, des concerts, la marmite de l’association Old School déborde de projets, et ce n’est qu’un début.

Intense, c’est le mot qui convient pour parler de la rentrée culturelle de l’association mulhousienne Old School. « C’est une rentrée particulièrement chargée, confirme Marlène Fritsch, une des salariées. Il va se passer quelque chose quasiment tous les 2-3 jours, surtout en septembre », poursuit-elle.

Il y a, bien sûr, la reprise de toutes les émissions de radio MNE — une cinquantaine — écoutables en direct ou en podcast sur www.radiomne.com. Et qui dit radio, dit aussi formation des bénévoles. « L’idée est de permettre d’appréhender le studio et la chaîne du son afin de permettre l’autonomie des animateurs et des techniciens. Apprendre à gérer une émission de A à Z et à élargir le spectre des possibilités pour lui donner plus de vie, ça apporte plus de satisfaction », assure Marlène, qui anime l’Agenda Bretzel. Dispensées par Christophe Schwob, les deux premières sessions auront lieu le 13 septembre et le 11 octobre à 18 h 30.

La rentrée Old School, c’est aussi et surtout la mise en valeur d’un lieu, La Vitrine, qui a d’ores et déjà trouvé sa place dans le paysage mulhousien. « On essaye de créer des événements au maximum, car c’est un lieu de vie où les gens se rencontrent », souligne Marlène. Depuis son ouverture en novembre dernier, cette boutique dédiée à la création originale a déjà accueilli le travail de 65 fournisseurs (artistes, créateurs, labels, éditeurs…) et quelques performances. « On est encore en phase de test, mais aucun événement ne se ressemble, même si on privilégie plus la performance que l’expo. La confiance qui s’installe avec les créateurs permet de faire de plus en plus de choses », indique Alex, qui gère la boutique avec Alec.

Carte blanche à Marie Meier

Parmi les nouveautés, des ateliers créatifs et/ou participatifs avec deux Mulhousiennes présentes dès le début de l’aventure. Julie Lacour, de 100x ni l’oie, présentera sa nouvelle collection ce samedi de 14 h à 18 h. L’occasion de faire sérigraphier le t-shirt de son choix (pas de synthétique) pour 5 €.

Le mercredi 14 septembre, à partir de 10 h, Estelle Specklin et Muriel Colin animeront un atelier Poupet mobile : confection de robes pour enfants (2 à 7 ans) en kit et réalisation de sacs pour enfants.

Côté soirées, cinq temps forts sont annoncés. Le premier, vendredi 9 septembre, est la présence de l’illustratrice rock’n’roll Marie Meier à La Vitrine pour le vernissage (18 h 30) de l’exposition Oddities, sorte de carte blanche confiée à l’artiste. Une série d’aquarelles et de tirages d’art créés spécialement pour La Vitrine et reflétant son univers entre musique, tatouages, burlesque et arts folk. Annoncée comme « La teuf rock’n’roll de l’année », la soirée se poursuivra par une séance de dédicace aux Copains d’abord (21 h 30) animée par le mix vintage de Dj Bush.

Le 7 octobre (18 h), soirée consacrée au groupe alsaco-québécois Bhopal’s Flowers avec la projection du clip « Hey Doc ! I’m sick, I’m sick ! » en partie tourné à Mulhouse, suivie d’un mini-concert de ce groupe de rock folk indé.

MetaMulhouse, samedi 15 octobre (18 h), est une réflexion de l’architecte Dana Popescu sur l’avenir de Mulhouse. Entre utopie et science-fiction, elle a créé un court-métrage du même nom et une série de dix cartes postales de sa vision futuriste de Mulhouse. « On y retrouvera des éléments du film Blade Runner. Ce sera aussi l’occasion de remontrer toutes les cartes postales déjà éditées par Old School », glisse Marlène.

Dénicheurs de nouveaux talents

Autre concert, le vendredi 21 octobre (18 h), avec la prestation inédite, car acoustique, de Pauwels. Ce groupe de quatre étudiants aux Beaux-arts de Mulhouse sort son premier disque de rock progressif.

Old School terminera le mois avec le melting-pot (concert et expo) du nouveau collectif mulhousien Wooden Home, samedi 29 octobre (17 h à 19 h). Initié par David Rayot, du groupe Botany Talk Home, le collectif réunit musiciens, photographes et plasticiens autour d’un fanzine, La pieuvre, et d’un futur label musical. « Si on réussit à tenir cette cadence et que ça fonctionne, c’est merveilleux. On compte beaucoup sur cette fin d’année », s’enthousiasment Alex et Alec, qui s’attèlent à dénicher de nouveaux talents.

Avec la sortie du nouveau livre de Joan, de l’album de Sined et la venue du photographe Bernard Plossu, novembre et décembre s’annoncent tout aussi effervescents.

Y ALLER La rentrée d’Old School a lieu samedi 3 septembre à 14 h à La Vitrine, 53, avenue Kennedy, à Mulhouse avec un atelier sérigraphie de t-shirts animé par Julie Lacour, la créatrice de 100x ni l’oie. Le reste du programme est disponible sur : blog.old-school.fr

Céline Bechler

La créatrice Julie Lacour lance la rentrée d’Old School, demain, en présentant sa nouvelle collection à La Vitrine. Photo Dom Poirier

(article paru dans le journal L'Alsace le 2 septembre 2011 - www.lalsace.fr)

Quand le rock flirte avec la « Muerte »

L’illustratrice « goth’n’roll » Marie Meier sera à Mulhouse le 9 septembre pour le vernissage de son expo à La Vitrine. L’occasion de se familiariser avec un univers dont les sources d’inspiration vont d’Amy Winehouse à Frida Kahlo.

Icônes du rock et têtes de mort, symboles divins et évocations de l’enfance… Les foisonnantes illustrations signées Marie Meier regorgent de rencontres troublantes, à la fois morbides et candides. Une patte reconnaissable au premier coup d’œil, à rapprocher d’une facette bien particulière de la culture populaire : « Mon inspiration vient du rock, des tatouages, j’appelle ça goth’n’roll, déclare l’artiste alsacienne, venue de Saverne. Je suis fascinée par une certaine culture mexicaine, représentée entre autres par la Fête des morts ».Il n’est donc pas étonnant de retrouver, parmi les sérigraphies exposées à La Vitrine, un hommage à la peintre mexicaine Frida Kahlo (1907-1954), portée comme elle sur les collisions entre des symboles quasi surréalistes. Une Muerte gothico-burlesque rôdant toujours dans les parages… « Dans cette série, j’évoque aussi l’affaire du Dahlia noir. Il y aura également des impressions et des peintures représentant, par exemple, Amy Winehouse ou Kurt Cobain ».Les amateurs de lèche-Vitrine vont aussi pouvoir découvrir des œuvres encore plus étonnantes : des assiettes décorées ! « J’ai déjà travaillé sur des crânes en céramique, alors quand j’ai pu récupérer un lot d’assiettes blanches, j’étais déjà en terrain familier ». Normal.

Entendre ainsi une jeune artiste assumer des clins d’œil morbides sans tabou, entre deux éclats de rire, a quelque chose de libérateur. « Je reste fidèle à moi-même, et il y a toujours des gens qui se retrouvent dans ce que je propose… »

Soirée rock’n’roll déjantée

Et pas n’importe qui : Marie Meier a illustré un ouvrage de Philippe Manoeuvre (rédacteur en chef du magazine Rock’n’Folk), intitulé Les Enfers du rock – qui peut mieux qu’elle illustre un tel sujet ? Elle a travaillé aussi bien pour le satiriste local Kansas of Elsass, l’écrivain Virginie Despentes ou le groupe Le Bal des Enragés. Ça va en faire, des objets à dédicacer à La Vitrine, boutique mulhousienne dédiée aux créateurs du coin, ou aux Copains d’Abord, où va se tenir l’« after » du vernissage… Le bistrot mulhousien, qui vient de changer de main mais, visiblement, pas d’esprit, propose pour l’occasion une soirée en compagnie de Marie et de DJ Bush. Ce spécialiste des bas-fonds du rock’n’roll des années 50 annonce un set tout à fait en phase avec cet univers dérangeant : « Je m’intéresse surtout aux artistes oubliés qui ont sorti quelques 45 tours sans aucun diktat commercial, des trucs complètement disjonctés tirés par exemple à 200 exemplaires au fin fond de la Pennsylvanie. J’ai les mêmes centres d’intérêt que Marie : cabaret bizarre, strip burlesque, trip fifties… Rock’n’roll, quoi ! »

Y ALLER Vernissage de l’exposition Oddities le vendredi 9 septembre à partir de 19 h 30 à La Vitrine, 53 Avenue Kennedy à Mulhouse. Suivi d’une soirée aux Copains d’Abord, rue Louis-Pasteur à Mulhouse. Plus d’infos sur Marie Meier : www.mariemeier.org et blog graphique sur www.mariemeier.fr.

Sylvain Freyburger


Les œuvres de l’artiste alsacienne Marie Meier rendent souvent hommage aux icônes du rock comme Kurt

(article paru dans le journal L'Alsace le 2 septembre 2011 - www.lalsace.fr)

mardi 2 août 2011

The Rocky Furet Show fait parler de lui

Trois heures de radio en direct

un-studio-radio-etait-installe-hier-par-l-association-old-school-dans-la-nef-du-temple-saint-etienne.jpg
Un studio radio était installé hier par l’association Old School dans la nef du temple Saint-Étienne. Photo Dom Poirier

Le temple Saint-Étienne a accueilli hier de 10 h à 13 h une émission en direct de la web-radio MNE (Mulhouse net expérience), principalement consacrée au Furet mulhousien, alias Antoine Mendes, gros pourvoyeur de vidéos mulhousiennes en ligne.

Animée par Akhesa Sound, l’émission a accueilli de nombreux invités pendant ses trois heures. Dans un temple aménagé pour l’occasion — avec des ordinateurs, des micros, des installations techniques sur l’autel et des câbles un peu partout — le pasteur Roland Kauffmann a improvisé un magistral historique du protestantisme à Mulhouse, avant de céder la place au pianiste Éric Lotz qui, accompagné au saxophone par Jean-Gilles Charvot, a interprété une délicate ballade créée pour l’occasion.

Les différents invités suivants — Jean-Paul Lauter le jardinier, Michel Bisey le libraire, Moussa le jazzman ou Lara Million l’adjointe, notamment — ont l’un après l’autre évoqué le Mulhouse de leur cœur, leurs endroits et manifestations préférées et leurs préoccupations du moment.

L’occasion de donner un coup de projecteur sur le temple, sur ce curieux personnage qu’est le Furet mulhousien — prompt à allumer sa caméra partout où il se passe quelque chose en ville — et sur la radio associative lancée par Old School, au ton volontiers décalé.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le mardi 2 août 2011 - www.lalsace.fr)

____________________________________

Une surprise en direct


Hier, le temple Saint-Etienne, place de la Réunion, rouvrait ses verrières, inaccessibles au public depuis quatre ans. Cette surprise a été l’occasion de recevoir la station de radio MNE pour le Rocky Furet show.

Roland Kauffmann, pasteur-animateur de Saint-Etienne-Réunion et Antoine Mendes, le Furet mulhousien, étaient hier invités à l’émission The Rocky Furet Show pour trois heures de direct organisées par la radio MNE (Mulhouse net expérience) et présentées par Akhesa Sound.
Cette émission a été l’occasion d’annoncer une surprise de taille pour le temple et ses visiteurs. Les galeries de verrières dont l’accès est fermé depuis quatre ans ont été restaurées pour répondre aux exigences de sécurité. Elles sont désormais accessibles. Martine Stahl, ancien conservateur du Musée historique de Mulhouse a pris le micro quelques minutes pour raconter l’histoire des verrières.
Elle a ensuite proposé aux volontaires une visite guidée des galeries, totalement imprévue, récit historique et explications à l’appui. Cette férue d’histoire a eu les verrières sous sa direction de 1965 à 1972, alors qu’elles « étaient sauvegardées et mises en caisse au Musée historique ».

Les verrières de nouveau accessibles

D’autres intervenants sont passés au micro pour répondre aux questions de Akhesa Sound. Du temple à l’avenue Kennedy, en passant par la mairie et le Noumatrouff, pour finir par un retour au temple, le fil conducteur de l’émission résidait dans une balade radiophonique à travers Mulhouse.

Balade radiophonique à travers Mulhouse

De nombreuses personnalités mulhousiennes étaient invitées à venir parler en direct de la richesse de la ville et de l’agglomération, de « son énergie associative et culturelle ».
Récits et musiques se sont entremêlés puisqu’Eric Lotz est venu animer le Temple en présentant une œuvre unique au piano créée spécialement pour l’événement.
Roland Kauffmann a profité de l’émission pour faire part de son désir de transformer le temple « en espace d’expositions en partenariat avec le musée historique et le musée des beaux-arts.
Il souhaite le « reconfigurer pour accueillir des conférences, des colloques, des événements culturels ou d’entreprise ».
Anne-Sophie Metiner
(article paru dans le quotidien régional DNA le mardi 2 août 2011 - www.dna.fr)

Temple Saint- Etienne / Une surprise en direct

Roland Kauffmann, pasteur-animateur de Saint-Etienne-Réunion et Antoine Mendes, le Furet mulhousien, étaient hier invités à l’émission The Rocky Furet Show pour trois heures de direct organisées par la radio MNE (Mulhouse net expérience) et présentées par Akhesa Sound.

Hier, le temple Saint-Etienne, place de la Réunion, rouvrait ses verrières, inaccessibles au public depuis quatre ans. Cette surprise a été l’occasion de recevoir la station de radio MNE pour le Rocky Furet show.

Cette émission a été l’occasion d’annoncer une surprise de taille pour le temple et ses visiteurs. Les galeries de verrières dont l’accès est fermé depuis quatre ans ont été restaurées pour répondre aux exigences de sécurité. Elles sont désormais accessibles. Martine Stahl, ancien conservateur du Musée historique de Mulhouse a pris le micro quelques minutes pour raconter l’histoire des verrières.

Elle a ensuite proposé aux volontaires une visite guidée des galeries, totalement imprévue, récit historique et explications à l’appui. Cette férue d’histoire a eu les verrières sous sa direction de 1965 à 1972, alors qu’elles « étaient sauvegardées et mises en caisse au Musée historique ».

Les verrières de nouveau accessibles

D’autres intervenants sont passés au micro pour répondre aux questions de Akhesa Sound. Du temple à l’avenue Kennedy, en passant par la mairie et le Noumatrouff, pour finir par un retour au temple, le fil conducteur de l’émission résidait dans une balade radiophonique à travers Mulhouse.

Balade radiophonique à travers Mulhouse

De nombreuses personnalités mulhousiennes étaient invitées à venir parler en direct de la richesse de la ville et de l’agglomération, de « son énergie associative et culturelle ».

Récits et musiques se sont entremêlés puisqu’Eric Lotz est venu animer le Temple en présentant une œuvre unique au piano créée spécialement pour l’événement.

Roland Kauffmann a profité de l’émission pour faire part de son désir de transformer le temple « en espace d’expositions en partenariat avec le musée historique et le musée des beaux-arts.

Il souhaite le « reconfigurer pour accueillir des conférences, des colloques, des événements culturels ou d’entreprise ».

Anne-Sophie Metiner

dna_mne_020811.jpg

MNE au temple St Etienne pour le Rocky Furet Show hier matin (photo DNA)

(article paru dans les DNA le 2 août 2011 - www.dna.fr)

Trois heures de radio en direct

Le temple Saint-Étienne a accueilli hier de 10 h à 13 h une émission en direct de la web-radio MNE (Mulhouse net expérience), principalement consacrée au Furet mulhousien, alias Antoine Mendes, gros pourvoyeur de vidéos mulhousiennes en ligne.

Animée par Akhesa Sound, l’émission a accueilli de nombreux invités pendant ses trois heures. Dans un temple aménagé pour l’occasion — avec des ordinateurs, des micros, des installations techniques sur l’autel et des câbles un peu partout — le pasteur Roland Kauffmann a improvisé un magistral historique du protestantisme à Mulhouse, avant de céder la place au pianiste Éric Lotz qui, accompagné au saxophone par Jean-Gilles Charvot, a interprété une délicate ballade créée pour l’occasion.

Les différents invités suivants — Jean-Paul Lauter le jardinier, Michel Bisey le libraire, Moussa le jazzman ou Lara Million l’adjointe, notamment — ont l’un après l’autre évoqué le Mulhouse de leur cœur, leurs endroits et manifestations préférées et leurs préoccupations du moment.

L’occasion de donner un coup de projecteur sur le temple, sur ce curieux personnage qu’est le Furet mulhousien — prompt à allumer sa caméra partout où il se passe quelque chose en ville — et sur la radio associative lancée par Old School, au ton volontiers décalé.

lalsace_mne_020811.jpg

Un studio radio était installé hier par l’association Old School dans la nef du temple Saint-Étienne. Photo Dom Poirier

(article paru le 2 août 2011 dans le quotidien régional L'Alsace - www.lalsace.fr)

vendredi 29 juillet 2011

Un lundi de surprises au temple Saint-Étienne

le-pasteur-roland-kauffmann_n_b.jpg
Le pasteur Roland Kauffmann et l’animatrice radio Akhesa Sound préparent activement l’événement de lundi prochain au temple Saint-Étienne. Photo Dom Poirier

Le temple Saint-Étienne et son pasteur-animateur Roland Kauffmann se préparent à accueillir lundi 1er août une émission de radio MNE en direct, qu’on annonce pleine de surprises.


C’est en direct du temple Saint-Étienne, place de la Réunion, que la web radio MNE proposera lundi prochain trois heures de direct, avec une émission baptisée The Rocky Furet Show.

Avec le Furet mulhousien
Un nom étonnant au premier abord, qui fait référence à un personnage qui hante depuis deux ans les événements mulhousiens de toutes sortes : Antoine Mendes, alias le Furet mulhousien, nom de son site internet qui entend faire la promotion de sa ville. L’émission, animée par Akhesa Sound, sera publique et l’on pourra y assister de 10 h à 13 h. On y annonce de nombreuses personnalités mulhousiennes, invitées à venir parler en direct de la richesse de la ville et de l’agglomération, de « son énergie associative et culturelle ».
Entre autres invités, en plus du Furet et du pasteur Kauffmann, on nous promet notamment la présence de Lara Million, adjointe chargée des grands événements, du libraire Michel Bisey, du chanteur des Baby Brings Bad News Howie, d’Angèle Seyller-Mauro, du Club des jeunes talents de Wittenheim, de Jérôme Jorand, responsable de la Passerelle à Rixheim, d’Hervé Weill et Dominique Meunier du blog Passion bouquins, du jazzman Moussa…
Par ailleurs, le pianiste mulhousien Éric Lotz a spécialement créé un thème pour l’occasion, qu’il devrait interpréter en direct depuis l’édifice religieux.

Un événement attendu depuis des années
Enfin, Roland Kauffmann cultive depuis quelque temps le suspense sur une autre surprise, avec un teasing renouvelé dans la newsletter de Saint-Étienne-Réunion. Dernier indice en date offert par le pasteur : « C’est un événement attendu depuis de nombreuses années et qui fait à nouveau du temple un ''Mérite le détour'' dans le Guide Michelin… »
Rendez-vous pour en savoir davantage lundi à 10 h…

y aller Au temple Saint-Étienne, place de la Réunion à Mulhouse, de 10 h à 13 h. Entrée libre dans la limite des places disponibles
ÉCOUTER www.radiomne.com

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le vendredi 27 mai 2011 - www.lalsace.fr)

mercredi 27 juillet 2011

Trois questions à… Francine Hebding, vice-présidente de l’association Old School

Old School a récemment tenu son assemblée générale. L’année 2010 a été riche et mouvementée, non ?

La vocation d’Old School est d’être une association à tête chercheuse culturelle qui essaye de faire bouger le Paf mulhousien. Normal qu’elle ait plein de projets. Mais c’était effectivement une année sur les chapeaux de roue avec l’ouverture de La Vitrine qui est un succès sur l’idée, à défaut de ne pas encore être un succès commercial ; la naissance de radio MNE et la création du studio graphique qui avait conduit à l’embauche de 12 personnes. C’était aussi une année difficile financièrement et humainement avec la fin des subventions et de plusieurs contrats aidés. Aujourd’hui, Old School n’a plus que trois salariés.

Quelles sont la ou les priorités de l’association ?

Notre priorité, c’est de consolider notre activité principale, celle qui fait vivre l’association aussi, à savoir les ateliers pédagogiques avec les scolaires. Old School a pour vocation d’aller vers les adolescents pour leur donner accès à la parole, à l’écriture, aux médias, à l’ouverture d’esprit et à la critique. C’est un projet éducatif de fond sur lequel nous avons décidé de nous recentrer avec l’embauche, certainement à la rentrée, d’une personne pour développer l’activité, former une équipe et créer des outils pédagogiques adaptés afin de répondre au mieux aux nombreuses sollicitations de collèges, de lycées, de MJC ou de centres socioculturels.

Qu’en est-il des autres aspects d’Old School, comme radio MNE ou La Vitrine ?

C’est aussi grâce aux ateliers pédagogiques qu’est née l’idée de partager le matériel disponible avec des adultes qui avaient envie de s’exprimer et que radio MNE a vu le jour. Elle a connu un véritable essor, a fidélisé des auditeurs, a enrichi sa grille de programmes et a connu des améliorations techniques, mais radio MNE relève de l’utopie, elle se suffit à elle-même, même s’il y a encore beaucoup de choses à faire : être un contre-pouvoir qui fait vriller les oreilles, aller à la découverte du monde associatif ou être présent dans les quartiers. En ce qui concerne La Vitrine, c’était un vrai challenge. Le projet s’est structuré en septembre 2010 et le local a ouvert fin novembre. Le travail commence à porter ses fruits, même si ce n’est pas rentable, mais ça reste un dépôt-vente associatif, un lieu de visibilité pour les créateurs.

Propos recueillis par Céline Bechler

EN SAVOIR PLUS Pour découvrir les différentes activités de l’association : www.old-school.fr

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 27 juillet 2011 - www.lalsace.fr)

vendredi 15 juillet 2011

Les fleurs du Bon Dieu … et de Martha

Il n’y a donc pas que la gastronomie qui sous la houlette de Marc Veyrat s’est (re) mise à butiner les prairies et les sous-bois. Il y a là comme l’expression d’une volonté de communion avec le paradis perdu dont il reste ici et là l’éclat d’un souvenir tangible.

Le bonheur est dans le pré, c’est entendu, et bien plus ! Pour Martha Schittly, cette expression a un sens des plus concrets car elle y trouve la matière pour ses compositions florales. Originaire de Bernwiller, Martha a évolué dans un environnement et une famille proche de la nature. « J’ai toujours aimé les fleurs et fait mes premiers bouquets avec ma mère. Mon père m’a appris à donner un nom aux fleurs que je trouve ». On retrouve donc dans ses compositions florales du millepertuis, de l’onagre, de l’acanthe, du chardon, des campanules ou des nigelles ou centaurées, complétées ici ou là par des fleurs des jardins, des dahlias ou des lys qu’elle se procure à la libre cueillette du « Paradiesvogel ».

Ses bouquets procurent ainsi un effet visuel saisissant qui ne manque pas d’attirer l’œil même si l’acte d’achat ne va pas de soi. Sortir des sentiers battus exige de se libérer de quelques réflexes conditionnés…Martha Schittly est revenue aux sources, elle qui a travaillé pendant quatre ans à Paris dans la gestion d’une compagnie de théâtre. « J’en avais assez de la ville, explique-t-elle. Puis j’ai travaillé un temps à la libre cueillette à Burnhaupt. » Bref, ses bouquets ont un parfum de liberté de celui qui ouvre l’univers de la poésie et de la vérité. Et, on le sait bien, il n’y a rien qui inspire d’avantage les révolutions que les fleurs… Pour en être, Martha « recrute » au marché de Mulhouse le samedi et le jeudi à Altkirch. Bien entendu elle propose aussi ses talents pour les grandes fêtes familiales comme des mariages, baptêmes, communions etc.

F.M.

Renseignements au 06 30 01 02 56

martha_dna.jpg Au marché, des bouquets de fleurs comme d'antan (photo DNA)

(DNA du 15 juillet 2011 - www.dna.fr)

- page 1 de 9