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jeudi 12 août 2010

eRikM, le platiniste du déséquilibre

Plasticien, compositeur, musicien, eRikM est un artiste polymorphe et hyperactif d'origine mulhousienne. A l'invitation du festival météo, il revient dans sa ville natale pour une carte blanche de toutes les couleurs.

Il fait partie de ceux qui ont donné aux platines de DJ leurs lettres de noblesse en dehors des dancefloors des discothèques. Membre dans sa prime jeunesse des groupes précurseurs Daddy Long Legs ou Kill the Thrill, eRikM a depuis parcouru un chemin impressionnant, s'installant à la friche Belle de Mai à Marseille, multipliant les collaborations et les créations dans le monde entier. Le réjouissant festival météo, démarrage le 12 août au parc Salvator, invite l'enfant prodige à partager ses rencontres, à travers une carte blanche itinérante le 22 août, un concert à DMC le 26 et un atelier «austral» ...

Jogging sundgauvien

Le voyage en autocar du dimanche 22 août s'annonce curieux et vagabond, mélangeant allègrement découverte de lieux dédiés à l'art contemporain et de performances secouées. A l'heure du déjeuner, après la visite de l'expo MoNo à l'espace Gantner de Bourogne, on dégustera sans se déplacer Norbert Möslang en hors d'oeuvre. Cet aventurier suisse, l'un des mentors d'eRikM, moitié du duo Voice Crack disparu en 2002 - après avoir joué sous le théâtre de la Sinne en 1969 (!), a représenté la Confédération Hélvétique à la Biennale de Venise en 2001. Artiste visuel et sonore, il fut l'un des premiers à détourner les objets électroniques du quotidien «électroménagé» dès les années 70. On file ensuite au CRAC d'Altkirch pour accompagner le «Jogging» de Natacha Muslera, chanteuse performeuse qui aime courir sur un tapis roulant jusqu'à l'épuisement … Avant-dernière étape de ce périple campagnard, la FABRIKculture d'Hégenheim, où eRikM s'acoquine avec dj Sniff, platiniste japonais installé à Amsterdam, responsable d'un centre de recherche et de développement sur le son, un genre d'IRCAM en plus alternatif. En soirée, rendez-vous final à la Kunsthalle de Mulhouse et changement de génération pour vivre l'installation de Julien Clauss, jeune Strasbourgeois vivant entre Marseille et la Drôme. Que va nous proposer cet adepte de radio dans la nature, de vibrations radicales et de concerts audio-tactiles ? Peut-être une combinaison à revêtir pour sentir physiquement les sons qui nous transperceront ...

Expérience industrielle à DMC

Les aficionados de météo, les Mulhousiens qui aiment leur ville et les curieux de l'oreille ne rateront pas la suite des pérégrinations d'eRikM le 26 août sur le site des anciennes usines DMC. Lieu propice s'il en est pour du son industriel à son meilleur, une expérience en compagnie de FM Einheit, percussionniste des mythiques Einstürzende Neubauten. Et ceux qui en veulent toujours plus s'inscriront au stage «Austral», une semaine de création et d'improvisations dont l'issue est heureusement incertaine ….

Ce retour vitaminé d'eRikM dans la ville de son enfance s'annonce fertile en rebondissements. L'artiste désormais phocéen est reconnaissant à Adrien Chiquet, maître des cérémonies «météorologiques», d'être le moteur d'un festival central au niveau européen, qui permet de voir ce qui n'existe pas ailleurs, loin de toute frilosité culturelle. Programmé en fin d'année au Japon et en Asie, eRikM reste cependant accro à la cité du Bollwerk dans l'âme. «Chez moi, c'est Mulhouse, pas Marseille. Mes copains d'enfance, mes amis, ma famille sont ici. Et la ville a changé, s'est embellie. Il y a des moyens ici qui n'existent pas dans le sud. Les propositions culturelles sont impressionnantes, surtout avec les villes à côté. Et les jeunes d'ÖDL vont finir par avoir un lieu pour remplacer la Verrerie. Juste, les numéros des bus ont changé, ça m'énerve, il faudrait revenir aux anciens numéros (rires). Mais je resterai à Marseille pour la lumière et la qualité de la vie ...»

Y ALLER

  • 27e édition du festival météo jusqu'au 28 août à Mulhouse ville et campagne.
  • Journée «in bus with eRikM» le dimanche 22 août : départ du bus à 11h à la Kunsthalle Mulhouse, Norbert Möslang à 12h30 à l'espace multimédia Gantner de Bourogne (90), Natacha Muslera à 15h30 au CRAC Altkirch, eRikM + DJ Sniff à 19h à la FABRIKculture à Hégenheim, Julien Clauss à 21h à la Kunsthalle Mulhouse.
  • Stage eRikM du 23 au 27 août au conservatoire.
  • ErikM & FM Einheit + Maja Ratkje solo le 26 août à 17h30 à la friche DMC. Expo MoNo jusqu'au 18 septembre à l'espace Gantner Bourogne.


SURFER

(article paru le vendredi 13 août 2010 dans le quotidien régional L'Alsace - www.lalsace.fr/)

vendredi 28 mai 2010

Multimédia /// Un week-end de radio vraiment très libre

Aujourd’hui à 12 h, c’est parti pour 60 heures de radio en direct de Mulhouse, grâce à la (re) naissance de MNE, une expérience sur le net, ouverte à tous, menée par l’association Old School.

« Ici, n’importe qui peut faire n’importe quoi, mais pas n’importe comment. » Jean-Luc Wertenschlag, de l’association Old School, prévient d’emblée les invités de la dernière réunion de préparation avant l’événement : le week-end de radio non-stop proposé par MNE et ouvert à tous ceux qui estiment avoir quelque chose à partager, doit suivre certaines règles. Mais pas beaucoup, manifestement, la plus importante semblant d’éviter les beuveries.

En direct de Californie

La liberté reste de mise, y compris dans l’établissement de la grille de programme de 60 heures proposée d’aujourd’hui midi à dimanche minuit. C’est la raison pour laquelle il vaut mieux consulter la dernière version de la grille sur le site radiomne.com que s’attendre à ce qu’on la publie ici.

Autour de la table, il y a Popov, qui tentera de lancer la manifestation avec l’émission Cali fourchons, avec une interview croisée de Vanessa, Mulhousienne née à Cali en Colombie, et de Didi, batteur mulhousien expatrié en Californie depuis des années. « Mais Didi, en direct des États-Unis va peut-être foutre en l’air le concept, je ne sais pas… »

Francine s’appuie, elle, sur des valeurs sûres, parmi les fleurons de la radio mulhousienne : le Stammala, qu’elle anime avec Fanfan, et Zenebou world, un concept décliné quatre ans sur WNE, l’ancêtre de MNE.

Da Villa, Céline B, DJ Bouch, Julien, DJ Rodrigue : les sets musicaux promettent d’être nombreux, de l’électro-guinguette au hip-hop en passant par le rock progressiste, le slam, la musique des Caraïbes et le punk. Un grand melting pot bourré d’enthousiasme, une marmite musicale qui s’annonce jubilatoire.

Un cours de dessin radiophonique

Trop classique, tout ça ? Que dire alors d’un cours de dessin radiophonique d’une heure, de Gorges profondes, émission dont on promet que les animatrices seront cagoulées pour l’occasion, de l’improbable Cui cui les emplois sont cui, des Lundis d’Yves Tenret qui se dérouleront aujourd’hui vendredi ou de Zone libre, proposé par Eddy ( «Tu sais à quoi ça va ressembler, toi ? »)… Difficile de dire s’il y en aura pour tous les goûts, mais il y aura sans nul doute de quoi se remplir les oreilles et ce qu’il y a entre elles.

Et à celui qui s’inquiète de ne pas avoir encore de créneau, Jean-Luc Wertenschlag lâche en connaisseur avisé de ce type de manifestations alternatives : « T’inquiète pas, la grille, dans cinq minutes, elle aura changé. »

Olivier Chapelle

ÉCOUTER À partir de 12 h aujourd’hui et jusqu’à minuit dimanche, à suivre sur www.radiomne.com, où l’on trouvera également la version la plus récente de la grille de programme.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 28 mai 2010 - www.lalsace.fr)

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Le studio radio d’Old School, avenue Kennedy, est enfin aménagé, avec des tentures au mur pour améliorer sa sonorité et un impossible lustre pour faire parler… Photo Denis Sollier

En direct sur internet /// Naissance d'une radio libre

« Nous avons les moyens de vous faire parler! ». La nouvelle radio MNE annonce clairement la couleur avec cette accroche iconoclaste. Au menu ce week-end : musiques & débats à la mulhousienne, ouverture sur le monde, possibilité pour chaque citoyen de participer à ce média alternatif.

Il était une fois en l'an 2000 un projet de radio qui ne trouvait pas de place sur la bande FM. Qu'à cela ne tienne, c'est l'immensité d'internet qui accueillera la première webradio mulhousienne, WNE, alias Warum Net Expérience. Pendant une semaine, des dizaines d'animateurs, musiciens, étudiants, bénévoles et autres personnages multimédia s'investissent 24 heures sur 24 pour signer la naissance d'un média alternatif en direct d'un Noumatrouff occupé nuit et jour. Cette radio différente connaîtra ensuite plusieurs vies, au gré des tribulations musicales de ses membres, basculant d'une énergie rock'n'roll à l'ancienne façon Fanfan à la révolution « Mulhouse city of the future » sous la férule de Mabuseki. En 2005, le mystérieux LBB (La Boîte Blanche) s'empare de l'antenne pour une transformation en profondeur. La radio concentre désormais sa programmation sur la découverte de musiques vraiment nouvelles, la retransmission d'événements et de phénomènes acoustiques anormaux, sous forme de plateforme collaborative permanente en ligne. Une ligne musicale pointue est désormais clairement définie pour le plus grand bonheur des précurseurs bruitistes et des mangeurs de sons qui grattent les oreilles …

N'importe qui peut faire n'importe quoi

Aujourd'hui, dix ans plus tard, alors que WNE poursuit son cheminement musical underground, le besoin d'une nouvelle radio libre et locale, ouverte à tous, apparaît comme une nécessité démocratique. Une équipe réunissant anciens et gamins cogite un projet novateur s'inspirant de la liberté enthousiaste des premières radios associatives nées dans les années 80. La radio est baptisée MNE – Mulhouse Net Expérience -, un slogan agitateur est mis en avant, « la seule radio où n'importe qui peut faire n'importe quoi », un studio équipé est aménagé pour accueillir les créateurs sonores, les premières émissions apparaissent, débats culturels, talk-shows érotiques et musiques à tous les étages. Pour garantir l'accès de tous à cette plateforme populaire, la naissance de ce canal participatif est annoncée pour ce week-end des 28, 29 et 30 mai.

Engagez-vous au Stammala

La grille des programmes, mise à jour en permanence, regorge d'émissions dans tous les genres. « Engagez-vous » samedi à 14h permettra de découvrir le metteur en scène suisse Germain Meyer. « Stammala », vendredi et samedi à l'heure de l'apéro, est un moment de convivialité comme au bistrot, avec des invités qui réinventent Mulhouse. « Califourchons », aujourd'hui à 14h, établira un triplex transatlantique avec Cali en Colombie et la Californie de Didi. « Zenebou World » nous transportera à 20h30 au pays décoiffant d'Andy Warhol. Et les autres émissions visiteront toutes les contrées musicales, musiques électroniques de nuit avec « Freaky Crazy », chevauchées urbaines avec « Tribal Sound », petit déjeuner avec Céline B. et « Electroscope », rock garage avec DJ Bush, downtempo avec Devilla, ska, slam, rock progressif, hip hop … Toutes les musiques sont sur radiomne.com, et les autres aussi ! L'équipe organisatrice invite tous ceux qui souhaitent participer à ce projet à venir découvrir en direct cette nouvelle forme de radio libre, en écoutant les émissions « sur place ou à emporter ». Internet est un océan où toutes les initiatives sont possibles, et Mulhouse a bien droit à son média indépendant en ligne. Auditeur ou animateur, choisissez votre façon d'accompagner la naissance de ce bébé sonore. __ Y ALLER__ Naissance de radio MNE, en direct non-stop tout le week-end, à partir d'aujourd'hui midi jusqu'à dimanche soir. Fête des voisins ce soir à 18h. Rendez-vous au studio MNE 53 avenue Kennedy à Mulhouse. Tél. 03 89 33 11 11. Accès réservé aux membres, adhésion 1 € pour trois jours ou 10 € pour un an.

ECOUTER 24h/24 sur www.radiomne.com

mne_julien (photo Marianne Maric)

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 28 mai 2010 - www.lalsace.fr)

samedi 20 mars 2010

MNE, la radio de tout le monde

(Article paru le 20 Mars 2010 dans le quotidien régional L’Alsace - www.lalsace.fr) __

L’association Old School organisait hier une formation technique à l’usage de sa web radio MNE, afin de permettre à tous les Mulhousiens qui le souhaitent de s’exprimer sur ses ondes.__

Avant, il y avait WNE, pour Warum Net Expérience, une radio musicale sur le Net. Aujourd’hui, l’association qui portait cette radio expérimentale, Old School, a revu sa copie et a rebaptisé sa radio MNE, pour Mulhouse Net Expérience.

Un changement qui n’est pas que de nom : « Le côté musical va devenir secondaire, nous voulons que cette radio soit un lieu de débat, d’expression, avec des lives comme au bon vieux temps de la radio FM », explique une bénévole venue participer au stage de formation aux aspects techniques de l’utilisation de la radio qui se déroulait hier dans les locaux de l’association.

« N’importe qui peut faire n’importe quoi »

Une formation ouverte a priori à tous les Mulhousiens et qui a accueilli une dizaine de personnes. « Nous souhaitons avoir le plus d’intervenants possibles pour que cette radio — aujourd’hui en sommeil — vive. Avec le web, on n’a pas de contraintes économiques et tout le monde a la possibilité de faire des émissions radio ».

Christophe Schwob, régisseur de la radio et animateur de la formation, et Franck Richard, coordinateur des ateliers d’Old School, manifestent une belle énergie pour défendre le projet lancé il y a plus d’un an.

« Nous voulons donner la parole aux habitants qui ont des choses à dire, mélanger les gens, faire se rencontrer des personnes qui font de la radio depuis 25 ans et d’autres qui débutent. »

D’où le slogan un peu provocateur de la radio : « La seule radio où n’importe qui peut faire n’importe quoi ». La mise en place de cette formation et l’ouverture de l’antenne de MNE à qui le souhaite ont notamment été rendues possibles par l’acquisition d’un nouveau matériel.

Comment entrer dans le studio ?

Ce dernier permet de disposer désormais de deux studios, le premier fixe, avenue Kennedy, le second mobile, servant à la fois aux ateliers que l’association Old School organise notamment dans des établissements scolaires et à des collaborations avec des festivals, des concerts, des manifestations diverses…

L’accès au studio fixe sera donc ouvert à tous ceux qui veulent en profiter, foi de bénévoles et de salariés de l’association — elle en compte une dizaine. « C’est pour cela qu’il fallait ces cycles de formation, pour tout expliquer aux futurs animateurs, depuis comment entrer dans le studio jusqu’à diffuser sa parole dans le monde entier, sur le web. »

Olivier Chapelle

Se renseigner: On peut obtenir des renseignements ou postuler pour un créneau sur la grille d’antenne par mail (info@old-school.fr), par téléphone (03.89.33.11.11) ou sur le site web www.radiomne.com"

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Rectificatif : MNE est en quelque sorte la petite soeur de WNE, mais ne la remplace en aucun cas!

mne_alsace_avril2010.jpg

De futurs animateurs bénévoles de la radio MNE ont suivi hier après-midi un stage technique pour pouvoir utiliser seul le studio. (Photo Jean-Paul Domb)

mercredi 3 mars 2010

Lire & chanson /// Sined, enfin un Mulhousien sur Mars

La cité du Bollwerk est peuplée d'êtres étranges, illuminés par la pleine Lune, révélés par les sons et les couleurs d'une prolifique création artistique. Sined est un extraterrestre à vies multiples. Celle qu'il passe en ce moment à Mulhouse vaut le détour ...

Denis Scheubel est un personnage unique et attachant. Depuis bien plus longtemps que la tour de l'Europe, il survole Mulhouse dans tous les sens. Musicien, auteur, compositeur, peintre, poète, vidéaste … Artiste, tout simplement, triturant sons et images, apprivoisant mots et idées, il invente chaque jour un monde différent. Prêt à toutes les folies pour sacrifier le quotidien sur l'autel d'un art inconscient, toujours chaud brûlant pour échanger un «confort dangereux» contre une aventure méditative ...

Live à Auckland

Il a participé à des centaines de concerts, a écrit plus de 200 morceaux, joue actuellement dans trois groupes et réussit parfois l'exploit d'apparaître sur une scène alsacienne en s'exprimant uniquement en anglais … Cet infatigable créateur est sans doute trop mulhousien pour quitter cette «ville merveilleuse pour travailler, difficile pour se montrer».Pourtant, il a signé au siècle dernier un album sous le pseudonyme «Bigmini» sur Saravah, le label de Pierre Barouh, découvreur notamment de Jacques Higelin. Plus récemment, son cinquième disque - en comptant les autoproductions - «Bruit roux» est paru sur un label régional. Mais son nouvel opus «Live à Auckland» est déjà prêt, 40 titres électriques n'attendent plus qu'un producteur curieux pour se transformer de mp3 en CD. Chanson, rock, pop, électro, peut importe l'étiquette, tant que la bière n'est pas trop chère ...

About Rock, Sex and Cities

Ce beau parleur est un specimen de première. La preuve. «Je peux refaire le double blanc des Beatles en quinze jours, en mieux, moins cher, seul et pas à Londres. Je peux même le refaire à Colmar. Doppel Wiss ?» Et il part d'un grand éclat de rire. Sans ordinateur, sans structure, Denis continue de rêver les yeux ouverts. S'essayant en toute modestie à la peinture depuis quelques années, il investit régulièrement des espaces originaux, toujours à l'affût d'une performance iconoclaste pour secouer le public. Repeindre toutes ses toiles en blanc pour susciter l'achat avant qu'il ne soit trop tard … Et pourquoi pas brûler ses oeuvres pour les transformer en souvenirs chaleureux ? Notre artiste multicarte se joue des conventions, imaginant un concert sauvage devant la boucherie Maurer (non sans avoir négocié cet emplacement privilégié avec le fameux guitariste abonné à la devanture du Globe), une nuit blanche musicale sur la terrasse de la tour de l'Europe ou une résidence à Berlin – mais Entremont ferait l'affaire aussi. Dernière corde à son arc protéiforme, l'écriture. Entre deux jets pour l'indispensable magazine culturel Novo, Sined a rédigé quelques vers dans un réjouissant bouquin sexuel illustré par le rocker Henri Walliser. A savourer d'urgence, à l'occasion d'un mini-concert en librairie, dès le 6 mars !

PS : le plus Martien des Mulhousiens est à la recherche d'un atelier où il pourrait faire des tâches et des siestes entre deux créations. Contactez sined@old-school.fr.

ECOUTER VOIR & LIRE

My Space : http://www.myspace.com/sinedmusic

Blog : http://blog.sined.me

Discographie sélective : Bigmini (Saravah, 1996, épuisé), Bruit Roux (Old School, 2007), Live à Auckland (projet 2010).

Bibliographie : «About Rock, Sex and Cities» de Henri Walliser & Denis Scheubel (Mediapop, 2009).

Sélection de toiles : http://gallery.me.com/stephanie.fischer

Les oeuvres de Sined sont en vente en ligne sur http://shop.old-school.fr et aux Copains d'Abord, rue Pasteur à Mulhouse. Livre en vente dans toutes les librairies d'Alsace et dans le réseau Fnac.

Y ALLER

  • Henri Walliser et Denis Scheubel vous invitent à une séance de dédicace de leur livre "About Rock, Sex and Cities", accompagnée d'un mini-concert de S.i.n.e.d samedi 6 mars à partir de 15h, à la librairie Forum / Chapitre (place de la Réunion à Mulhouse).
  • Sined sera également en concert avec le groupe PJ@Mellor le 27 mars à la chapelle St. Jean, à deux pas de la bibliothèque Grand Rue de Mulhouse.
  • Quelques peintures de Sined sont exposées à la Cant'in, 13 rue de la Justice à Mulhouse, jusqu'à la fin du mois d'avril.

Sined

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 5 mars 2010 - http://www.lalsace.fr)

lundi 25 janvier 2010

Slam /// Les poètes urbains du quotidien extraordinaire

Grosse semaine slam à venir en Alsace : concours pour partir en vacances au Mans, scènes ouvertes de tous les côtés, soirées festives, échanges multiples … On savait que Strasbourg et Mulhouse sont des places fortes régionales, du slam mais désormais même Colmar succombe au charme citoyen de cette langue libérée ...

Le slam reste un mouvement relativement mystérieux. A part le fameux Grand Corps Malade qui a propulsé cet art oratoire sous les projecteurs de Seine Saint Denis avant d'envahir la France entière, les slammeurs restent souvent inconnus du grand public. La semaine prochaine sera l'occasion pour les Alsaciens et leurs voisins de découvrir «pour de vrai» ce mode d'expression impressionnant de liberté. Avec trois soirées programmées à Strasbourg, Mulhouse et Colmar, les curieux n'auront plus aucune excuse : le slam est livré sur un plateau près de chez vous !

Mulhousiens échangistes

Un concours autour du festival Le Mans Cité Chanson est le prétexte de ces réjouissances verbales. Jhon do Hazar et Fred H., deux Mulhousiens à la langue bien pendue, ont fait le déplacement dans la Sarthe l'an passé, et sont revenus la tête pleine d'envies échangistes et la besace remplie d'un alléchant règlement de tournoi. Les sélections pour désigner deux tchatcheurs qui iront tous frais payés se pavaner au Mans en mars prochain se déroulent à Strasbourg mercredi et à Mulhouse jeudi. Les inscriptions sont ouvertes, mais il est possible d'attendre le dernier moment pour poser son nom sur la liste des postulants. Les règles du concours sont simples : chaque intervention sur scène doit être courte, pas plus de 3 minutes et 24 secondes très précisément, sous peine de se faire tirer les oreilles. Cela est plutôt une bonne chose : si jamais vous avez une envie irrépressible de zapper le poète qui accapare le micro, dites-vous que le temps d'aller visiter les toilettes il aura disparu ...

Le secret de la tarte aux poireaux

Au-delà de cette compétition officielle, les trois soirées permettront à tout un chacun de monter sur scène, de s'emparer du micro et de déclamer le texte de son choix. Vous rêvez de déclarer publiquement votre flamme à l'amour de votre vie ? Vous voulez réciter la fantastique poésie d'un auteur moldave que vous chérissez ? Vous avez envie de raconter l'aventure incroyable de votre vie en trois minutes chrono ? Vous ressentez subitement le besoin urgent de transmettre au monde entier la recette secrète de la tarte aux poireaux ? Le slam est fait pour vous, venez le rencontrer, et si vous avez peur, emmenez vos enfants !

S'INFORMER

Infoline Old School tél. 03 89 33 11 11. Infos et inscriptions aux tournois sur place ou en écrivant à boite.a.rime@gmail.fr pour Mulhouse et à oazart@gmail.com pour Strasbourg. Pour préparer son voyage au Mans : http://www.lemanscitechanson.com

Y ALLER

Entrée libre les trois soirs. Scène et tournoi slam, micro accessible à tous. Mercredi 27 janvier 21h chez Jeannette et les Cycleux, 30 rue des Tonneliers à Strasbourg. Jeudi 28 janvier 20h30 aux Copains d'Abord rue Pasteur à Mulhouse. Soirée de clôture slam jam festive (hors tournoi) vendredi 29 janvier 21h au Poussin Vert, route de Neuf-Brisach à Colmar.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le vendredi 22 janvier 2010 - http://www.lalsace.fr)

mardi 15 décembre 2009

Tires-toi une bûche pour Madame Cosinus

Le slam favorise les rencontres et les échanges d'idées. Pour découvrir ces joutes verbales d'un nouveau genre, visiter le Québec dans le texte, inventer une Alsace différente, filez vendredi au Poussin Vert à Colmar pour une scène ouverte à tous. Au slam citoyens !

Madame Cosinus, alias Julie Dirwimmer, est née dans le Val de Villé, mais a grandi à Strasbourg. Un brin casanière comme la plupart des Alsaciens, elle n'avait pas mis les pieds hors de la région jusqu'à l'âge de 24 ans. Jusqu'au jour où l'un de ses profs d'université la pousse à prendre l'air, et à aller voir ailleurs ce qui se passe … Elle choisit alors d'effectuer son stage de fin d'études au Canada. Et c'est la révélation : elle découvre une autre vie, un nouveau rythme, les particularités attachantes de la langue québecoise, entre injures jusqu'alors inconnues et expressions typiques du grand Nord. Elle rencontre aussi le slam à Montréal, se prend au jeu de cet art oratoire jubilatoire, et met sa culture scientifique au service de cette poésie moderne en choisissant «Madame Cosinus» comme nom de scène ...

Poétique et politique

«Le slam est pour moi un exutoire artistique, une possibilité de s'évader, un super vecteur pour véhiculer des idées, un discours à la fois poétique et politique». Julie découvre tous les jours de nouveaux mots made in Québec avec lesquels jouer. Et les textes slam de notre Alsacienne, conçus de l'autre côté de l'Atlantique, regorgent ainsi de particularismes locaux. Ainsi, «Tires-toi une bûche», qu'on pourrait comprendre comme une agression verbale ou une invitation au suicide, n'est autre qu'une aimable invitation : «Prends-toi une chaise» en traduction hexagonale. Cette expression vient du feu réunissant les bûcherons en pleine nature …

Je te christe la gueule !

Les insultes sont une autre façon de s'ouvrir au monde. Ainsi, en France, elles tournent souvent autour du sexe ou des excréments, alors qu'au Québec, elles sont généralement connotées religion. A l'écoute de Madame Cosinus, on découvre ainsi que les Canadiens francophones s'amusent avec le Christ à toutes les sauces, jouant à placer ce mot dans une flopée de phrases pas forcément très catholiques, un peu à la façon schtroumpf ou schmilblic. Devinez donc ce que signifie «Je te christe la gueule» ...Pourtant, les similitudes entre l'Alsace et le Québec sont nombreuses : «Les deux régions sont profondément ancrées dans leur culture. Les Québecois représentent une minorité culturelle et linguistique, se battent pour préserver leur langue, sont un peu torturés et complexés, comme les Alsaciens, entre deux cultures». Et Julie invite à visiter son nouvel eldorado : «Venir au Canada est très facile, surtout pour les jeunes. Il y a tout un tas de programmes pour faciliter leur venue. Ce pays d'immigrés - les Français étaient les premiers – est d'une richesse extraordinaire, et il y a très peu de préjugés. Et on peut partir loin de l'Alsace, et ne pas l'oublier. Au contraire, je pense beaucoup plus à ma région natale depuis que je n'y habite plus». Sauf à Noël évidemment … En guise de cadeau, offrez-vous un slam à l'accent mondialisé ! Accompagnant Madame Cosinus sur scène, deux stars régionales sont également à l'affiche le 18 décembre : U-Bic, aka Lucie Rivaillé, Bordelaise virevoltante installée à Strasbourg depuis quelques années, et Jhon do Hazar, poète urbain mulhousien à l'imagination textuelle plein la bouche … Et il reste de la place sur la tribune pour tous ceux qui auront envie de partager un texte !

Y aller

Scène ouverte slam vendredi 18 décembre à partir de 20h30 au Poussin Vert, 37 route de Neuf-Brisach à Colmar. Entrée libre. Possibilité de monter sur scène pour déclamer ses textes. Une soirée proposée par le Lézard, Mission Voix Alsace, le Poussin Vert et Old School. Informations tél. 03 89 33 11 11 http://www.old-school.fr.

Ecouter

Madame Cosinus (Montréal) : http://www.myspace.com/madamecosinus / http://sites.google.com/site/mmecosinus

U-Bic (Strasbourg): http://www.myspace.com/u6ic http://www.oazart.com

Jhon Do Hazar (Mulhouse) : http://www.myspace.com/jhondohazar

(article paru le 18 décembre 2009 dans le Journal L'Alsace http://www.lalsace.fr)

vendredi 30 octobre 2009

Interdit aux plus de 24 ans !

Vous êtes jeune? Lisez la presse, c'est gratuit ;-) Le ministre de la culture Frédéric Mitterrand a lancé l'opération «mon journal offert», destinée à attirer les 18-24 ans vers les journaux grâce à un abonnement gratuit d'un an à un quotidien.

http://www.monjournaloffert.fr

vendredi 26 juin 2009

Old School dans l'Echo Mulhousien

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jeudi 4 juin 2009

L'homme qui créa 10000 emplois

Extrait du magazine Cit'in N° 59 du 4 juin 2009 - hebdo gratuit

PORTRAIT

Discret et engagé, Dominique Wadel accompagne les porteurs de projet et les créateurs d’entreprise depuis plus de 20 ans. Avec un plaisir inusable et une efficacité redoutable.

Dominique Wadel, né en 1960 à Mulhouse, est un enfant du Sundgau, originaire de Friesen, la capitale de la carpe frite. De père aviculteur, comptable de métier, également maire du village, et de mère épicière, rien ne le prédispose à une carrière dans la création d’entreprise. D’autant qu’il connaît une jeunesse turbulente, baladé d’école de curés en cours par correspondance, marquée par le décès de son père et un terrible accident de moto qui lui coûte une jambe et trois ans d’hôpital. Après quelques errements et une licence de gestion, il démarre en 1983 sa première affaire, un centre auto, genre de Speedy avant l’heure, qui compte 8 salariés après seulement un an d’activité. Quand sa femme lui demande « Tu ramènes des sous quand ? », il répond « Mais on est investit là ! ». Le difficile apprentissage du business … Plein d’idées, le jeune homme lance successivement une crêperie dans les Alpes et une entreprise de BTP. Son ambition est alors de s’associer à hauteur de 20% dans dix sociétés … Après une formation commerciale, il se fait recruter en 1988 par l’OGACA face à cinq surdiplômés en cravate. Sa mission est de développer l’activité haut-rhinoise de cette agence régionale de conseil pour les entreprises culturelles. Il écume les vernissages à la recherche d’associations qui n’auraient pas d’expert-comptable retraité comme trésorier bénévole … Mais il ne peut s’empêcher d’en faire toujours plus : « La cuisine réunionnaise, c’est de la culture aussi, non ? »

1995 signe le début d’une nouvelle aventure. Il démissionne de l’OGACA un vendredi et crée le lundi suivant la Sàrl Vecteur. Hopla ! Le bonhomme peut enfin laisser libre cours à son énergie galopante, et peut désormais accompagner tous les projets de création d’entreprise sans exclusive. Véritable accoucheur, il suit ainsi en 14 ans avec son équipe plus de 6000 créations d’activité, du chercheur de rubis au Sri Lanka à l’artisan carreleur chanteur, de l’agent immobilier à l’inventeur des salons d’érotisme régionaux, du vendeur de kebab au graphiste hip hop … En tête actuellement au hit-parade des entrepreneurs, le bien-être personnel, entre sophrologie, massage et relaxation. Jonglant avec les chiffres, s’amusant de la réglementation, il parvient à transformer la création d’entreprise en un souriant jeu d’enfants. Attention, ce gars-là est contagieux, il suffit de passer une heure avec lui pour avoir une immense envie de créer une société, en profitant de son expérience unique pour se faufiler habilement dans les méandres du système. Quels sont les secrets de la réussite d’après notre expert ? D’abord, ne pas avoir envie de gagner d’argent. Enfin ne pas penser qu’à ça. « Si tu ouvres un restaurant et que tu veux presser un maximum tes premiers clients, tu vas te planter. Pour que les gens aient envie de revenir chez toi, il faut autre chose que l’appât du gain ». Ensuite, éviter comme la peste les charges fixes. « Si tu n’as aucune recette et qu’en face, il n’y aucune dépense obligatoire, le risque est minime ». Enfin, ne pas hésiter à tester son business « pour de vrai » avant de créer son entreprise. Faut-il absolument une idée géniale pour se lancer ? « Il y a surtout besoin de 99% de transpiration ! »

Prenant un plaisir intense à rencontrer les gens, à trouver des solutions avec eux et à voir naître des projets, Dominique Wadel devrait être déclaré d’intérêt public ! On estime le nombre des emplois créés avec l’aide de Vecteur à plus de 10 000. Et le bougre n’a pas perdu cette passion dévorante pour l’humain, cette envie insatiable de transformer une envie d’agir en réalité quotidienne. Au-delà de sa Sàrl, ce boulimique de la vie multiplie les projets pour les autres, empilant les heures de bénévolat associatif ou préparant un projet de maman poule couveuse d’entreprises poussins. Une position de missionnaire au service du peuple !

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mercredi 15 avril 2009

L'imagination sans entraves

Article paru dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace le jeudi 30 avril 2009

Depuis 150 ans, la société est strictement surveillée. Tout acte de création est contrôlé. Ne reste plus plus qu'un petit groupe d'artistes de la Planète U-Bic, bien décidé à faire de la résistance. Il s'agit bien sûr de science-fiction. La pièce « Mange et tais toi » est à voir en répétition ce soir aux Tanzmatten de Sélestat avant sa présentation le 7 mai à Ostwald, lors du festival Paroles.

Pour une fois, la scène ne décrit rien d'autre que ce qu'elle est : l'endroit où se présentent les artistes au public. Les spectateurs se trouvent ainsi face aux illustres représentants du dernier endroit où l'on s'amuse en 2157. « L'art a été banni », explique Fayssal Benbahmed, le metteur en scène par le pouvoir Statik qui a pris le contrôle de la planète U6 il y a plus de 100 ans. Reste juste ce cabaret très officiel qui présente un spectacle au contenu validé par les autorités. Ni plus ni moins qu'un zoo où rien ne choque, ne blesse ou ne fait appel à l'intelligence. Tout se passe pour le mieux dans le pire des mondes. Jusqu'au jour où les participants à ce cabaret décident de ne plus suivre le programme établi et d'improviser. Tel est le sujet de « Mange et tais-toi », première création de Planète U-Bic, troupe strasbourgeoise créée autour de Lucie Rivaillé, alias U-Bic, poète d'obédience slam. « Chacun a décidé de son personnage, précise-t-elle. La première règle pour nous était de réaliser son fantasme. » Ainsi Pierre Charby devient Mister Pexer, « illusioniste déchu qui rêve secrètement de renverser le monde par ses tours de magie et son ukulélé ». Annabelle Galland, Lala-the-K, née en Transylvanie, « est mythomane, naïve et joviale », qui fait tout pour plaire « quitte à peindre sa contrebasse en rose ». Bastiaan Sluis est King « ancien gangster », qui frappe sa batterie avec rage plutôt que parler de ce qu'il a vu et vécu. Et donc U-Bic « aussi instable que de la dynamite, mais ça ne se voit pas ». « Ce spectacle se définit par ce qu'il n'est pas, prévient Fayssal Benbahmed. Ce n'est pas du théâtre. Ce n'est pas une comédie musicale. Ce n'est pas du slam. Ce n'est pas un concert. Mais c'est tout cela en même temps. » « Mange et tais-toi » se veut interactif, militant « mais pas politisé ». Il propose avant tout une réflexion sur la place de l'artiste et du public dans la société. Avant qu'il ne soit trop tard.

Jeudi 30 avril. A 20 h, répétition publique aux Tanzmatten à Sélestat. Entrée libre. Jeudi 7 mai, à 20 h 30, au Point d'Eau à Ostwald, dans le cadre du festival Paroles.



Dans « Mange et tais-toi », la planète U-Bic transporte le public dans un futur où tout est interdit, surveillé, contrôlé. Jusqu'au jour où... (Photo DNA - Franck Delhomme)

En mai, slame comme il te plaît! (article paru dans le supplément week-end de l'Alsace, le 30/04/09)

Oaz’art et Old School organisent en Alsace « Paroles », le premier festival slam du 5 au 9 mai. L’occasion pour le public néophyte de découvrir cet art oratoire et pour tous de prendre la parole lors d’une des nombreuses scènes ouvertes.

C’est à Chicago, en 1984, que Marc Smith a l’idée d’organiser des joutes oratoires dans les bars de la ville afin de dépoussiérer les scènes ouvertes de poésie. L’objectif était d’y apporter une dimension ludique, notamment grâce à la participation du public sollicité en tant que membres du jury. Il tire son nom du verbe to slam (claquer, jeter) qui rappelle la manière dont les poètes scandent leurs vers. Arrivé en France dans les années 90, cette nouvelle forme d’expression s’est développée et diversifiée pour aboutir à un véritable slam « à la française » décliné sous diverses formes telles que le spoken word, le one man show poétique ou encore les scènes ouvertes. Depuis quelques années, de nombreux artistes mettent en avant sa vocation pédagogique en organisant des ateliers d’écriture dont les objectifs résident dans la création et l’interprétation de textes, sans oublier la possibilité offerte aux jeunes de s’exprimer librement.

Un vers dit, un verre offert

La scène ouverte en est la déclinaison la plus pratiquée en Alsace, basée sur un principe simple : un verre est offert au participant en échange du premier texte déclamé. Chaque inscrit prend la parole au micro sous les encouragements bienveillants d’une assistance où se mêlent tous les milieux, toutes les origines sociales. Ainsi se succèdent sur scène des personnalités différentes tels qu’un jeune rappeur, un retraité amateur de poésie classique, une étudiante, ou encore le patron du bar, tous animés par la même volonté de partager un texte… autour d’un verre.

U-Bic (alias Lucie Rivallé) a rencontré le slam à Bordeaux, sa ville natale, en 2004 et en est rapidement devenue « accro ». Arrivée à Strasbourg il y a trois ans, elle s’attache à faire vivre cette culture urbaine en organisant des sessions slam par le biais de l’association Oaz’art et poursuit son engagement avec le festival Paroles. Electron libre ayant tendance à vouloir être dans plusieurs dimensions en même temps, cette petite chose n’attaque que la nuit, munie d’un stylo Bic plastique. A l’occasion du festival, le groupe Planète U-Bic présentera le spectacle « Mange et tais-toi »: quelque part sur la planète U6, en l’an 2057, quatre individus atypiques, qu’en apparence rien ne relie, survivent dans un ghetto pour artistes bannis. Leur plus grande angoisse : devoir renoncer au rêve. Alors ils cherchent le meilleur moyen de résister à la Pensée Unik. Un fabuleux voyage où la poésie moderne se mêle à la musique, au théâtre, à la magie … . Accrochez vos ceintures!

Plus de vingt slameurs de France, Suisse et Belgique interviennent pendant « Paroles ». Formés au théâtre, à la musique, au conte ou simples amateurs de poésie, ces beaux parleurs vous feront découvrir leur univers accompagnés de musiciens, ou dépouillés de tout artifice. Loin du verbiage que l’on nous sert de plus en plus, les mots claquent, le verbe questionne et la poésie réunit. Les nombreuses scènes ouvertes, véritables tribunes de libre expression populaire, offriront à chacun l’occasion de devenir acteur du festival en prenant la parole.

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Programme 5 mai à Colmar, scène ouverte au Poussin Vert avec des slameurs venus de Lille, Toulouse, Lyon, Paris, de Suisse et de Belgique. 6 au 8 mai à Ostwald et Sélestat, quatre concerts de spoken word. Les 7, 8 et 9 mai à Mulhouse, ateliers pour professionnels, amateurs et jeunes. 9 mai à Mulhouse, dernière scène ouverte du festival au bar Les Copains d’Abord. Infos tél. 03 89 33 11 11 web www.oazart.com.

Paroles transversales

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Article paru dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace le mercredi 29 avril 2009

La compagnie Oaz'art propose un spectacle avec le groupe « Enterré sous X » aux Tanzmatten de Sélestat, le mercredi 6 mai, à 20h30.

La compagnie Oaz'art propose un spectacle aux Tanzmatten avec le groupe toulousain « Enterré sous X ». Quatre slameurs avec leurs textes de revendication, d'histoires intimes et de récits de folie urbaine accompagnés de trois musiciens créent un univers fait d'ombres et de lumières, de voyages imaginaires ou bien réels.
Ensemble, ils cherchent le trésor caché en chacun et chacune. Les musiciens s'immiscent dans les détails des textes, et se plaisent à mélanger les genres pour brouiller les pistes. Le résultat : un concert-spectacle mêlant spoken word, rock et chanson, empruntant parfois au théâtre, pour mieux servir l'intensité d'un live chaud et, paraît-il, envoûtant. Un dialogue continu entre mots et musique qui nous plonge dans le rythme des textes et le langage des instruments.
Par ailleurs, le même jour, de 15 h à 17 h, « La Grande Tribu du Slam » fera son show. L'association Oaz'Art propose des ateliers de slam tout au long de l'année, auprès de divers partenaires (éducateurs, animateurs, professeurs). L'entrée sera libre.

Mercredi 6 mai. Concert aux Tanzmatten, à 20h30. Réservations et billetterie : Tanzmatten, quai de l'Ill à Sélestat : Tél: 03 88 58 45 45 ou tanzmatten@ville-selestat.fr ou réseaux Fnac et Ticketnet, Leclerc à Sélestat. Tarifs : 13 € normal, 11 € réduit, 8 € abonné, 5,50 € moins de 15 ans, 5,50 € cartes Culture et VitaCulture.

Le groupe toulousain « Enterré sous X » sera en concert aux Tanzmatten. 

mardi 14 avril 2009

Slam au lycée

Article paru dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace le mardi 21 avril 2009

Initiation au slam et jeux d'écriture : c'est ce qu'a récemment proposé l'association Old School au lycée professionnel de Sainte-Marie-aux-Mines, dans le cadre du "Mois de l'autre".

Il a fallu toute la passion et tout le savoir-faire de l'équipe d'animation et du slameur Jonathan Rauscher qui pilotait l'atelier, pour calmer l'atmosphère houleuse qui régnait depuis le matin dans la salle du CDI. Une ambiance principalement due au manque d'enthousiasme et donc de participation des 30 élèves des classes de 3e de découverte professionnelle et de terminale métiers d'électrotechnique vis à vis de ce mouvement musical. Charly Sicard, responsable de l'enregistrement son, s'en explique : « Les jeunes sont surtout baignés dans la culture hip-hop ou dans le rap. Le concept de faire de la musique, sans musique, donc sans bruits sonores d'accompagnement, mais uniquement en déclamant durant 3 à 5 minutes un texte personnel à voix haute et devant les autres ne leur est pas familier. C'est pourquoi le travail d'écriture de ce matin était laborieux ».

Guidés par les animateurs de l'association (Sarah, Jonathan, Charly et Franck), les élèves ont finalement joué le jeu et suivi les consignes d'écritures. De beaux textes ont vu le jour, notamment dans le groupe des filles mené par Manon qui a bien apprécié la journée. « C'est sûr, ce n'est pas facile pour eux de structurer leur pensée, de la développer sur papier et surtout de la restituer devant les autres, mais le slam c'est cela, poursuivait Charly. Nous sommes intervenus le moins possible sur leurs textes. Nous ne sommes pas dans un jugement de valeur. Ils avaient une totale liberté d'utiliser leurs mots. Ce que nous avons essayé de faire passer comme message, c'est qu'à travers le slam, je peux m'exprimer, être maladroit, mais j'ai confiance dans ce que je pense, dans ce que j'écris, dans ce que dis ». Les thèmes abordés : le handicap, la tolérance, le racisme, étaient néanmoins imposés puisque cette action s'inscrit dans le cadre de l'opération « Le mois de l'autre », mené dans les établissements de la région. Ces sujets donnaient la possibilité aux élèves de s'ouvrir sur le monde et les gens qui les entourent, d'exprimer librement leurs opinions et en faire don à leurs camarades. Toujours en quête de liberté, il y avait pourtant là un espace de liberté possible que les élèves n'ont pas su immédiatement saisir. C'est pourquoi, alors que l'après-midi devait être consacré aux enregistrements des textes sur CD, à 15h30, seul un groupe avait enregistré son texte.

R.G



Initiation au slam pour les élèves du lycée professionnel de Sainte-Marie-aux-Mines. (Photo DNA)

vendredi 27 mars 2009

Chanson: Jesers un autre monde

Article paru dans le Journal l'Alsace le vendredi 27 mars 2009

A côté de ses scènes avec La Vieille Ecole, Serge Moniz, alias Jesers, a démarré il y a deux ans un projet musical voyageur baptisé « J’aimerais qu’on sème ». Dakar sera la prochaine étape de cette aventure multimédia qui respire l’amour. Rencontre ce soir à Mulhouse avant le décollage.

Tout a commencé en 1994 avec Napo’n’Co, métamorphosé dès 1996 en Vieille Ecole. Le groupe hip hop phare de Mulhouse, mené par Jesers au chant et au texte, a vécu sa petite carrière de façon surprenante, virevoltant du printemps de Bourges aux Eurockéennes, s’envolant aux Etats-Unis, au Canada et au Japon, se payant le luxe de négocier un contrat discographique avec Skyrock puis Sony, au risque de ne pas signer à l’arrivée. Aujourd’hui, la Vieille Ecole reste un mystère vivant : personne ne comprend vraiment pourquoi cette formation explosive sur scène et dotée d’un tube indémodable – le fameux « Limité mon gars » - n’a pas percé au niveau national. Heureusement, en musique, tout comme en politique, il n’est jamais trop tard. La preuve, le groupe tournera dans deux mois en Hollande, fidèle à un engagement virtuel de jouer uniquement à plus de 500 km de Mulhouse … La Vieille Ecole ne disparaîtra jamais !

Derrick n’arrêtera pas le Sergent Garcia

Serge Moniz fait une rencontre déterminante en 2007. Arnaud Masson, producteur, musicien et ingénieur du son, le sollicite pour un projet musical réalisé avec des collégiens autour de l’œuvre de Serge Gainsbourg. Deux reprises hip hop particulièrement attachantes concluent cette première collaboration. Et l’étincelle née autour de Gainsbarre allume la mèche de « J’aimerais qu’on sème », projet d’album au long cours. Les deux artistes fourmillent d’idées et multiplient les « featuring ». Les invités seront nombreux autour de cette création oscillant entre chanson, rap, slam et world music. Au gré des envies et des rencontres, des personnages savoureux mettent leur talent au service de ce « work in progress » dont on attend impatiemment la version finale. Le Sergent Garcia, le plus latino des musiciens français, apporte sa touche salsa avec bonheur, le percussionniste toulousain d’origine sénégalaise Arona N’Diaye Rose (fils de Doudou, dis donc !) nous transporte en Afrique, le batteur londonien de Jamiroquai, Derrick – pas encore inspecteur – remixe un titre, sans parler des artistes régionaux de toutes les couleurs qui posent un texte, un visage, une voix, un son, pour transformer ce premier opus en concentré planétaire d’un bonheur rafraîchissant. On visitera ainsi avec émotion le clip mêlant langage des signes et poésie sonore réalisé avec Adamo, à retrouver sur le myspace.

Voyage musical à Dakar

L’envie de poser des mots plus personnels, ressentie à l’occasion d’ateliers d’écriture slam dans les lycées de la région, un besoin intense d’évoquer l’amour, fermentée à force de visions d’images sanglantes tirés des conflits planétaires, et la volonté de s’ouvrir à d’autres musiques sont également à l’origine de ce projet multimédia. Celui-ci se déclinera en sons, en images, en carnets de route et en clips accrocheurs. La tournée du groupe culte Tam Tam 2000 (dans lequel le père de Serge officie) en Afrique dans les jours qui viennent est une belle opportunité. Une équipe de vidéastes et photographes est constituée afin d’accompagner ce voyage sur la terre des ancêtres. Serge n’a jamais mis les pieds au Sénégal et au Cap Vert, les deux pays où sont nés ses parents. Ce retour aux sources permettra l’enregistrement d’un nouveau titre avec une vingtaine de percussionnistes de Dakar et la réalisation d’un carnet de voyage forcément coloré. Avec une ferveur sentimentale pour ce continent magnifique, l’artiste mulhousien veut chanter la richesse, l’hospitalité, la famille, les rires et les paysans du continent noir. « On peut trouver ça pauvre de vivre à même le sol, mais ils n’ont pas besoin de carrelage ». Même s’il y en a ce soir aux Copains d’Abord pour la petite présentation musicale de « J’aimerais qu’on sème », l’Afrique sera dans tous les esprits.

JLW

Concerts

Jesers en showcase acoustique ce soir 21h avec le guitariste Marc Geschickt au bar les Copains d’Abord, rue Pasteur à Mulhouse. Entrée libre, Infos tél. 0 389 560 939 e-mail artswaves@voila.fr. Tournée au Sénégal et au Cap Vert avec Tam Tam 2000 du 3 au 17 avril. Mini-tournée en Hollande avec le groupe La Vieille Ecole du 4 au 6 mai.

Ecouter

MP3 de l’album de Jesers en préparation en écoute sur www.myspace.com/jesersserge. CD « Jesers Serge » en hommage hip hop à Serge Gainsbourg en écoute sur le site www.jesers.com. Site officiel du groupe La Vieille Ecole : www.vieille-ecole.com. Tous ces CD sont en vente en ligne à l’adresse http://shop.old-school.fr.

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vendredi 13 mars 2009

Joël Hubaut, grossiste en art

Article paru dans le Journal L'Alsace le vendredi 13 mars 2009

Il nous secoue, nous submerge, nous projette, nous exalte. Ses productions multiples traquent la vérité, l’invraisemblance, l’art et la vie. A 60 ans passés, Joël Hubaut, grossiste rêveur en art dérangeant, poursuit son chemin vers la mythologie moderne. Avec un arrêt dans la case « Kunstler surprise » demain à Mulhouse.

Joël Hubaut est un artiste multiforme sévissant dans l’art contemporain, mais pas seulement. Ce personnage infréquentable et inclassable est connu pour ses performances spectaculaires, son talent très particulier à rire et réfléchir de tout – et aussi de n’importe quoi, son activisme absurde à tendance punk … Pour situer son action, il suffit de se rappeler qu’il a détenu en 1982 le record du monde de lancer de camembert, une discipline sportive qu’il a inventé. En 1972, agacé par la prolifération d’événements pop baba-cool, il organise à Honfleur un premier festival Mixage. Il tente alors de mixer armée, police et religion en organisant un match de foot étudiants/CRS et une messe pop en mouillant un curé blousé avec un groupe free jazz encerclés par une course cycliste, au grand dam de l’évêché. En 1996, il rêve « Ce sera tout ouvert ou rien ! » à Auvers sur Oise : « Je rêve d’un week-end à la campagne en Touraine avec des Martiens et des académiciens en habit vert et aussi des jardiniers, des souris vertes et Dominique Voinet, je rêve de sauter dans les vergers et de me retirer tous les petits vers du nez. Je rêve de me teindre les cheveux en vert comme Baudelaire et débouler dans la prairie à fond en Land Rover pour épater les vipères, qu’il pleuve, qu’il mouille, c’est la fête à la grenouille ! Vive le soleil vert ! »

En Land Rover pour épater les vipères

Le plus incroyable, c’est que ce fou furieux bénéficie d’une reconnaissance institutionnelle proportionnelle à son délire artistique halluciné. On retrouve son installation « La baie des baies » chez Agnès b en 2007, une performance « Tranches de Quai » à l’école des Beaux-Arts de Mulhouse en 2006, un concert avec Joëlle Léandre à Besançon, une performance au palais de Tokyo et quantité d’invitations à visiter le monde, d’Amérique en Asie. Ses installations dérangent l’ordre établi, la nudité conceptuelle attire les curieux et sa réflexion sur l’épidémie et la contamination suscite l’interrogation. Même s’il est surtout connu pour ses performances et ses textes poétiques, son talent protéiforme dévore tous les modes d’expression : il dessine, expose, peint des objets divers, enregistre des disques, écrit des livres, crée une maison d’éditions, dirige une revue sonore … Et j’en oublie …

Renifler à 300 mètres

Energie décalée, activité multipliée, recours à la parodie, pratique de l’absurde, tout déstabilise chez ce Normand d’adoption. Cet artiste singulier opère entre tragédie et comédie, sans jamais laisser indifférent. N’est-ce pas le rôle de l’art que de provoquer des débats qui n’en finissent pas ? Les petites culottes en lévitation favorisent-elles de façon subliminale le néo-constructivisme migrateur ? Vouloir renifler à 300 mètres, est-ce vraiment une bonne idée ? Mélanger corps et nourriture est-il encore surprenant en l’an 2009 ? La poésie sonore a-t-elle encore un avenir ? Pour trouver quelques fragments de réponse, il vous suffit de venir à la rencontre de Joël Hubaut et de son invitée Léa le Bricomte, artiste plasticienne et performeuse, dès demain à la Kunsthalle de Mulhouse. Pour un plongeon revigorant dans le petit monde de l’art contemporain qui déborde …

Concert ?

Intervention (entre poésie sonore et gastro-performance) avec Léa le Bricomte dans le cadre de « Kunstler ZurpriZe », carte blanche à l’association Old School, demain, samedi 14 mars de 16h à 22h à la Kunsthalle, centre d’art contemporain de Mulhouse, 16 rue de la Fonderie. En compagnie d’autres surprises sonores, graphiques, sensorielles, visuelles, gustatives, olfactives … Entrée libre. Infos tél. 03 69 77 66 28 web http://kunsthallemulhouse.fr.

Ecouter

Site officiel http://joelhubaut.jujuart.com. MP3 en écoute sur www.myspace.com/joelhubaut

Manger l’art, c’est bon (photo DR)

mardi 24 février 2009

Slam au Caveau

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 24 février 2009

En conclusion de deux semaines d'animations multiples autour du slam, le Caveau des Dominicains a en a proposé vendredi soir un concert. "Locomotives" de la soirée, le duo La boîte à rimes et le compositeur (en résidence) Jonathan Pontier ont donné à entendre quelques écrits de belle facture, soulignés par nombre de traits musicaux étonnants. Mais l'intérêt de la soirée a résidé pour l'essentiel dans la première partie, celle où une dizaine d'amateurs a donné lecture de textes bien tournés, a fait entendre des séquences vocales travaillées au synthétiseur, à la chambre d'écho, au sampler... Souvent une première !

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Nicola (pour les textes), Cleyo, Raim et Cob Ralf pour les vocalises... (Photo DNA)

vendredi 20 février 2009

Slam à l'ère électro

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 20 février 2009

Les Dominicains de Haute-Alsace poursuivent leur grande session « slam » en ce mois de février. Ainsi, mardi, la troisième et dernière séance de « l'apéro-slam » s'est déroulée au bar guebwillerois « le Wah-Wah ». Ce vendredi, à 20h30, un grand concert se tient au sein du Caveau des Dominicains de Haute-Alsace avec la participation de Jonathan Pontier, de « Fred.H » et « Jhon Do Hazar » et du collectif « la boîte à rimes ». A 19h30, une scène ouverte slam en tout genre est proposée, avec textes et improvisations.

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Le slam s'est invité au « Wah-Wah » trois mardis de suite. (Photo DNA)

samedi 14 février 2009

Entretien avec JLW, la vieille école mulhousienne

Article paru dans Le Quai n°24 (février 2009), journal de l'école supérieure d'art de Mulhouse

Culture Attitude

Entretien avec JLW, la vieille école mulhousienne

L’inauguration des nouveaux locaux de WNE (web radio mulhousienne), au sein de l’association Old School avenue Kennedy, était l’occasion de renouer le contact avec le très controversé agitateur culturel qu’est Jean-Luc Wertenschlag.

Dalia Messara : Depuis ton départ du Noumatrouff en 2002, où as-tu sévi ?

Jean Luc Wertenschlag : J’ai d’abord été salarié de la Fédé Hiero Colmar pour inventer la Plein Air au Natala et en faire un événement souriant durant 9 jours. Puis, la naissance de mes enfants, m’a inspiré la création de Louftibus, un festival jeune public qui se déroule à Bergheim. Musiques, contes et ateliers en plein air sont au programme durant un week-end. La 4e édition aura lieu les 6 et 7 juin prochain…je suis toujours bénévole au sein de l’association.

DM : Tu es aujourd’hui salarié de l’association Old School. Quels sont ses objectifs ?

JLW : Old School a été créée en 2000 pour devenir le support du groupe de hip hop la Vieille Ecole, qui a eu l’occasion de donner des concerts aux 4 coins du monde - USA, Japon, Canada mais aussi aux Eurockéennes de Belfort ou au Printemps de Bourges. Salarié de l’association depuis 1 an seulement, je coordonne des projets pédagogiques, ateliers d’écriture slam et éducation aux médias pour un public jeune (ados, et pré-ados), et notamment des ateliers radio. Nous avons récemment participé à Cité jeunes. Nous allons intervenir dans le cadre du festival Momix, pour la 2e année consécutive fin février, puis en mars au Mois de l’autre, manifestation organisée par la Région et le Rectorat dans les lycées d’Alsace.

DM : Comment vit l’association ?

JLW : Nous avons peu de moyens (une subvention mairie de 5000€). Les projets sont directement financés par les structures partenaires. Pour l’instant, nous avons 4 salariés, Charly (alias DJ Punisher ou Carl Y), Joe, célèbre slameur mulhousien et Franck (anciennement membre du groupe Thierry la Fonderie et cheville ouvrière de l’asso).

DM : Nous sommes dans les nouveaux locaux de WNE, quel est le lien avec Old School ?

JLW : Warum Net Expérience est également une association très liée à Old School. Nous construisons nos projets ensemble. Pour WNE, tout a commencé en 2000 au Nouma avec 7 jours et 7 nuits de diffusion radio en direct live sur le net en non stop (musiques et débats). Aujourd’hui ce sont deux canaux indépendants : 1 diffusé sur radiowne.org qui, de Strasbourg à Bruxelles en passant par Marseille distille une ambiance electro punk radicale sans concession. Le 2e canal c’est wne.fr, la web radio locale qui reste à inventer. Nous menons une réflexion pour en faire une antenne libre et ouverte, un peu comme les radios libres FM dans les années 80. On y diffuse pour l’instant le travail des ateliers pédagogiques ou des concerts enregistrés.

DM : C’est bel et bien le retour de JLW dans le paysage culturel mulhousien….quel est le projet excitant du moment ?

JLW : L’association Old School s’intéresse actuellement aux acteurs culturels qui sont à la recherche d’espaces pour créer et s’exprimer. On pense entre autre à la fermeture de la rue des Verriers et à l’asso Etat des Lieux, au Nummer 7 ou encore au bar les Copains d’abord un peu à l’étroit pour sa programmation. On s’interroge sur le devenir d’un certain patrimoine mulhousien en friche, genre le réfectoire DMC ou encore la Synagogue de Dornach. Old School a d’ailleurs fait appel à Luc Jambois, directeur de l’OGACA, pour mener cette réflexion et rencontrer les acteurs culturels intéressés par la démarche.

DM : Un dernier vœu pour 2009 ?

JLW : Qu’on fasse appel à un artiste mulhousien pour peindre la future façade du nouveau commissariat de Mulhouse. Ou qu’on donne un Canadair à Joan pour repeindre la tour de l’Europe en rose.

Propos recueillis par Dalia Messara

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Photo Pascal Bichain

lundi 9 février 2009

Hier dans l'arrondissement de Guebwiller

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 09 février 2009

Ateliers slam aux Dominicains

Les Dominicains ont accueilli hier après-midi une quinzaine de jeunes pour des ateliers de création "slam". Certainement moins nombreux que les organisateurs ne pouvaient légitimement l'espérer, mais particulièrement motivés, ces stagiaires d'un trop court moment de création en toute liberté ont pu travailler dans trois ateliers différents sous la direction de professionnels : le montage son et le bidouillage électronique avec Jonathan Pontier, compositeur, et Arnaud Masson, l'écriture avec le binôme de La boîte à rime, la manipulation d'objets sonores et des voix avec Étienne Bonaud. Sans thème préconçu, sans canevas musical imposé, sans finalité obligée, ces adolescents ont pu créer en toute liberté, avec des matériels performants, des guides techniques et artistiques compétents et disponibles.

Prochains rendez-vous "slam" les mardis 10 et 17 février au bar le Wah-Wah (rue des Chanoines à Guebwiller), à partir de 19 h, pour des soirées "Un vers dit,un verre offert", et le 20 février aux Dominicains pour une soirée-concert.

Vendredi 20 février à 19 h 30, au Caveau des Dominicains, improvisations et créations "d'amateurs", à 20 h 30, concert de La boîte à rimes et de Jonathan Pontier ; entrée 2 €.

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A Guebwiller, dans le Zig'bus, "leçon de machines" avec Arnaud Masson.

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