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samedi 4 juin 2011

Radio /// Le plein d’émissions, « sur place ou à emporter »

Pour fêter sa première année d’existence, la web radio mulhousienne MNE a lancé hier soir une session live de 72 heures non-stop.

Il y a eu RTL place de la Réunion, il y a maintenant MNE un peu partout en ville. Hier soir, c’était au bar le Passage. « La seule radio où n’importe qui peut faire n’importe quoi », comme l’affiche avec lucidité son slogan, propose pour 72 heures, jusqu’à dimanche soir, des émissions à consommer « sur place ou à emporter ».

Invitée absente et bretzel rongé

Ce lancement — dans la bonne humeur et dans l’à-peu-près — d’un marathon de directs vient en écho au week-end identique de l’année dernière, à l’occasion du lancement de la radio. Pierre Bayon ose, à 17 h, un karaoké solitaire en l’honneur de la chanson française. Puis l’on enchaîne avec l’Agenda bretzel, pendant lequel Francine confie ses soucis : « L’invitée que j’avais prévue pour 19 h m’a appelée à 15 h pour me dire que son appartement était inondé et qu’elle ne pouvait pas venir. Heureusement que Philippe a pu venir à sa place ! »

C’est ça aussi — surtout ? — MNE : des contretemps, des improvisations ( «Nous interrompons le cours de cette émission pour vous annoncer que le collectif Ödl organise un concert exceptionnel le 18 juin, à la Maison des berges »), des plantages techniques au mauvais moment ( «On va passer de la musique… Ah ben non, l’ordi a planté »), des spaghettis de câbles colorés où une Bolognaise ne retrouverait pas ses petits, des interpellations du public qui corrigent ou bousculent les animateurs (« Allez chante, c’est quoi l’air de ta chanson ? »), un bretzel rongé adossé au micro, une grosse économie de moyens pour une ouverture maximale…

N’importe quoi sans doute, mais avec à l’intérieur des pépites qui croustillent. Comme l’interview hier soir de Philippe Schweyer par Francine et Fanfan à l’occasion de la publication d’un livre du photographe Bernard Plossu, comme des sessions musicales qui décoiffent ou des balades radiophoniques qu’on ne peut vivre nulle part ailleurs. Et tant pis si ça grésille et ça cafouille : c’est ça, la vie.

Olivier Chapelle

écouter Retrouver le programme et écouter la radio sur le site web www.radiomne.com.

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Bienvenue dans l’Agenda bretzel de MNE, hier soir dans la cour du bar le Passage. Photo Darek Szuster

dimanche 29 mai 2011

Mode /// Des créatrices à la Vitrine

Trois créatrices de mode ont présenté hier leur savoir-faire à la Vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse.

Leurs œuvres étaient exposées à la Vitrine depuis l’ouverture, en novembre dernier, de cette boutique associative gérée par l’association Old School. Mais samedi, « les filles » ont investi complètement les lieux. Les filles, ce sont trois créatrices alsaciennes, la Mulhousienne Poupet Pounket et les deux Strasbourgeoises Lempkin’s Box et la Dame de lys.

Artisanales et décalées, leurs créations méritaient bien ce coup de projecteur : kitsch rétro assumé, avec les bijoux Belle époque de la Dame de lys, boléros presque sages chez Lempkin’s Box, petites robes baroques aux couleurs estivales pour Poupet Pounket…

« On nous a proposé de faire un zoom sur nous trois, pour montrer un peu plus ce que l’on savait faire », se félicite Poupet Pounket, tout en essayant de classer ses robes par couleurs, de l’orange au bleu. L’activité ne manque pourtant pas pour la jeune Mulhousienne, qui se prépare notamment à exposer ses créations à Paris, dans le cadre du village alsacien que le Comité régional du tourisme va installer place du Palais-Royal, du 16 au 19 juin prochain. La Vitrine comme avant-goût des abords du Louvre, c’est plutôt pas mal !

O.C.

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Les créatrices alsaciennes ont investi la boutique associative d’Old School. Photo Darek Szuster

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 29 mai 2011 - http://www.lalsace.fr)

mardi 24 mai 2011

Webradio /// Orgie de sons et de paroles sur MNE

La webradio Mulhouse Net Experience part en vadrouille dans la ville pour quatre jours de programmes en direct et en public, du 3 au 6 juin.

L’esprit des radios libres bouge encore ! Trente ans tout juste après la libéralisation des ondes, on aurait certes bien du mal à le retrouver sur la bande FM, transformée depuis en zone commerciale vouée à la marchandisation du « temps de cerveau disponible ». En 2011, c’est sur le web, un outil que chacun peut s’approprier à sa manière, que la liberté d’expression et l’ouverture culturelle tous azimuts rayonnent toujours.

L’aventure de la webradio mulhousienne MNE en est une preuve concrète. Animée depuis un an par des bénévoles dans un studio installé au siège de l’association Old School, sa grille des programmes regorge de moments de convivialité et de mixs musicaux sans frontières. On en aura un résumé bien consistant sur un week-end prolongé de programmes en direct. « Un évènement comme celui-ci, c’est une vitrine pour la radio, souligne Julien Pauthier, organisateur du programme. « Mais il s’agit aussi de se rapprocher des auditeurs. Comme le web permet de faire un direct depuis à peu près n’importe où, on peut se permettre de diffuser depuis des lieux assez incongrus, ou adaptés à l’ambiance de l’émission ».

Au moins 25 émissions en trois jours

Certains des bars les plus actifs de la ville sont tout naturellement mobilisés : le Passage (vendredi 3), le Greffier (dimanche 5) et les Copains d’abord (lundi 6) accueillent tous trois MNE pour une soirée. Quel meilleur cadre qu’une librairie, Bisey en l’occurrence, pour écouter une lecture de Philippe Braun (samedi 4 à 15h ?) L’atelier du photographe Dom Poirier est également mis à contribution samedi après-midi. Dimanche matin, le studio mobile débarque sur les berges de l’Ill, égayées comme chaque semaine par les activités gratuites proposées par Vitarue. « La seule radio où n’importe qui peut faire n’importe quoi ! », jure le slogan de MNE : on serait tenté de rajouter, « n’importe où ».

Que l’on se déplace aux quatre coins de Mulhouse pour admirer les animateurs en chair et en os, ou que l’on reste derrière son transistor – sa carte son, pardon -, il va y de toute façon y avoir du bon à se mettre entre les oreilles : vingt-cinq directs sont déjà confirmés à l’heure où nous bouclons. Les émissions phare de la grille habituelle de MNE sont bien sûr au programme. Francine et Fanfan animent pas moins de trois Stammala en trois jours, l’Agenda Bretzel présente sa sélection de festivals, la Ya Town Session de Papa Chouch balance les bonnes vibrations reggae et dancehall, Zenebou World joue sur les idées et les mots, Zone Libre « pète les watts » avec sa sélection de hip-hop local et ses freestyles, la Session slam revient sur la création de l’association Ex Slam Toi... Signalons quelques nouveautés comme Wattsdat Live (du rock à l’electro), ainsi que des évènements comme l’intervention du collectif ODL ou la Mp3 Bagarre entre Fanaf et Billie. Impossible de tout citer, mais le programme complet figure sur le site de la radio. Inutile de préciser que toutes ces émissions peuvent être librement écoutées en différé.

Qui veut passer derrière le micro ?

Et si le programme reste susceptible d’être modifié, c’est que chacun peut encore y trouver sa place. Envie de s’exprimer, de partager sa collection de disques, c’est le moment... Pour paraphraser Jello Biafra : ne vous contentez pas de consommer pas les médias, faites votre propre média ! « Avec les blogs et compagnie, chacun s’est mis à écrire. Mais c’est tout aussi simple de s’exprimer dans un micro », assure Julien. Alors, chiche ?

Sylvain Freyburger

A écouter : du vendredi 3 au lundi 6 sur www.radiomne.com. Programme complet et formulaire de participation sur www.radiomne.com/wemne. Contact : MNE, 53 Avenue Kennedy à Mulhouse – Tél. 03 89 33 11 11

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le vendredi 27 mai 2011 - www.lalsace.fr)

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Animer une émission depuis chez soi, comme Papa Chouch et Daroo de Ya Town, c’est possible avec MNE. (Photo S.F)

mardi 19 avril 2011

Interfriches /// Expériences culinaires et psychédéliques à la mode DMC

L'inventif collectif ÖDL s'amuse dans la friche industrielle DMC la semaine prochaine. L'événement Interfriches #2 vous attend jeudi, entre patrimoine mulhousien du XIXème siècle, expérience culinaire alléchante et claque sonore berlinoise. Prenez le tram en vélo pour y aller !

Entre deux incendies, la magnifique friche industrielle DMC de Mulhouse permet à une foule d'utopistes et d'urbanistes de rêver la ville du futur. Salles de sport ou centre commerciaux, habitations HLM ou auto-promotion, parc public ou cité de la musique, les projets se bousculent pour transformer ces 75 hectares. Seule certitude actuelle : investir de façon ponctuelle cet espace est possible, voire souhaitée. Le Quai, école supérieure d'art ou le festival Météo ont déjà occupé ces bâtiments historiques pour y présenter concerts ou expositions. Le collectif ÖDL est la seule structure non institutionnelle à avoir réussi ce pari. Cette fusion de deux associations, créée suite à la fermeture de « la rue des Verriers », immeuble industriel hébergeant des projets culturels novateurs, est toujours à la recherche d'un local pour développer ses aventures. A cet égard, DMC est un écrin industriel parfait pour abriter les iconoclastes propositions ÖDL. La première session Interfriches l'an passé a convaincu les visiteurs des possibilités immenses des anciennes filatures Dollfus Mieg et Compagnie.

Le problème à toutes vos solutions

Jeudi prochain, ÖDL remet le couvert avec « Interfriches #2 : expériences artistiques du XXIème siècle en territoire industriel ». Démarrage dès 18h en saveurs macrobiotiques avec Ben, cuisinier extra-terrestre de l'indispensable « Nummer Sieben », spécialiste des créations alimentaires surprenantes, à la fois saines et gouleyantes. Poursuite en projection américaine avec « Band in the modern world », un film retraçant la tournée catastrophe - mais finalement plutôt drôle - aux USA du groupe TV Buddhas, entre concerts annulés, spectateurs absents et galères métaphysiques d'un combo underground en balade loin de chez lui. On attaque vers 21h les concerts du soir, toujours dans l'esprit du slogan marketing ÖDL qu'on ne se lasse jamais de transcrire : « Le problème à toutes vos solutions ». Et si c'était vrai ?

Grosse claque sur les oreilles

Premier concert avec les Strasbourgeois « Makadam in Space », officiellement séparés mais reformés rien que pour DMC, avec la promesse de splitter à nouveau juste après ce « one shot ». Découvrez leur folk atmosphérique avec guitares et trompette en avant, avant qu'il ne disparaisse définitivement dans les limbes d'internet. La tête d'affiche de la soirée est originaire de Tel Aviv, mais vit à Berlin. Le trio « TV Buddhas » pratique un rock'n'roll psychédélique avec grosse claque sur vos oreilles. Ce sera sans doute la première fois que la friche DMC accueille du gros son qui secoue avec batterie, certes minimaliste, mais quand même. Une expérience sonore de plus pour les aventuriers ÖDL, dont on attend avec impatience le traitement plastique du bâtiment 75 qu'ils ne manqueront pas d'inventer. A l'arrivée, vous pourrez visiter un DMC radicalement différent la semaine prochaine. Réappropriez-vous l'histoire de la cité du Bollwerk, osez la culture qui défriche, vivez une expérience industrielle qui déménage !

SURFER

Site ÖDL http://ödl.org

Collectif ÖDL : un groupe à rejoindre sur Facebook www.facebook.com

TV Buddhas http://tvbuddhas.com ou www.myspace.com/tvbuddhas

Y ALLER

Interfriches #2 le jeudi 28 avril à partir de 18h à DMC, bâtiment 75, 13 rue de Pfastatt à Mulhouse. Avec Ben Sieben and the Good Seeds (nourritures terrestres, expérience culinaire), Band in the modern world (projection de film catastrophe à 19h), concerts à partir de 21h : Makadam in Space (dark folk, Strasbourg), TV Buddhas (punk garage psyché, Berlin Tel Aviv), Kalmish (tourne-disques, Mulhouse). Entrée 4 euros.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 22 avril 2010 - www.lalsace.fr)

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vendredi 15 avril 2011

Un café avec Clémentine dans La Vitrine

Installée à Mulhouse depuis un an, Clémentine Martinez est illustratrice. Sa matière de prédilection : le café, auquel elle ajoute peinture, brou de noix, épices, sable ou feuilles séchées. Une technique à découvrir samedi dans les locaux de La Vitrine.

Depuis quelques semaines, les clients de La Vitrine, située avenue Kennedy, ainsi que les passants, ont découvert le travail d’une jeune illustratrice, en particulier une série de visages asiatiques, Les orchidacées, dont le trait évoque un carnet de voyage. Les visages et les fleurs s’y côtoient, voire s’entremêlent dans une harmonie parfaite, alors que rien ne les destinait à se rencontrer, si ce n’est l’esprit créatif de Clémentine Martinez. « Dans mon travail, le support est extrêmement important. J’utilise de vieux livres qui possèdent une histoire, trouvés dans des brocantes, ou des papiers récupérés, explique la jeune femme de 26 ans. Le sujet découle ensuite des pages du livre. C’est une communication entre le fond et la forme. Les graphismes vont faire vivre mes dessins. » Dans Les orchidacées, il s’agit de vieilles planches de botanique illustrées.

Installée à Mulhouse depuis un an, Clémentine Martinez est Marseillaise. Elle cultive un goût pour le dessin, l’image, la décoration, le design, la mode et l’accessoirisation depuis son plus jeune âge. Bricoleuse au sens propre du terme, elle aime jouer avec les couleurs, et encore plus les matières.

« L’illustration, c’est du design de l’image »

Après un brevet technique en architecture et décoration au lycée d’arts appliqués de Marseille, elle poursuit ses études par un brevet de technicien supérieur (BTS) en design de mode et choisit de se lancer dans l’illustration. « L’illustration, c’est du design de l’image. Il s’agit de raconter une histoire par le dessin, qui devient ainsi un bel objet, un petit bijou même, car j’aime travailler dans le détail et la minutie », raconte Clémentine Martinez.

La touche très personnelle de Clémentine, c’est l’utilisation de café hyperconcentré comme matière première au bout du pinceau, ou parfois sur un trait de bambou. « J’ai commencé il y a sept ans avec le suc, par accident, puis j’ai essayé d’apprivoiser la matière. Le café se travaille à l’infini et permet d’obtenir des effets plus ou moins intenses, précise l’illustratrice. D’habitude, le café sert de lavis, moi, c’est ma matière principale. » Elle y ajoute de la gouache, de l’acrylique, de l’aquarelle, de la peinture à l’huile, du crayon de couleur, de la bombe et un tas d’autres matières naturelles comme le sable, les épices, les feuilles séchées etc. « C’est de la cuisine. L’intention, c’est le travail de la matière pour obtenir du relief, d’où ce jeu de superposition de techniques », commente-t-elle.

Après quelques séries de visages du monde, l’illustratrice s’est intéressée à l’anatomie, et plus particulièrement à l’ostéologie. « J’adore les personnages et les corps. Pour moi, le crâne est un accessoire comme les autres. C’est très graphique et c’est plus sexy qu’un bassin ou qu’un tibia ! », considère-t-elle. Une dizaine de couches successives et une semaine de travail, séchage compris, ont été nécessaires pour cette « tête de mort » revisitée sur fond d’une roue. Feuilles d’or, perles et broderies

Actuellement, Clémentine Martinez travaille déjà sur un autre thème : celui des armures, des casques et des armes à feu, « avec tous les détails de gravure qu’on trouve sur les armures ». Elle aimerait aussi tenter de nouvelles expériences en incrustant des feuilles d’or, des perles ou des broderies. À son compte depuis quelques mois, la jeune femme s’applique à créer un jeu des 7 familles avec huit autres illustrateurs pour le compte de l’association Ustensibles, cherche des éditeurs et démarche des galeries. Elle expose actuellement à Zee Art, à Strasbourg, et sera présente à la place des Arts les 11 et 12 juin à Strasbourg pour une performance. Demain, toute la journée, elle réalisera un diptyque de 100 cm sur 140 cm dans la devanture de La Vitrine. Deux toiles, deux chevalets dirigés vers l’extérieur, des pinceaux, de la gouache, et surtout, deux litres de café !

Y ALLER
Samedi 16 avril, de 10 h à 19 h, à La Vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse. Tél. : 03.89.33.11.11.

CONTACTER
Clémentine Martinez, 06.21.97.14.02. Ses illustrations sont visibles sur www.fruitconfit.blogspot.com

Céline Bechler

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Samedi, Clémentine Martinez réalisera un diptyque sous les yeux des passants dans la devanture de La Vitrine, avenue Kennedy, en mêlant plusieurs techniques, dont celle au café. Photo Dom Poirier

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le vendredi 15 avril 2011 - www.lalsace.fr)

dimanche 20 mars 2011

Slam /// Tribune libre pour la poésie de l'urgence

Le slam est un art oratoire particulier, car ouvert à toutes et à tous. Généreuse et populaire, cette pratique de la langue sans tabou se transforme souvent en tribune libre où tout devient possible, de la poésie à la psychologie, de la politique à l'amour, de l'ego surdimensionné au collectivisme absolu. Les rendez-vous sont multiples dans les jours prochains : goûtez au moins !

La grosse actualité slam dans les semaines à venir est une bonne occasion de rencontrer Jo et Frantz, les deux piliers haut-rhinois du genre, porteurs des collectifs « Boîte à Rimes » et « Ex Slam Toi ». Commençons par la question indispensable : mais quel est donc cet art étrange ? Pour Jonathan Rauscher, le slam est « un événement où les gens se retrouvent pour dire des textes, où l'entrée est toujours gratuite, où il n'existe aucune distinction entre les participants, de sexe, de religion, d'argent ou autre, où un verre est offert au premier vers dit ». Mais chaque slameur a se propre définition du mouvement. La preuve par Frantz : « le slam c'est la liberté de penser, d'écrire, de dire et d'y repenser ». Evénement populaire, moment d'émotions, tribune libre permettant de donner la parole à qui veut la prendre, le slam est effectivement une pratique plutôt étonnante dans le paysage culturel : chaque spectateur est invité à devenir « spec'acteur », à monter sur scène, à participer au-delà d'une consommation passive des mots produits par d'autres. Vous aurez compris que la nouvelle association « Ex Slam Toi » est à la recherche de participants motivés par la palabre : au-delà des soirées programmées, vous pouvez venir les rencontrer un jeudi sur deux dans un bistrot transformé en forum.

Jouer avec les mots

Votre agenda slam démarre cette semaine sous le label du ministère de la culture, qui se met à la mode urbaine avec la déclinaison slam de l'opération « Dis moi dix mots dans tous les sens » réalisée dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie en ce moment. Il s'agit de jouer avec choeur – avec – accueillant – main – agapes – fil – harmonieusement – cordée – complice – réseauté. Vous pouvez ainsi rédiger textes, poésies, déclamations, manifestes ou autres harangues pour les présenter sur scène, dès demain à la Kunsthalle Mulhouse ou à Etuefont dans le territoire de Belfort, ou mardi dans le bar « Aux Copains d'Abord », toujours à Mulhouse. Et n'oubliez pas : tout le monde peut être slameur, serait-ce une seule fois. Et dans le petit monde des amis de la « tchatche », vous trouverez toujours quelqu'un pour vous aider à préparer votre texte ou votre diction. Parce que n'importe qui peut dire n'importe quoi ?

Voter bleu, rose ou blanc

Si vous êtes sportif dans l'âme et que les mots vous amusent, vous pouvez également vous inscrire à la « coupe de la ligue » et espérer gagner un voyage à Tours pour représenter l'Alsace. Et comme tout est possible dans l'aventure des mots, vous pouvez aussi vous défouler et dire du mal de qui vous voulez. Ou du bien. Ou les deux. Le meilleur, c'est qu'on peut se répondre sur scène, se libérer des maux, parler de soi, évoquer l'urgence sociale ou la beauté des géraniums, la plaisir de voter bleu, rose ou blanc ou la nécessité de planter des éoliennes partout. La liberté est totale, le plaisir souvent au rendez-vous, les sentiments s'envolent entre les phrases … Ensemble, tout devient possible ... ou passable ? Venez écouter, participer, applaudir, rire, sinon vous ne saurez jamais !

SURFER

Y ALLER L'agenda régional du slam :

  • Samedi 19 mars de 13h30 à 14h30 : scène ouverte slam à la Kunsthalle, centre d'art contemporain, 16 rue de la Fonderie à Mulhouse, suivie d'une visite guidée de l'exposition « Salons de lecture » à 15h
  • Samedi 19 mars en soirée à la salle des fêtes d'Etueffont (territoire de Belfort), atelier d'écriture pour découvrir le slam avec Sens Scrupule.
  • Mardi 22 mars : Scène slam « Dis moi dix mots dans tous les sens » aux Copains d'Abord, 13 rue Louis Pasteur à Mulhouse à partir de 20h30.
  • Un jeudi soir sur deux au Duplex, 6 rue des Tondeurs à Mulhouse, rencontre slam, scène d'entraînement en présence de musiciens, forum et plus. Prochaines réunions ouvertes à tous les 24 mars et 7 avril.
  • Samedi 9 avril 20h30 à Marckolsheim (67) : lancement de la Ligue Slam de France en présence de nombreux slameurs, dont U-Bic et JDHZ.
  • Mardi 19 avril 20h30 : Sélection Coupe de la Ligue Slam de France, tournoi de qualification aux Copains d'Abord à Mulhouse.

(extrait du quotidien régional L'Alsace du 18 mars 2011 - www.lalsace.fr)

dimanche 30 janvier 2011

Une « Vitrine » pour les créateurs d'ici

Vêtements, toiles, bijoux, jeux, albums, mobilier customisé... Entre galerie d’art et boutique classique, La Vitrine de l’association Old School est une nouvelle adresse dédiée à la création locale.

L'association Old School a décidément de la suite dans les idées. Déjà radio associative, agence artistique, accompagnateur de projets culturels..., ce collectif mulhousien vient d’ajouter une corde de plus à son arc avec l’ouverture de La Vitrine. Dédiée quasi exclusivement à la création locale, cette nouvelle adresse située avenue Kennedy, à mi-chemin entre la galerie d’art et la boutique classique, pourrait rapidement devenir incontournable tant son concept est rafraîchissant. Car ici, point d’objets formatés pour une diffusion massive mais place aux créations originales et aux mo- dèles uniques. Des vêtements signés 100x ni L’oie ou Poupet Pounket, des toiles de Fanny Delqué, des BD de Joan et ses complices, des bijoux mais aussi des jeux, des albums du label musical de référence alsacien Herzfeld... « Même le mobilier est en partie à vendre, sourit Alex Weisbeck, qui tient La Vitrine avec Alex Boillot, tous deux salariés de l’association Old School. On est parti du constat qu’il existait un vrai manque de visibilité et, plus encore, un lieu de diffusion pour les créateurs d’ici, même si certains sont déjà présents sur Internet. On leur propose, sous forme de dépôt-vente, un vrai coup de projecteur visible par tous. »

Rencontres et animations

Si les créations vendues sont par définition uniques, La Vitrine se donne pour objectif de les mettre à la portée de tous. « Notre lieu doit parler à tout le monde, quel que soit le style ou l’âge, souligne Alex Weisbeck. depuis notre ouverture fin novembre, les réactions sont positives. Beaucoup de nos clients nous posent des questions sur les créateurs, sur la fabrication... » Vrai lieu de vie et de convivialité avec son coin lecture et ses fauteuils propices à la discussion, La Vitrine va encore gagner en consistance au fil des semaines avec un programme régu- lier de rencontres et d’animations avec des créateurs. « Nous allons aussi développer la partie édition et musique du lieu. L’ensemble de nos produits proviennent de nos réseaux mais des artistes viennent aussi de plus en plus nous voir spontanément pour nous démarcher. Nous fonctionnons beaucoup au coup de cœur. L’idée étant bien entendu de renouveler régulièrement nos collections... » et ceux qui sont déjà allés faire un tour à La Vitrine vous le diront : l’art est à la portée de toutes les bourses. De 2 euros le crayon de menuisier « spécial filles » à 500 euros la valise customisée, c’est dire si la fourchette de prix est large...

La Vitrine, 53, avenue Kennedy. Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h, le samedi de 10h à 19h. Renseignements : 03 89 33 11 11 - www.danslavitrine.com

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"La Vitrine est un lieu qui doit parler à tout le monde" estime Alex Weisbeck de l'association Old School

(extrait de L'Echo Mulhouse No 331 de février 2011 - www.mulhouse.fr)

jeudi 27 janvier 2011

Disk Cover Lucie & Denum au Cargo Bar

Quand La Petite Lucie rencontre Denum, ce n'est pas anodin. C'est une performance!. En effet, le petit personnage de Joan se la joue en ce moment sur des pochettes de 33 tours du côté de Bâle en Suisse, au Cargo Bar. Avec Denum sur scène pour lancer son exposition, La Petite Lucie était aux anges, son papa aussi. C'était explosif, décalé, bourré d'humour et plus encore! Denum sera sur scène ce 3 février au Noumatrouff. Et l'expo de Joan "Disk Cover Lucie" est à voir jusqu'au 6 mars... Attention les absents auront tort!

Disk Cover Lucie jusqu'au 6 mars

www.cargobar.ch/cargobar/aktuell.html

Jeudi 3 février - Electro Trash / 20h

ÖDL présente, en partenariat avec Hiéro:

DENUM + Dj Bouto & Alf Brozzer + Pski Parasite

Hassna Ouali

Retrouvez les photos de la soirée :

www.citin.fr/photos/view/144.html

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(extrait de Citin et du journal L'Alsace du 27 janvier 2011 - www.citin.fr - www.lalsace.fr)

vendredi 7 janvier 2011

Web /// Trois jours d’ondes positives avec la radio MNE

Avec une trentaine d’émissions en public et principalement hors les murs, la webradio Mulhouse Net Expérience (MNE) offre ce week-end un aperçu de ses programmes et de sa liberté de ton.

Pour faire vivre la webradio Mulhouse Net Expérience (MNE), animateurs et techniciens vont aller à la rencontre du public, dès aujourd’hui, pour trois jours d’émissions. Un concentré des programmes proposés sur www.radiomne.com. « Chaque semaine, nous réalisons dix à vingt heures de direct, explique Jean-Luc Wertenschlag, à l’origine de la radio. Il y a beaucoup d’émissions musicales, mais aussi des débats, des échanges, des lectures, car la parole est au centre de notre projet », poursuit-il.

Alors que la radio MNE diffuse une quinzaine d’émissions hebdomadaires, soit deux à trois par jour, à partir de demain, le rythme s’intensifie avec 27 émissions en direct et en public. « C’est une rencontre avec les Mulhousiens. Il n’y a rien de tel que les émissions en public pour favoriser l’échange », indique Jean-Luc Wertenschlag. Une manière aussi pour radio MNE d’être visible, d’élargir son public et de donner envie à des bénévoles de rejoindre l’équipe. « Notre radio reste assez confidentielle, confirme Marlène Fritsch, animatrice de l’Agenda Bretzel. Nous aimerions la développer pour être un média à part entière dans la région. »

Intense, donc, le programme de ces trois jours, élaboré en fonction des lieux où seront diffusées les émissions : le studio MNE bien sûr, les bars L’Avenue, le Greffier, le Café Rey, le club Insomnia, mais aussi la librairie Bisey et la bibliothèque des Coteaux. Extraits choisis.

Aujourd’hui : 15 h à 16 h, duplex tchèque Paris@Prague avec Yves Tenret vs Amande In ; 16 h à 17 h, lancement officiel du week-end en direct des studios 53, avenue Kennedy à Mulhouse ; 17 h à 19 h, Green Bunker, electro downtempo par Devilla ; 19 h à 20 h, Stammala avec Fanfan et Francine ; 22 h à 23 h, Tribal Sound, musiques urbaines ou de la jungle par Dog Jam ; 23 h à 1 h, Ya Town Session, ragga de Papa Chouch et Daroo.

Samedi 8 janvier : 5 h à 13 h, « viens faire une émission si tu oses » ; 13 h à 14 h, Les fils du heavy avec Franckyboule ; 14 h à 16 h, en direct de la bibliothèque des Coteaux, Zenebou World, 16 h à 16 h 30, Interlude par Lévi, en direct du café Rey ; 16 h 30 à 17 h 30, en direct de la librairie Bisey, Les Mines de l’introspection, lecture par Philippe Braun ; 17 h 30 à 19 h, Et cologie ? par Fabio : « Collectivisons-nous pour sauver la planète » avec Djamila Sonzogni ; 19 h à 20 h 30, stammtisch radiophonique par Fanfan et Francine avec DJ Bush ; 20 h 30 à 21 h 30, Green Bunker par Devilla ; 21 h 30 à 22 h 30, Blind Test ; 22 h 30 à 1 h, du reggae à la drum’n’bass par DJ Martial.

Dimanche 9 janvier : 5 h à 9 h, « viens faire une émission pour savoir si tu as quelque chose à dire » ; 9 h à 11 h, littérature alsacienne et cinéma allemand, extraits d’œuvres d’écrivains alsaciens, présentation de films en allemand par Philippe Braun ; 14 h à 16 h, Zone Libre pète les watts ! 16 h à 17 h, Sex is rock’n’roll, lecture radiophonique à ne pas mettre entre toutes les oreilles… par Lucie Lux ; 18 h 30 à 19 h 30, L’Agenda Bretzel par Marlène et Pierre ; 20 h 30 à 22 h 30, Talk Show the Flowrider’s, one man show présenté par Crazy Candy.

C.Be.

SE RENSEIGNER Week-end « 72 h non-stop » les 7, 8 et 9 janvier. Tél. : 03.89.33.11.11. Programme détaillé sur www.radiomne.com Accès libre aux émissions dans la limite des places disponibles.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 7 janvier 2011 - www.lalsace.fr)

pierre_marlene.jpg Les animateurs de la radio MNE se relayeront pendant trois jours pour 27 émissions en direct et en public. Archives Dom Poirier

mardi 4 janvier 2011

Radio libre /// Emissions sur place ou à emporter

« La seule radio où n'importe qui peut faire n'importe quoi » … Le slogan populiste de radio MNE est à tester sur le terrain ce week-end, à l'occasion d'une performance sonore de 72 heures à vivre sur internet, à la bibliothèque, dans son téléphone ou au bistrot.

MNE, alias Mulhouse Net Expérience, est une jeune radio mulhousienne diffusant en ligne et sur smartphone. Après une naissance remarquée en mai dernier avec 72 heures de live non-stop, le collectif de soixante membres remet le couvert à partir de cet après-midi. Avec 33 programmes différents réalisés l'an passé, représentant plus de 500 heures de direct, l'existant est déjà conséquent, surfant entre débats culturels, saillies électro, live hip-hop, talk-shows érotiques, en passant par toute la gamme des paroles et des musiques du monde, punk, Colombie, rock, San Francisco, reggae, Bangkok, pop, Barcelone, slam …

Nous avons les moyens de vous faire parler

Les émissions se suivent et ne se ressemblent pas sur MNE. Vous l'entendrez ce week-end. Piochons quelques productions parmi ces trois jours éclectiques … Démarrage à Prague vendredi 15h avec un triplex Mulhouse – Paris – République Tchèque mené par Yves Tenret qui reçoit la jeune artiste contemporaine Amande In. On navigue ensuite downtempo avec « Green Bunker », sélection musicale tout en douceurs, avant de retrouver à 19h l'émission-phare de la MNE, « Stammala », Stammtisch radiophonique avec micros qui cramouillent, invités qui bafouillent et MC Fanfan & Francine qui déroulent. On retrouve d'ailleurs ce fameux débat blabla pendant les trois jours. La soirée sera totalement musicale à partir de 20h, avec le Flower Power de « 70's Dreams », « Groove on » par dj Tal, « Ya Town Session », reggae en direct de l'Avenue pour transformer ton appartement en dancehall, « Tribal Sound » ou la jungle urbaine vers minuit, avant de terminer à la discothèque l'Insomnia jusqu'au bout de la nuit. De quoi justifier l'autre slogan MNE sur les moyens de vous faire parler ...

Sex is rock'n'roll

Samedi 8 janvier journée culture, avec « Zenebou World », parcours poétique en direct de la bibliothèque des Coteaux à partir de 14h, suivi des lectures des « Mines de l'Introspection », un livre à écouter directement de la bouche de son auteur. On se retrouve en direct du café Rey à 17h30 pour « Et Cologie? » qui reçoit Djamila Sonzogni, porte-parole nationale des Verts. La suite sera punk glam reggae drum'n'bass easy listening musiques urbaines… Voire plus !

Au menu dimanche, cinéma & littérature pour se réveiller à 10h, rock progressif pour se replonger dans le passé, avant d'attaquer le gros morceau de rock'n'roll bien saignant : « The mad mad world of dj Bush », tranche hallucinée d'énergie 50's, à écouter à 13h. Grand classique MNE ensuite à 14h, avec « Zone Libre pète les watts », deux heures de hip-hop à donf, avec live s'il vous plaît. On se calme ensuite, niveau décibels au moins, avec la lecture créative du livre culte « Sex is rock'n'roll » à 16h, suivi de l'indispensable « Agenda Bretzel » à 18h30, pour tout savoir sur les concerts de la grande région Est, et surtout en Suisse et en Allemagne. Après le « Stammala » dominical, on retrouve Crazy Candy en direct du Greffier, pour un talk-show the Flowrider's à 20h30, et une fin de soirée signée crazyhotsister.com …

Vous aurez remarqué qu'il reste quelques blancs dans la programmation. Tant mieux, c'est pour permettre à chacun de se lancer dans la production radiophonique. MNE propose des ateliers éducation aux médias pour que vous puissiez aussi vivre la création sonore de l'intérieur. La seule radio où n'importe qui peut faire n'importe quoi … Oui, mais pas n'importe comment !

Y ALLER

Tous les directs sont ouverts au public, lieux à Mulhouse :

Studio MNE 53 avenue Kennedy tél. 03 89 33 11 11

Bibliothèque des Coteaux 8 rue Pierre Loti

Le Greffier 16 rue de la Loi

Café Rey 4 place de la République

L'Avenue 8 boulevard de l'Europe

ÉCOUTER

Radio MNE www.radiomne.com

Au programme (modifications possibles) aujourd'hui vendredi : 15h Paris@Prague, 17h Green Bunker, 19h Stammala, 20h 70's Dreams, 21h Groove on, 22h Ya Town session, minuit Tribal Sound. Samedi 1h Live à l'Insomnia, 14h Zenebou World, 16h30 les Mines de l'Introspection, 17h30 Et Cologie ?, 19h Stammala, 20h30 Green Bunker, 21h30 Blind Test, 22h30 dj Martial. Dimanche : 2h Tribal Sound, 10h littérature & cinéma, 11h Il était une fois le rock prog, 13h the mad mad world of dj Bush, 14h Zone Libre, 16h Sex is rock'n'roll, 18h30 l'Agenda Bretzel, 19h30 Stammala, 20h30 Talk show the Flowrider's + Crazyhotsister.com show.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 7 janvier 2011 - www.lalsace.fr)

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Marlène présente l'agenda Bretzel dimanche (photo Marianne Maric)



samedi 27 novembre 2010

Création /// Une Vitrine pas comme les autres

Depuis mercredi, une galerie pas tout à fait comme les autres a ouvert au 53, avenue Kennedy à Mulhouse. La Vitrine est un joyeux mix entre une boutique de bric et de broc et une galerie chic et choc.

Avenue Kennedy, il y a souvent des enseignes qui ferment. Mais pas seulement. Exemple cette semaine avec l’ouverture de la Vitrine, au numéro 53, dans l’ancien local d’une agence immobilière. Au premier coup d’œil, on se dit que cette Vitrine, c’est une boutique. En y regardant de plus près, ça ressemble à une galerie d’art. De l’art soit, mais de l’art qui ne se prend pas trop au sérieux. « Notre concept est d’être un peu entre les deux, explique Alex Weisbeck, qui anime le lieu avec Alex Boillot. Le principe est d’exposer et de vendre les objets des créateurs locaux. » Pour l’ouverture, on trouve des toiles de Fanny Delqué, des photomontages de Muriel Collin, des habits de Poupet Pounket et 100 X ni L’oie, des bijoux de Lempkin’s Box et La Dame de Lys, des CD collectors de La vieille école… Bref, un vrai bric-à-brac de bon goût, à des prix tout à fait honnêtes. « C’est aussi une de nos spécificités, souligne Alex W. Ici tout est à vendre et on n’a pas peur de mettre les prix. » Un salon aussi

Sans même tenir compte des cartes postales, on trouve des crayons de menuisier pour fille à partir de 2 € et les toiles les plus chères ne dépassent pas les 500 €. Autre point positif pour cet espace d’une cinquantaine de m² géré par l’association Old School : la Vitrine est aussi un salon où l’on cause, où on lit des revues artistiques hautement recommandables, le journal L’Alsace et où l’on papote de l’air du temps et de l’art du moment. Les deux Alex promettent de faire tourner les créations pour ne pas lasser les visiteurs. Une vraie Vitrine magique, donc, mais de bon goût !

Laurent Gentilhomme

Y ALLER La Vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse. Ouvert du mardi au vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 19 h. Le samedi de 10 h à 19 h. Ouverture les dimanches 12 et 19 décembre. www.danslavitrine.com

(article paru dans le journal L'Alsace le 25 novembre 2010 - www.lalsace.fr)

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Habits de créateurs, toiles d’artistes, objets de bricoleurs, la Vitrine innove. Photo Dom Poirier

lundi 6 septembre 2010

Old School soutient le Chantier enchanté

Article paru dans l'Echo Mulhousien n°326 du mois de septembre 2010 consultable en pdf ici

laurence mellinger

l'echo mulhousien/chantier enchanté

jeudi 2 septembre 2010

La parole en liberté

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 02/09/10.

pierre&marlène

Lors de son lancement, fin mai dernier, Radio MNE a réalisé plus de 60 heures de direct et ce sans interruption. (Photo DNA - Cathy Kohler)

Indépendance de ton et programmation musicale originale : Radio MNE, nouvel arrivé dans le paysage médiatique mulhousien, bouscule les codes de ce milieu. Au sein de cette webradio associative, les auditeurs ne se contentent pas d'écouter mais saisissent l'antenne.

Armée d'un équipage éclectique d'animateurs plus déjantés les uns que les autres, Radio Mulhouse Net Expérience (MNE) jette un pavé dans le paysage médiatique local. Cette webradio associative, lancée fin mai dernier, revendique un retour aux sources de la liberté de parole. « Nous voulons diffuser des émissions qui s'inscrivent dans la même veine que les radios libres des années 80. Nous privilégions l'expression sans limites exceptées celles du racisme, de l'homophobie et de l'antisémitisme », précise Franck Richard, coordinateur des ateliers slam et éducation aux médias à Old School.

« Il faut que les Mulhousiens s'emparent de cette plate-forme de libre expression »

Encadrée par les neuf salariés de cette structure (bientôt 14 car cinq postes sont à pourvoir, voir DNA du 14/08), une partie de la cinquantaine de bénévoles anime ce nouveau support de diffusion de l'information culturelle. « La grille des programmes se dessine progressivement, nous avons déjà quelques rendez-vous réguliers (lire papier ci-dessous). Les intervenants sont autonomes, ils réalisent les émissions qui leur correspondent. Radio MNE diffuse et étudie tous les styles musicaux et aborde autant l'actualité, que l'écologie ou le sexe », détaille Franck Richard.

Radio MNE se refuse d'être l'expression d'un parti politique, d'une institution financière ou d'une instance religieuse. Outre son indépendance, elle revendique son statut de lieu de rencontres et d'échanges entre les différentes classes sociales, générations et communautés. « Mulhouse a besoin de mettre en valeur sa diversité culturelle. Cette ville est riche de 150 nationalités mais on peine à savoir où découvrir leurs musiques, leurs traditions. Sommes-nous obligés de passer par un kebab pour rencontrer un Turc ? Il faut que les Mulhousiens s'emparent de cette plate-forme de libre expression », relève agacé Jean-Luc Wertenschlag, chargé du développement à Old School.

Hors des sentiers de la logique commerciale

Radio MNE défend donc un idéal basé sur la proximité - les artistes locaux sont privilégiés - la solidarité et le partage des connaissances, le tout hors des sentiers de la logique commerciale. « C'est l'un des avantages du Web, l'absence d'impératif d'audimat. On aimerait être évidemment très écoutés mais, actuellement, c'est le contenu des émissions qui compte le plus. Le reste viendra plus tard... », assure Franck Richard.

Inès Lazibi.

A écouter, 24 h/24, sur www.radiomne.com. Le local est situé au siège d'Old School au 53, avenue Kennedy à Mulhouse. Renseignements et contacts au Tél: 03 89 33 11 11 ou sur radiomne@old-school.fr

L'univers sexe de Lux

Article des Dernières Nouvelles d'Alsace paru le 02/09/10.

LucieLux

Dans son premier roman, Je ne m'ennuie jamais toute seule, Lucie Lux aborde la masturbation féminine. (Photo DNA - Cathy Kohler)

Lucie Lux anime, tous les mois sur Radio MNE, une émission « lubrico-ludique » où, entourée de chroniqueurs, elle aborde frontalement le thème de la sexualité. Attention, mineurs et puritains s'abstenir...

Gorges profondes : l'intitulé de l'émission radiophonique de Lucie Lux est volontairement provocateur mais si évocateur de l'univers dans lequel cette mystérieuse écrivain évolue. « Il s'agit du titre d'un film pornographique de Gerard Damiano qui, à sa sortie en salle en 1972, avait défrayé la chronique américaine. C'était encore l'époque où ce genre de long-métrage était diffusé dans les cinémas, c'était la période du porno chic », déclare - un peu nostalgique ? - cette animatrice de Radio MNE.

«La fellation, toujours avec un préservatif»

Entourée d'un noyau dur de trois chroniqueurs, dont un homme, elle décrypte, une heure par mois, une facette de notre sexualité. Ses premières émissions, diffusées depuis fin mai, ont tenté de pénétrer les mystères de la fellation - « toujours avec un préservatif, mesdemoiselles », conseille-t-elle - de la sodomie et du cunilingus. « Lors de nos interventions, on se base sur nos expériences personnelles et quelques informations glanées dans des bouquins ou sur Internet, explique Lucie Lux. Le fait d'avoir un homme dans l'émission nous permet de lui poser des questions qu'on n'aborderait pas forcément avec notre partenaire .» Gorges profondes s'adresse à toutes les personnes qui, quel que soit leur âge ou leur orientation sexuelle, s'interrogent sur ce domaine et ne trouve pas forcément un proche auprès de qui se confier.

La masturbation féminine, encore tabou ?

Malgré la libération sexuelle de mai 68 qui, selon Lucie Lux, « n'a pas été d'une grande efficacité même si quelques pratiques ont été désacralisées », le chemin pour une démystification totale du sexe est encore long. « Ce n'est pas parce que, grâce au Web, on a accès plus facilement à des informations sur ce sujet que les mentalités évoluent pour autant. La démocratisation des sextoys n'empêche pas une bonne partie de la population de trouver cela encore dégradant », souligne-t-elle. Ce thème la touche tout particulièrement puisque la trame de son premier livre, Je ne m'ennuie jamais toute seule, relate la relation addictive d'une femme à son godemichet.

I.L.

A écouter en podcast sur www.radiomne.com

vendredi 20 août 2010

MNE, la web-radio « avec des vrais gens à l’intérieur »

(article paru dans L'Alsace le 19/08/10)

(Photo: Darek Szuster)

Mulhouse net experience — MNE — aura bientôt 3 mois et s’apprête à pousser le volume.

Ce jour-là, histoire de se roder pour la rentrée, ils avaient préparé un direct avec Cali, en Colombie où Vanessa, une de leurs collègues, colombienne, est en vacances. Prévue pour 15 h 30, l’émission démarre avec pas mal de retard, avant que la liaison ne soit finalement… interrompue. Problèmes techniques en rafale. Du coup, repli tactique sur un duplex avec Paris et Viviana, la sœur de Vanessa. Le tout, entrecoupé de grands éclats de rires, de quelques morceaux de cumbia, mais aussi d’intéressants témoignages sur le pays du cartel de Medellin, des Farc et d’Ingrid Betancourt et aussi d’une société à deux vitesses, celle où l’on survit entre chômage et insécurité et celle, où l’on croise en limousine sur les belles artères de Bogota. Car, Radio MNE, ce n’est pas que de l’impro, un joyeux bazar, c’est, délibérément, une web radio du net, pas comme les autres : « La plupart, c’est des ordinateurs, présidés par un ordinateur, dont le secrétaire est un ordinateur, nous, c’est une web-radio avec des vrais gens à l’intérieur », définit Jean-Luc Wertenschlag, l’un des hommes-clé du nouveau media mulhousien.

« L’esprit des premières radios associatives »

« Notre but, définit J-L W, c’est de retrouver l’esprit des premières radios associatives des années 70, 80, mais sur le web, ou dans ta poche, si tu télécharges une émission sur ton I-phone… La radio n’est qu’un outil, pour permettre à des gens très différents, à toutes les tribus musicales imaginables, de se rencontrer ».

Depuis son mémorable « 72 heures de direct non-stop » inaugural, fin mai, MNE tâche de transcender ce credo avec une trentaine d’émissions, qui ont déjà connu une première diffusion : entre « l’agenda Bretzel » du mardi, avec Pierre et Marlène, qui égrène tous les événements où il faut être entre Bâle, Mulhouse et Fribourg, et ce « Mad world of DJ Bush », où l’on découvre « des musiques jamais entendues ». Des débats aussi, des rencontres, de quoi percer l’enveloppe ébouriffée du slogan : « La seule radio où n’importe qui peut faire n’importe quoi, mais pas n’importe comment ». Car, derrière, il y a un pack de valeurs que Jean-Luc Wertenschlag déballe, pêle-mêle : « Humour, éducation populaire, liberté, anti-racisme, solidarité, échanges culturels ». Et, après un temps : « Mais tu peux aussi faire une émission sur le tuning ! ». Tout cela, porté par un esprit, une structure et des personnages, dont l’histoire a commencé bien avant MNE (voir ci-dessous), et dont le dernier avatar est l’association Old School, laquelle fait encore bien autre chose que de la radio.

Texte : Luc Marck

jeudi 12 août 2010

eRikM, le platiniste du déséquilibre

Plasticien, compositeur, musicien, eRikM est un artiste polymorphe et hyperactif d'origine mulhousienne. A l'invitation du festival météo, il revient dans sa ville natale pour une carte blanche de toutes les couleurs.

Il fait partie de ceux qui ont donné aux platines de DJ leurs lettres de noblesse en dehors des dancefloors des discothèques. Membre dans sa prime jeunesse des groupes précurseurs Daddy Long Legs ou Kill the Thrill, eRikM a depuis parcouru un chemin impressionnant, s'installant à la friche Belle de Mai à Marseille, multipliant les collaborations et les créations dans le monde entier. Le réjouissant festival météo, démarrage le 12 août au parc Salvator, invite l'enfant prodige à partager ses rencontres, à travers une carte blanche itinérante le 22 août, un concert à DMC le 26 et un atelier «austral» ...

Jogging sundgauvien

Le voyage en autocar du dimanche 22 août s'annonce curieux et vagabond, mélangeant allègrement découverte de lieux dédiés à l'art contemporain et de performances secouées. A l'heure du déjeuner, après la visite de l'expo MoNo à l'espace Gantner de Bourogne, on dégustera sans se déplacer Norbert Möslang en hors d'oeuvre. Cet aventurier suisse, l'un des mentors d'eRikM, moitié du duo Voice Crack disparu en 2002 - après avoir joué sous le théâtre de la Sinne en 1969 (!), a représenté la Confédération Hélvétique à la Biennale de Venise en 2001. Artiste visuel et sonore, il fut l'un des premiers à détourner les objets électroniques du quotidien «électroménagé» dès les années 70. On file ensuite au CRAC d'Altkirch pour accompagner le «Jogging» de Natacha Muslera, chanteuse performeuse qui aime courir sur un tapis roulant jusqu'à l'épuisement … Avant-dernière étape de ce périple campagnard, la FABRIKculture d'Hégenheim, où eRikM s'acoquine avec dj Sniff, platiniste japonais installé à Amsterdam, responsable d'un centre de recherche et de développement sur le son, un genre d'IRCAM en plus alternatif. En soirée, rendez-vous final à la Kunsthalle de Mulhouse et changement de génération pour vivre l'installation de Julien Clauss, jeune Strasbourgeois vivant entre Marseille et la Drôme. Que va nous proposer cet adepte de radio dans la nature, de vibrations radicales et de concerts audio-tactiles ? Peut-être une combinaison à revêtir pour sentir physiquement les sons qui nous transperceront ...

Expérience industrielle à DMC

Les aficionados de météo, les Mulhousiens qui aiment leur ville et les curieux de l'oreille ne rateront pas la suite des pérégrinations d'eRikM le 26 août sur le site des anciennes usines DMC. Lieu propice s'il en est pour du son industriel à son meilleur, une expérience en compagnie de FM Einheit, percussionniste des mythiques Einstürzende Neubauten. Et ceux qui en veulent toujours plus s'inscriront au stage «Austral», une semaine de création et d'improvisations dont l'issue est heureusement incertaine ….

Ce retour vitaminé d'eRikM dans la ville de son enfance s'annonce fertile en rebondissements. L'artiste désormais phocéen est reconnaissant à Adrien Chiquet, maître des cérémonies «météorologiques», d'être le moteur d'un festival central au niveau européen, qui permet de voir ce qui n'existe pas ailleurs, loin de toute frilosité culturelle. Programmé en fin d'année au Japon et en Asie, eRikM reste cependant accro à la cité du Bollwerk dans l'âme. «Chez moi, c'est Mulhouse, pas Marseille. Mes copains d'enfance, mes amis, ma famille sont ici. Et la ville a changé, s'est embellie. Il y a des moyens ici qui n'existent pas dans le sud. Les propositions culturelles sont impressionnantes, surtout avec les villes à côté. Et les jeunes d'ÖDL vont finir par avoir un lieu pour remplacer la Verrerie. Juste, les numéros des bus ont changé, ça m'énerve, il faudrait revenir aux anciens numéros (rires). Mais je resterai à Marseille pour la lumière et la qualité de la vie ...»

Y ALLER

  • 27e édition du festival météo jusqu'au 28 août à Mulhouse ville et campagne.
  • Journée «in bus with eRikM» le dimanche 22 août : départ du bus à 11h à la Kunsthalle Mulhouse, Norbert Möslang à 12h30 à l'espace multimédia Gantner de Bourogne (90), Natacha Muslera à 15h30 au CRAC Altkirch, eRikM + DJ Sniff à 19h à la FABRIKculture à Hégenheim, Julien Clauss à 21h à la Kunsthalle Mulhouse.
  • Stage eRikM du 23 au 27 août au conservatoire.
  • ErikM & FM Einheit + Maja Ratkje solo le 26 août à 17h30 à la friche DMC. Expo MoNo jusqu'au 18 septembre à l'espace Gantner Bourogne.


SURFER

(article paru le vendredi 13 août 2010 dans le quotidien régional L'Alsace - www.lalsace.fr/)

vendredi 28 mai 2010

Multimédia /// Un week-end de radio vraiment très libre

Aujourd’hui à 12 h, c’est parti pour 60 heures de radio en direct de Mulhouse, grâce à la (re) naissance de MNE, une expérience sur le net, ouverte à tous, menée par l’association Old School.

« Ici, n’importe qui peut faire n’importe quoi, mais pas n’importe comment. » Jean-Luc Wertenschlag, de l’association Old School, prévient d’emblée les invités de la dernière réunion de préparation avant l’événement : le week-end de radio non-stop proposé par MNE et ouvert à tous ceux qui estiment avoir quelque chose à partager, doit suivre certaines règles. Mais pas beaucoup, manifestement, la plus importante semblant d’éviter les beuveries.

En direct de Californie

La liberté reste de mise, y compris dans l’établissement de la grille de programme de 60 heures proposée d’aujourd’hui midi à dimanche minuit. C’est la raison pour laquelle il vaut mieux consulter la dernière version de la grille sur le site radiomne.com que s’attendre à ce qu’on la publie ici.

Autour de la table, il y a Popov, qui tentera de lancer la manifestation avec l’émission Cali fourchons, avec une interview croisée de Vanessa, Mulhousienne née à Cali en Colombie, et de Didi, batteur mulhousien expatrié en Californie depuis des années. « Mais Didi, en direct des États-Unis va peut-être foutre en l’air le concept, je ne sais pas… »

Francine s’appuie, elle, sur des valeurs sûres, parmi les fleurons de la radio mulhousienne : le Stammala, qu’elle anime avec Fanfan, et Zenebou world, un concept décliné quatre ans sur WNE, l’ancêtre de MNE.

Da Villa, Céline B, DJ Bouch, Julien, DJ Rodrigue : les sets musicaux promettent d’être nombreux, de l’électro-guinguette au hip-hop en passant par le rock progressiste, le slam, la musique des Caraïbes et le punk. Un grand melting pot bourré d’enthousiasme, une marmite musicale qui s’annonce jubilatoire.

Un cours de dessin radiophonique

Trop classique, tout ça ? Que dire alors d’un cours de dessin radiophonique d’une heure, de Gorges profondes, émission dont on promet que les animatrices seront cagoulées pour l’occasion, de l’improbable Cui cui les emplois sont cui, des Lundis d’Yves Tenret qui se dérouleront aujourd’hui vendredi ou de Zone libre, proposé par Eddy ( «Tu sais à quoi ça va ressembler, toi ? »)… Difficile de dire s’il y en aura pour tous les goûts, mais il y aura sans nul doute de quoi se remplir les oreilles et ce qu’il y a entre elles.

Et à celui qui s’inquiète de ne pas avoir encore de créneau, Jean-Luc Wertenschlag lâche en connaisseur avisé de ce type de manifestations alternatives : « T’inquiète pas, la grille, dans cinq minutes, elle aura changé. »

Olivier Chapelle

ÉCOUTER À partir de 12 h aujourd’hui et jusqu’à minuit dimanche, à suivre sur www.radiomne.com, où l’on trouvera également la version la plus récente de la grille de programme.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 28 mai 2010 - www.lalsace.fr)

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Le studio radio d’Old School, avenue Kennedy, est enfin aménagé, avec des tentures au mur pour améliorer sa sonorité et un impossible lustre pour faire parler… Photo Denis Sollier

En direct sur internet /// Naissance d'une radio libre

« Nous avons les moyens de vous faire parler! ». La nouvelle radio MNE annonce clairement la couleur avec cette accroche iconoclaste. Au menu ce week-end : musiques & débats à la mulhousienne, ouverture sur le monde, possibilité pour chaque citoyen de participer à ce média alternatif.

Il était une fois en l'an 2000 un projet de radio qui ne trouvait pas de place sur la bande FM. Qu'à cela ne tienne, c'est l'immensité d'internet qui accueillera la première webradio mulhousienne, WNE, alias Warum Net Expérience. Pendant une semaine, des dizaines d'animateurs, musiciens, étudiants, bénévoles et autres personnages multimédia s'investissent 24 heures sur 24 pour signer la naissance d'un média alternatif en direct d'un Noumatrouff occupé nuit et jour. Cette radio différente connaîtra ensuite plusieurs vies, au gré des tribulations musicales de ses membres, basculant d'une énergie rock'n'roll à l'ancienne façon Fanfan à la révolution « Mulhouse city of the future » sous la férule de Mabuseki. La radio concentre désormais sa programmation sur la découverte de musiques vraiment nouvelles, la retransmission d'événements et de phénomènes acoustiques anormaux, sous forme de plateforme collaborative permanente en ligne. Une ligne musicale pointue est désormais clairement définie pour le plus grand bonheur des précurseurs bruitistes et des mangeurs de sons qui grattent les oreilles …

N'importe qui peut faire n'importe quoi

Aujourd'hui, dix ans plus tard, alors que WNE poursuit son cheminement musical underground, le besoin d'une nouvelle radio libre et locale, ouverte à tous, apparaît comme une nécessité démocratique. Une équipe réunissant anciens et gamins cogite un projet novateur s'inspirant de la liberté enthousiaste des premières radios associatives nées dans les années 80. La radio est baptisée MNE – Mulhouse Net Expérience -, un slogan agitateur est mis en avant, « la seule radio où n'importe qui peut faire n'importe quoi », un studio équipé est aménagé pour accueillir les créateurs sonores, les premières émissions apparaissent, débats culturels, talk-shows érotiques et musiques à tous les étages. Pour garantir l'accès de tous à cette plateforme populaire, la naissance de ce canal participatif est annoncée pour ce week-end des 28, 29 et 30 mai.

Engagez-vous au Stammala

La grille des programmes, mise à jour en permanence, regorge d'émissions dans tous les genres. « Engagez-vous » samedi à 14h permettra de découvrir le metteur en scène suisse Germain Meyer. « Stammala », vendredi et samedi à l'heure de l'apéro, est un moment de convivialité comme au bistrot, avec des invités qui réinventent Mulhouse. « Califourchons », aujourd'hui à 14h, établira un triplex transatlantique avec Cali en Colombie et la Californie de Didi. « Zenebou World » nous transportera à 20h30 au pays décoiffant d'Andy Warhol. Et les autres émissions visiteront toutes les contrées musicales, musiques électroniques de nuit avec « Freaky Crazy », chevauchées urbaines avec « Tribal Sound », petit déjeuner avec Céline B. et « Electroscope », rock garage avec DJ Bush, downtempo avec Devilla, ska, slam, rock progressif, hip hop … Toutes les musiques sont sur radiomne.com, et les autres aussi ! L'équipe organisatrice invite tous ceux qui souhaitent participer à ce projet à venir découvrir en direct cette nouvelle forme de radio libre, en écoutant les émissions « sur place ou à emporter ». Internet est un océan où toutes les initiatives sont possibles, et Mulhouse a bien droit à son média indépendant en ligne. Auditeur ou animateur, choisissez votre façon d'accompagner la naissance de ce bébé sonore. __ Y ALLER__ Naissance de radio MNE, en direct non-stop tout le week-end, à partir d'aujourd'hui midi jusqu'à dimanche soir. Fête des voisins ce soir à 18h. Rendez-vous au studio MNE 53 avenue Kennedy à Mulhouse. Tél. 03 89 33 11 11. Accès réservé aux membres, adhésion 1 € pour trois jours ou 10 € pour un an.

ECOUTER 24h/24 sur www.radiomne.com

mne_julien (photo Marianne Maric)

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 28 mai 2010 - www.lalsace.fr)

samedi 20 mars 2010

MNE, la radio de tout le monde

(Article paru le 20 Mars 2010 dans le quotidien régional L’Alsace - www.lalsace.fr) __

L’association Old School organisait hier une formation technique à l’usage de sa web radio MNE, afin de permettre à tous les Mulhousiens qui le souhaitent de s’exprimer sur ses ondes.__

Avant, il y avait WNE, pour Warum Net Expérience, une radio musicale sur le Net. Aujourd’hui, l’association qui portait cette radio expérimentale, Old School, a revu sa copie et a rebaptisé sa radio MNE, pour Mulhouse Net Expérience.

Un changement qui n’est pas que de nom : « Le côté musical va devenir secondaire, nous voulons que cette radio soit un lieu de débat, d’expression, avec des lives comme au bon vieux temps de la radio FM », explique une bénévole venue participer au stage de formation aux aspects techniques de l’utilisation de la radio qui se déroulait hier dans les locaux de l’association.

« N’importe qui peut faire n’importe quoi »

Une formation ouverte a priori à tous les Mulhousiens et qui a accueilli une dizaine de personnes. « Nous souhaitons avoir le plus d’intervenants possibles pour que cette radio — aujourd’hui en sommeil — vive. Avec le web, on n’a pas de contraintes économiques et tout le monde a la possibilité de faire des émissions radio ».

Christophe Schwob, régisseur de la radio et animateur de la formation, et Franck Richard, coordinateur des ateliers d’Old School, manifestent une belle énergie pour défendre le projet lancé il y a plus d’un an.

« Nous voulons donner la parole aux habitants qui ont des choses à dire, mélanger les gens, faire se rencontrer des personnes qui font de la radio depuis 25 ans et d’autres qui débutent. »

D’où le slogan un peu provocateur de la radio : « La seule radio où n’importe qui peut faire n’importe quoi ». La mise en place de cette formation et l’ouverture de l’antenne de MNE à qui le souhaite ont notamment été rendues possibles par l’acquisition d’un nouveau matériel.

Comment entrer dans le studio ?

Ce dernier permet de disposer désormais de deux studios, le premier fixe, avenue Kennedy, le second mobile, servant à la fois aux ateliers que l’association Old School organise notamment dans des établissements scolaires et à des collaborations avec des festivals, des concerts, des manifestations diverses…

L’accès au studio fixe sera donc ouvert à tous ceux qui veulent en profiter, foi de bénévoles et de salariés de l’association — elle en compte une dizaine. « C’est pour cela qu’il fallait ces cycles de formation, pour tout expliquer aux futurs animateurs, depuis comment entrer dans le studio jusqu’à diffuser sa parole dans le monde entier, sur le web. »

Olivier Chapelle

Se renseigner: On peut obtenir des renseignements ou postuler pour un créneau sur la grille d’antenne par mail (info@old-school.fr), par téléphone (03.89.33.11.11) ou sur le site web www.radiomne.com"

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Rectificatif : MNE est en quelque sorte la petite soeur de WNE, mais ne la remplace en aucun cas!

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De futurs animateurs bénévoles de la radio MNE ont suivi hier après-midi un stage technique pour pouvoir utiliser seul le studio. (Photo Jean-Paul Domb)

mercredi 3 mars 2010

Lire & chanson /// Sined, enfin un Mulhousien sur Mars

La cité du Bollwerk est peuplée d'êtres étranges, illuminés par la pleine Lune, révélés par les sons et les couleurs d'une prolifique création artistique. Sined est un extraterrestre à vies multiples. Celle qu'il passe en ce moment à Mulhouse vaut le détour ...

Denis Scheubel est un personnage unique et attachant. Depuis bien plus longtemps que la tour de l'Europe, il survole Mulhouse dans tous les sens. Musicien, auteur, compositeur, peintre, poète, vidéaste … Artiste, tout simplement, triturant sons et images, apprivoisant mots et idées, il invente chaque jour un monde différent. Prêt à toutes les folies pour sacrifier le quotidien sur l'autel d'un art inconscient, toujours chaud brûlant pour échanger un «confort dangereux» contre une aventure méditative ...

Live à Auckland

Il a participé à des centaines de concerts, a écrit plus de 200 morceaux, joue actuellement dans trois groupes et réussit parfois l'exploit d'apparaître sur une scène alsacienne en s'exprimant uniquement en anglais … Cet infatigable créateur est sans doute trop mulhousien pour quitter cette «ville merveilleuse pour travailler, difficile pour se montrer».Pourtant, il a signé au siècle dernier un album sous le pseudonyme «Bigmini» sur Saravah, le label de Pierre Barouh, découvreur notamment de Jacques Higelin. Plus récemment, son cinquième disque - en comptant les autoproductions - «Bruit roux» est paru sur un label régional. Mais son nouvel opus «Live à Auckland» est déjà prêt, 40 titres électriques n'attendent plus qu'un producteur curieux pour se transformer de mp3 en CD. Chanson, rock, pop, électro, peut importe l'étiquette, tant que la bière n'est pas trop chère ...

About Rock, Sex and Cities

Ce beau parleur est un specimen de première. La preuve. «Je peux refaire le double blanc des Beatles en quinze jours, en mieux, moins cher, seul et pas à Londres. Je peux même le refaire à Colmar. Doppel Wiss ?» Et il part d'un grand éclat de rire. Sans ordinateur, sans structure, Denis continue de rêver les yeux ouverts. S'essayant en toute modestie à la peinture depuis quelques années, il investit régulièrement des espaces originaux, toujours à l'affût d'une performance iconoclaste pour secouer le public. Repeindre toutes ses toiles en blanc pour susciter l'achat avant qu'il ne soit trop tard … Et pourquoi pas brûler ses oeuvres pour les transformer en souvenirs chaleureux ? Notre artiste multicarte se joue des conventions, imaginant un concert sauvage devant la boucherie Maurer (non sans avoir négocié cet emplacement privilégié avec le fameux guitariste abonné à la devanture du Globe), une nuit blanche musicale sur la terrasse de la tour de l'Europe ou une résidence à Berlin – mais Entremont ferait l'affaire aussi. Dernière corde à son arc protéiforme, l'écriture. Entre deux jets pour l'indispensable magazine culturel Novo, Sined a rédigé quelques vers dans un réjouissant bouquin sexuel illustré par le rocker Henri Walliser. A savourer d'urgence, à l'occasion d'un mini-concert en librairie, dès le 6 mars !

PS : le plus Martien des Mulhousiens est à la recherche d'un atelier où il pourrait faire des tâches et des siestes entre deux créations. Contactez sined@old-school.fr.

ECOUTER VOIR & LIRE

My Space : http://www.myspace.com/sinedmusic

Blog : http://blog.sined.me

Discographie sélective : Bigmini (Saravah, 1996, épuisé), Bruit Roux (Old School, 2007), Live à Auckland (projet 2010).

Bibliographie : «About Rock, Sex and Cities» de Henri Walliser & Denis Scheubel (Mediapop, 2009).

Sélection de toiles : http://gallery.me.com/stephanie.fischer

Les oeuvres de Sined sont en vente en ligne sur http://shop.old-school.fr et aux Copains d'Abord, rue Pasteur à Mulhouse. Livre en vente dans toutes les librairies d'Alsace et dans le réseau Fnac.

Y ALLER

  • Henri Walliser et Denis Scheubel vous invitent à une séance de dédicace de leur livre "About Rock, Sex and Cities", accompagnée d'un mini-concert de S.i.n.e.d samedi 6 mars à partir de 15h, à la librairie Forum / Chapitre (place de la Réunion à Mulhouse).
  • Sined sera également en concert avec le groupe PJ@Mellor le 27 mars à la chapelle St. Jean, à deux pas de la bibliothèque Grand Rue de Mulhouse.
  • Quelques peintures de Sined sont exposées à la Cant'in, 13 rue de la Justice à Mulhouse, jusqu'à la fin du mois d'avril.

Sined

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 5 mars 2010 - http://www.lalsace.fr)

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