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samedi 19 janvier 2013

Le SMS sort les artistes du bois

Mulhouse Art contemporain /// Le SMS sort les artistes du bois

Comment produire un écosystème favorable au développement de la création artistique contemporaine ? L’association Old School, animée par l’agitateur culturel Jean-Luc Wertenschlag, et sa boutique La Vitrine apportent à ce casse-tête une réponse originale inédite en Alsace. Elles ont lancé en décembre une petite sœur aux associations pour le maintien d’une agriculture paysanne.

Remplacez les producteurs de légumes ou fromages par des artistes et vous aurez le SMS ou Système mulhousien de surprises. Soit « une soixantaine de créateurs poursuivant une recherche artistique propre, sélectionnés par un comité artistique », précisent Luana et Élise, d’Old School. « Nous reprenons l’esprit des Amap, pour contribuer à faire vivre et connaître les artistes de la région ».

« Quand je vois cette multitude de talents sur Mulhouse... »

Pour entrer dans le réseau, il faut souscrire un abonnement annuel. Trois formules s’offrent au protecteur des arts et des lettres qui sommeille en vous : le Panier des curieux (40 €), le Panier des passionnés (70 €), le Panier des accros (100 €), distribués chaque mois à La Vitrine lors d’une rencontre apéro avec le –ou les– artiste(s) contributeurs auxquels 70 % de la somme est reversée.

En décembre, les abonnés ont eu le droit à plusieurs petites créations : « Des couverts du souffleur de verre Sébastien Garrigue, un tableau de Pierre Fraenkel, une mine de verre (sorte de boule fabriquée avec des éclats de verre) de Marina Kruger. »

« Quand je vois cette multitude de talents sur Mulhouse, je dis qu’il faut qu’on réussisse à avancer, que les créateurs puissent vivre de leur art », s’enthousiasme Jean-Luc Wertenschlag, qui s’est fixé comme objectif de transformer la créativité locale « en réalité économique » capable de marcher toute seule sur ses quatre pattes.

Encore confidentiel

La plasticienne et designer textile de l’Atelier d’art mobile, Muriel Hasse-Collin, a réalisé le panier de janvier, une série de trois collages pour le panier à 70, et une horloge murale pour le 100. « Je trouve le principe génial, dit-elle, j’ai travaillé seule et c’est un coup de pouce financier. Quand c’est un mix entre plusieurs créateurs, c’est une carte de visite. »

Au-delà de l’aspect financier, le SMS est pour elle « une opportunité de rencontrer d’autres créateurs tous les deuxièmes jeudis du mois lors de l’apéro des créateurs, de prendre connaissance de leur travail et de nouer des relations ».

Un mois et demi après sa naissance, le SMS reste encore confidentiel, avec dix abonnés. Old School espère élargir le réseau tout en lui conservant une dimension adaptée à des productions artistiques faites main en séries limitées.

Outre les paniers mensuels, le SMS conçoit des paniers de fête. Il y a eu Noël et ses cadeaux tendance rock culture (un bijou textile de Virginie Fuchs, des textes de Philippe Manœuvre illustrés par Marie Meyer, les chroniques Rock’n’Sex de la Mulhousienne Lucie Lux, le livre Funky Boy d’Yves Tenret, professeur au Quai, édité par Médiapop (Novo) à Mulhouse, un CD du label strasbourgeois Erzfeld, et une série de cartes postales singulières sur Mulhouse confiée à des photographes locaux par l’association du Temple Saint-Etienne. Le prochain panier festif proposera à d’autres créateurs de décliner la Saint-Valentin. Le SMS ou l’amour de l’art.

En savoir plus : La Vitrine 53, avenue Kennedy. ✆ 03 89 33 11 11 ; danslavitrine.com

par GREGOIRE GAUCHET

(article publié le 19/01/2013 dans les DNA • www.dna.fr)


Un panier de janvier du Système mulhousien de surprises remis à une abonnée par l’artiste Muriel Hasse-Collin. photo Cathy KOHLER

Radio Coteaux expérience tend son micro aux habitants

Médias : Radio Coteaux expérience tend son micro aux habitants • Une antenne ouverte à tous

À mi-chemin entre radio libre et expérience citoyenne, Radio Coteaux expérience vient de voir le jour. Un média de proximité sur le web dont l’objectif est de donner la parole aux habitants du quartier.

« Nous visons l’implantation à long terme, au-delà des faits divers qui ont secoué le quartier ces derniers temps », précise d’emblée Jean-Luc Wertenschlag, le directeur d’Old School, l’association qui pilote Radio Coteaux expérience. « Notre objectif, c’est de construire ici, et avec les habitants, un média ouvert à tous pour échanger et dialoguer ensemble. »

Radio Coteaux expérience, RCE pour les initiés, est une radio web qui s’inspire librement de l’aventure du Bondy blog, un média en ligne imaginé par des journalistes en Seine-Saint-Denis pendant les émeutes de 2005, qui perdurent aujourd’hui encore, animé par les habitants de Bondy.

Une radio faite par et pour les habitants

À Mulhouse, l’idée de créer une radio participative aux Coteaux mûrit depuis quelque temps dans l’incubateur d’Old School qui a déjà vu naître la web radio mulhousienne MNE (http://www.radiomne.com/blog). L’équipe, constituée de bénévoles, de salariés de l’association et de huit jeunes en service civique, s’inscrit petit à petit dans le paysage en réalisant des reportages dans le quartier et en animant des ateliers d’éducation aux médias au collège Jean-Macé.

« Notre mission, c’est d’installer la radio et de former les habitants pour qu’ils reprennent ensuite le flambeau », explique Noémie. Pour attirer les curieux et susciter l’envie de prendre part au projet, les animateurs de Radio Coteaux expérience ont enregistré à l’Afsco une émission en direct et en public. Au sommaire de cette première, baptisée émission Zéro, Estelle Metzger, responsable du Marché des collines venue parler de l’épicerie solidaire, Tony Solazzo, le président de l’association sportive des Coteaux ou encore Oualid Ben Salem, un photographe professionnel issu du quartier qui raconte avec passion son parcours…

Toucher tous les publics

Dans la salle, près de 70 personnes se sont déplacées pour assister à l’enregistrement. La prochaine émission est déjà programmée, le 14 février, au Centre de réadaptation de Mulhouse car l’idée c’est d’installer le studio de Radio Coteaux dans un lieu différent à chaque fois, histoire de toucher un grand nombre de personnes. Le but de l’expérience est qu’elle soit partagée. Le projet est sur les rails, il faut maintenant que les habitants du quartier s’en emparent.

(article de Stéphanie Burglin paru dans les DNA le 19 janvier 2013 • http://www.dna.fr)

Écouter l’émission : www.radiomne.com/emission/RCE. En savoir plus : info@old-school.fr – tél. 03.89.33.11.11. www.facebook.com/radiocoteaux

L’émission Zéro de Radio Coteaux expérience a été enregistrée en public le jeudi 11 janvier, à l’Afsco. PHOTO DNA

dimanche 13 janvier 2013

Un nouveau média de proximité aux Coteaux

Le quartier des Coteaux mérite de faire parler de lui pour autre chose que les incidents des derniers jours : la première émission en public du projet Radio Coteaux Expérience a permis, vendredi, de mettre en avant les initiatives positives qui fourmillent dans la Zup.

Le projet Radio Coteaux Expérience est mené par l’association Old School et sa webradio MNE avec huit jeunes volontaires en service civique, encadrés par Unis-Cité. « Il s’agit de créer un média de proximité qui offre aux habitants l’occasion de s’exprimer, de s’ouvrir sur la ville et le monde, de comprendre et de raconter les quartiers populaires grâce à des reportages, récits de vie, interviews… », expliquent ces jeunes vêtus d’orange en ouverture de la première émission en public, réalisée avant-hier à l’Afsco Matisse.

Ces deux heures de direct ont mis à l’honneur des personnalités qui font bouger le quartier : Estelle Metzger, directrice de l’épicerie solidaire le Marché des collines, Christophe Bourienne, directeur de l’Afsco (Association familiale et sociale des Coteaux), l’éducateur spécialisé Mathieu Terra Negra, de l’Association de prévention spécialisée mulhousienne, Tony Solazzo de l’AS Coteaux, Laurence Rollet de la Filature (pour son partenariat avec l’Afsco), le photographe Oualid Ben Salem, ou encore Chika Chidi, créateur de la marque Paccidi.

En écoutant leurs interviews menées par les « oranges », on ne peut qu’approuver Jean-Luc Wertenschlag, directeur d’Old School : « C’est un quartier incroyable, plein d’énergie et d’initiatives positives, riches, régulières… » Un rappel utile, au lendemain de la visite de Manuel Valls à la suite des incidents qui ont terni l’image du quartier.

Reste maintenant aux habitants à s’approprier ce média original et ouvert à tous qu’est Radio Coteaux Expérience. Les curieux de tous âges sont venus nombreux au début de l’émission, mais passeront-ils un jour derrière le micro ? C’est le but, suivant le principe du Bondy Blog, ce blog créé par deux journalistes dans un quartier populaire de la banlieue parisienne et continué par les habitants après leur départ.

La priorité est maintenant de trouver un local fixe pour la radio dans le quartier. Mais l’opération est bien lancée avec cette première émission, qu’on doit pouvoir réécouter sur le blog du projet (blog.radiocoteaux.net). La prochaine sera diffusée depuis le centre de réadaptation le 14 février. En attendant, les « oranges » vont continuer à prendre du son et nouer des contacts pour parfaire leur portrait sonore du quartier.

Sylvain Freyburger

• Emission à écouter ou à télécharger à l'adresse www.radiomne.com/emission/RCE Voir le reportage de France 3 Alsace sur Radio Coteaux Expérience

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 13 janvier 2013 • www.lalsace.fr)

Les personnalités qui font bouger le quartier se sont succédées pendant deux heures derrière les micros de Radio Coteaux Experience. Photos Sylvain Freyburger

samedi 5 janvier 2013

Calendriers : l’année 2013 a la frite !

La boutique La Vitrine vient d’éditer le calendrier le plus improbable de l’année, mixant une belle fille, les friteries-kebabs de Mulhouse et les rendez-vous importants de l’année. Le résultat donne la frite.

Marre des calendriers avec des chatons et des paysages de montagne ? Essayez Mulhouse capitale du monde !

Pour l’explication de texte, c’est Christophe Schmitt qui s’y colle. Logique puisque c’est lui le photographe, même si l’œuvre est collective. Un photographe donc – salarié au service communication de M2A après avoir été correspondant à L’Alsace – un modèle (Léone Boukraa, alias Marion Cotillon) et un penseur en la personne de Jean-Luc Wertenschlag. La fine équipe que voilà, bien décidée à produire le calendrier le plus drôle de l’année 2013. « En fait, ça s’est un peu fait à l’arrache, prévient Christophe. Par exemple, les photos ont été prises le 14 ou le 15 décembre. On a commencé à 17 h et terminé tard dans la soirée. »

Le commando est rapide, mobile, intrépide et attaque par le Miam-Miam en face de La Vitrine. Suivront, lors de cette soirée mémorable, onze autres kebabs ou friteries de l’hyper-centre de Mulhouse, avec à chaque fois la belle Marion Cotillon en top modèle chargée de remplir un kebab, bourrer une barquette de frites ou tailler la jasette avec le patron du lieu. La belle aguiche et Christophe shoote, tape, flashe, déclenche… pendant que Jean-Luc négocie les conditions des prises de vue en avalant des kebabs. « L’idée de départ, c’était d’amener une belle fille qui devait se marier avec le patron de la friterie, se souvient Christophe. Finalement le résultat a un peu dévié. La robe de Poupet Pounket portée par Marion ne faisait pas trop jeune mariée. Mais on a eu un accueil formidable des restaurateurs. Sur les 12, tout le monde a joué le jeu, excepté un parce que son patron n’était pas là pour donner son autorisation. Mais on a quand même fait la photo de l’extérieur. »

Fête de la mangue et de la morue

Avec ces douze images prises à la va-plus-que-vite, Christophe Schmitt prouve qu’il a du talent, arrivant à rendre hommage à Edward Hopper devant le Kebab 2000 de la rue de Moselle, réinventant Marylin au-dessus de la bouche d’aération du métro du côté de la Friterie mondiale de la rue Wilson, signant des clichés « tarentinesques » au Milési (avenue Auguste-Wicky) ou à la Friterie alsacienne, également rue Wilson.

Côté texte, c’est donc un calendrier avec des dates, des jours et des fêtes finement répertoriées par Jean-Luc Wertenschlag. Ainsi – le saviez-vous ? – on apprend que le 11 mars est la Journée mondiale de la plomberie, le 14 avril la Fête de la mangue à Rouffach. La fête nationale du Portugal est inscrite au 10 juin mais il faudra patienter jusqu’au 18 du même mois pour célébrer dignement la morue. Bref, c’est souvent drôle, décalé et l’esprit colle parfaitement aux images de Christophe Schmitt. Ce bel objet sera vendu 18 € – même pas le prix de quatre kebabs – chez Miam-Miam au 76, avenue Kennedy dès aujourd’hui, au Gambrinus, 5, rue des Franciscains à partir de lundi, à la boutique de La Vitrine à partir du 15 janvier ou en téléphonant au 03.89.33.11.11. Attention, il n’y a que 100 exemplaires de disponible.

D’autres calendriers

Ceux qui n’ont pas les moyens ou l’envie de lâcher quelques picaillons pour ce calendrier baptisé « Mulhouse, capitale du monde 2013 » peuvent encore se tourner, soit vers L’Almanach 2013 du conseil des anciens de la Ville de Mulhouse, soit récupérer un Calendrier des religions et des jeunes à Mulhouse, ces deux produits étant totalement gratuits et généreusement distribués (lieux de culte, mairie…).

En revanche, le calendrier coquin des filles du volley de l’ASPTT Mulhouse est cette année passé à la trappe, au bénéfice d’un agenda vendu les soirs de match. Raison de plus pour réserver celui avec Marion Cotillon qui propose ses meilleurs vœux 2013 de döner… ou de bonheur !

Laurent Gentilhomme

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 4 janvier 2012 • www.lalsace.fr)

mercredi 28 novembre 2012

Dix-sept créateurs pour un mistigri alsacien et original

La Vitrine (53, avenue Kennedy à Mulhouse) récidive avec un nouveau jeu de cartes original : après le jeu des sept familles de l’an passé, c’est un mistigri – ou pouilleux, ou schwarz Peter – qui vient d’être dévoilé.

Dix-sept créateurs mulhousiens se sont réunis pour créer les images de ce jeu, où il s’agit d’apparier les cartes pour les sortir de sa main, le joueur conservant la dernière étant le perdant. Les cartes – toutes consacrées à l’Alsace – sont colorées et amusantes, originales et diverses.

Le jeu de mistigri est vendu 12 €, une offre spéciale permettant de l’acquérir avec le jeu des sept familles pour 20 €.

Dix-sept créateurs mulhousiens ont participé à la réalisation de ce jeu de mistrigri. Photo Dom Poirier.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 11 décembre 2012 • www.lalsace.fr)

Cadeaux /// Les paniers garnis de culture de la Vitrine

L’agriculture possède ses Amap, la culture son SMS : le Système mulhousien de surprise envoyé par la Vitrine propose des paniers mensuels de créations made in Alsace. À offrir ou à s’offrir.

Le panier culturel des créateurs débarque à Mulhouse et plus particulièrement à la Vitrine, la boutique qui secoue le microcosme local. Le principe du SMS (Système mulhousien de surprise) est simple : grâce à un abonnement mensuel (40 € pour les curieux, 70 € pour les passionnés et 100 € pour les accros), le consomm’acteur culturel reçoit chaque mois un panier garni… de surprises.

« On s’est rendu compte qu’on travaillait avec de la création locale et qu’on défendait les mêmes valeurs que les Amap. On s’est donc approprié le concept et on l’a adapté aux produits culturels, explique Luana Bagnolini, la responsable de la Vitrine. Pour les créateurs, c’est un nouveau moyen d’être connus et distribués, car bien souvent, ils ne savent pas se vendre. L’idée est de créer un rendez-vous régulier entre les artistes et les Mulhousiens et de favoriser le lien direct entre celui qui crée et celui qui achète », poursuit-elle.

Pièces uniques et éditions limitées

Une « Mine » de Marina Kruger, un dessin de Claire Silvestre, un sac cabas en toile cirée de l’Atelier d’art mobile, un badge des Artchimistes, un tableau de Pierre Fraenkel, un carnet de notes signé Clémentine Martinez, un tee-shirt d’Hugues Baum, un foulard de la créatrice 100 x ni l’oie, un album de Joan… D’une pièce unique à une multitude de petits objets, les produits sont soigneusement sélectionnés parmi les créations des 60 artistes présents à la Vitrine.

Les plus curieux n’ont pas pu résister : « Il y a quoi dans le panier ce mois-ci ? », ont-ils demandé lors du lancement du SMS, il y a quelques jours. Par principe, le contenu du panier – identique pour tout le monde – restera secret d’un mois à l’autre, l’équipe de la Vitrine pariant sur l’esprit de curiosité et d’ouverture des acheteurs.

On peut quand même révéler les noms des artistes qui ont contribué au tout premier panier culturel : Pierre Fraenkel, Marina Kruger, Sébastien Garrigue, Muriel Hasse Collin, Sylvie Kromer, Steve Seiler, Fernand Keyser. Côté surprise, la Vitrine peut aller jusqu’à offrir une chanson en tête à tête avec Sined… Pour favoriser le lien entre les artistes et les consommateurs, le retrait des paniers a lieu tous les deuxièmes jeudis du mois à partir de 17 h, en même temps que l’apéro des créateurs.

Et pour les retardataires, un panier bonus spécial Noël sera vendu à la Vitrine le samedi 22 décembre.

EN SAVOIR PLUS La Vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse. Tél. : 03.89.33.11.11. Ouvert du mardi au samedi de 11 h à 19 h. Internet : www.danslavitrine.com

C.B.

Composés de créations originales et locales, les paniers culturels du Système Mulhousien de Surprise sont signés par le dessinateur mulhousien Ferni. Unique, le sac est une oeuvre à lui tout seul. Photo Dom Poirier.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 11 décembre 2012 • www.lalsace.fr)

mardi 30 octobre 2012

La bibliothèque vivante à la télé

Un sujet d'Alsace 20 sur la bibliothèque vivante, dans l'émission So What du 30 octobre 2012. Merci Fouzi !

http://www.alsace20.tv/VOD/Culture/SoWhat

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vendredi 26 octobre 2012

Les livres vivants invitent au voyage

(article paru le 26/10/2012 dans le quotidien régional L'Alsace • par Olivier Chapelle • www.lalsace.fr)

La bibliothèque de Mulhouse et l’association Old School proposent, dans le cadre de la manifestation « Tout Mulhouse lit », d’emprunter des livres vivants, c’est-à-dire des personnes prêtes à raconter leur histoire personnelle, sur le thème du voyage.

Une expérience intéressante sera menée ce week-end à la bibliothèque Grand-Rue : les visiteurs seront invités à emprunter, pour une demi-heure maximum, des êtres humains baptisés « livres vivants ». C’est dans le cadre de la manifestation Tout Mulhouse lit et en partenariat avec l’association Old School qu’une quinzaine de personnes de la région (voir encadré) se livreront à cet exercice périlleux : raconter leurs histoires personnelles de voyages et en discuter avec leurs « emprunteurs ».

« Quand on me l’a proposé, j’ai tout de suite trouvé ça génial, vraiment intéressant, raconte Sophie Porté, cobaye volontaire de l’opération. Un livre, ça t’emporte, ça t’emmène loin ailleurs. Ajouter la dimension humaine, un côté charnel, émotionnel, je trouve ça d’enfer ! »

Sophie Porté, qui a choisi de vivre dans une roulotte, à la campagne, à quelques encablures de Mulhouse, sait déjà quelle philosophie elle va tenter de faire passer à ses lecteurs. « Le fond de ce que j’ai à dire, c’est qu’il n’y a pas de limite à vivre libre, qu’on a toujours le choix de sa vie. Dans mon appartement à roulettes, je suis heureuse comme une petite fleur, même s’il y a aussi des jours qui sont durs. Ce n’est pas le mode de vie le plus facile, mais c’est le plus libre. Je n’ai pas l’eau courante, par exemple. Il y a toujours des contraintes, mais elles sont plus faciles à accepter quand c’est toi-même qui les choisis. »

Les profils des livres vivants retenus et de leurs histoires sont variés à souhait. Du drame humanitaire du Kosovo à l’audace entrepreneuriale d’un réfugié nigérian à Mulhouse, d’un délire martien à une plongée vers la Hongrie du XIX e siècle, les thèmes seront aussi nombreux que les livres. Comme dans toute bonne bibliothèque…

Parmi les livres vivants que l’on pourra emprunter ce week-end, la Mulhousienne Sophie Porté racontera pourquoi elle a choisi de vivre dans une roulotte, dans la campagne, pour se choisir elle-même ses contraintes et assumer pleinement sa liberté.


Un catalogue de témoignages humains

Voici la liste des livres vivants que l’on pourra emprunter ce week-end à la bibliothèque Grand-Rue de Mulhouse.

Martine Meyer part à Puebla, au Mexique et participe à un projet de tourisme solidaire. Elle s’immerge dans la vie des communautés indiennes pour arriver jusqu’aux zapatistes (samedi de 14 h à 18 h).

Adrian Rodríguez Mesa est un journaliste colombien qui a vécu plusieurs années sans titre de séjour en Espagne avant de venir à Mulhouse (samedi et dimanche de 14 h à 18 h).

Jacques Lindecker a vécu l’aventure maritime d’un voyage en porte-conteneurs.

Chika Chidi quitte le Nigeria en urgence, pour sauver sa peau, alors qu’il est étudiant. Arrivé en Alsace il y a une dizaine d’années, il devient maçon avant de créer sa marque de vêtements (samedi et dimanche de 14 h à 18 h).

Catherine Keller voyage à travers son corps, un chemin de la violence à la créativité (samedi de 14 h à 18 h et dimanche de 15 h à 18 h).

Moussa Sy est un militant culturel sénégalais qui veut construire des ponts autour de la place Franklin (samedi et dimanche de 14 h à 18 h).

Christine Richert, dans le cadre de son métier d’enseignante, a accompagné bon nombre de jeunes Mulhousiens. Elle parlera de Robert, qu’elle n’oubliera jamais (samedi et dimanche de 14 h à 18 h).

Marie-Thérèse Freiss évoquera son ancêtre, un jeune hussard hongrois qui arrive en 1816 à Bourtzwiller avec son armée et y rencontre une jeune fille de 16 ans, Catherine (samedi et dimanche de 14 h à 18 h).

Madeleine Burnel, aujourd’hui atteinte de sclérose en plaque, est allée sur la route du Thé en tant qu’anthropologue (samedi et dimanche de 14 h à 18 h).

Jean-François « Fanfan » Bittighoffer s’est engagé dans des ONG en tant qu’infirmier au Suriname, en Somalie et au Cambodge de 1987 à 1995 (samedi et dimanche de 14 h à 18 h).

Denis « Sined » Scheubel, musicien, auteur, compositeur, peintre, poète, vidéaste, devrait entraîner son lecteur sur la planète Mars (samedi et dimanche de 14 h à 18 h).

Sophie Porté a mis des roulettes à son appartement, qui l’emmène de ferme en vallée (dimanche, de 14 h à 18 h).

Raoul Bakota est un juriste parisien aux racines camerounaises parti en mission pour un orphelinat au Vietnam (samedi et dimanche de 14 h à 18 h).

Tessa Gashi est une Albanaise du Kosovo qui a été témoin de l’épuration ethnique dans son pays (samedi et dimanche de 14 h à 18 h).

Michaël « Crass » Da Silva a été tour à tour fugueur, musicien, tatoueur-perceur à Strasbourg, patron de discothèque à l’île de la Réunion, conseiller de l’hôpital Rothschild à Paris (samedi et dimanche de 14 h à 18 h).

vendredi 19 octobre 2012

Bibliothèque vivante : avec Sophie Porté

bibliothèque vivante
Avec Sophie Porté

« Comme dans un dessin animé »

Sa vie est un voyage, un parcours original, dont l’histoire vaut la peine d’être racontée. La Mulhousienne Sophie Porté, 41 ans, et sa roulotte seront l’un des dix-sept livres vivants du festival.

Livre vivant sera une étape de plus dans la vie atypique qu’expérimente Sophie Porté. La jeune quadra, bricoleuse touche à tout enchantée par la paysannerie, désormais graphiste en roulotte, a longtemps vécu dans les années 90-2000 avec dans les milieux alternatifs et artistiques en Allemagne. « Il y a là-bas des modes de vie très libres, des squats d’artistes, des gens qui se réunissent en wagenburg, des endroits très colorés avec des personnes sédentaires d’autres de passage, des lieux de vie communautaires, des paons, des potagers et des ânesses. Cela m’a beaucoup plu, je vivais comme dans un dessin animé. L’aménagement social et politique du quotidien était aussi intéressant ».

De retour en Alsace, Sophie Porté a recréé cet environnement. « J’ai rencontré quelqu’un qui vivait dans une ferme pédagogique : un lieu de brassage avec pleins d’animaux, où j’ai retrouvé un peu de ce parfum de liberté, appris à faire du pain et à distiller. »

Et puis un jour… « Un ami m’a emmené chez des forains retraités et j’ai eu un coup de cœur pour une roulotte à vendre », qu’elle a transformé en wagen et déplace en tracteur au gré de ses envies. Elle vit pour le moment dans un pré, derrière une ferme, au pied des montagnes, à deux pas de la forêt. Et commence à rêver d’une cabane en rondins...

L’appartement sur roulettes de Sophie Porté

(article paru dans les DNA le 19 octobre 2012 • www.dna.fr)

Tout Mulhouse Lit… du 19 au 28 octobre

Des livres, des auteurs & des lecteurs

Tout Mulhouse Lit… du 19 au 28 octobre Ecrivains & voyageurs

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Tout Mulhouse lit invite à partir de ce soir à un cabotage de dix jours en compagnie d’écrivains voyageurs, de grands reporters, de romanciers, d’exploratrices, d’humanitaires, de bohémiens et de réfugiés… tout ce que la planète Terre compte de voyageurs et de bivouaqueurs contraints ou assumés.

« Le thème du voyage était dans l’air depuis quelques années. C’est une thématique enthousiasmante, qui touche un grand public, fait rêver », expose Nicole Reinbold, coordinatrice de Tout Mulhouse Lit. Le voyage ? « Une expérience multifacettes avec des approches extrêmement différentes». Car ce que recouvre le mot a évolué. «Il y a trois quatre siècles c’était les figures des grands voyageurs, l’exploration. Aujourd’hui c’est la figure du grand reporter, du photographe, qui sont les plus représentées. L’explorateur est devenu une catégorie un peu minoritaire, qui sera représentée par Isabelle Autissier. Il y a aussi la figure de l’hédoniste, qui voyage pour son plaisir ».

Bref il y aura à Mulhouse autant de façon d’écrire sur le voyage qu’il y a de voyageurs. « David Le Breton, avec l’éloge de la marche, est dans l’intériorité, comme Alix de Saint-André avec ses voyages à Compostelle. Il y a aussi l’idée du sport, la facette humanitaire avec l’attrait pour l’au-delà que présente Louis Schittly ».

Le festival s’étalera sur dix jours en différents lieux, en livre, en cinéma, en spectacles, et en dessins. Le point d’orgue en sera le week-end du 27-28.

Des hommes-livres à emprunter une demi-heure

L’une des originalités de cette 12e édition sera de marier l’écrit à l’oralité à travers des livres vivants. Une idée née d’un partenariat noué par les bibliothèques avec l’association Old School de Jean-Luc Wertenschlag, rarement à court d’idées. Dix-sept voyageurs éclectiques vous inviteront à écouter leur histoire. « L’idée est de déclencher des rencontres avec des Mulhousiens qui ont voyagé, migré, se sont installés ici, ont eu un parcours de vie atypique », expose Nicole Reinbold.

Parmi eux, Adrian Rodriguez Mesa ,un journaliste colombien « qui a quitté son pays pour l’Espagne où il a vécu sans titre de séjour avant la régularisation massive de 2005 ». Il vit aujourd’hui à Mulhouse. Sophie Porté est quant à elle une urbaine nomade qui a transformé une roulotte « en maison qui bouge » (lire ci-dessous).

« On a aussi un infirmier qui a fait de l’humanitaire au Suriname, en Somalie et au Cambodge, une expérience de vacances de l’écrivain Jacques Lindecker qui a traversé l’Atlantique sur un cargo. »

Bref des voyageurs tous azimuts à l’image des 136 nationalités que l’on trouve à Mulhouse, et que Moussa Sy, « militant culturel sénégalais » et autre livre de service s’efforce lui de mélanger autour de la place Franklin.

Livres vivants : les 27 et 28 octobre à la bibliothèque Grand Rue de 14 h à 18 h. Pour participer, il faut réserver un voyageur sur le catalogue édité sur internet et disponible dans les bibliothèques et s’inscrire.

www.bibliotheque.mulhouse.fr.

(article paru dans les DNA le 19 octobre 2012 • www.dna.fr)

samedi 25 août 2012

Performance /// Des portraits croqués les yeux fermés

Dans le cadre de l’exposition En terrain miné, qu’elle organisait à La Vitrine de Mulhouse, Marina Krüger a convié le public à une performance artistique intrigante reposant sur la notion de perte de repères.

L’atelier proposé par la plasticienne récemment diplômée du Quai – l’École supérieure d’art de Mulhouse – intitulé « blind portraits » ou « portraits à l’aveugle » pour les réfractaires à la langue de Shakespeare a interpellé les badauds flânant du côté de l’avenue Kennedy. Sur la petite terrasse improvisée devant la boutique La Vitrine, Marina Krüger attendait bien sagement les quelques curieux venus découvrir ses œuvres exposées à l’intérieur de l’enseigne.

Esquisses à l’état brut

Munie d’un stylo-feutre noir et quelques feuilles blanches, cette dernière a invité les passants à se faire tirer le portrait d’une manière pour le moins déconcertante. Son regard ne quittant pas d’une seule seconde le visage du « modèle », elle ne daigne à aucun moment jeter un bref coup d’œil sur sa feuille pour tenter de corriger d’éventuels écarts de tracé.

« L’intérêt de la démarche artistique à travers mes blind portraits réside dans la perte de repères et la perception brute. L’expérience repose sur l’observation continue du modèle sans aucune correction possible. L’idée m’est venue en reprenant des techniques d’apprentissage de dessin enseignées aux beaux-arts », explique Marina.

« Sortir de ses habitudes, jouer avec ses perceptions, voilà tout l’enjeu de ma démarche », poursuit-elle. « Cela remonte au lycée où j’effectuais des autoportraits instantanés en cours d’arts plastiques. »

Les expériences artistiques rattachées au courant du surréalisme, dont Jean Cocteau et André Breton ont été les maîtres incontestés, s’appliquent à brouiller nos perceptions vis-à-vis de la réalité. « L’artiste londonien Claude Heath utilise des techniques similaires en dessinant des plantes sur du Plexiglas ® au-dessous d’une table afin de se détacher visuellement de son support d’expression. »

Le rapport à l’immédiat et l’expression artistique brute, « à l’aveugle », se retrouvent également dans la littérature à travers la prose spontanée, procédé initié par Jack Kerouac dans le manifeste de la génération beatnik, Sur la route.

Si Marina estime que ses dessins ne relèvent pas de la caricature, on peut supposer qu’inconsciemment, en l’absence de repères visuels, le dessinateur va s’attacher à exacerber certains détails physiques afin que l’on puisse reconnaître le visage du modèle à partir de quelques traits atypiques. « En ce qui me concerne, je retiens en particulier mon piercing sur le nez, mon visage anguleux et la mèche de cheveux sur mon front. »

Depuis 2007, elle a accumulé plus de 1000 portraits qu’elle a exposés notamment à la médiathèque de Guebwiller en novembre dernier. Elle en fait également des produits dérivés tels que des badges, des portraits sur verre, des collages ou encore des autocollants vinyles proposés à la vente.

Une expérience interactive

Plus déstabilisant encore, après avoir fini son croquis, Marina demande à son tour à la personne lui ayant servi de modèle de lui tirer le portrait. « À ce moment-là, la plupart des participants sont réticents, voire refusent catégoriquement. Mais certains se laissent prendre au jeu et ironisent sur leurs performances qu’ils estiment déplorables. D’autres ont parfois même de bonnes surprises ! La plupart du temps, ils sont troublés de ne pas pouvoir remettre les éléments du visage au bon endroit, mais le format A4 de la feuille leur permet de garder quelques repères du point de vue des proportions du visage. »

L’interaction et la réciprocité entre l’artiste et les participants sont deux aspects primordiaux dans l’art selon Marina Krüger. La dimension ludique apporte beaucoup aux jeunes lors de ses interventions en milieu scolaire, en particulier dans les établissements de placement éducatif où les enfants ont tendance à se replier sur eux-mêmes éprouvant des difficultés à communiquer.

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Marina Krüger travaille sur la perte de repères et la perception brute. Photo Darek Szuster

(article paru dans le quotidien L'Alsace le 25/08/2012 par Amaury Wasner • www.lalsace.fr)

mercredi 22 août 2012

Exposition « Des petits moments suspendus entre deux notes »

C’est en images qu’a été lancé, lundi soir, le noyau dur du festival Météo, avec une exposition de quatre photographes qui ont suivi de nombreuses éditions de cette manifestation.

C’est presque un paradoxe : comment se fait-il que la musique soit si visuelle ? C’est la question qu’on est en droit de se poser en contemplant la (trop) petite exposition proposée par la Vitrine, « Vingt ans de jazz à Mulhouse ».

Lundi soir, à la veille du lancement de la partie contondante du festival Météo, c’est au son de l’harmonie Espérance de Saint-Coin que le vernissage s’est déroulé en présence des quatre photographes exposés : Darek Szuster, Pierre Chinellato, Sébastien Bozon et Philippe Anstett. Quatre spécialistes de l’image qui suivent le festival de musiques improvisées de Mulhouse depuis des années.

« Cette image a une histoire »

« J’essaie de saisir des petits moments suspendus entre deux notes, commente Darek Szuster. J’ai toujours le sentiment d’être seul face aux musiciens dans ces instants de silence… » Et cela donne, entre autres photos, un grand portrait du violoncelliste Tom Cora, un ancien habitué de Jazz à Mulhouse décédé en 1998. « Cette image a une histoire. C’est un concert de Tom Cora qui a été pour moi l’élément déclencheur, c’est par l’image que je suis venu à la musique. Ce portrait, Tom Cora m’en avait demandé un tirage, mais il est décédé avant d’avoir pu le voir. »

Chacune des photos noir et blanc de Darek Szuster ou de Pierre Chinellato semble porter ce type d’histoires partagées, de complicité tendre. Jusqu’à cette image de Darek Szuster où, comme en miroir, se découvre la grande famille des photographes du festival en plein travail.

Le diaporama de Sébastien Bozon fait pénétrer dans l’intimité de trois groupes que le photographe a suivis plusieurs jours durant. « J’ai voulu travailler avec des focales fixes, au 35 ou 50 mm, sans téléobjectif, pour être au plus près des musiciens, presque au contact. » Et la trentaine d’images – soigneusement sélectionnées – qui se succèdent fait la preuve de la complicité permanente d’un regard bienveillant.

La mosaïque d’Adrien

Quant à Philippe Anstett, il propose un clin d’œil facétieux et appuyé à Adrien Chiquet, directeur en partance du festival Météo. Il a réalisé une grande mosaïque en quatre panneaux avec toutes les photos du festival qu’il a prises depuis qu’Adrien Chiquet le dirige, le tout dessinant un portrait dudit Adrien.

De l’espièglerie au recueillement, du geste saisi au vol au soupir savamment figé, la grâce des images donne le ton d’un festival hors normes. Et de photographes qui ne le sont pas moins.

y aller 

La Vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse, jusqu’au 22 septembre, du mardi au samedi de 11 h à 19 h.

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Les photographes du festival Météo forment une grande famille, dont on peut retrouver une partie du travail à la Vitrine (photo Dom Poirier)

(article paru le 22/08/2012 dans le quotidien régional L'Alsace • par Olivier Chapelle • www.lalsace.fr)

Mulhouse Festival météo /// Photos en vitrine

À La Vitrine, une exposition photographique retrace vingt années de festival météo et Jazz à Mulhouse.

Ils sont quatre: quatre photographes qui depuis plusieurs années mitraillent le festival Météo et son ancêtre, Jazz à Mulhouse. Cela valait bien une petite exposition, que La Vitrine s’est chargée d’organiser dans ses murs.

Pendant toute la durée du festival et même un peu au-delà, plusieurs dizaines de clichés signés Philip Anstett, Sébastien Bozon, Pierre Chinellato et Darek Szuster sont à découvrir, sur écran ou sur papier. L’occasion de se replonger dans l’atmosphère fiévreuse des concerts, mais aussi des coulisses du festival…

Le vernissage, célébré lundi après-midi en fanfare par l’Harmonie Espérance de Saint-Coin, n’est en tout cas pas passé inaperçu.

À la Vitrine, 53 boulevard Kennedy à Mulhouse. Ouverte du mardi au samedi de 11 h à 19 h. Entrée libre.

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Mosaïque de photos en forme d’hommage à Adrien Chiquet, par Philip Anstett. Photo DNA — JML

(publié le 22/08/2012 dans les DNA • www.dna.fr)

mercredi 8 août 2012

"En terrain miné" : Marina Krüger à la Vitrine

L’artiste Marina Krüger était présente jeudi dans la boutique associative « La Vitrine » pour présenter ses œuvres qui seront désormais disponibles à la vente.

Elle a un sourire radieux, presque enfantin et pourtant les œuvres de Marina Krüger laissent souvent place à une ambiance hostile.

Diplômée des beaux-arts à l’école du Quai il y a deux ans, la plasticienne partage son temps entre ses projets personnels et ses activités professionnelles. Sa collaboration avec La Vitrine, elle la considère comme une réelle opportunité dans son parcours : « C’est la première fois que j’expose ici. Je suis contente, ça m’offre une bonne visibilité ».

Un travail minutieux, parfois même fastidieux de plusieurs mois, a été nécessaire pour réaliser ses modèles. Elle les appelle « mines de verre », ces sculptures créées à l’aide de bris de verre et de miroirs. Marina Krüger préfère que l’on parle d’installation : « J’ai amené ici les plus petites sculptures, la surface du magasin n’est pas assez grande pour tout installer. C’est un peu un aperçu de ce que je fais ! ».

Pour l’heure, pas encore de site internet dédié ni d’atelier, la jeune femme fait tout chez elle. Entre attraction et répulsion

Les quelques curieux passés voir le travail de la plasticienne tombent dans le panneau : « J’étais sur le point de toucher c’est si beau ! », s’exclame une cliente. L’artiste tire satisfaction de cette remarque : « Je travaille essentiellement sur la notion de dualité entre attraction et répulsion. C’est récurrent dans tout ce que je fais, même quand je ne pars pas dans cette direction à la base », confie celle qui est aussi intervenante dans les collèges et les structures sociales.

Comme pour prolonger son travail, elle a posé pour Marie Hibon, photographe qui a immortalisé ses œuvres dans une série de quatorze instantanés eux aussi disponibles à la vente.

« Les clichés sont uniques », glisse-t-elle. Avant d’ajouter : « Je veux aussi rendre les gens attentifs aux dangers et à l’interaction entre le corps et les menaces qui l’entourent. Quand on approche les sculptures, on est tenté de s’oublier, de toucher. L’aspect visuel est trompeur ici ».

La ville de Guebwiller lui a récemment confié la mission de tirer le portrait du célèbre céramiste alsacien Théodore Deck en 70 exemplaires. « Ce sera le cadeau de mariage de la mairie de Guebwiller à la fin de la cérémonie », confie la jeune femme qui n’a pas le temps de s’ennuyer et devient très sollicitée.

Du 10 au 18 août à La vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse. Pour plus d’informations : marinakruger@live.fr

(article paru dans les DNA le 8 août 2012 • www.dna.fr)

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Les mines de verre de Marina Krüger coûtent entre 35 et 60 euros. Photo DNA — sehla bougriou

mardi 7 août 2012

Sur le fil, entre candeur et mise en danger

Marina Krüger présente au grand public quelques-unes de ses réalisations sous forme de sculptures et de photographies. À découvrir jusqu’au 20 août à La Vitrine de Mulhouse.

Plasticienne récemment diplômée du Quai- l’École supérieure d’art de Mulhouse- Marina Krüger sort des sentiers battus, tant par le choix des matériaux de ses œuvres que par leurs dimensions. « Ayant l’habitude d’exposer mes installations artistiques en plein air, j’ai dû m’adapter à l’espace restreint de la galerie de La Vitrine », explique-t-elle.

Effectivement, ses précédentes œuvres exposées à Guebwiller avaient beaucoup d’envergure, comme ce kaléidoscope dont les parois en miroirs reproduisaient et démultipliaient à l’infini le reflet du visiteur.

Intitulé « En terrain miné », le dernier projet artistique de Marina Krüger, présenté sous forme d’ébauche à La Vitrine de Mulhouse, exploite la notion de danger, toujours avec un rapport à l’enfance. Ses « mines de sculpture » en verre ou les photos, réalisées par Marie Hibon, de ces mêmes mines frôlées par des pieds nus, symbolisent des situations où le corps se confronte aux risques et obstacles physiques. La nature duale de ce qui relève à la fois de la beauté et du danger nourrit son inspiration ; elle évoque parmi ses références, les travaux de Kader Attia ou Carsten Höller.

« Que fait-on face à des obstacles ? J’aime particulièrement expérimenter les situations de perte de repères. » À travers ses « blind portraits » (lire encadré), elle invite les gens à la dessiner – puis les croque à son tour – sans regarder le tracé du crayon sur la feuille. « La démarche est très intéressante, même si on est un dessinateur en herbe. On retrouve toujours les mêmes détails physiques, tels que la mèche sur mon front », note-t-elle. Dans une époque régie par les règles et les conventions, l’artiste compte mettre à l’épreuve nos sens et nos perceptions dénaturés par la standardisation des modes de vie.

L’enfance est un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. Intervenant dans les établissements scolaires, comme au lycée Storck de Guebwiller ou au collège Jean-Macé de Mulhouse, elle apprécie la dimension ludique dans l’art, comme en témoigne sa marelle en miroir, toujours avec cette notion de rapport à soi, à son corps, « dans un jeu de perceptions ». Parmi ses structures de « mine de verre », on est interpellé par le corps d’une poupée Barbie recouvert d’une peau de lait qui lui rappelle un « vieux souvenir d’enfance traumatisant lié à l’odeur ».

Ayant récemment exposé à Paris et en Bosnie-Herzégovine, Marina Krüger a également pris part à un projet d’intervention à connotation sociale en collaboration avec l’association Acces de Mulhouse qui œuvre dans le domaine de la réinsertion.

Y ALLER Jusqu’au 20 août à La Vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse. Ouverte du lundi au samedi de 11 h à 19 h. Renseignements : 03.89.33.11.11, www.danslavitrine.com, entrée gratuite.

Amaury Wasner

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À travers « son œil de verre », Marina Krüger vous convie à ses expériences de dessin à l’aveugle, jusqu’à bouleverser votre perception. Photo Darek Szuster


(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le 07/08/2012 • www.lalsace.fr)

lundi 23 juillet 2012

La couture descend dans la rue

Estelle Specklin et Muriel Collin, deux créatrices mulhousiennes, ont installé un atelier de couture en pleine rue…

Un stand en pleine rue, deux machines à coudre et quelques tissus qui traînent, cela a de quoi surprendre les passants qui à l’image de la dame sur la photo s’arrêtent pour savoir de quoi il s’agit.

Le concept est pourtant simple, deux artistes ont préparé des patrons et tout le matériel nécessaire à la confection de robes et de sacs avant de l’emballer en kit. Les intéressés s’acquittent de 45 euros pour un kit de fabrication de robe, 10 euros s’ils choisissent le sac. Ils ont ainsi le droit à un cours de couture. Ils repartent ensuite avec un objet qu’ils ont cousu tout seul… ou presque. «On a un lien direct entre le créateur, le vendeur et l’acheteur»

Ceci étant, les adultes peuvent passer leur tour, l’initiative s’adresse d’abord aux enfants, sans limite d’âge pour peu qu’ils soient en mesure de manipuler la machine à coudre. animations Initiative de deux créatrices

Estelle Specklin, à l’origine de la marque poupet pounket s’est associée à Muriel Collin pour l’organisation.

Poupet, c’est pour rendre hommage à une certaine idée de la féminité : coquetterie et glamour. « Pounket », un dérivé du mot punk évoque le côté engagé de sa créatrice : « J’essaie de rester éthique dans toutes mes démarches, de mettre en avant les avantages de la récupération, du do it yourself (fais-le toi-même) ».

Ce n’est pas la première fois que la styliste s’improvise intervenante puisqu’elle travaille régulièrement dans le quartier Neppert. Valoriser la création locale

Sa collaboratrice, Muriel Collin est quant à elle designer textile. Sacs, horloges murales ou miroirs de poche, tout y passe. Sa marque de fabrique ? Les collages numériques, entre autres. « Je travaille beaucoup sur les thèmes de la femme, du végétal » glisse-t-elle lorsqu’on regarde ses œuvres.

La Vitrine est ce qu’on appelle une boutique associative. En d’autres termes, ce n’est pas un simple commerce puisque le but est de valoriser la création locale en offrant un espace de visibilité aux artistes.

« Pour nous c’est une manière d’encourager la création et de prouver par la même occasion que contrairement à la rumeur ambiante, il se passe plein de choses intéressantes à Mulhouse » confie Vincianne Sestito, responsable de la boutique avant d’ajouter : « C’est important d’encourager ce genre d’artistes pour pas que cela disparaisse. On a un lien direct entre le créateur, le vendeur et l’acheteur. On a un rapport au vrai commerce qui se perd. Le risque c’est qu’on finisse tous uniformisés avec les mêmes fringues ! »

C’est dans cet esprit que des expositions sont régulièrement organisées dans les locaux de l’avenue Kennedy.

Jeudi 2 août à 18 h. Vernissage de l’exposition de Marina Krüger. La Vitrine, 53 avenue Kennedy, 68200 Mulhouse.

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Estelle Specklin (à droite) explique le concept de l’opération à une passante. Photo DNA — seh.b

(article paru dans les DNA le 24 juillet 2012 • www.dna.fr)

samedi 16 juin 2012

Des nus et des habits

Il fait chaud et vous ne savez pas quoi vous mettre ? Habillez-vous tout nu ! Leone Boukraa, une jeune créatrice mulhousienne, a présenté jeudi à La Vitrine une série de vêtements en demi-tons. Réalisés sur mesure à partir de photographies, ils reproduisent (vus de loin) la nudité de leurs propriétaires… La jeune créatrice entendait ainsi dénoncer la société de consommation, et appeler les passants à s’engager contre cette dernière.

Cette performance s’inscrivait dans le cadre de l’opération « Invasion de tee-shirts à la Vitrine », qui se poursuit aujourd’hui encore : une douzaine de jeunes créateurs de la région y présenteront toute la journée leurs créations originales. Y sont attendus : Pétasse d’Alsace, les créateurs des marques Hurlovent, Léone, Le petit Mulhousien, Nowear, 100 x ni l’oie, Doudette, EthikMind, Étienne Hungler, Fernand Kayser et bien sûr Leone Boukraa, présente cet après-midi seulement.

De 11 h à 19 h à la Vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse. ✆ 03 89 33 11 11 blog.danslavitrine.com


Toute nue sur ses vêtements, mais la pudeur est sauve ! Photo DNA — Auriane Poillet
(parution dans les DNA le 16 juin 2012 • www.dna.fr)

jeudi 14 juin 2012

Création /// Invasion de tee-shirts à La Vitrine

Sérigraphié ou imprimé, détourné ou personnalisé, toujours limité, le tee-shirt fait un retour en force chez les créateurs. La preuve, ce week-end à La Vitrine, avec la présence d’une dizaine de marques régionales.

Simple, cool, chic, élégant, déluré, destroy, rock, grunge, contestataire ou encore pop-art, le tee-shirt fait un grand retour en force. Le top, c’est d’obtenir un tee-shirt édition limitée ou avec un motif unique créé par un artiste. À Mulhouse, c’est Pétasse d’Alsace, la ligne de vêtements décalés lancée par Poupet Pounket et Marianne Maric, qui a remis le coton à la mode en détournant un logo de Hansi sur les mines de potasse… le tee-shirt le plus vendu à La Vitrine. « Bizarrement, le succès des tee-shirts, on dirait que c’est lié avec le retour du vinyle, remarque Vincianne Sestito, chargée de développer la boutique mulhousienne. Les groupes de musique se remettent aussi à en faire et ils sont très travaillés. »

Aux côtés de Pétasse d’Alsace, les créateurs des marques Hurlovent, Léone, Le petit Mulhousien, Nowear, 100 x ni l’oie, Doudette et les petits nouveaux (EthikMind, Étienne Hungler, Fernand Kayser…) se retrouveront pour un apéro, ce soir, à partir de 18 h. « L’idée, c’est qu’ils puissent se rencontrer, échanger sur leurs techniques, mais, surtout, on invite tous les gens qui veulent créer des tee-shirts à rencontrer ceux qui en font », explique Vincianne Sestito. Un maximum de modèles sera en vente tout le reste du week-end, avec, dans la mesure du possible, fabrication sur place.

Y ALLER

Apéro en présence des créateurs ce soir à partir de 18 h, vendredi et samedi de 11 h à 19 h à La Vitrine, 53, avenue Kennedy à Mulhouse. Tél. 03.89.33.11.11.

C.B.

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Création

L’artiste Léone Boukraa réalise un événement du 14 au 16 juin, de 14 h à 18 h à la Vitrine, 53 avenue Kennedy à Mulhouse, pour l’engagement contre la société de consommation. Elle propose à chacun de venir à la Vitrine se faire photographier torse nu (ou de lui envoyer sa photo par mail à leoneboukraa@hotmail.com) « pour protester contre la société et pouvoir porter dans la rue et au travail, un tee- shirt qui montre sa propre nudité. Une manière pour chacun d’agir par le biais de son travail ou sa position contre le gaspillage dans les supermarchés, le profit, l’exploitation des pays pauvres, les produits chimiques dans l’agriculture et la nourriture ».

(parution le 14/06/2012 dans le quotidien régional L'Alsace • www.lalsace.fr)

mercredi 13 juin 2012

Linda la Limace

LA VITRINE.- Un lit de salade verte, une poignée de limaces vivantes et gluantes, une artiste qui lit des textes en se couvrant le visage et le corps de ces gastéropodes cueillis en son jardin : étonnante performance que celle d’Anne Zimmermann jeudi dernier à la Vitrine. « Tout est trop propre aujourd’hui, tout ce qui est dégoûtant m’intéresse. » Sa limace s’appelle Linda en hommage à Linda Lovelace, vedette du porno des années 1970, morte dans l’oubli. À travers elle, l’artiste fustige « le prêt- à-porter, le prêt-à-manger, le prêt-à-penser ». Un vibrant hommage au visqueux...



Photo Dom Poirier

(parution dans le quotidien régional L'Alsace le 14 juin 2012 • www.lalsace.fr)

vendredi 8 juin 2012

Radio /// Perrault revisité par de facétieuses lycéennes

Une classe de seconde du lycée professionnel du Rebberg a concocté une émission spéciale pour la webradio Mulhouse Net Experience, en brodant autour de l’univers des contes de Perrault.

Matinée décisive pour les 30 élèves – dont un garçon, qui nous excusera d’utiliser de préférence le féminin pour parler du groupe – de seconde professionnelle accompagnement, soins et services à la personne du lycée du Rebberg. Après quatre séances de lecture, de cogitation et d’écriture autour de l’univers de Charles Perrault, les voilà prêts à enregistrer le résultat pour en faire une édition spéciale des Contes à la noix, une émission réalisée par les conteurs Annukka Nyyssönen et Frédéric Duvaud sur la webradio Mulhouse Net Experience (MNE).

« Une bonne expérience »

« Beaucoup de ces élèves vont être amenés à travailler au service des enfants, donc à leur raconter des histoires : ce projet leur donne une bonne expérience, déclarent Danièle Bohly, leur professeur de français, et Catherine Schneider, la documentaliste du lycée. Elles ont été assez perturbées par la langue de l’époque de Perrault ; en modernisant ces contes, elles se sont pas mal attachées à la place qu’ils laissent aux personnages féminins. »

Frédéric souligne le triple bénéfice pédagogique du projet : « Il y a eu l’écriture, maintenant la mise en voix, et aussi le travail sur le média, comment se fabrique une émission de radio. » C’est pratiquement dans les conditions du direct que chaque groupe d’élèves enregistre son intervention : « C’était assez stressant », reconnaissent-elles après coup… Mais leur concentration est impressionnante, les mots ne trébuchent pas, les principales difficultés étant d’y mettre le volume, l’intonation. « On sent que vous lisez : vivez le texte !, les encouragent Fred et Annukka. Il faut qu’on entende un sourire ! ». Plusieurs prises sont nécessaires pour venir à bout des fausses publicités : c’est là qu’on se rend compte qu’il n’est pas naturel d’adopter un ton « commercial » !

Éditorial, interview exclusive de Charles Perrault et de ses personnages, jeu radiophonique… Chaque groupe a fait preuve de beaucoup d’humour et de créativité pour fignoler ses textes. Trois contes, choisis par les élèves, sont revisités : La belle au bois dormant est inversé de A à Z et devient donc La moche au bois réveillé, Le petit chaperon rouge est traduit en argot et Cendrillon fait la fête au Jet 7… Après, l’enregistrement a été confié à Christophe, le technicien de MNE, qui a pris le soin de monter et d’équilibrer cette 14 e édition des Contes à la noix. La voilà disponible en podcast, quelques semaines après l’enregistrement, sur www.radiomne.com

Sylvain Freyburger

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L’enregistrement de l’émission spéciale s’est déroulé en avril au lycée du Rebberg. Photo Sylvain Freyburger

(article paru le 08/06/2012 dans le quotidien régional L'Alsace • www.lalsace.fr)

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