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lundi 25 janvier 2010

Slam /// Les poètes urbains du quotidien extraordinaire

Grosse semaine slam à venir en Alsace : concours pour partir en vacances au Mans, scènes ouvertes de tous les côtés, soirées festives, échanges multiples … On savait que Strasbourg et Mulhouse sont des places fortes régionales, du slam mais désormais même Colmar succombe au charme citoyen de cette langue libérée ...

Le slam reste un mouvement relativement mystérieux. A part le fameux Grand Corps Malade qui a propulsé cet art oratoire sous les projecteurs de Seine Saint Denis avant d'envahir la France entière, les slammeurs restent souvent inconnus du grand public. La semaine prochaine sera l'occasion pour les Alsaciens et leurs voisins de découvrir «pour de vrai» ce mode d'expression impressionnant de liberté. Avec trois soirées programmées à Strasbourg, Mulhouse et Colmar, les curieux n'auront plus aucune excuse : le slam est livré sur un plateau près de chez vous !

Mulhousiens échangistes

Un concours autour du festival Le Mans Cité Chanson est le prétexte de ces réjouissances verbales. Jhon do Hazar et Fred H., deux Mulhousiens à la langue bien pendue, ont fait le déplacement dans la Sarthe l'an passé, et sont revenus la tête pleine d'envies échangistes et la besace remplie d'un alléchant règlement de tournoi. Les sélections pour désigner deux tchatcheurs qui iront tous frais payés se pavaner au Mans en mars prochain se déroulent à Strasbourg mercredi et à Mulhouse jeudi. Les inscriptions sont ouvertes, mais il est possible d'attendre le dernier moment pour poser son nom sur la liste des postulants. Les règles du concours sont simples : chaque intervention sur scène doit être courte, pas plus de 3 minutes et 24 secondes très précisément, sous peine de se faire tirer les oreilles. Cela est plutôt une bonne chose : si jamais vous avez une envie irrépressible de zapper le poète qui accapare le micro, dites-vous que le temps d'aller visiter les toilettes il aura disparu ...

Le secret de la tarte aux poireaux

Au-delà de cette compétition officielle, les trois soirées permettront à tout un chacun de monter sur scène, de s'emparer du micro et de déclamer le texte de son choix. Vous rêvez de déclarer publiquement votre flamme à l'amour de votre vie ? Vous voulez réciter la fantastique poésie d'un auteur moldave que vous chérissez ? Vous avez envie de raconter l'aventure incroyable de votre vie en trois minutes chrono ? Vous ressentez subitement le besoin urgent de transmettre au monde entier la recette secrète de la tarte aux poireaux ? Le slam est fait pour vous, venez le rencontrer, et si vous avez peur, emmenez vos enfants !

S'INFORMER

Infoline Old School tél. 03 89 33 11 11. Infos et inscriptions aux tournois sur place ou en écrivant à boite.a.rime@gmail.fr pour Mulhouse et à oazart@gmail.com pour Strasbourg. Pour préparer son voyage au Mans : http://www.lemanscitechanson.com

Y ALLER

Entrée libre les trois soirs. Scène et tournoi slam, micro accessible à tous. Mercredi 27 janvier 21h chez Jeannette et les Cycleux, 30 rue des Tonneliers à Strasbourg. Jeudi 28 janvier 20h30 aux Copains d'Abord rue Pasteur à Mulhouse. Soirée de clôture slam jam festive (hors tournoi) vendredi 29 janvier 21h au Poussin Vert, route de Neuf-Brisach à Colmar.

(article paru dans le quotidien régional L'Alsace le vendredi 22 janvier 2010 - http://www.lalsace.fr)

mardi 15 décembre 2009

Tires-toi une bûche pour Madame Cosinus

Le slam favorise les rencontres et les échanges d'idées. Pour découvrir ces joutes verbales d'un nouveau genre, visiter le Québec dans le texte, inventer une Alsace différente, filez vendredi au Poussin Vert à Colmar pour une scène ouverte à tous. Au slam citoyens !

Madame Cosinus, alias Julie Dirwimmer, est née dans le Val de Villé, mais a grandi à Strasbourg. Un brin casanière comme la plupart des Alsaciens, elle n'avait pas mis les pieds hors de la région jusqu'à l'âge de 24 ans. Jusqu'au jour où l'un de ses profs d'université la pousse à prendre l'air, et à aller voir ailleurs ce qui se passe … Elle choisit alors d'effectuer son stage de fin d'études au Canada. Et c'est la révélation : elle découvre une autre vie, un nouveau rythme, les particularités attachantes de la langue québecoise, entre injures jusqu'alors inconnues et expressions typiques du grand Nord. Elle rencontre aussi le slam à Montréal, se prend au jeu de cet art oratoire jubilatoire, et met sa culture scientifique au service de cette poésie moderne en choisissant «Madame Cosinus» comme nom de scène ...

Poétique et politique

«Le slam est pour moi un exutoire artistique, une possibilité de s'évader, un super vecteur pour véhiculer des idées, un discours à la fois poétique et politique». Julie découvre tous les jours de nouveaux mots made in Québec avec lesquels jouer. Et les textes slam de notre Alsacienne, conçus de l'autre côté de l'Atlantique, regorgent ainsi de particularismes locaux. Ainsi, «Tires-toi une bûche», qu'on pourrait comprendre comme une agression verbale ou une invitation au suicide, n'est autre qu'une aimable invitation : «Prends-toi une chaise» en traduction hexagonale. Cette expression vient du feu réunissant les bûcherons en pleine nature …

Je te christe la gueule !

Les insultes sont une autre façon de s'ouvrir au monde. Ainsi, en France, elles tournent souvent autour du sexe ou des excréments, alors qu'au Québec, elles sont généralement connotées religion. A l'écoute de Madame Cosinus, on découvre ainsi que les Canadiens francophones s'amusent avec le Christ à toutes les sauces, jouant à placer ce mot dans une flopée de phrases pas forcément très catholiques, un peu à la façon schtroumpf ou schmilblic. Devinez donc ce que signifie «Je te christe la gueule» ...Pourtant, les similitudes entre l'Alsace et le Québec sont nombreuses : «Les deux régions sont profondément ancrées dans leur culture. Les Québecois représentent une minorité culturelle et linguistique, se battent pour préserver leur langue, sont un peu torturés et complexés, comme les Alsaciens, entre deux cultures». Et Julie invite à visiter son nouvel eldorado : «Venir au Canada est très facile, surtout pour les jeunes. Il y a tout un tas de programmes pour faciliter leur venue. Ce pays d'immigrés - les Français étaient les premiers – est d'une richesse extraordinaire, et il y a très peu de préjugés. Et on peut partir loin de l'Alsace, et ne pas l'oublier. Au contraire, je pense beaucoup plus à ma région natale depuis que je n'y habite plus». Sauf à Noël évidemment … En guise de cadeau, offrez-vous un slam à l'accent mondialisé ! Accompagnant Madame Cosinus sur scène, deux stars régionales sont également à l'affiche le 18 décembre : U-Bic, aka Lucie Rivaillé, Bordelaise virevoltante installée à Strasbourg depuis quelques années, et Jhon do Hazar, poète urbain mulhousien à l'imagination textuelle plein la bouche … Et il reste de la place sur la tribune pour tous ceux qui auront envie de partager un texte !

Y aller

Scène ouverte slam vendredi 18 décembre à partir de 20h30 au Poussin Vert, 37 route de Neuf-Brisach à Colmar. Entrée libre. Possibilité de monter sur scène pour déclamer ses textes. Une soirée proposée par le Lézard, Mission Voix Alsace, le Poussin Vert et Old School. Informations tél. 03 89 33 11 11 http://www.old-school.fr.

Ecouter

Madame Cosinus (Montréal) : http://www.myspace.com/madamecosinus / http://sites.google.com/site/mmecosinus

U-Bic (Strasbourg): http://www.myspace.com/u6ic http://www.oazart.com

Jhon Do Hazar (Mulhouse) : http://www.myspace.com/jhondohazar

(article paru le 18 décembre 2009 dans le Journal L'Alsace http://www.lalsace.fr)

lundi 15 juin 2009

Ateliers RADIO à Colmar - Inscrivez-vous !

Envie de prendre la parole jeune colmarien ? Inscris-toi aux ateliers RADIO organisé par Old School en partenariat avec RDL Colmar et le Collectif Belgrade, pour des adolescents âgés de 12 à 18 ans.

L’idée : se former au métier de journaliste et couvrir des événements se déroulant sur la ville de Colmar. Les participants deviendront chroniqueur, interviewer, animateur ou technicien le temps de la manifestation et rencontreront public, artistes, organisateurs et autres intervenants.

L’objectif est la réalisation d’une émission radio quotidienne de 5’ diffusée sur la webradio MNE (radiomne.com) et sur RDL Colmar (103.5 FM).

Pour participer à l’aventure, il suffit de nous écrire à

info@old-school.fr

ou de renvoyer le bulletin d’inscription disponible dans les MJC et centre sociaux avant le 15 septembre à :

Association Old School 53, avenue Kennedy 68200 Mulhouse

A bientôt pour l'aventure radio !

ateliers radio musiques métisses

Le groupe de jeunes reporters colmariens en pleine interview de Jean-Baptiste Raeth du Lézard à l'occasion du Festival Musiques Métisses le 30 mai dernier.

mercredi 15 avril 2009

Plaket du fesival Paroles

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(mise en page pour Old School:fannydelque@voila.fr)

vendredi 10 avril 2009

Ateliers Slam à Colmar du 20 au 24 avril

Old School organise, en partenariat avec le collectif "Belgrade", un atelier "initiation au Slam" ouvert aux jeunes du quartier Europe de Colmar.

Lundi 20 de 10 à 12h au Centre Europe, 8 rue de Varsovie.

Mardi 21, jeudi 23 et vendredi 24 mêmes horaires à l'Espace Lézard, 2 bd du Champ de Mars.

Une restitution de cette semaine d'ateliers aura lieu sur scène le dimanche 3 mai à 14h à l'occasion du festival "d'Ailleurs, d'Ici".

Atelier animé par John Do Hazar (aka Jonathan Rauscher du collectif La boîte à Rimes)

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dimanche 2 novembre 2008

SuperSounds, le onze de la nouvelle saison

Nos amis colmariens ont de la chance: la fédération Hiéro Colmar redémarre fort avec la onzième édition du festival SuperSounds. Des concerts dans toute l’Alsace pendant le mois de novembre.

SuperSounds est une bonne idée colmarienne qui a déjà onze ans. A l’origine en 1998, la volonté de découvrir une ribambelle d’artistes inconnus et surprenants a guidé la naissance de ce festival défricheur. Dans la famille indie, les programmateurs successifs se sont promenés aux quatre coins du monde pour dénicher des artistes éclectiques, folk, pop, rock, électro, noise, jazzcore et bien plus. Avec une curiosité insatiable pour dénicher des Japonais iconoclastes ou des Suédois barbus qui inventent aujourd’hui la musique de demain. Pierre Poudoulec, le nouveau booker du festival, bien connu des Strasbourgeois pour avoir relancé la salle de spectacles alternative du Molodoï, s’est emparé avec délices de SuperSounds 2008 pour signer la résurrection d’une fédération Hiéro Colmar en plein renouveau.

L’affiche 2008 du festival est alléchante, proposant en un mois une quinzaine de rendez-vous avec plus de 40 groupes à travers toute l’Alsace, de Strasbourg à Mulhouse en s’arrêtant bien sûr pas mal à Colmar. Hiéro s’est en effet attaché à fêter ses 15 ans en associant à SuperSounds des partenaires comme le Noumatrouff qui a le même âge, le Grillen qui va sur ses 10 ans ou le Lézard, l’ancêtre qui souffle ses 20 bougies. Les lieux visités sont nombreux et parfois étonnants, on retrouve ainsi des sites « historiques », comme l’attachante MJC qui a accueilli les premiers concerts Hiéro ou le Poussin Vert, le café culturel et alternatif indispensable de la cité de Bartholdi. Les deux concerts d’ouverture prendront d’ailleurs place ce soir dans ces sites emblématiques. Avec Mahjongg, tribu free funk punk de MJC de Chicago, et Leo88man, folk intemporel en ballade à travers les champs verts du poussin. Schirach se représente

Parmi les autres artistes programmés, citons quelques poissons pilotes. Les énergétiques hollandais the Ex, associés à l’incroyable saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria, les Américains Why ? qui réinventent un pop sucrée à base de hip-hop et d’électro, An Albatross, furie nihiliste incendiaire, Otto von Schirach, électro qui vient de Miami mais ça ne s’entend vraiment pas… Mais le mieux est d’adhérer à Hiéro pour 20 euros et miracle, tout devient gratuit ! Ou comment devenir curieux pour pas cher. Colmar nous schtroumpfera toujours !

infos Hiéro Colmar tél. 03.89.41.01.81 www.hiero.fr. Les concerts sont gratuits pour les membres Hiéro (adhésion 20 euros) sauf au Molodoï et au Lézard. Le concert le plus cher est à 12 euros, le prix moyen d’un concert est de 5 euros en location Fnac et de 8 euros à la caisse du soir.

vendredi 25 avril 2008

Section Lyonnaise des Amasseurs de Mots

Soirée slam animée par la Section Lyonnaise des Amasseurs de Mots au PACIFIC de Colmar (68). Vendredi 25 avril à partir de 20h. Entrée libre. Une proposition du CSC Florimont/Bel-Air, de Old School et du Lézard, avec le soutien de la Ville de Colmar.

La S.L.A.M., «Section Lyonnaise des Amasseurs de Mots» (ou Société Ludique des Anarchistes Modaux») est un collectif fondé en 2002 par Marco DSL alias «Vers Sain Rhétorique». Elle existe depuis la première session slam lyonnaise du 31 janvier 2002 au «Bistroy», et a depuis participé à plusieurs centaines de sessions slams publiques et radio, à Lyon, dans toute la région Rhône-Alpes, à Nantes, en Bretagne, dans le Nord Pas de Calais mais aussi hors des frontières françaises ( Suisse, Algérie ) ... Elle a ensuite été étoffée au fil des sessions par Vers Sain Rhétorique (Marco DSL), Maître de Cérémonie, initiateur du slam à Lyon, et un des propagateurs nationaux de ce nouvel art des mots et de la voix. Ce collectif, reste évolutif et ouvert à toutes nouvelles personnes dont les qualités d’écritures et d’interprétations séduisent son fondateur. Elle regroupe actuellement seize membres issus de divers milieu (étudiants en cinéma ou ethnologie, bibliothécaire, journaliste, conteuse, danseuse, animateurs de radio, prof de français, auteurs, parolier ), des pionniers des scènes Rhône Alpines tel Lee Harvey Asphalte jusqu’aux récents coups de coeur(Koumekiam), professionnels ou semi, tous rimeurs acharnés, écrivants forcenés, activistes du verbe dont l’amour de la langue et de l’écriture est immodéré.

http://www.myspace.com/amasseursdemots

Ateliers d’écriture

Cette soirée sera précédée d'un atelier d'écriture mené par Marco DSL du 21 au 25 avril de 18H30 à 20H30 au CSC Florimont/Bel-Air.

Ses objectifs ?

- Propager la pratique du slam comme prise de parole libre en public, comme une tribune citoyenne, démocratique, politique, poétique, un contre pouvoir verbal. - Populariser le slam comme nouvelle pratique artistique, un nouveau code poétique.

La petite histoire

En 1997, Marc CASIMIRO De SAN LEANDRO crée l’association la Camarilla afin de populariser l'écriture rythmique et l'improvisation d'écriture. L’association publiera en 1998 "Je texte termine, anthologie de textes rap à lire à haute voix" (éd. Parole d'aube / La Camarilla, Vénissieux). L'histoire de La Camarilla est marquée par la mise en place de 3 collectifs :

- "Le Cercle des Poètes Apparus", collectif issu des ateliers d'écriture rap et rythmique du collectif d'artistes croix-roussiens (Quartier de Lyon) "Melting Familly". Le cercle a participé cinq années consécutives au "Français comme on l'aime" et une quinzaine de textes ont été publiés dans les suppléments de Lyon Capitale édités dans le cadre de cette opération. - "La Section Lyonnaise des Amasseurs de Mots" (S.L.A.M.) qui propage la parole slam sur tout le territoire national et organise les Slams sessions lyonnaises - la "Constellation d'Improvisation d'Ecriture Ephémère Ludique Lyonnaise" (CIEELL) dont la première apparition remonte au 17 mai 2003 à L'improvis' à flots de la LI.LY à la Marquise (Lyon) et le lancement des Leucophiles Sessions, qui sont des spectacles d'improvisation d'écriture au Théâtre de la Platte (Lyon).

L'ALBUM de Marco DSL : "Allons à l’essentiel ? Décrochons la lune !"

Un projet singulier qui s’émancipe au-delà des formes traditionnellement liées à l’esthétique, à la réception de l’œuvre et son habituelle diffusion (la scène) dont le principal écueil est la faible fréquentation des lieux par l’ensemble de la population. Un propos d'écorché vif évoquant les fragilités de l'homme et les horreurs du monde fabriqué par lui. Marco DSL aime la langue française, il la caresse, l’excite et s’en excite, lui fait l’amour, la nourrit, s’en nourrit. Il la disloque, lui donne du sens, lui procure des sens, se livre, se délivre et se projette au monde. Les mots sont catalyseurs et vecteurs d’émotions tranchées, prises de parole tour à tour provocantes, grinçantes, tendres et drôles. Chacun de ses textes est un défi littéraire, un exercice de style, une voix/voie souvent unique parfois universelle. La conceptualisation de cet album mais aussi sa production et sa réalisation s’articulent autour de ce postulat. Le mot et le sens restent le centre.

http://www.myspace.com/marcodslslam

Inscription obligatoire mais gratuite auprès de l'Association OLD SCHOOL ou du CSC Florimont/Bel-Air

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samedi 28 juillet 2007

Succès fou

article paru dans le Journal L'Alsace le 28 juillet 2007 [www.lalsace.com]

Incroyable (quoique…), mais vrai. Le musicien et poète Kevin Swift, installé à Colmar depuis 14 ans, a obtenu photo et gros papier dithyrambique dans le Télérama du 21 juillet pour son album coproduit par Old School et Hiéro Colmar. Le journaliste, François Gorin, a adoré, l’homme, sa légende ou sa vie et ses chansons. Le CD, intitulé « The colour of the little red schoolhouse » s’est vu décerner un quatre « F », la meilleure « note » du magazine.

Le truc drôle de l’histoire, c’est que l’album étant produit localement il a été tiré à peu d’exemplaires et qu’on ne peut l’acheter que dans les Fnac de Colmar Mulhouse et Strasbourg. Alors quid de tous les lecteurs de Télérama qui vont vouloir se jeter sur le CD encensé ? Une seule solution : l’achat en ligne sur http://shop.old-school.fr./

lundi 24 juillet 2006

Natala : 2500 spectateurs, affluence record

Article paru dans le Journal L'Alsace le 24 juillet 2006


Les membres de la fédération Hiéro ont tapé dans le mille en proposant une beach party nouvelle formule, étalée sur neuf jours. Le public en redemande. Hiéro se dit prêt à aller encore plus loin.

Samedi soir au Nalata, les sourires se comptaient par centaine. Et bien que ce fût la dernière soirée de ce qu'il se nomme désormais « Cinéma sous les arbres », le bonheur était perceptible, dans les airs, sous les marronniers, autour des tables ferme-auberge, sur la piste de danse, au bar, face à l'écran géant, et dans le regard du public. En décidant d'étirer l'ex beach party sur 9 jours au lieu deux, la Fédé Hiero prenait le risque d'un bouillon financier. Résultat : Jean-Luc Wertenschlag, chargé de mission à la Fédé, confirme le succès populaire d'une formule quasi magique : 2000 spectateurs payant et 500 spectateurs gratuit. « Ce qui fait 300 personnes par jour en moyenne sur les 9 jours. C'est bien ». Jean-Luc se félicite surtout d'un autre « détail » : « il y avait surtout une diversité de public qui allait de la famille hollandaise en vacances en passant par le punk au chien tatoué et la dame de plus de 70 ans venue toute seule. Ce mélange de population nous a impressionnés. Il est vrai que le Natala favorise ce genre de mélange, davantage qu'une salle de concert. Ça fait du bien de réussir une manif'populaire comme ça ». Les spectateurs se seraient déplacés depuis Strasbourg, Saint-Louis, Fribourg, Mulhouse. « Ça aussi, c'est bon signe ». Une météo ultra clémente, « un bouche à oreille qui a bien fonctionné », une programmation à la fois ouverte, accessible et fidèle à l'esprit Hiéro constituent sans doute les principaux ingrédients de ce succès. Et puis, il y a le Natala, géré par les Amis de la Nature, un lieu « tellement agréable ». La programmation a fait la part belle à un cinéma populaire (Le temps des gitans a attiré 600 spectateurs dès le premier jour), aux découvertes « radicales et innovantes » (les siestes musicales), aux événements originaux (atelier de jonglage assuré par les Nazes), etc. « Vu le succès de ces ateliers, on aurait pu le faire tous les jours ». Comme annoncé sur leur site web, Hiéro verrait bien la formule évoluer vers des rendez-vous étalés sur les deux mois d'été, en partenariat avec d'autres opérateurs culturels. « On va profiter de cet élan pour évoluer vraiment sous réserve que les Amis de la Nature soient ok. Hiéro ne pourra pas assumer seul un événement sur deux mois. On veut aller encore plus loin ».

J.D.K.


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Le « Cinéma sous les arbres » au Natala a rassemblé un public varié et bien décidé à faire la fête jusqu'au bout de la nuit. Photos Yannick Bohn

jeudi 14 décembre 2000

Hiéro change de tête, pas de ligne

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 14 Décembre 2000

Changement de direction à Hiéro-Colmar : nommé à la tête du Confort Moderne de Poitiers, Simon Codet-Boisse sera remplacé par Jean-Luc Wertenschlag, directeur du Noumatrouff et de Hiéro-Mulhouse.


Vingt-huit mois après avoir pris la direction de l'association culturelle Hiéro-Colmar, Simon Codet-Boisse fait ses adieux : à 33 ans, il vient d'être nommé directeur du Confort Moderne de Poitiers, un des plus anciens et des plus prestigieux centres de musiques actuelles et d'art contemporain de France. « Il s'agit d'une opportunité particulièrement intéressante en raison du projet culturel que défend ce centre et des moyens dont il dispose », dit-il.  Simon Codet-Boisse, qui prendra ses fonctions à Poitiers le 8 janvier, sera remplacé à Colmar par Jean-Luc Wertenschlag, 34 ans. Cofondateur de Hiéro-Mulhouse en 1991, celui-ci en assume la direction depuis deux ans. Il est également directeur de la salle du Noumatrouff (15 salariés, 5 millions de F de budget), gérée par l'association. Deux missions qu'il continuera à mener à bien parallèlement à ses nouvelles -et en principe provisoires- responsabilités colmariennes.

« Manque de lisibilité »

 « Jean-Luc sera chargé d'assurer le suivi des activités et de superviser le recrutement du futur directeur, qui interviendra après les municipales de mars. En l'absence d'une convention avec la Ville de Colmar, dont dépend en partie le financement de l'association, Hiéro attendra d'être fixée sur ses ressources et sur le type de partenariat futur avec la Ville avant de pourvoir ce poste », dit Simon Codet-Boisse, qui quitte Colmar « déçu par le manque d'ambition de la politique locale envers les jeunes ». La contribution municipale en faveur de Hiéro s'est élevée cette année à 156 000 F, sur un budget de 1 million de F.  Jean-Luc Wertenschlag a fait savoir qu'il demanderait à être reçu par le maire de Colmar Gilbert Meyer. Il exclut cependant de renoncer à l'appellation dissidente de « Kraken » pour la salle de musiques nouvelles, préalable posé jusqu'à présent par la municipalité. L'association, qui revendique « 500 membres à jour de cotisation », souhaite toujours obtenir la gestion de cette salle (actuellement en régie municipale) qu'elle a contribuée à créer.  Un sujet que Jean-Luc Wertenschlag souhaite voir intégré au débat des municipales. « Nous demanderons aux candidats ce qu'ils comptent faire pour les jeunes. En ce moment, en raison du manque de lisibilité, il est impossible d'envisager un vrai projet culturel », dit-il.

Philippe Schwab

Prochain rendez-vous proposé par l'association : « Hiéro met les boules », ce samedi 16 décembre à 21 h au Grillen/Kraken de Colmar. * 03 89 41 01 81.





Simon Codet-Boisse (à droite) passe le relais à Jean-Luc Wertenschlag. 
(Photo DNA-Bernard Schmidlé)