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dimanche 10 juin 2007

L’électro choc de Von Magnet

Article paru dans le Journal L'Alsace le 10 juin 2007
Un baiser sur l’affiche, une morsure sur scène. Samedi dernier au Noumatrouff à Mulhouse, pour le dernier acte du festival Elephonic, Von Magnet a littéralement magnétisé le public avec son concert/performance. À la croisée de la musique, de la danse, du théâtre et du happening, Von Magnet est issu du mouvement post-industriel. Le groupe, qui en est à son dixième album, De l’Aimant, puise sa principale inspiration dans les rythmes et les expressions corporelles du flamenco. Rythmes conjugués avec ceux, plus contemporains, de la musique électronique. Sur scène, les trois femmes et les deux hommes qui composent la troupe se croisent, se jaugent, se mesurent, se frôlent, se bousculent ou s’entrechoquent. Les talons des danseurs claquent sur le piédestal, les voix s’élèvent, puissantes, avant de s’éteindre dans un souffle ou de s’attarder dans un murmure. Coups de talons et coups de gueule : le spectacle est ponctué par la lecture de textes coups de poing qui parlent d’amour et de mort. Une prestation à la fois étonnante, détonante, remuante, dérangeante et touchante, en somme… vivante ! En seconde partie de soirée, le public du Noumatrouff a retrouvé avec gourmandise l’infatigable mais surtout talentueux chercheur de sons, Bouto. Le DJ, un temps résident du Noumatrouff avec des soirées électroniques mémorables, a lui aussi délivré un set magnétique. Von Magnet et Bouto : une conclusion idéale pour ce festival Elephonic, deuxième du nom, consacré au bruit utile et qui, une semaine durant, a fait vibrer la ville au son d’une partition originale et inédite.

A.S.

dimanche 3 juin 2007

Manif silencieuse pour se faire entendre

Article paru dans le Journal L'Alsace du 3 juin 2007
Dans le cadre du festival Elephonic, le collectif « La boîte à rimes » a organisé une manifestation antibruit dans les rues commerçantes de Mulhouse.

On connaissait les rassemblements revendicatifs aux sonos déversant les décibels, aux slogans scandés à forte voix ; on connaissait aussi les manifestations silencieuses qui expriment souvent une forte émotion. Les militants de « La boîte à rimes » ont, quant à eux, manifesté sans bruit hier dans les rues de Mulhouse, dans le cadre du festival Elephonic. Sur les pancartes, des slogans « Le bruit court que le silence est en marche », « Trop de bruits tuent le bruit », « Silence, j’écoute », « Le silence est dehors » et au verso des indications complémentaires. Pour le passant intrigué qui voulait en savoir plus, les manifestants lui chuchotaient des recommandations et l’invitaient à visiter l’exposition sur le bruit située dans la chapelle Saint-Jean.

Expérimentation autour des mots

Le collectif organisateur de cette manifestation silencieuse antibruit se définit comme un laboratoire d’expérimentation autour des mots. Il se réunit une fois par semaine pour écrire, dire, lire, ensemble, en rythme ou de manière libre, pour se surprendre et se faire plaisir. Se retrouver aussi pour composer des textes, monter des projets de recueils, organiser des soirées Spoken word, slam et poésie. À côté de ces réunions hebdomadaires, ils organisent de petits événements ponctuels et participent à divers festivals. Les prochains rendez-vous les amèneront pour un slam sauvage au festival jeune public Louftibus de Bergheim, un slam également au festival Racines et rencontres d’Audincourt. « Nous cherchons à provoquer une réflexion sur le bruit, sur l’oralité, sur les mots. Nous voulons permettre aux mots d’investir l’espace public », résume un des membres du collectif. Lors de la manifestation, place de la Réunion et rue du Sauvage, ils se sont frayé un chemin entre les militants politiques qui distribuaient des tracs avec en prime leurs solutions aux maux, mais, avec le passant pressé, peu de mots étaient échangés, encore moins de rimes.

Y ALLER
Elephonic, le festival du « bruit utile », s’achève aujourd’hui. Le « musée sonore » est encore ouvert à la chapelle Saint-Jean, Grand-rue à Mulhouse, de 14 h à 18 h.

B.S.

samedi 2 juin 2007

Von Magnet au Nouma

Article paru dans le Journal L'Alsace le 2 juin 2007

Le festival Elephonic se poursuit avec flamenco électro, festival du film amateur et DJ Bouto. À noter aussi : manif antibruit à 14 h, place de la Réunion ; musée sonore de 14 h à 20 h, chapelle Saint-Jean (entrée libre).

Y ALLER
Noumatrouff, 57 rue de la Mertzau à Mulhouse, 20 h. Tarifs : 10 , réduit 5 . Tél. 03.89.32.94.10.

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vendredi 1 juin 2007

Les nuits en chantier

article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 1er juin 2007 - [www.dna.fr]

Que faire en ville une fois le soleil couché ? Pas grand chose, si on en croit les noctambules mulhousiens. Le sujet a été longuement débattu mercredi soir au café Rey.

Luc Gwiazdzinski l'avait rappelé en préambule : la nuit est le moment idéal pour refaire le monde. Ça tombait plutôt bien. L'objectif de la soirée n'était-il pas de dresser un état des lieux des nuits mulhousiennes ? A vrai dire, chacun savait qu'il ne s'agissait là que d'une première étape.

Un réél malaise chez les acteurs de la nuit

D'évidence, la situation n'est guère reluisante, et c'est plus un remède qu'un constat qui s'impose. « Le simple fait de se réunir pour parler des nuits à Mulhouse est assez accablant », devait noter un intervenant. Bars fermés, rues désertées... L'euphorie qui s'était emparée de la ville à la fin des années 90 semble loin. Provoqué dans le cadre du festival Elephonic #2, ce débat public était alimenté par le chercheur-géographe Luc Gwiazdzinski : autant dire le « M. Nuit » des grandes métropoles européennes, à l'origine d'opérations comme les nuits blanches parisiennes. Délimitations des terrasses, autorisations de concerts refusées, normes incompréhensibles... Sans surprise, les chicaneries administratives subies par les patrons de bar ont dominé les débats. Certes, ni Jean-Marie Bockel ni Michel Samuel-Weis n'étaient là pour répondre. Mais contrairement à l'an dernier où seule Cléo Schweitzer avait fait le déplacement, la municipalité était cette fois représentée par l'adjointe chargée des relations avec les commerçants : Christiane Eckert. Pierre Freyburger, Djamila Sonzogni et Cléo Schweitzer étaient également présents.

L'adjointe a vite opposé aux gérants le nécessaire respect des réglementations, tout en rappelant que son bureau restait ouvert à tous. Un point qui n'a d'ailleurs été démenti par personne. Reste que ces discussions toujours courtoises semblaient révéler chez les acteurs de la nuit un réel malaise. Voire une certaine peur. Jean-Luc Wertenschlag n'a d'ailleurs pas mâché ses mots en accusant la municipalité de freiner les initiatives, allusion claire à l'annulation de L'Arsenal fait sa loi (imputable selon l'intéressé à un refus de subvention, et selon Christiane Eckert au retrait volontaire d'Old School). De part et d'autre, la bonne volonté semblait toutefois l'emporter. « Je suis tout à fait prête à travailler sur un état des lieux de la nuit. D'accord, nous avons notre part de responsabilité, mais j'attends de la part des représentants de la nuit des propositions. Je regrette souvent que lorsque je demande des choses un peu organisées, rien ne vient. La Ville ne peut pas tout faire », a conclu l'adjointe. Elle s'est par ailleurs dite partisane de l'ouverture des discothèques jusqu'à 6 h et des bars jusqu'à 3 h. Mais là, la décision ne peut venir que de la préfecture, qui s'y est selon elle toujours refusée. Reste que le monde de la nuit ne se limite pas aux bars. Et la soirée a aussi été l'occasion de poser quelques questions restées pour l'instant sans réponses. Où diable les 6 500 étudiants dont l'UHA s'enorgueillit passent-ils leurs soirées ? Peut-on encore manger après 22 h 30 ? Quelle épicerie vous dépannera encore à minuit ? A partir de quelle heure est-on condamné à rentrer à pied, faute de tramway et de taxi ? Pourquoi se sent-on (souvent à tort) en insécurité dans certains quartiers ?

Pour ceux qui estiment ces préoccupations accessoires, Luc Gwiazdzinski a vite remis les pendules à l'heure. Oui, la vie nocturne est une composante essentielle de l'attractivité d'une ville. Oui, toutes les expériences ont montré que le développement d'activités nocturnes réduisait la délinquance : la politique du « couvre-feu », loin de l'empêcher, la favorise. Dès lors, pourquoi ne pas ouvrir gymnases et centre socioculturels jusqu'à minuit, comme à Barcelone ? « Quand on s'emmerde, qu'on n'a pas de fric et qu'on est coincé dans un ghetto, on fait des conneries », devait résumer Djamila Sonzogni.

Où diable les étudiants passent-ils leurs soirées ?

Et maintenant, quelles solutions ? La proposition de Luc Gwiazdzinski (formulée l'an dernier mais restée sans réponse) d'organiser avec les élus une traversée de nuit de Mulhouse a été reçue favorablement par Mme Eckert. Et dans l'immédiat, le principe d'une réunion au courant du mois de juin semble acquise. Elle pourrait se tenir à la mairie et rassembler, outre Luc Gwiazdzinski et les élus, des responsables du Quai et de l'UHA. A suivre...

Jean-Michel Lahire

© Dernières Nouvelles D'alsace, Vendredi 01 Juin 2007. - Tous droits de reproduction réservés

La dernière édition de l'Arsenal fait sa loi remonte à l'été 2005. Selon Christiane Eckert, l'opération devrait reprendre cette année sous l'égide des seuls cafetiers. (Photo d'archives DNA - Sébastien Bozon)

mercredi 30 mai 2007

Vive le bruit !

Article paru dans le Journal L'Alsace le 30 mai 2007
Ce pourrait être le slogan de la 2e édition du festival Elephonic, du 30 mai au 3 juin à Mulhouse. Avec la volonté affichée de poser des questions qui font mal aux oreilles, et une programmation curieuse de friandises musicales qui grattent.

Le constat qu’il est de plus en plus difficile de s’exprimer artistiquement à Mulhouse, en faisant un peu de bruit, a amené l’association Contigo Cultural Corporation à donner naissance l’an dernier au festival Elephonic. « Sons réfléchis pour réflexion sur le bruit », voici le joli programme de ces bénévoles iconoclastes qui refusent (presque) toutes les subventions. « Concerts interdits de fait, porteurs de projets musicaux victimes de tracasseries administratives multiples, absence d’écoute des décideurs politiques, fuite de talents culturels vers d’autres cités plus accueillantes » : les membres de l’association citent plusieurs exemples. Le débat citoyen programmé mercredi soir dressera l’état des lieux de la nuit mulhousienne. L’approche des élections législatives devrait garantir la présence de quelques élus locaux. En apéro-concert, on découvrira le rap joyeux et rafraîchissant des jeunes Mulhousiens Asskar, membres du collectif Pomerium. Et en dj post-blabla, c’est le vétéran tout-terrain Fanfan qui devrait réunir tout le monde, entre expérience et défrichage.

Jeudi, on se lâche

Jeudi, on se lâche ! Avec une soirée Claque-Son, et la possibilité d’exprimer librement des sons… Des mots ? Des notes de musique ? Des onomatopées ? Des hurlements ? Attention, pas de concert, car pour cela il faudrait une autorisation municipale… Vendredi, retour d’un grand classique bollwerkien, le fameux Barathon, parcours de concerts dans les bars. Avec une carte blanche confiée au collectif dijonnais Sabotage, et la possibilité de se promener entre quatre espaces culturels conviviaux, pour découvrir Mulhouse en musiques différentes et dérangeantes, pour goûter les sons d’ailleurs. Samedi, on démarre à 18 h à la chapelle Saint-Jean avec le vernissage du musée sonore de « Tous nos bruits perdus ». Un programme alléchant d’installations vidéo, de Phoenix ressuscité (l’ancien palais des fêtes de la rue des Trois-Rois récemment détruit), de retransmission en léger différé du match de foot OM-FCM 1990, d’écoute de bruits oubliés comme des dizaines de groupes rock de la cité et d’ateliers pour enfants où on construira des éléphants. Le soir, grand final au Noumatrouff, avec ces performers trop rares de Von Magnet, qui triturent le flamenco façon électro, qui inventent un romantisme industriel beau comme une usine où tout le monde s’aimerait. Avec l’indispensable bidouilleur de sons Bouto pour oublier de rentrer minuit passé.

Y ALLER Chapelle Saint-Jean, café Rey, Copains d’abord, Atomika, Greffier et Noumatrouff, au 30 mai au 3 juin. Tout est gratuit sauf samedi soir, entrée 10€, membres Hiéro 5€.

J.-L.W.


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Von Magnet, la fièvre flamenco électro du samedi soir

vendredi 27 avril 2007

Eléphonic : Le bruit qui fait du bien

Article paru dans le Journal L'Alsace le 27 avril 2007

La seconde édition du festival Eléphonic se déroulera du 30 mai au 2 juin. Objectif de ses initiateurs : rendre a ville plus animée et plus conviviale.

Ils sont jeunes, musiciens, artistes. Ils aiment leur ville et voudraient la rendre plus attractive. Il y a trois ans, ils ont créé une association, « Contigo » (en espagnol « avec toi »), dont l’objectif est de promouvoir des artistes locaux et d’organiser des événements culturels dans la cité : concerts, performances, expositions, débats, etc. Ils se sont fixés comme ambition de rendre le bruit légitime et sympathique dans une ville qui a la réputation d’être morte après la fermeture des magasins, alors qu’ils rêvent d’une ambiance de sud… Une sacrée entreprise. L’année dernière, ils ont lancé un festival dédié au bruit intelligent, « Eléphonic ». La seconde édition se déroulera de 30 mai au 2 juin.

Ce festival multiplie les propositions de rencontres autour de la musique et d’une réflexion générale sur le thème « Sons réfléchis pour réflexion sur le bruit ». Pas question de verser des décibels agressifs dans les oreilles des riverains, mais de faire participer les Mulhousiens à une prise de conscience collective sur les bruits qui font du bien, ceux créent du lien entre les habitants, qui rompent de l’isolement et peut-être, font baisser le sentiment d’insécurité.

Interpeller les élus

Pour nourrir leur réflexion, les fondateurs de l’association Contigo se sont adressés à un spécialiste des bruits urbains, le sociologue Luc Gwiazdzinski. Ils souhaitent interpeller les pouvoirs publics sur cette question de l’animation urbaine et des « bruits utiles », organiser un jour dans la ville une « traversée de nuit » pour recenser tous les petits bruits qui font partie de la vie. «Notre volonté est de coller au thème du bruit dans tout ce que nous proposons», indique Gilles Baum, organisateur de l’événement. Il y aura, bien sûr, des rendez-vous musicaux, avec en tête d’affiche, Von Magnet. Des concerts mais aussi des débats ert du cinéma. «Une invitation à la curiosité, à la découverte, à l’écoute. Une invitation à produire, à faire, à dire, à participer», expliquent les initiateurs. L’autre credo de Contigo, c’est l’implication citoyenne. Et pour commencer, les organisateurs d’Eléphonic renouvellent l’initiative de l’année dernière en faisant appel à tous les esprits créatifs pour les affiches du festival - avis à tous les artistes en herbe… Les affiches collectées seront exposées puis vendues aux enchères (voir les consignes sur le site de l’association). Si le programme d’Eléphonic 2 est encore en cours d’élaboration, sachez qu’il y aura une exposition sur « les bruits perdus » à la chapelle Saint-Jean, des productions vidéos amateurs (« Un bruit utile »), de la musique et des rencontres…

SE RENSEIGNER
Pour tout savoir sur Eléphonic 2, livrer vos suggestions écrites et artistiques : elephonic2 free.fr ; site web: contigocultural free.fr

F.M.


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Les instigateurs de ce festival se sont fixés comme ambition de rendre le bruit légitime et sympathique.
Photo Jean-Paul Domb

dimanche 15 avril 2007

Quand Mulhouse joue collectif

article paru dans le Journal L'Alsace le 15 avril 2007 [www.lalsace.fr]

Depuis 2005, la cité du Bollwerk a vu naître de nombreuses associations, agences ou collectifs culturels. Tous tentent, avec des moyens souvent modestes, de faire émerger les talents locaux. Une action qui permet aussi de faire bouger la ville.

Ce n’est peut-être qu’un frémissement, mais il est perceptible. Depuis deux ans environ, Mulhouse a vu naître nombre d’associations, collectifs ou agences de promotion. Leurs noms ? Contigo cultural, La Fibre Unitive, New Nabab, Old School, Rue des Verriers, etc. Leurs principaux domaines d’action : la musique, les arts plastiques et/ou l’organisation d’événements culturels à Mulhouse.

Ne pas céder à la morosité

La plupart de ces associations rassemblent des Mulhousiens qui apprécient leur ville — ce qui n’est pas si courant — ou qui, tout au moins, y vivent et refusent de céder à la sinistrose. Face à une municipalité au mieux indifférente à leurs initiatives, la plupart ont opté pour le do it yourself (fait maison). Le travail en réseau, les partenariats multiples, l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication et surtout une forte motivation compensent généralement le manque de moyens financiers. Bien sûr, les concerts, expositions ou rencontres proposés par ces collectifs ou associations n’attirent pas forcément les foules et l’écho médiatique est souvent atténué. Mais si les fortunes sont diverses, la volonté est là. Et ces actions de promotion artistiques permettent aussi de dynamiser une vie culturelle locale souvent victime de la frilosité du public et de la Ville. À cette dernière, les associations demandent d’ailleurs davantage un surcroît de liberté qu’une rallonge budgétaire… Gros plan sur quelques-uns de ces activistes culturels mulhousiens.

Old school

Créée en 2000, Old school, d’abord association support du groupe La Vieille École, est aujourd’hui une agence d’accompagnement des groupes haut-rhinois DIVAS, Sons des Disco, La Vieille École et SINED. « Face aux nombreuses sollicitations des groupes locaux, on s’est aperçu qu’il était à la fois difficile de ne pas y répondre et tout aussi difficile d’y répondre à 100 %. On a donc décidé de sélectionner des groupes avec lesquels travailler », explique Jean-Luc Wertenschlag, président de cette association qui compte deux salariés, Isabelle Sire et Franck Richard. L’appui d’Old School, association « coup de pouce », peut prendre différentes formes : aide au pressage de CD, à la création d’un site internet, à la réalisation d’affiches ou à la co-organisation de formations, etc. « L’idée est d’être un marchepied, un tremplin pour permettre aux artistes d’accéder à la reconnaissance. Pour que ça marche, il faut d’abord du talent, de la motivation et de la persévérance ; un environnement favorable et des gens qui s’occupent du développement et de l’accompagnement des artistes. Seul, on n’arrive à rien. » Old School travaille en partenariat avec le Noumatrouff, Hiéro Colmar, le label colmarien Parklife records, New Nabab, etc. La semaine prochaine, l’association sera présente au Printemps de Bourges pour promouvoir les groupes alsaciens.

CONTACTER www.old-school.fr

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La Vieille École était à l’affiche de la soirée de lancement de l’association Old School. Archives Dom Poirier

Corporation contigo cultural

Le collectif s’est créé autour de Michel Canton et de Gilles Baum avec l’envie de proposer des soirées qui mélangent les genres et les publics. Historiquement lié au Collectif du 21 avril puis aux festivités de « L’Arsenal fait sa loi », le collectif s’est donné pour but de promouvoir des artistes, musiciens et plasticiens (The Uncut experience, Parano, DIVAS, Clumsy, Hugues Baum, Cedric Geney et JB Peter notamment) et d’organiser la rencontre entre ces artistes et le public. Ses partenaires sont, entre autres, CobWeb, Old school, le Noumatrouff, la Rue des Verriers, etc. On doit au collectif l’organisation, en mai 2005, d’Elephonic, festival consacré au « bruit utile et nécessaire en ville ». Un petit pied de nez à la Ville, alors engagée dans une politique martiale à l’endroit des cafés et terrasses de la ville. « Le projet tombait à pic, on sentait qu’il y avait une vraie envie », se souvient Gilles Baum. Depuis, il y a eu les travaux du tram, « ce chantier permanent qui a peut-être aussi permis de travailler les esprits : la ville est plus belle, plus sympa. On est sorti un peu de la sinistrose ». Aujourd’hui, Elephonic 2 se prépare avec la volonté de « participer à l’amélioration de la ville, de travailler sur le bruit et sur les déplacements » et le souhait de voir la ville « lâcher la bride et laisser vivre les initiatives ».

CONTACTER contigo.cultural.free.fr

Rue des Verriers

En 2005, une poignée d’artistes décide de monter une association, La Rue des Verriers, et de louer, à plusieurs, un local pour travailler. Cet atelier, baptisé L’État des lieux, accueille aujourd’hui des musiciens, des plasticiens et des photographes. « Nous voulions un lieu d’expression pour favoriser une pratique collective, qui fonctionne sur l’émulation, le partage d’expériences, le regard extérieur », expliqueJean Wollenschneider, président de l’association. Cette initiative répondait au manque d’ateliers pour les artistes locaux. « Depuis plusieurs années, la Ville de Mulhouse a fait le choix d’une politique culturelle de standing, tournée vers l’extérieur. En conséquence, la place laissée aux artistes locaux est réduite. On sait aussi que dans les deux prochaines années, il n’y aura probablement pas de budget pour nous, artistes locaux, parce qu’il y a le tram à payer. De plus, l’Alsace est une petite région avec de multiples propositions artistiques. Beaucoup de collectifs ou d’associations ont vu le jour ces deux dernières années, mais beaucoup ont disparu. Pour durer, il faut miser sur la qualité. Seule la qualité du travail permet de marquer les esprits et de pérenniser les actions », estime Jean Wollenschneider.

CONTACTER http://etatdl.free.fr/

New Nabab

Créée début 2005, New Nabab, association de promotion et de production artistique, a commencé par s’installer sur le web. L’idée était de proposer un site interactif pour pallier le manque de moyens financiers. Les deux bénévoles qui animent l’association, Davide De Arcangelis et Gaëlle Marguier, ont pour objectif de permettre aux musiciens de se dédier à leur art en leur facilitant la tâche, notamment administrative. Ainsi, l’association rédige contrats et fiches de paie, se charge de la promotion et de la communication, s’occupe du démarchage des concerts, etc. Actuellement, « l’écurie » New Nabab — le nom est un clin d’œil aux nababs qui, à leur époque, avaient tout le temps, eux, de profiter de la musique — réunit six groupes : Sadaka, Positive Ethno jazz, Mito Loeffler quartet, Ahmed El Salam, Benoît Moerlen et Continental Circus. L’association vise « davantage la qualité que la quantité » avec, en filigrane, un objectif de professionnalisation. « Pour que ça fonctionne, il faudrait que les Mulhousiens, public et programmateurs, soient un peu moins frileux », estime Davide. Qui trouve aussi « choquant d’entendre des responsables culturels dire qu’un bon artiste ne reste pas à Mulhouse. La vraie difficulté est là. C’est très dur de tenir sur la durée quand on vous demande de faire vos preuves sans vous faire confiance. »

CONTACTER www.newnabab.com

Acoustique club

« L’Acoustique club, c’est avant tout se faire plaisir sans se ruiner », résume Hugues Chauvin, principal animateur, avec Claire Fischer et Christophe Baldy, de l’association. Ici, pas de réelle volonté de professionnalisation, mais une envie de promouvoir des artistes pop et folk, un créneau un peu délaissé dans la cité du Bollwerk, traditionnellement plus attachée au rock sous toutes ses formes. Aujourd’hui, l’Acoustique club réunit Hugues, Rich Barnard, Bertrand Louis, August in Fall et Andy Bilinski. Une équipe constituée par le biais de rencontres et des pages myspace sur internet. Issu de l’association On the one, l’Acoustique club s’occupe surtout de programmer des concerts. À Mulhouse, ses principaux partenaires sont le Noumatrouff et le bar Les Copains d’abord. « C’est vrai qu’il y a beaucoup d’associations qui se montent, mais elles ne tiennent pas sur la durée. À Mulhouse, ce qui pose problème, c’est surtout l’absence de curiosité du public », estime Hugues. L’Acoustique club en a fait les frais lors de sa dernière soirée en janvier au Noumatrouff. Elle espère bien renverser la vapeur avec la seconde, programmée fin avril.

CONTACTER http://www.myspace.com/acoustiqueclub

Anne Schurrer

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En 2005, une poignée d’artistes locaux (musiciens, plasticiens et photographes) décide de se regrouper pour louer un atelier. L’État des lieux est né. Archives Darek Szuster

samedi 27 mai 2006

Elephonic réussit sa sortie

Article paru dans le Journal L'Alsace le 27 mai 2006

Après une « réhabilitation du bruit au centre ville par des animations en soirées » et un fabuleux barathon dans le centre ville qui a séduit le public, le festival Elephonic s'est achevé dans la nuit de samedi à dimanche au Noumatrouff. Tout au long de la soirée, mélangeant les genres et les arts, un programme savoureux et original a été délivré par une pléiade d'artistes venus d'ici et d'ailleurs. L'entrée en matière par le collectif strasbourgeois Ideo a réinventé le concept du cabaret. Le spectateur, les yeux bandés, emporté par les comédiens sur un tapis d'herbes, se laissait subjuguer par de nouvelles sensations et bercer par une vertigineuse exploration sensorielle. Reprenant le flambeau, les quatre jeunes femmes du groupe Mil Mascaros, ont galvanisé le public avec la puissance du punk. Un peu plus loin, dans un décor faiblement éclairé, la troupe Performance rejouait la fabuleuse histoire originelle. Puis les Canadiens de Zeroscape ont ouvert les portes du « livemetal », suivi du puissant mix de DJ Zimo et d'Imag'in1son, créant des images au rythme de la musique.

Florence Platof

dimanche 21 mai 2006

Elephonic sort sa trompe

Article paru dans le Journal L'Alsace le 21 mai 2006

Un barathon musical, du presque jamais vu au centre ville mulhousien. Et pourtant, vendredi soir, le festival Elephonic, toutes trompes dehors, a rassemblé une pléthore de spectateurs.

Les organisateurs du festival Elephonic ont relevé un défi : oublier le quotidien en permettant à la population d'être au contact de quelques précieuses notes musicales et de danser dans plusieurs bars du centre ville, à l'heure même où les gens s'enferment derrière leurs murs… Pari réussi pour une première. Ici ce n'est pas le festival de Cannes, on ne boit pas de champagne mais de la bière et du café — mais surtout, place à la musique, aux musiciens et au public. C'est en invitant des groupes locaux, que les maîtres de cérémonie d'Elephonic, ont ouvert la scène musicale du barathon mulhousien.

« Scène ouverte au centre ville »

L'atmosphère semble prouver, ici comme ailleurs, que chacun peut avoir envie de faire la fête, tout simplement, le temps d'une soirée. Premier concert, première station. En solo, Denis Scheubel, entame son concert, au bar La Parenthèse, tantôt rock, tantôt pop, avec des influences puisées du côté de Dire Straits, Jacques Higelin et Alain Bashung. Mais ce n'est là que le début d'une nuit festive : les spectateurs qui ont osé investir la scène ouverte du centre ville, se retrouvent, pour la seconde étape, sur les pavés du café Montaigne. Face au public, les quatre musiciens de l'orchestre DIVAS, rockeurs inspirés des mélodies pop des années 70, délivrent un répertoire fougueux et endiablé à l'image de Speed like Steve Mc Queen. En un clin d'oeil, le public de plus en plus nombreux, atterrit maintenant chez les Copains d'abord, où les attendent le groupe Parano, qui distille à merveille un cocktail tonique et dépaysant de rock français, à base de guitare, d'ukulele et d'accordéon. Et dans la foule assidue, un spectateur des plus attentifs : la mascotte du festival, l'éléphant d'Elephonic ! Dernier concert, dernière station : les trois rappeurs de la Vieille Ecole terminent en apothéose et la « vibe » est à son comble au Tam-Tam. Et malgré l'heure tardive, l'engouement du public n'a pas faibli. Tout le monde a suivi !

Florence Platof


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Le groupe Parano a distillé un cocktail tonique de rock français, devant les spectateurs du café des Copains d'abord. Photo Florence Platof

samedi 20 mai 2006

Penser la ville de nuit

Article paru dans le Journal L'Alsace le 20 mai 2006
Le festival Elephonic milite pour la promotion de la vie nocturne et du bien-être de la nuit. Une conférence s'est tenue au café Rey mercredi soir. Entre utopie et réalité.

Dans le cadre du festival Elephonic, une conférence-débat s'est tenue mercredi soir sur le thème de la nuit urbaine. L'ambiance festive qui régnait place de la République a mis les gens dans de bonnes conditions pour écouter Luc Gwiazdzinski leur parler des bienfaits d'une vie de nuit. Ce professeur chercheur de l'Université de Technologie de Belfort-Montbéliard originaire de Lorraine étudie depuis 15 ans le monde de la nuit et cherche à comprendre les mécanismes d'exclusion de la vie nocturne par le jour. En introduction, il a évoqué quelques postulats sur la nuit urbaine. « Il faut aussi penser la ville de nuit et ne pas avoir de nostalgie sur celle-ci. Quand je parle de Strasbourg à des amis, je leur dis de ne pas aller à la cathédrale. La réalité est ailleurs ».

Traversée de nuit le 16 juin

Luc Gwiazdzinski a traversé, de nuit, 300 villes d'Europe pour en étudier le fonctionnement. Ce concept de traversées nocturnes pour « éprouver la ville » a été développé par l'agence dont il est le directeur. La traversée se fait en compagnie d'élus, de techniciens, d'artistes et chacun retranscrit ses impressions lors d'un débriefing. Elephonic organisera sa traversée de nuit le 16 juin. « Il y a une vie après le jour et la nuit a beaucoup de choses à apprendre au jour. Il faut changer de regard sur la nuit », a martelé Luc Gwiazdzinski. Ses études géosociologiques sont basées sur Strasbourg et Belfort, villes qui présentent de nombreuses généralités applicables à Mulhouse. « La ville est une pulsation qui expulse la nuit. Il y a un conflit entre la ville qui dort et la ville qui vit. Et on s'aperçoit que les voitures brûlent là où ça ne bouge pas. Les centres villes sont survalorisés ». La méthode Gwiazdzinski propose une solution simple et complètement utopique à la fois. « Nous sommes en 2026 et le maire de Mulhouse retrouve des documents issus d'un colloque de 2006 concernant le moyen de rendre la nuit urbaine attractive. Le projet est proposé au gouvernement. Une assemblée nationale de nuit, des maires de nuit sont élus. JMB est nommé ambassadeur de la nuit auprès de l'UNESCO. L'enseignement scolaire peut être nocturne. La taxe professionnelle est baissée la nuit et les entreprises investissent cet horaire ». Résultat de ce projet de ville intitulé « Les territoires de l'ombre » : une baisse significative de l'insécurité.

Une dynamique à créer

Les projets de Luc Gwiazdzinski peuvent paraître fous mais plusieurs villes en Europe ont déjà adopté certaines de ces mesures. Amsterdam a un maire de nuit, Bruxelles a un observatoire de la nuit (dont le professeur est chargé du suivi scientifique), des crèches de nuit ont été ouvertes dans plusieurs villes… L'auditoire a finalement peu contesté cette vision de la nuit oubliée. Une jeune élue a regretté que ses collègues ne soient pas plus intéressés par cette tranche horaire, « Ils sont trop peu nombreux à s'y intéresser car ils ne pratiquent pas la nuit. Il y a toute une dynamique à créer sur Mulhouse. Il faut remettre des structures culturelles de nuit mais il ne faut pas reproduire le schéma du jour ». La ville de Mulhouse, en apparence mauvaise élève de la nuit, semble être sur de bons rails pour dynamiser son espace nocturne.

Raphaël Hinninger


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Les festivités liées au carnaval, comme celle du Réveillon, constituent l'une des (rares ?) occasions d'investir la ville la nuit.
Archives Darek Szuster

vendredi 5 mai 2006

Éléphonic, « l'autre festival »

Article paru dans le Journal L'Alsace le 5 mai 2006


L'association mulhousienne Contigo cultural annonce, du 17 au 20 mai, l'organisation d'Éléphonic, « l'autre festival », dans les rues de Mulhouse et dans divers lieux de la ville. Avec des concerts pop, rock ou hip-hop, du théâtre, des expositions et des espaces de débats, la manifestation veut « réhabiliter le bruit utile pour faire vivre et animer toujours un peu plus notre cité », indiquent deux des organisateurs, Gilles Baum et Michel Canton. Il s'agit pour eux « d'aller à la rencontre des gens et de les amener autant que possible à se transformer en acteurs pour chacune des soirées proposées ».

Quatre soirées différentes

Celles-ci sont au nombre de quatre. Le mercredi 17 mai à 20 h, Éléphonic démarre par un soirée de débat citoyen sur le thème de l'animation nocturne du centre ville, avec la participation du sociologue Luc Gwiazdzinski, spécialiste des questions de rythme dans la vie des villes, suivi de DJ Fanfan aux platines. Le jeudi 18 à 19 h, Éléphonic se transporte au bar Les copains d'abord pour une soirée autour de la scène ouverte baptisée « Goguette des énervés », de performances et le DJ Nico. Le lendemain, vendredi 19 mai, quatre lieux du quartier de la rue Pasteur vibrent au rythme du Barathon avec, de 20 h à minuit passé, des concerts successifs de Denis Scheubel, D.I.V.A.S., Parano et La vieille école. Enfin, samedi 20 mai, dernier jour du festival, l'ensemble de la rue Pasteur sera animée dès 14 h par des fanfares, spectacles de cirque et de théâtre, avant la soirée de clôture au Noumatrouff qui promet « une nuit multi-arts azimutée » : à l'affiche notamment, le collectif strasbourgeois Ideo qui revisite le concept de cabaret, le groupe canadien Zeroscape qui mélange métal, hardcore, reggae et soul et Imagin'1son, qui pose son studio au milieu du public pour fabriquer et mixer des images au rythme de la musique.

CONTACT

Le site web de l'association est consultable à l'adresse suivante : http ://contigo.cultural.free.fr.

mercredi 27 juillet 2005

Corporation contigo, du son aux images

Article paru dans le Journal L'Alsace le 27 juillet 2005

Présente à l'«Arsenal fait sa loi »ce week-end dans la cité du Bollwerk, cette association mulhousienne conjugue musiques et arts plastiques.

Créée il y a un peu plus de six mois, l'association mulhousienne a pris le nom intrigant de Corporation contigo cultural. Corporation parce qu'elle regroupe différents artistes, peintres, photographes, musiciens ; contigo (« avec toi » en Espagnol) parce qu'elle espère provoquer la participation du plus grand nombre ; et cultural pour l'organisation de concerts et d'expositions. Pendant tout le week-end, ce nouvel acteur de la scène associative mulhousienne sera présent dans le cadre du festival l'Arsenal fait sa loi (regroupé sous le titre « La rue est à vous » avec le festival de théâtre Scènes de rue). « À la base, on nous a gentiment proposé de tenir un stand, mais nous ne voulions pas faire une buvette pour faire une buvette, explique Michel Canton, président de Contigo. Nous allons projeter des films : l'un autour des groupes du label Dischord, et d'autres que nous avions déjà présentés lors de la soirée Rouge au Grillen à Colmar ». Autour du stand installé dans la cour des chaînes, on pourra aussi entendre une sélection de disques issus de l'univers musical de l'association, et plus particulièrement des groupes américains du label Dischord comme Fugazi. « À la base, c'est parti de la scène punk rock de Washington, mais aujourd'hui on y trouve aussi des groupes très groovy et dansants comme Q and not U et El Guapo, explique Michel, grand amateur de cette scène musicale sans concession. Nous allons aussi faire ressortir l'histoire qui oppose actuellement Dischord et la marque Nike, qui a détourné une pochette de disque pour une de ses propres opérations, sans demander l'avis des artistes concernés ».

D'Aix à Mulhouse

Participation, engagement citoyen sont des thèmes chers à la Corporation et à ses artistes : les groupes haut-rhinois Uncut experience et Parano ainsi que Curtiss, d'Aix-en-Provence, le photographe de Chalon-sur-Saône Jib Peter, et les peintres Hugues Baum (Mulhouse) et Cédric Geney (Nancy). À travers le festival de la rue de l'Arsenal, l'association saisit l'occasion de faire connaître ses projets et ses idées, entre autre celle de faire se rencontrer « le public des expositions et celui des concerts » à travers des soirées arts et musique, qu'elle espère pouvoir organiser de plus en plus souvent.

T.L.

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Gilles Baum et Michel Canton, fondateurs de la Corporation. Celle-ci présentera ce week-end des groupes qui lui tiennent à coeur.
Photo Marc-Antoine Vallori