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dimanche 10 juin 2007

L’électro choc de Von Magnet

Article paru dans le Journal L'Alsace le 10 juin 2007
Un baiser sur l’affiche, une morsure sur scène. Samedi dernier au Noumatrouff à Mulhouse, pour le dernier acte du festival Elephonic, Von Magnet a littéralement magnétisé le public avec son concert/performance. À la croisée de la musique, de la danse, du théâtre et du happening, Von Magnet est issu du mouvement post-industriel. Le groupe, qui en est à son dixième album, De l’Aimant, puise sa principale inspiration dans les rythmes et les expressions corporelles du flamenco. Rythmes conjugués avec ceux, plus contemporains, de la musique électronique. Sur scène, les trois femmes et les deux hommes qui composent la troupe se croisent, se jaugent, se mesurent, se frôlent, se bousculent ou s’entrechoquent. Les talons des danseurs claquent sur le piédestal, les voix s’élèvent, puissantes, avant de s’éteindre dans un souffle ou de s’attarder dans un murmure. Coups de talons et coups de gueule : le spectacle est ponctué par la lecture de textes coups de poing qui parlent d’amour et de mort. Une prestation à la fois étonnante, détonante, remuante, dérangeante et touchante, en somme… vivante ! En seconde partie de soirée, le public du Noumatrouff a retrouvé avec gourmandise l’infatigable mais surtout talentueux chercheur de sons, Bouto. Le DJ, un temps résident du Noumatrouff avec des soirées électroniques mémorables, a lui aussi délivré un set magnétique. Von Magnet et Bouto : une conclusion idéale pour ce festival Elephonic, deuxième du nom, consacré au bruit utile et qui, une semaine durant, a fait vibrer la ville au son d’une partition originale et inédite.

A.S.

dimanche 3 juin 2007

Manif silencieuse pour se faire entendre

Article paru dans le Journal L'Alsace du 3 juin 2007
Dans le cadre du festival Elephonic, le collectif « La boîte à rimes » a organisé une manifestation antibruit dans les rues commerçantes de Mulhouse.

On connaissait les rassemblements revendicatifs aux sonos déversant les décibels, aux slogans scandés à forte voix ; on connaissait aussi les manifestations silencieuses qui expriment souvent une forte émotion. Les militants de « La boîte à rimes » ont, quant à eux, manifesté sans bruit hier dans les rues de Mulhouse, dans le cadre du festival Elephonic. Sur les pancartes, des slogans « Le bruit court que le silence est en marche », « Trop de bruits tuent le bruit », « Silence, j’écoute », « Le silence est dehors » et au verso des indications complémentaires. Pour le passant intrigué qui voulait en savoir plus, les manifestants lui chuchotaient des recommandations et l’invitaient à visiter l’exposition sur le bruit située dans la chapelle Saint-Jean.

Expérimentation autour des mots

Le collectif organisateur de cette manifestation silencieuse antibruit se définit comme un laboratoire d’expérimentation autour des mots. Il se réunit une fois par semaine pour écrire, dire, lire, ensemble, en rythme ou de manière libre, pour se surprendre et se faire plaisir. Se retrouver aussi pour composer des textes, monter des projets de recueils, organiser des soirées Spoken word, slam et poésie. À côté de ces réunions hebdomadaires, ils organisent de petits événements ponctuels et participent à divers festivals. Les prochains rendez-vous les amèneront pour un slam sauvage au festival jeune public Louftibus de Bergheim, un slam également au festival Racines et rencontres d’Audincourt. « Nous cherchons à provoquer une réflexion sur le bruit, sur l’oralité, sur les mots. Nous voulons permettre aux mots d’investir l’espace public », résume un des membres du collectif. Lors de la manifestation, place de la Réunion et rue du Sauvage, ils se sont frayé un chemin entre les militants politiques qui distribuaient des tracs avec en prime leurs solutions aux maux, mais, avec le passant pressé, peu de mots étaient échangés, encore moins de rimes.

Y ALLER
Elephonic, le festival du « bruit utile », s’achève aujourd’hui. Le « musée sonore » est encore ouvert à la chapelle Saint-Jean, Grand-rue à Mulhouse, de 14 h à 18 h.

B.S.

samedi 2 juin 2007

Von Magnet au Nouma

Article paru dans le Journal L'Alsace le 2 juin 2007

Le festival Elephonic se poursuit avec flamenco électro, festival du film amateur et DJ Bouto. À noter aussi : manif antibruit à 14 h, place de la Réunion ; musée sonore de 14 h à 20 h, chapelle Saint-Jean (entrée libre).

Y ALLER
Noumatrouff, 57 rue de la Mertzau à Mulhouse, 20 h. Tarifs : 10 , réduit 5 . Tél. 03.89.32.94.10.

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vendredi 1 juin 2007

Les nuits en chantier

article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 1er juin 2007 - [www.dna.fr]

Que faire en ville une fois le soleil couché ? Pas grand chose, si on en croit les noctambules mulhousiens. Le sujet a été longuement débattu mercredi soir au café Rey.

Luc Gwiazdzinski l'avait rappelé en préambule : la nuit est le moment idéal pour refaire le monde. Ça tombait plutôt bien. L'objectif de la soirée n'était-il pas de dresser un état des lieux des nuits mulhousiennes ? A vrai dire, chacun savait qu'il ne s'agissait là que d'une première étape.

Un réél malaise chez les acteurs de la nuit

D'évidence, la situation n'est guère reluisante, et c'est plus un remède qu'un constat qui s'impose. « Le simple fait de se réunir pour parler des nuits à Mulhouse est assez accablant », devait noter un intervenant. Bars fermés, rues désertées... L'euphorie qui s'était emparée de la ville à la fin des années 90 semble loin. Provoqué dans le cadre du festival Elephonic #2, ce débat public était alimenté par le chercheur-géographe Luc Gwiazdzinski : autant dire le « M. Nuit » des grandes métropoles européennes, à l'origine d'opérations comme les nuits blanches parisiennes. Délimitations des terrasses, autorisations de concerts refusées, normes incompréhensibles... Sans surprise, les chicaneries administratives subies par les patrons de bar ont dominé les débats. Certes, ni Jean-Marie Bockel ni Michel Samuel-Weis n'étaient là pour répondre. Mais contrairement à l'an dernier où seule Cléo Schweitzer avait fait le déplacement, la municipalité était cette fois représentée par l'adjointe chargée des relations avec les commerçants : Christiane Eckert. Pierre Freyburger, Djamila Sonzogni et Cléo Schweitzer étaient également présents.

L'adjointe a vite opposé aux gérants le nécessaire respect des réglementations, tout en rappelant que son bureau restait ouvert à tous. Un point qui n'a d'ailleurs été démenti par personne. Reste que ces discussions toujours courtoises semblaient révéler chez les acteurs de la nuit un réel malaise. Voire une certaine peur. Jean-Luc Wertenschlag n'a d'ailleurs pas mâché ses mots en accusant la municipalité de freiner les initiatives, allusion claire à l'annulation de L'Arsenal fait sa loi (imputable selon l'intéressé à un refus de subvention, et selon Christiane Eckert au retrait volontaire d'Old School). De part et d'autre, la bonne volonté semblait toutefois l'emporter. « Je suis tout à fait prête à travailler sur un état des lieux de la nuit. D'accord, nous avons notre part de responsabilité, mais j'attends de la part des représentants de la nuit des propositions. Je regrette souvent que lorsque je demande des choses un peu organisées, rien ne vient. La Ville ne peut pas tout faire », a conclu l'adjointe. Elle s'est par ailleurs dite partisane de l'ouverture des discothèques jusqu'à 6 h et des bars jusqu'à 3 h. Mais là, la décision ne peut venir que de la préfecture, qui s'y est selon elle toujours refusée. Reste que le monde de la nuit ne se limite pas aux bars. Et la soirée a aussi été l'occasion de poser quelques questions restées pour l'instant sans réponses. Où diable les 6 500 étudiants dont l'UHA s'enorgueillit passent-ils leurs soirées ? Peut-on encore manger après 22 h 30 ? Quelle épicerie vous dépannera encore à minuit ? A partir de quelle heure est-on condamné à rentrer à pied, faute de tramway et de taxi ? Pourquoi se sent-on (souvent à tort) en insécurité dans certains quartiers ?

Pour ceux qui estiment ces préoccupations accessoires, Luc Gwiazdzinski a vite remis les pendules à l'heure. Oui, la vie nocturne est une composante essentielle de l'attractivité d'une ville. Oui, toutes les expériences ont montré que le développement d'activités nocturnes réduisait la délinquance : la politique du « couvre-feu », loin de l'empêcher, la favorise. Dès lors, pourquoi ne pas ouvrir gymnases et centre socioculturels jusqu'à minuit, comme à Barcelone ? « Quand on s'emmerde, qu'on n'a pas de fric et qu'on est coincé dans un ghetto, on fait des conneries », devait résumer Djamila Sonzogni.

Où diable les étudiants passent-ils leurs soirées ?

Et maintenant, quelles solutions ? La proposition de Luc Gwiazdzinski (formulée l'an dernier mais restée sans réponse) d'organiser avec les élus une traversée de nuit de Mulhouse a été reçue favorablement par Mme Eckert. Et dans l'immédiat, le principe d'une réunion au courant du mois de juin semble acquise. Elle pourrait se tenir à la mairie et rassembler, outre Luc Gwiazdzinski et les élus, des responsables du Quai et de l'UHA. A suivre...

Jean-Michel Lahire

© Dernières Nouvelles D'alsace, Vendredi 01 Juin 2007. - Tous droits de reproduction réservés

La dernière édition de l'Arsenal fait sa loi remonte à l'été 2005. Selon Christiane Eckert, l'opération devrait reprendre cette année sous l'égide des seuls cafetiers. (Photo d'archives DNA - Sébastien Bozon)

mercredi 30 mai 2007

Vive le bruit !

Article paru dans le Journal L'Alsace le 30 mai 2007
Ce pourrait être le slogan de la 2e édition du festival Elephonic, du 30 mai au 3 juin à Mulhouse. Avec la volonté affichée de poser des questions qui font mal aux oreilles, et une programmation curieuse de friandises musicales qui grattent.

Le constat qu’il est de plus en plus difficile de s’exprimer artistiquement à Mulhouse, en faisant un peu de bruit, a amené l’association Contigo Cultural Corporation à donner naissance l’an dernier au festival Elephonic. « Sons réfléchis pour réflexion sur le bruit », voici le joli programme de ces bénévoles iconoclastes qui refusent (presque) toutes les subventions. « Concerts interdits de fait, porteurs de projets musicaux victimes de tracasseries administratives multiples, absence d’écoute des décideurs politiques, fuite de talents culturels vers d’autres cités plus accueillantes » : les membres de l’association citent plusieurs exemples. Le débat citoyen programmé mercredi soir dressera l’état des lieux de la nuit mulhousienne. L’approche des élections législatives devrait garantir la présence de quelques élus locaux. En apéro-concert, on découvrira le rap joyeux et rafraîchissant des jeunes Mulhousiens Asskar, membres du collectif Pomerium. Et en dj post-blabla, c’est le vétéran tout-terrain Fanfan qui devrait réunir tout le monde, entre expérience et défrichage.

Jeudi, on se lâche

Jeudi, on se lâche ! Avec une soirée Claque-Son, et la possibilité d’exprimer librement des sons… Des mots ? Des notes de musique ? Des onomatopées ? Des hurlements ? Attention, pas de concert, car pour cela il faudrait une autorisation municipale… Vendredi, retour d’un grand classique bollwerkien, le fameux Barathon, parcours de concerts dans les bars. Avec une carte blanche confiée au collectif dijonnais Sabotage, et la possibilité de se promener entre quatre espaces culturels conviviaux, pour découvrir Mulhouse en musiques différentes et dérangeantes, pour goûter les sons d’ailleurs. Samedi, on démarre à 18 h à la chapelle Saint-Jean avec le vernissage du musée sonore de « Tous nos bruits perdus ». Un programme alléchant d’installations vidéo, de Phoenix ressuscité (l’ancien palais des fêtes de la rue des Trois-Rois récemment détruit), de retransmission en léger différé du match de foot OM-FCM 1990, d’écoute de bruits oubliés comme des dizaines de groupes rock de la cité et d’ateliers pour enfants où on construira des éléphants. Le soir, grand final au Noumatrouff, avec ces performers trop rares de Von Magnet, qui triturent le flamenco façon électro, qui inventent un romantisme industriel beau comme une usine où tout le monde s’aimerait. Avec l’indispensable bidouilleur de sons Bouto pour oublier de rentrer minuit passé.

Y ALLER Chapelle Saint-Jean, café Rey, Copains d’abord, Atomika, Greffier et Noumatrouff, au 30 mai au 3 juin. Tout est gratuit sauf samedi soir, entrée 10€, membres Hiéro 5€.

J.-L.W.


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Von Magnet, la fièvre flamenco électro du samedi soir

vendredi 27 avril 2007

Eléphonic : Le bruit qui fait du bien

Article paru dans le Journal L'Alsace le 27 avril 2007

La seconde édition du festival Eléphonic se déroulera du 30 mai au 2 juin. Objectif de ses initiateurs : rendre a ville plus animée et plus conviviale.

Ils sont jeunes, musiciens, artistes. Ils aiment leur ville et voudraient la rendre plus attractive. Il y a trois ans, ils ont créé une association, « Contigo » (en espagnol « avec toi »), dont l’objectif est de promouvoir des artistes locaux et d’organiser des événements culturels dans la cité : concerts, performances, expositions, débats, etc. Ils se sont fixés comme ambition de rendre le bruit légitime et sympathique dans une ville qui a la réputation d’être morte après la fermeture des magasins, alors qu’ils rêvent d’une ambiance de sud… Une sacrée entreprise. L’année dernière, ils ont lancé un festival dédié au bruit intelligent, « Eléphonic ». La seconde édition se déroulera de 30 mai au 2 juin.

Ce festival multiplie les propositions de rencontres autour de la musique et d’une réflexion générale sur le thème « Sons réfléchis pour réflexion sur le bruit ». Pas question de verser des décibels agressifs dans les oreilles des riverains, mais de faire participer les Mulhousiens à une prise de conscience collective sur les bruits qui font du bien, ceux créent du lien entre les habitants, qui rompent de l’isolement et peut-être, font baisser le sentiment d’insécurité.

Interpeller les élus

Pour nourrir leur réflexion, les fondateurs de l’association Contigo se sont adressés à un spécialiste des bruits urbains, le sociologue Luc Gwiazdzinski. Ils souhaitent interpeller les pouvoirs publics sur cette question de l’animation urbaine et des « bruits utiles », organiser un jour dans la ville une « traversée de nuit » pour recenser tous les petits bruits qui font partie de la vie. «Notre volonté est de coller au thème du bruit dans tout ce que nous proposons», indique Gilles Baum, organisateur de l’événement. Il y aura, bien sûr, des rendez-vous musicaux, avec en tête d’affiche, Von Magnet. Des concerts mais aussi des débats ert du cinéma. «Une invitation à la curiosité, à la découverte, à l’écoute. Une invitation à produire, à faire, à dire, à participer», expliquent les initiateurs. L’autre credo de Contigo, c’est l’implication citoyenne. Et pour commencer, les organisateurs d’Eléphonic renouvellent l’initiative de l’année dernière en faisant appel à tous les esprits créatifs pour les affiches du festival - avis à tous les artistes en herbe… Les affiches collectées seront exposées puis vendues aux enchères (voir les consignes sur le site de l’association). Si le programme d’Eléphonic 2 est encore en cours d’élaboration, sachez qu’il y aura une exposition sur « les bruits perdus » à la chapelle Saint-Jean, des productions vidéos amateurs (« Un bruit utile »), de la musique et des rencontres…

SE RENSEIGNER
Pour tout savoir sur Eléphonic 2, livrer vos suggestions écrites et artistiques : elephonic2 free.fr ; site web: contigocultural free.fr

F.M.


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Les instigateurs de ce festival se sont fixés comme ambition de rendre le bruit légitime et sympathique.
Photo Jean-Paul Domb

samedi 27 mai 2006

Elephonic réussit sa sortie

Article paru dans le Journal L'Alsace le 27 mai 2006

Après une « réhabilitation du bruit au centre ville par des animations en soirées » et un fabuleux barathon dans le centre ville qui a séduit le public, le festival Elephonic s'est achevé dans la nuit de samedi à dimanche au Noumatrouff. Tout au long de la soirée, mélangeant les genres et les arts, un programme savoureux et original a été délivré par une pléiade d'artistes venus d'ici et d'ailleurs. L'entrée en matière par le collectif strasbourgeois Ideo a réinventé le concept du cabaret. Le spectateur, les yeux bandés, emporté par les comédiens sur un tapis d'herbes, se laissait subjuguer par de nouvelles sensations et bercer par une vertigineuse exploration sensorielle. Reprenant le flambeau, les quatre jeunes femmes du groupe Mil Mascaros, ont galvanisé le public avec la puissance du punk. Un peu plus loin, dans un décor faiblement éclairé, la troupe Performance rejouait la fabuleuse histoire originelle. Puis les Canadiens de Zeroscape ont ouvert les portes du « livemetal », suivi du puissant mix de DJ Zimo et d'Imag'in1son, créant des images au rythme de la musique.

Florence Platof

dimanche 21 mai 2006

Elephonic sort sa trompe

Article paru dans le Journal L'Alsace le 21 mai 2006

Un barathon musical, du presque jamais vu au centre ville mulhousien. Et pourtant, vendredi soir, le festival Elephonic, toutes trompes dehors, a rassemblé une pléthore de spectateurs.

Les organisateurs du festival Elephonic ont relevé un défi : oublier le quotidien en permettant à la population d'être au contact de quelques précieuses notes musicales et de danser dans plusieurs bars du centre ville, à l'heure même où les gens s'enferment derrière leurs murs… Pari réussi pour une première. Ici ce n'est pas le festival de Cannes, on ne boit pas de champagne mais de la bière et du café — mais surtout, place à la musique, aux musiciens et au public. C'est en invitant des groupes locaux, que les maîtres de cérémonie d'Elephonic, ont ouvert la scène musicale du barathon mulhousien.

« Scène ouverte au centre ville »

L'atmosphère semble prouver, ici comme ailleurs, que chacun peut avoir envie de faire la fête, tout simplement, le temps d'une soirée. Premier concert, première station. En solo, Denis Scheubel, entame son concert, au bar La Parenthèse, tantôt rock, tantôt pop, avec des influences puisées du côté de Dire Straits, Jacques Higelin et Alain Bashung. Mais ce n'est là que le début d'une nuit festive : les spectateurs qui ont osé investir la scène ouverte du centre ville, se retrouvent, pour la seconde étape, sur les pavés du café Montaigne. Face au public, les quatre musiciens de l'orchestre DIVAS, rockeurs inspirés des mélodies pop des années 70, délivrent un répertoire fougueux et endiablé à l'image de Speed like Steve Mc Queen. En un clin d'oeil, le public de plus en plus nombreux, atterrit maintenant chez les Copains d'abord, où les attendent le groupe Parano, qui distille à merveille un cocktail tonique et dépaysant de rock français, à base de guitare, d'ukulele et d'accordéon. Et dans la foule assidue, un spectateur des plus attentifs : la mascotte du festival, l'éléphant d'Elephonic ! Dernier concert, dernière station : les trois rappeurs de la Vieille Ecole terminent en apothéose et la « vibe » est à son comble au Tam-Tam. Et malgré l'heure tardive, l'engouement du public n'a pas faibli. Tout le monde a suivi !

Florence Platof


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Le groupe Parano a distillé un cocktail tonique de rock français, devant les spectateurs du café des Copains d'abord. Photo Florence Platof

samedi 20 mai 2006

Penser la ville de nuit

Article paru dans le Journal L'Alsace le 20 mai 2006
Le festival Elephonic milite pour la promotion de la vie nocturne et du bien-être de la nuit. Une conférence s'est tenue au café Rey mercredi soir. Entre utopie et réalité.

Dans le cadre du festival Elephonic, une conférence-débat s'est tenue mercredi soir sur le thème de la nuit urbaine. L'ambiance festive qui régnait place de la République a mis les gens dans de bonnes conditions pour écouter Luc Gwiazdzinski leur parler des bienfaits d'une vie de nuit. Ce professeur chercheur de l'Université de Technologie de Belfort-Montbéliard originaire de Lorraine étudie depuis 15 ans le monde de la nuit et cherche à comprendre les mécanismes d'exclusion de la vie nocturne par le jour. En introduction, il a évoqué quelques postulats sur la nuit urbaine. « Il faut aussi penser la ville de nuit et ne pas avoir de nostalgie sur celle-ci. Quand je parle de Strasbourg à des amis, je leur dis de ne pas aller à la cathédrale. La réalité est ailleurs ».

Traversée de nuit le 16 juin

Luc Gwiazdzinski a traversé, de nuit, 300 villes d'Europe pour en étudier le fonctionnement. Ce concept de traversées nocturnes pour « éprouver la ville » a été développé par l'agence dont il est le directeur. La traversée se fait en compagnie d'élus, de techniciens, d'artistes et chacun retranscrit ses impressions lors d'un débriefing. Elephonic organisera sa traversée de nuit le 16 juin. « Il y a une vie après le jour et la nuit a beaucoup de choses à apprendre au jour. Il faut changer de regard sur la nuit », a martelé Luc Gwiazdzinski. Ses études géosociologiques sont basées sur Strasbourg et Belfort, villes qui présentent de nombreuses généralités applicables à Mulhouse. « La ville est une pulsation qui expulse la nuit. Il y a un conflit entre la ville qui dort et la ville qui vit. Et on s'aperçoit que les voitures brûlent là où ça ne bouge pas. Les centres villes sont survalorisés ». La méthode Gwiazdzinski propose une solution simple et complètement utopique à la fois. « Nous sommes en 2026 et le maire de Mulhouse retrouve des documents issus d'un colloque de 2006 concernant le moyen de rendre la nuit urbaine attractive. Le projet est proposé au gouvernement. Une assemblée nationale de nuit, des maires de nuit sont élus. JMB est nommé ambassadeur de la nuit auprès de l'UNESCO. L'enseignement scolaire peut être nocturne. La taxe professionnelle est baissée la nuit et les entreprises investissent cet horaire ». Résultat de ce projet de ville intitulé « Les territoires de l'ombre » : une baisse significative de l'insécurité.

Une dynamique à créer

Les projets de Luc Gwiazdzinski peuvent paraître fous mais plusieurs villes en Europe ont déjà adopté certaines de ces mesures. Amsterdam a un maire de nuit, Bruxelles a un observatoire de la nuit (dont le professeur est chargé du suivi scientifique), des crèches de nuit ont été ouvertes dans plusieurs villes… L'auditoire a finalement peu contesté cette vision de la nuit oubliée. Une jeune élue a regretté que ses collègues ne soient pas plus intéressés par cette tranche horaire, « Ils sont trop peu nombreux à s'y intéresser car ils ne pratiquent pas la nuit. Il y a toute une dynamique à créer sur Mulhouse. Il faut remettre des structures culturelles de nuit mais il ne faut pas reproduire le schéma du jour ». La ville de Mulhouse, en apparence mauvaise élève de la nuit, semble être sur de bons rails pour dynamiser son espace nocturne.

Raphaël Hinninger


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Les festivités liées au carnaval, comme celle du Réveillon, constituent l'une des (rares ?) occasions d'investir la ville la nuit.
Archives Darek Szuster

mercredi 17 mai 2006

Arts, sons et débats pour faire bouger la ville

article paru dans le Journal L'Alsace le 17 mai 2006 [www.lalsace.fr]

Le festival Éléphonic démarre aujourd'hui dans différents lieux mulhousiens. Objectif : provoquer un débat et apporter des initiatives pour développer l'animation nocturne de la ville.

« Sons réfléchis pour réflexion sur le bruit ». Le slogan du tout jeune festival Éléphonic (première édition cette semaine) résume en sept mots l'esprit de ce projet atypique monté en quelques mois par une équipe de Mulhousiens. Pour ses instigateurs Gilles Baum et Michel Canton, de l'association Corporation contigo cultural, il s'agit de « réhabiliter le bruit utile, pour faire vivre et animer toujours un peu plus notre cité ». L'idée est née d'un constat que résume Franck, de l'association Old school, autre cheville ouvrière d'Éléphonic : « Quand on sort le soir à Mulhouse, on se rend compte qu'il y a de moins en moins de choses au centre, la ville à très vite l'air morte ». Une constatation qui vaut bien souvent dès 19 h ainsi que le dimanche. Pourquoi la ville se vide-t-elle ainsi de sa vie ? Comment changer les choses ? Le festival cherche des réponses dès ce soir au café Rey, avec un débat qui se veut un « observatoire de la nuit mulhousienne ». Autour du géographe Luc Gwiazdzinski, spécialiste de la nuit et de rythmes de vie qui s'y rattachent, des citoyens et des élus sont invités à donner leur point de vue sur le cas mulhousien. Ce travail se traduit également par la création d'un site internet (www.changerlanuit.com) et l'organisation d'une « traversée de la nuit mulhousienne » le 16 juin. Afin de sensibiliser le public, la semaine continue avec trois soirées et une après-midi d'animations, de concerts et de performances qui iront crescendo dans le quartier de la rue Pasteur, jusqu'à la soirée de clôture samedi au Nouma (lire ci-dessous). Pour la soirée Claque-son de jeudi aux Copains d'abord (rue Pasteur), tout un chacun est invité à présenter une chanson, un texte, une performance autour du thème du bruit (après inscription sur place). Des expositions, des concerts de rue sont également au programme. L'ensemble de ces quatre journées sera filmé afin de proposer, à l'automne, un bilan du premier épisode de l'aventure Éléphonic, qui entend bien se continuer et faire des propositions pour changer la nuit mulhousienne.

Thibaut Lemoine

Le programme des quatre jours de festival

Consultable sur le site http://contigo.cultural.free.fr, le programme du festival Éléphonic mêle débat, spectacles, expositions. C'est une collaboration entre les associations Corporation contigo cultural, Old school, Hiéro Mulhouse, Cobweb et le Bastion. Aujourd'hui mercredi à 20 h au café Rey (place de la République), débat citoyen sur le thème de la nuit mulhousienne, suivi de DJ Fanfan aux platines. Jeudi 18 mai dès 19 h, soirée Claque-son aux Copains d'abord (rue Pasteur) : scène ouverte pour tous ceux qui ont quelque chose à dire ou chanter sur le thème du festival (sur inscription). Ensuite, performance de Mlle Martine et Rachid, DJ Nico. Vendredi 19 mai dès 19 h, c'est le barathon avec quatre concerts successifs dans les bars aux environs de la rue Pasteur : S.I.N.E.D. à la Parenthèse, puis D.I.V.A.S. au Montaigne, Parano aux Copains d'abord, la Vieille école au Tam-tam. Des guides aiguilleront les spectateurs d'un point à un autre. Samedi 20 mai, de 15 h à 18 h en extérieur dans le quartier Pasteur, théâtre de rue (La carotte), fanfare (Prowpuskovic), concert world-jazz (SKlope), spectacles ; à 18 h, vernissage d'expositions dans les bars du quartier Pasteur. À partir de 20 h 30, soirée de clôture au Nouma avec un vaste « cabaréodrome » (projections, installations, théâtre, performances) du collectif Ideo, concert de Zeroscape, création vidéo de Imagin'1son et mix de Zimo.

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photo Jean-Paul Domb

Mathilde et Franck de l'association Oldschool présentent une des nombreuses affiches créées autour du jeune festival Éléphonic qui veut « réhabiliter le bruit utile ».

mardi 16 mai 2006

Festival Elephonic

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 16 mai 2006

C'est une impression ou Mulhouse se bouge ?... Alors que partout, la ville se teinte du jaune et rouge des rames du tramway et que les commerçants (même...) sortent de leur morosité, du côté culturel aussi souffle un petit vent printanier.

Du côté du nouveau pôle festif de la rue Pasteur l'on s'agite, au sein d'une fort réjouissante association de bienfaiteurs musicaux qui regroupe les collectifs Contigo Cultural, Old School, Cobweb, Hiero Mulhouse et le tout récent Bastion : autour des chaleureux patrons du bar Aux Copains d'abord, cette association fédère une quinzaine de commerçants du secteur. Elephonic, premier du nom, est le fruit des réflexions de ces différents partenaires : quatre soirées de musique, animations et débats, dans une ville qui en manque cruellement, estiment les organisateurs. Pour Michel, Nicolas, Fanny, Gilles, Mathilde et Franck, réunis dans cette aventure festivalière, il est urgent de «réhabiliter le bruit» en investissant lieux privés et espaces publics, mais aussi d'amener les gens, les jeunes en particulier, à être acteurs plutôt que spectateurs.

C'est au café Rey que débute Elephonic, ce mercredi 17 mai, avec un débat citoyen autour du passionnant sociologue Luc Gwiazdzinski. « C'est beau une ville la nuit », nous dira-t-il sûrement, lui qui analyse la vie nocturne. Mais une ville animée, ce que Mulhouse tend à ne plus être du tout ! Chauds échanges en perspective, auxquels sont conviés et espérés les élus. Dans la perspective de ce débat, un site internet spécial est ouvert : changerlanuit.com

Elephonic n'entend pas faire dans la discrétion

Jeudi 18 le bar Aux Copains d'abord se prêtera au jeu d'un « claque-son » : une scène ouverte à la chanson, la poésie, aux idées. Vendredi c'est sur le principe du Barathon que le festival poursuit sa route : quatre groupes en quatre lieux, le tout gratos. La Parenthèse accueille Sined, le Montaigne convie le groupe Divas. Aux Copains d'abord on pourra entendre le groupe Parano, puis tout le monde convergera au Tam Tam qui reçoit la Vieille Ecole. Samedi les festivités démarrent en journée, avec à partir de 14 h théâtre de rue, fanfares, expos et performances dans tout le quartier Pasteur. A 18 h, vernissages itinérants des expos qui sont présentées durant toute la durée du festival puis musique au Noumatrouff avec le collectif strasbourgeois Ideo puis le collectif Imagin'I son, jusqu'à point d'heure... A noter aussi que les affiches qui annoncent le festival un peu partout en ville sont toutes différentes, pièces uniques conçues par des artistes amis.

Elephonic, comme son nom pachydermique le suggère, n'entend pas faire dans la discrétion dans le magasin de porcelaine mulhousien...

C.S.C.


Quelques visages d'Elephonic réunis aux Copains d'abord. (Photo DNA)

© Dernières Nouvelles D'alsace, Mardi 16 Mai 2006.

lundi 15 mai 2006

Le bruit positif

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 15 mai 2006

Le collectif d'artistes Contigo investit le quartier Pasteur de Mulhouse du 17 au 20 mai. Quatre jours de débats, spectacles, expositions pour réhabiliter le bruit et la fête.

Elephonic est né d'une rencontre entre deux groupements mulhousiens, le collectif d'artistes Contigo et l'association de hip-hop Old school et de leur envie commune de se réapproprier leur ville. Juillet 2005. Old school organise son festival annuel, l'Arsenal fait sa loi. Le principe : investir un quartier de Mulhouse pendant trois jours pour rendre le hip-hop à la rue. Sur invitation, le collectif Contigo anime l'un des lieux. Le festival lui plaît. En octobre dernier, il rappelle Old school pour lui faire part de son désir de créer son propre événement.

La musique, les pas de danse, les cris de joie sont synonymes de joie et de gaieté

Même volonté d'investir la rue, mais en poussant plus loin la réflexion citoyenne autour du sonore, du bruit. Surtout la nuit. « A Mulhouse, il n'y a que deux bars qui ferment après trois heures du matin, observe Franck Richard, responsable d'Old school. Et ils n'organisent rien, pas de concert ou d'événement un peu hors du commun. » Exceptions à la règle, deux jours par an au mois de juillet, les débits de boisson ont l'autorisation de rester ouvert plus tard. Deux jours, c'est peu, signe que la vie de nuit véhicule des a priori négatifs.

« Contigo comme nous-mêmes cherchons à redorer le blason du bruit », explique Franck. La musique, les pas de danse, les cris de joie ou les « Santé » scandés un peu fort quand la soirée est vraiment bonne ne sont rien d'autre que du bruit, mais tous synonymes de joie et de gaieté. Alors pourquoi les autorisations sont-elles si difficiles à obtenir, pourquoi les gendarmes frappent aux portes des fêtards plus que de raison ? « Les tensions et conflits se multiplient entre individus, communautés et quartiers de la ville nocturne. La ville qui dort, la ville qui travaille et la ville qui s'amuse ne font pas toujours bon ménage", écrit le sociologue Luc Gwiazdzinski, enseignant universitaire qui travaille sur les enjeux économiques du monde de la nuit.

Des tournées de nuit avec les élus pour les sensibiliser à un milieu mal connu

Luc Gwiazdzinski organise également des tournées de nuit avec des élus pour les sensibiliser à un milieu que ceux-ci connaissent mal. Il récolte des sommes d'information pour ses travaux et fait le point avec les politiques au petit matin. A Amsterdam, les habitants ont d'ailleurs élu un maire de nuit pour pallier ce problème. Mercredi, le sociologue sera présent à Mulhouse pour ouvrir le festival avec un débat citoyen sur ce thème, afin de permettre aux habitants de se réapproprier le bruit. Elephonic va donc s'employer pendant ces quatre jours à battre en brèche tous les préjugés qui entourent les bruits de la fête. Leurs moyens sont simples. L'autorisation pour tous les commerçants, principalement les bars et les restaurants, de fermer à trois heures du matin de mercredi à samedi a été obtenue. Le festival se termine samedi soir au Noumatrouff. Objectif : « construire le bruit d'une nuit multi-arts azimutée. »

C.D.

A consulter, le programme complet d'Elephonic sur http ://contigo.cultural.free.fr - Renseignements : 06 74 39 70 23.



Luc Gwiazdzinski sera présent à Mulhouse pour ouvrir le festival avec un débat citoyen afin de permettre aux habitants de se réapproprier le bruit. (Photo archives DNA)

© Dernières Nouvelles D'alsace, Lundi 15 Mai 2006

vendredi 5 mai 2006

Éléphonic, « l'autre festival »

Article paru dans le Journal L'Alsace le 5 mai 2006


L'association mulhousienne Contigo cultural annonce, du 17 au 20 mai, l'organisation d'Éléphonic, « l'autre festival », dans les rues de Mulhouse et dans divers lieux de la ville. Avec des concerts pop, rock ou hip-hop, du théâtre, des expositions et des espaces de débats, la manifestation veut « réhabiliter le bruit utile pour faire vivre et animer toujours un peu plus notre cité », indiquent deux des organisateurs, Gilles Baum et Michel Canton. Il s'agit pour eux « d'aller à la rencontre des gens et de les amener autant que possible à se transformer en acteurs pour chacune des soirées proposées ».

Quatre soirées différentes

Celles-ci sont au nombre de quatre. Le mercredi 17 mai à 20 h, Éléphonic démarre par un soirée de débat citoyen sur le thème de l'animation nocturne du centre ville, avec la participation du sociologue Luc Gwiazdzinski, spécialiste des questions de rythme dans la vie des villes, suivi de DJ Fanfan aux platines. Le jeudi 18 à 19 h, Éléphonic se transporte au bar Les copains d'abord pour une soirée autour de la scène ouverte baptisée « Goguette des énervés », de performances et le DJ Nico. Le lendemain, vendredi 19 mai, quatre lieux du quartier de la rue Pasteur vibrent au rythme du Barathon avec, de 20 h à minuit passé, des concerts successifs de Denis Scheubel, D.I.V.A.S., Parano et La vieille école. Enfin, samedi 20 mai, dernier jour du festival, l'ensemble de la rue Pasteur sera animée dès 14 h par des fanfares, spectacles de cirque et de théâtre, avant la soirée de clôture au Noumatrouff qui promet « une nuit multi-arts azimutée » : à l'affiche notamment, le collectif strasbourgeois Ideo qui revisite le concept de cabaret, le groupe canadien Zeroscape qui mélange métal, hardcore, reggae et soul et Imagin'1son, qui pose son studio au milieu du public pour fabriquer et mixer des images au rythme de la musique.

CONTACT

Le site web de l'association est consultable à l'adresse suivante : http ://contigo.cultural.free.fr.

mercredi 27 juillet 2005

Corporation contigo, du son aux images

Article paru dans le Journal L'Alsace le 27 juillet 2005

Présente à l'«Arsenal fait sa loi »ce week-end dans la cité du Bollwerk, cette association mulhousienne conjugue musiques et arts plastiques.

Créée il y a un peu plus de six mois, l'association mulhousienne a pris le nom intrigant de Corporation contigo cultural. Corporation parce qu'elle regroupe différents artistes, peintres, photographes, musiciens ; contigo (« avec toi » en Espagnol) parce qu'elle espère provoquer la participation du plus grand nombre ; et cultural pour l'organisation de concerts et d'expositions. Pendant tout le week-end, ce nouvel acteur de la scène associative mulhousienne sera présent dans le cadre du festival l'Arsenal fait sa loi (regroupé sous le titre « La rue est à vous » avec le festival de théâtre Scènes de rue). « À la base, on nous a gentiment proposé de tenir un stand, mais nous ne voulions pas faire une buvette pour faire une buvette, explique Michel Canton, président de Contigo. Nous allons projeter des films : l'un autour des groupes du label Dischord, et d'autres que nous avions déjà présentés lors de la soirée Rouge au Grillen à Colmar ». Autour du stand installé dans la cour des chaînes, on pourra aussi entendre une sélection de disques issus de l'univers musical de l'association, et plus particulièrement des groupes américains du label Dischord comme Fugazi. « À la base, c'est parti de la scène punk rock de Washington, mais aujourd'hui on y trouve aussi des groupes très groovy et dansants comme Q and not U et El Guapo, explique Michel, grand amateur de cette scène musicale sans concession. Nous allons aussi faire ressortir l'histoire qui oppose actuellement Dischord et la marque Nike, qui a détourné une pochette de disque pour une de ses propres opérations, sans demander l'avis des artistes concernés ».

D'Aix à Mulhouse

Participation, engagement citoyen sont des thèmes chers à la Corporation et à ses artistes : les groupes haut-rhinois Uncut experience et Parano ainsi que Curtiss, d'Aix-en-Provence, le photographe de Chalon-sur-Saône Jib Peter, et les peintres Hugues Baum (Mulhouse) et Cédric Geney (Nancy). À travers le festival de la rue de l'Arsenal, l'association saisit l'occasion de faire connaître ses projets et ses idées, entre autre celle de faire se rencontrer « le public des expositions et celui des concerts » à travers des soirées arts et musique, qu'elle espère pouvoir organiser de plus en plus souvent.

T.L.

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Gilles Baum et Michel Canton, fondateurs de la Corporation. Celle-ci présentera ce week-end des groupes qui lui tiennent à coeur.
Photo Marc-Antoine Vallori