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samedi 28 juillet 2007

Succès fou

article paru dans le Journal L'Alsace le 28 juillet 2007 [www.lalsace.com]

Incroyable (quoique…), mais vrai. Le musicien et poète Kevin Swift, installé à Colmar depuis 14 ans, a obtenu photo et gros papier dithyrambique dans le Télérama du 21 juillet pour son album coproduit par Old School et Hiéro Colmar. Le journaliste, François Gorin, a adoré, l’homme, sa légende ou sa vie et ses chansons. Le CD, intitulé « The colour of the little red schoolhouse » s’est vu décerner un quatre « F », la meilleure « note » du magazine.

Le truc drôle de l’histoire, c’est que l’album étant produit localement il a été tiré à peu d’exemplaires et qu’on ne peut l’acheter que dans les Fnac de Colmar Mulhouse et Strasbourg. Alors quid de tous les lecteurs de Télérama qui vont vouloir se jeter sur le CD encensé ? Une seule solution : l’achat en ligne sur http://shop.old-school.fr./

mercredi 27 juin 2007

Le plein de concerts au rythme de l’été

Article paru dans le journal L'Alsace le 27 juin 2007

Initiée par les restaurateurs et cafetiers des rues de l’Arsenal et de la Loi, la première édition de la manifestation "L’Arsenal, la Loi et les Augustins en fête " débute ce vendredi. Au total, six week-ends d’animation de rues sont au programme.

«Le concept n’est pas nouveau», rappelle d’emblée Pascal Guth, coordinateur de ce projet d’animation remanié, soutenu par la Ville de Mulhouse. «Les premières expériences avec la manifestation "L’Arsenal fait sa loi", organisée à l’époque par le collectif Old School, ont donné envie à de nombreux riverains et commerçants de continuer l’animation de rue la nuit, mais en améliorant la formule, car avant la manifestation se déroulait uniquement sur un week-end ».

Percussions brésiliennes

Désormais, la cité du Bollwerk va vivre au rythme de six week-ends de fête estivaux, un tous les quinze jours, marqués par de nombreux concerts et animations (défilés de mode, caricatures, etc…) en divers lieux du quartier de l’Arsenal. Démarrage sur les chapeaux de roue: vendredi 29 et samedi 30 juin. À l’occasion de cette manifestation, à laquelle s’associent sur tout l’ensemble de la manifestation 15 partenaires cafetiers et restaurateurs du coin (L‘Atomika, Al Panino, Le Couscoussier, Elbistan Kebab, L’Endroit, Le Greffier, Le Mayflower, Le Noti, Le Passage, Le Petit Caillou, La Santa Lucia, le Cosy, Le Sauwadala, Super Doner et le Treize, passage des Augustins), les rues seront piétonnes à partir de 19h jusqu’à 1 h du matin afin de donner libre accès au public. Pour cette première édition, qui s’achève systématiquement par un "after " en boîte de nuit à la Salle des coffres, c’est à la troupe Bombatuc (percussions brésiliennes), dirigée par Thierry Dorez, qu’est revenu l’insigne honneur d’ouvrir les hostilités avec au programme une superbe tournée explosive des terrasses. « En été, reprend Pascal Guth, beaucoup de gens restent ici chez eux et veulent que ça bouge le soir. Nous avons tenu compte d’un certain nombre de critères pour créer cet événement qui englobe justement les aspirations des uns et des autres - avec comme dénominateur commun - la musique et l’envie de partager de la chaleur ». Un conseil, prévoyez des glaçons dans vos milk-shakes…

Y ALLER
Les week-ends des 29 et 30 juin, 13 et 14 juillet, 27 et 28 juillet, 10 et 11 août, 24 et 25 août , 7 et 8 septembre.

Rafik Bouaziz

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Pascal Guth, un des initiateurs de la nouvelle manifestation « L’Arsenal, la Loi et les Augustins en fête » qui débute les 29 et 30 juin dans les rues du quartier de l’Arsenal. Photo Rafik Bouaziz

mardi 26 juin 2007

La boîte à rimes magiques

Le slam est apparu dans le Haut-Rhin il y a quelques mois. Cette forme nouvelle de poésie urbaine existe pourtant depuis les années 80 aux États-Unis. Heureusement, le collectif « La boîte à rimes » nous permet de rattraper le temps perdu. Prochain rendez-vous à Mulhouse jeudi.

C’est souvent en quittant l’Alsace qu’on découvre les évolutions du monde qui nous entoure. La preuve avec Jonathan Rauscher, étudiant à Montpellier vers l’an 2000, qui révolutionne sa vie en découvrant le slam, art oratoire incisif, joute verbale gouleyante, acte citoyen bondissant. Il fonde là-bas le projet alternatif Inkorekt avant de revenir dans la région. Il rencontre alors Frédéric Duvaud, Strasbourgeois bibliothécaire à Mulhouse, improvisateur théâtral et conteur urbain.

Naissance d’un collectif

C’est la naissance d’un collectif voué à jouer avec les mots. Les soirées dans les bars se multiplient, les invitations en festival aussi, comme « Rencontres & Racines » à Audincourt le dernier week-end ou « Plein air au Natala » à Colmar le 18 juillet. Le succès de Grand Corps Malade et d’Abd al Malik, figures hexagonales emblématiques du genre, étend l’effet de mode à l’Alsace, et le microcosme culturel local de courtiser nos deux vaillants chevaliers de palabre. Old School lance des ateliers d’écriture slam, Jeunesse & Sports organise un stage pointu accueilli par le Noumatrouff de Mulhouse. Tout le monde peut participer au slam, voisin, copain ou frangin. C’est l’art d’oser, d’oser prendre la parole en public. Et nos deux compères ont la volonté de rendre la création et l’expression orale accessibles au plus grand nombre, de démocratiser et dépoussiérer la poésie. Le slam donne la parole à qui la prend : jeunes des cités ou passants qui passent, lecteurs de journaux intimes ou artistes en herbe, piliers de bar ou cadres supérieurs férus de littérature, les soirées slam tourbillonnent souvent entre plusieurs mondes s’ignorant habituellement. C’est ce qui fait le charme de ces rencontres improbables baptisées « Spoken Words », qui permettent parfois un dialogue surréaliste entre poètes urbains et révoltés du verbe.

PARTICIPER Soirée slam le jeudi 28 juin à 21 h aux Copains d’Abord, 13 rue Pasteur à Mulhouse. Entrée libre. Inscriptions sur place ou par e-mail à boite.a.rimes gmail.com. Autre session slam le mercredi 18 juillet dans le cadre du festival « Plein Air au Natala » à Colmar.

SURFER Des sites références pour en savoir plus sur le slam : www.le-slam.org, www.generationslam.com, www.zegnoo.net/129H.

JLW

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Le slam, c’est oser; il donne la parole à qui la prend. photo lilibeko.com

dimanche 10 juin 2007

L’électro choc de Von Magnet

Article paru dans le Journal L'Alsace le 10 juin 2007
Un baiser sur l’affiche, une morsure sur scène. Samedi dernier au Noumatrouff à Mulhouse, pour le dernier acte du festival Elephonic, Von Magnet a littéralement magnétisé le public avec son concert/performance. À la croisée de la musique, de la danse, du théâtre et du happening, Von Magnet est issu du mouvement post-industriel. Le groupe, qui en est à son dixième album, De l’Aimant, puise sa principale inspiration dans les rythmes et les expressions corporelles du flamenco. Rythmes conjugués avec ceux, plus contemporains, de la musique électronique. Sur scène, les trois femmes et les deux hommes qui composent la troupe se croisent, se jaugent, se mesurent, se frôlent, se bousculent ou s’entrechoquent. Les talons des danseurs claquent sur le piédestal, les voix s’élèvent, puissantes, avant de s’éteindre dans un souffle ou de s’attarder dans un murmure. Coups de talons et coups de gueule : le spectacle est ponctué par la lecture de textes coups de poing qui parlent d’amour et de mort. Une prestation à la fois étonnante, détonante, remuante, dérangeante et touchante, en somme… vivante ! En seconde partie de soirée, le public du Noumatrouff a retrouvé avec gourmandise l’infatigable mais surtout talentueux chercheur de sons, Bouto. Le DJ, un temps résident du Noumatrouff avec des soirées électroniques mémorables, a lui aussi délivré un set magnétique. Von Magnet et Bouto : une conclusion idéale pour ce festival Elephonic, deuxième du nom, consacré au bruit utile et qui, une semaine durant, a fait vibrer la ville au son d’une partition originale et inédite.

A.S.

vendredi 8 juin 2007

Les mélodies du Sahara

article paru dans le Journal L'Alsace le 8 juin 2007

Un souffle du désert viendra murmurer aux oreilles du public du forum de la Fnac, cet après-midi, avec Ahmed El Salam qui viendra présenter son dernier single.

Le dernier single d’Ahmed El Salam représente une actualité un peu particulière, puisqu’il ne compte que lui, Ahmed, comme musicien (partiellement accompagné par un percussionniste), alors que l’artiste est habitué à être — soigneusement — entouré… Ce qui ne nuit toutefois aucunement au résultat final. Explication de l’intéressé : « Je suis seul sur ces deux titres, mais le répertoire est plus large que cela et implique plus de monde. Les musiciens varient en fonction des occasions que l’on a de jouer et savent chacun interchanger leurs instruments. » Citons Éric (basse et Nay), Djamel (chœurs, guitare, mandole) et Thierry (percussions).

Retour aux sources spirituel

En l’occurrence, il s’agit ici d’un retour aux sources au contenu particulièrement spirituel, dans l’esprit soufi, puisque la généalogie désigne l’ancêtre d’Ahmed comme le premier compagnon d’un maître soufi : Sidi Ahmed Tidjani. L’artiste explique que ce dernier a insufflé l’islam en Afrique par les voies du pacifisme, ce dont traite principalement le premier morceau du disque, Baba Salem. Loin d’un prosélytisme quel qu’il soit, les paroles dépeignent « un bonheur qui vient du ciel, qui mérite pèlerinage et qui ne passe pas par le matériel. Il s’agit de savoir profiter d’un bonheur à portée de main ». Le personnage principal du morceau gnawi incarne une sorte de messager, qui par ses castagnettes fait rire les enfants, tout en faisant oublier leurs malheurs aux adultes. Esprits bornés s’abstenir, forcément.

Une world music qui a fait ses preuves

Le deuxième morceau, Aslak ma yansak, s’adresse à tout le monde pour expliquer que les racines n’oublient pas leur progéniture, et non le contraire (qui demanderait à chacun de ne pas oublier ses racines). La différence est de taille pour Ahmed, puisqu’il n’y a aucune exacerbation particulière, ni de public désigné ou privilégié. « Ce n’est pas du tout le morceau d’un Arabe qui chante pour les Arabes : c’est universel. » Le projet d’Ahmed est de partir de ces morceaux et de les développer avec tous ses instruments et musiciens habituels, selon une recette impliquant plusieurs courants musicaux qu’il connaît bien : une world music "maison" qui a fait ses preuves, en quelque sorte. L’intéressé a d’ailleurs été invité plusieurs fois par la télévision algérienne, et a reçu de l’organisme culturel le plus important du pays une reconnaissance pour sa capacité à intégrer la musique arabe, africaine ou maghrébine dans le jazz, le rock et la musique populaire. Il attend en outre une invitation imminente à se produire en concert en Algérie et d’autres dates de concerts que s’emploient à trouver le collectif New Nabab. En attendant, Ahmed présentera son récent deux titres Baba Salem produit par Old School à la Fnac de Mulhouse, ce vendredi 8 juin à 17 h.

Y ALLER Vendredi 8 juin, à 17 h, au forum de la Fnac, rue du Sauvage à Mulhouse. Contacts : www.newnabab.com ; www.old-school.fr ; www.ahmed-el-salam.com

Sam

dimanche 3 juin 2007

Manif silencieuse pour se faire entendre

Article paru dans le Journal L'Alsace du 3 juin 2007
Dans le cadre du festival Elephonic, le collectif « La boîte à rimes » a organisé une manifestation antibruit dans les rues commerçantes de Mulhouse.

On connaissait les rassemblements revendicatifs aux sonos déversant les décibels, aux slogans scandés à forte voix ; on connaissait aussi les manifestations silencieuses qui expriment souvent une forte émotion. Les militants de « La boîte à rimes » ont, quant à eux, manifesté sans bruit hier dans les rues de Mulhouse, dans le cadre du festival Elephonic. Sur les pancartes, des slogans « Le bruit court que le silence est en marche », « Trop de bruits tuent le bruit », « Silence, j’écoute », « Le silence est dehors » et au verso des indications complémentaires. Pour le passant intrigué qui voulait en savoir plus, les manifestants lui chuchotaient des recommandations et l’invitaient à visiter l’exposition sur le bruit située dans la chapelle Saint-Jean.

Expérimentation autour des mots

Le collectif organisateur de cette manifestation silencieuse antibruit se définit comme un laboratoire d’expérimentation autour des mots. Il se réunit une fois par semaine pour écrire, dire, lire, ensemble, en rythme ou de manière libre, pour se surprendre et se faire plaisir. Se retrouver aussi pour composer des textes, monter des projets de recueils, organiser des soirées Spoken word, slam et poésie. À côté de ces réunions hebdomadaires, ils organisent de petits événements ponctuels et participent à divers festivals. Les prochains rendez-vous les amèneront pour un slam sauvage au festival jeune public Louftibus de Bergheim, un slam également au festival Racines et rencontres d’Audincourt. « Nous cherchons à provoquer une réflexion sur le bruit, sur l’oralité, sur les mots. Nous voulons permettre aux mots d’investir l’espace public », résume un des membres du collectif. Lors de la manifestation, place de la Réunion et rue du Sauvage, ils se sont frayé un chemin entre les militants politiques qui distribuaient des tracs avec en prime leurs solutions aux maux, mais, avec le passant pressé, peu de mots étaient échangés, encore moins de rimes.

Y ALLER
Elephonic, le festival du « bruit utile », s’achève aujourd’hui. Le « musée sonore » est encore ouvert à la chapelle Saint-Jean, Grand-rue à Mulhouse, de 14 h à 18 h.

B.S.

samedi 2 juin 2007

Von Magnet au Nouma

Article paru dans le Journal L'Alsace le 2 juin 2007

Le festival Elephonic se poursuit avec flamenco électro, festival du film amateur et DJ Bouto. À noter aussi : manif antibruit à 14 h, place de la Réunion ; musée sonore de 14 h à 20 h, chapelle Saint-Jean (entrée libre).

Y ALLER
Noumatrouff, 57 rue de la Mertzau à Mulhouse, 20 h. Tarifs : 10 , réduit 5 . Tél. 03.89.32.94.10.

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mercredi 30 mai 2007

Vive le bruit !

Article paru dans le Journal L'Alsace le 30 mai 2007
Ce pourrait être le slogan de la 2e édition du festival Elephonic, du 30 mai au 3 juin à Mulhouse. Avec la volonté affichée de poser des questions qui font mal aux oreilles, et une programmation curieuse de friandises musicales qui grattent.

Le constat qu’il est de plus en plus difficile de s’exprimer artistiquement à Mulhouse, en faisant un peu de bruit, a amené l’association Contigo Cultural Corporation à donner naissance l’an dernier au festival Elephonic. « Sons réfléchis pour réflexion sur le bruit », voici le joli programme de ces bénévoles iconoclastes qui refusent (presque) toutes les subventions. « Concerts interdits de fait, porteurs de projets musicaux victimes de tracasseries administratives multiples, absence d’écoute des décideurs politiques, fuite de talents culturels vers d’autres cités plus accueillantes » : les membres de l’association citent plusieurs exemples. Le débat citoyen programmé mercredi soir dressera l’état des lieux de la nuit mulhousienne. L’approche des élections législatives devrait garantir la présence de quelques élus locaux. En apéro-concert, on découvrira le rap joyeux et rafraîchissant des jeunes Mulhousiens Asskar, membres du collectif Pomerium. Et en dj post-blabla, c’est le vétéran tout-terrain Fanfan qui devrait réunir tout le monde, entre expérience et défrichage.

Jeudi, on se lâche

Jeudi, on se lâche ! Avec une soirée Claque-Son, et la possibilité d’exprimer librement des sons… Des mots ? Des notes de musique ? Des onomatopées ? Des hurlements ? Attention, pas de concert, car pour cela il faudrait une autorisation municipale… Vendredi, retour d’un grand classique bollwerkien, le fameux Barathon, parcours de concerts dans les bars. Avec une carte blanche confiée au collectif dijonnais Sabotage, et la possibilité de se promener entre quatre espaces culturels conviviaux, pour découvrir Mulhouse en musiques différentes et dérangeantes, pour goûter les sons d’ailleurs. Samedi, on démarre à 18 h à la chapelle Saint-Jean avec le vernissage du musée sonore de « Tous nos bruits perdus ». Un programme alléchant d’installations vidéo, de Phoenix ressuscité (l’ancien palais des fêtes de la rue des Trois-Rois récemment détruit), de retransmission en léger différé du match de foot OM-FCM 1990, d’écoute de bruits oubliés comme des dizaines de groupes rock de la cité et d’ateliers pour enfants où on construira des éléphants. Le soir, grand final au Noumatrouff, avec ces performers trop rares de Von Magnet, qui triturent le flamenco façon électro, qui inventent un romantisme industriel beau comme une usine où tout le monde s’aimerait. Avec l’indispensable bidouilleur de sons Bouto pour oublier de rentrer minuit passé.

Y ALLER Chapelle Saint-Jean, café Rey, Copains d’abord, Atomika, Greffier et Noumatrouff, au 30 mai au 3 juin. Tout est gratuit sauf samedi soir, entrée 10€, membres Hiéro 5€.

J.-L.W.


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Von Magnet, la fièvre flamenco électro du samedi soir

vendredi 27 avril 2007

Eléphonic : Le bruit qui fait du bien

Article paru dans le Journal L'Alsace le 27 avril 2007

La seconde édition du festival Eléphonic se déroulera du 30 mai au 2 juin. Objectif de ses initiateurs : rendre a ville plus animée et plus conviviale.

Ils sont jeunes, musiciens, artistes. Ils aiment leur ville et voudraient la rendre plus attractive. Il y a trois ans, ils ont créé une association, « Contigo » (en espagnol « avec toi »), dont l’objectif est de promouvoir des artistes locaux et d’organiser des événements culturels dans la cité : concerts, performances, expositions, débats, etc. Ils se sont fixés comme ambition de rendre le bruit légitime et sympathique dans une ville qui a la réputation d’être morte après la fermeture des magasins, alors qu’ils rêvent d’une ambiance de sud… Une sacrée entreprise. L’année dernière, ils ont lancé un festival dédié au bruit intelligent, « Eléphonic ». La seconde édition se déroulera de 30 mai au 2 juin.

Ce festival multiplie les propositions de rencontres autour de la musique et d’une réflexion générale sur le thème « Sons réfléchis pour réflexion sur le bruit ». Pas question de verser des décibels agressifs dans les oreilles des riverains, mais de faire participer les Mulhousiens à une prise de conscience collective sur les bruits qui font du bien, ceux créent du lien entre les habitants, qui rompent de l’isolement et peut-être, font baisser le sentiment d’insécurité.

Interpeller les élus

Pour nourrir leur réflexion, les fondateurs de l’association Contigo se sont adressés à un spécialiste des bruits urbains, le sociologue Luc Gwiazdzinski. Ils souhaitent interpeller les pouvoirs publics sur cette question de l’animation urbaine et des « bruits utiles », organiser un jour dans la ville une « traversée de nuit » pour recenser tous les petits bruits qui font partie de la vie. «Notre volonté est de coller au thème du bruit dans tout ce que nous proposons», indique Gilles Baum, organisateur de l’événement. Il y aura, bien sûr, des rendez-vous musicaux, avec en tête d’affiche, Von Magnet. Des concerts mais aussi des débats ert du cinéma. «Une invitation à la curiosité, à la découverte, à l’écoute. Une invitation à produire, à faire, à dire, à participer», expliquent les initiateurs. L’autre credo de Contigo, c’est l’implication citoyenne. Et pour commencer, les organisateurs d’Eléphonic renouvellent l’initiative de l’année dernière en faisant appel à tous les esprits créatifs pour les affiches du festival - avis à tous les artistes en herbe… Les affiches collectées seront exposées puis vendues aux enchères (voir les consignes sur le site de l’association). Si le programme d’Eléphonic 2 est encore en cours d’élaboration, sachez qu’il y aura une exposition sur « les bruits perdus » à la chapelle Saint-Jean, des productions vidéos amateurs (« Un bruit utile »), de la musique et des rencontres…

SE RENSEIGNER
Pour tout savoir sur Eléphonic 2, livrer vos suggestions écrites et artistiques : elephonic2 free.fr ; site web: contigocultural free.fr

F.M.


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Les instigateurs de ce festival se sont fixés comme ambition de rendre le bruit légitime et sympathique.
Photo Jean-Paul Domb

dimanche 15 avril 2007

Quand Mulhouse joue collectif

article paru dans le Journal L'Alsace le 15 avril 2007 [www.lalsace.fr]

Depuis 2005, la cité du Bollwerk a vu naître de nombreuses associations, agences ou collectifs culturels. Tous tentent, avec des moyens souvent modestes, de faire émerger les talents locaux. Une action qui permet aussi de faire bouger la ville.

Ce n’est peut-être qu’un frémissement, mais il est perceptible. Depuis deux ans environ, Mulhouse a vu naître nombre d’associations, collectifs ou agences de promotion. Leurs noms ? Contigo cultural, La Fibre Unitive, New Nabab, Old School, Rue des Verriers, etc. Leurs principaux domaines d’action : la musique, les arts plastiques et/ou l’organisation d’événements culturels à Mulhouse.

Ne pas céder à la morosité

La plupart de ces associations rassemblent des Mulhousiens qui apprécient leur ville — ce qui n’est pas si courant — ou qui, tout au moins, y vivent et refusent de céder à la sinistrose. Face à une municipalité au mieux indifférente à leurs initiatives, la plupart ont opté pour le do it yourself (fait maison). Le travail en réseau, les partenariats multiples, l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication et surtout une forte motivation compensent généralement le manque de moyens financiers. Bien sûr, les concerts, expositions ou rencontres proposés par ces collectifs ou associations n’attirent pas forcément les foules et l’écho médiatique est souvent atténué. Mais si les fortunes sont diverses, la volonté est là. Et ces actions de promotion artistiques permettent aussi de dynamiser une vie culturelle locale souvent victime de la frilosité du public et de la Ville. À cette dernière, les associations demandent d’ailleurs davantage un surcroît de liberté qu’une rallonge budgétaire… Gros plan sur quelques-uns de ces activistes culturels mulhousiens.

Old school

Créée en 2000, Old school, d’abord association support du groupe La Vieille École, est aujourd’hui une agence d’accompagnement des groupes haut-rhinois DIVAS, Sons des Disco, La Vieille École et SINED. « Face aux nombreuses sollicitations des groupes locaux, on s’est aperçu qu’il était à la fois difficile de ne pas y répondre et tout aussi difficile d’y répondre à 100 %. On a donc décidé de sélectionner des groupes avec lesquels travailler », explique Jean-Luc Wertenschlag, président de cette association qui compte deux salariés, Isabelle Sire et Franck Richard. L’appui d’Old School, association « coup de pouce », peut prendre différentes formes : aide au pressage de CD, à la création d’un site internet, à la réalisation d’affiches ou à la co-organisation de formations, etc. « L’idée est d’être un marchepied, un tremplin pour permettre aux artistes d’accéder à la reconnaissance. Pour que ça marche, il faut d’abord du talent, de la motivation et de la persévérance ; un environnement favorable et des gens qui s’occupent du développement et de l’accompagnement des artistes. Seul, on n’arrive à rien. » Old School travaille en partenariat avec le Noumatrouff, Hiéro Colmar, le label colmarien Parklife records, New Nabab, etc. La semaine prochaine, l’association sera présente au Printemps de Bourges pour promouvoir les groupes alsaciens.

CONTACTER www.old-school.fr

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La Vieille École était à l’affiche de la soirée de lancement de l’association Old School. Archives Dom Poirier

Corporation contigo cultural

Le collectif s’est créé autour de Michel Canton et de Gilles Baum avec l’envie de proposer des soirées qui mélangent les genres et les publics. Historiquement lié au Collectif du 21 avril puis aux festivités de « L’Arsenal fait sa loi », le collectif s’est donné pour but de promouvoir des artistes, musiciens et plasticiens (The Uncut experience, Parano, DIVAS, Clumsy, Hugues Baum, Cedric Geney et JB Peter notamment) et d’organiser la rencontre entre ces artistes et le public. Ses partenaires sont, entre autres, CobWeb, Old school, le Noumatrouff, la Rue des Verriers, etc. On doit au collectif l’organisation, en mai 2005, d’Elephonic, festival consacré au « bruit utile et nécessaire en ville ». Un petit pied de nez à la Ville, alors engagée dans une politique martiale à l’endroit des cafés et terrasses de la ville. « Le projet tombait à pic, on sentait qu’il y avait une vraie envie », se souvient Gilles Baum. Depuis, il y a eu les travaux du tram, « ce chantier permanent qui a peut-être aussi permis de travailler les esprits : la ville est plus belle, plus sympa. On est sorti un peu de la sinistrose ». Aujourd’hui, Elephonic 2 se prépare avec la volonté de « participer à l’amélioration de la ville, de travailler sur le bruit et sur les déplacements » et le souhait de voir la ville « lâcher la bride et laisser vivre les initiatives ».

CONTACTER contigo.cultural.free.fr

Rue des Verriers

En 2005, une poignée d’artistes décide de monter une association, La Rue des Verriers, et de louer, à plusieurs, un local pour travailler. Cet atelier, baptisé L’État des lieux, accueille aujourd’hui des musiciens, des plasticiens et des photographes. « Nous voulions un lieu d’expression pour favoriser une pratique collective, qui fonctionne sur l’émulation, le partage d’expériences, le regard extérieur », expliqueJean Wollenschneider, président de l’association. Cette initiative répondait au manque d’ateliers pour les artistes locaux. « Depuis plusieurs années, la Ville de Mulhouse a fait le choix d’une politique culturelle de standing, tournée vers l’extérieur. En conséquence, la place laissée aux artistes locaux est réduite. On sait aussi que dans les deux prochaines années, il n’y aura probablement pas de budget pour nous, artistes locaux, parce qu’il y a le tram à payer. De plus, l’Alsace est une petite région avec de multiples propositions artistiques. Beaucoup de collectifs ou d’associations ont vu le jour ces deux dernières années, mais beaucoup ont disparu. Pour durer, il faut miser sur la qualité. Seule la qualité du travail permet de marquer les esprits et de pérenniser les actions », estime Jean Wollenschneider.

CONTACTER http://etatdl.free.fr/

New Nabab

Créée début 2005, New Nabab, association de promotion et de production artistique, a commencé par s’installer sur le web. L’idée était de proposer un site interactif pour pallier le manque de moyens financiers. Les deux bénévoles qui animent l’association, Davide De Arcangelis et Gaëlle Marguier, ont pour objectif de permettre aux musiciens de se dédier à leur art en leur facilitant la tâche, notamment administrative. Ainsi, l’association rédige contrats et fiches de paie, se charge de la promotion et de la communication, s’occupe du démarchage des concerts, etc. Actuellement, « l’écurie » New Nabab — le nom est un clin d’œil aux nababs qui, à leur époque, avaient tout le temps, eux, de profiter de la musique — réunit six groupes : Sadaka, Positive Ethno jazz, Mito Loeffler quartet, Ahmed El Salam, Benoît Moerlen et Continental Circus. L’association vise « davantage la qualité que la quantité » avec, en filigrane, un objectif de professionnalisation. « Pour que ça fonctionne, il faudrait que les Mulhousiens, public et programmateurs, soient un peu moins frileux », estime Davide. Qui trouve aussi « choquant d’entendre des responsables culturels dire qu’un bon artiste ne reste pas à Mulhouse. La vraie difficulté est là. C’est très dur de tenir sur la durée quand on vous demande de faire vos preuves sans vous faire confiance. »

CONTACTER www.newnabab.com

Acoustique club

« L’Acoustique club, c’est avant tout se faire plaisir sans se ruiner », résume Hugues Chauvin, principal animateur, avec Claire Fischer et Christophe Baldy, de l’association. Ici, pas de réelle volonté de professionnalisation, mais une envie de promouvoir des artistes pop et folk, un créneau un peu délaissé dans la cité du Bollwerk, traditionnellement plus attachée au rock sous toutes ses formes. Aujourd’hui, l’Acoustique club réunit Hugues, Rich Barnard, Bertrand Louis, August in Fall et Andy Bilinski. Une équipe constituée par le biais de rencontres et des pages myspace sur internet. Issu de l’association On the one, l’Acoustique club s’occupe surtout de programmer des concerts. À Mulhouse, ses principaux partenaires sont le Noumatrouff et le bar Les Copains d’abord. « C’est vrai qu’il y a beaucoup d’associations qui se montent, mais elles ne tiennent pas sur la durée. À Mulhouse, ce qui pose problème, c’est surtout l’absence de curiosité du public », estime Hugues. L’Acoustique club en a fait les frais lors de sa dernière soirée en janvier au Noumatrouff. Elle espère bien renverser la vapeur avec la seconde, programmée fin avril.

CONTACTER http://www.myspace.com/acoustiqueclub

Anne Schurrer

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En 2005, une poignée d’artistes locaux (musiciens, plasticiens et photographes) décide de se regrouper pour louer un atelier. L’État des lieux est né. Archives Darek Szuster

dimanche 4 février 2007

Petits concerts entre amis

Journal L'Alsace du 4 février 2007

C’était vendredi soir au Nouma la soirée des talents régionaux proposée par l’association Old School. Fréquentation honorable, avec au programme quatre groupes dont l’association se promet d’assurer l’avenir avec « une équipe au service des musiciens d’ici », comme le proclamaient les flyers invitant à la soirée. Un avenir qui tarde il faut bien l’avouer à déboucher sur de grands espaces pour certains tels Denis Scheubel qui en "poor lonesome songwriter" arpente les grands espaces musicaux dans ses confidences au seul manche de sa compagne de guitare. On aime Sined comme un bon vieux copain baladeur qui déroule sa solitude murmurée et à qui on voudrait donner un coup de main pour un vrai décollage, mais il faudra certainement comme pour Fred Poulet s’armer de patience avant la juste reconnaissance du talent.

Une préoccupation qui ne semble pas trop défriser les quatre daltons de Divas qui en trois coups de cuillère à pot ont balancé leur rock ravageur, avec une énergie qui n’avait rien du désespoir. Mais ces "guitar heroes" se la jouent un peu trop pour ne pas devenir à la longue agaçants.


Après l’abattage à la tronçonneuse des Divas, on retrouvait le cotton club des Colmariens de Sons des Disco pour une electrokitsch pillant allègrement Jacno, Taxi Girl et compagnie. Bidouilleurs et farfouilleurs de sons, les deux compères offrent des instants distrayants, follement nostalgiques, mais pas au final tellement mobilisateurs.

Après cette récréation sucrée, le public saluait une nouvelle fois la tribu de la Vieille École dont l’actualité se dégustait sous la forme d’un DVD mais qui à part le plaisir qu’elle procure n’a plus grand-chose à prouver dans le landernau mulhousien et devrait enfin pousser l’audace hors du pré carré.


Là encore, petite soirée entre amis pour se réchauffer mais pas de grosse révolution dans le paysage musical local. Old School devra s’atteler à la tâche pour que les musiciens d’ici quittent le cercle des amis pour devenir des musiciens reconnus ailleurs…

Jean-Marie Valder

mardi 19 septembre 2006

La résurrection de radio WNE

Article paru dans le Journal L'Alsace le 19 septembre 2006
La webradio associative Warum Net Experience est née en l'an 2000 à l'occasion d'une incroyable semaine de radiodiffusion en direct 24h/24 pendant sept jours. Six ans plus tard, le projet est réinventé, avec une soirée itinérante samedi à Mulhouse. C'est l'absence de fréquences FM disponibles pour les radios associatives qui a amené la création de cette webradio radicalement différente. Plutôt rock'n roll au départ, le projet a rassemblé des personnages de toutes les couleurs musicales pour aboutir à un patchwork alternatif détonnant. Des précurseurs comme Fanfan, vieux briscard à la pointe de tous les combats culturels décoiffants, inventeur du nom « Noumatrouff », Dyotte, graphiste souriant et producteur d'émissions en direct de New York, ou encore Mabuseki, initiateur du festival « Mulhouse city of the future », apportent à ce projet impossible ses lettres de noblesse radiophoniques. Le studio WNE se balade d'Amiens à Agen, les animateurs émettent depuis leurs salles de bain partout en France, des ateliers pédagogiques sont proposés aux centres sociaux et aux écoles…

Diffusion libre

La radio concentre désormais sa programmation sur la découverte de musiques vraiment nouvelles, la retransmission d'événements et de phénomènes acoustiques anormaux, sous forme de plateforme collaborative permanente en ligne. Les créateurs de sons incroyables sont invités à s'inscrire en ligne pour pouvoir diffuser librement leurs dernières inventions, et les auditeurs d'Alsace et d'ailleurs peuvent écouter les musiques de demain 24 heures sur 24 en se connectant sur www.radiowne.org. Pour savoir à quoi ressemble cette webradio dérangeante, décalée et iconoclaste, pour voir une radio « en vrai », pour se décoincer les oreilles à flots de musiques électroniques improvisées et de performances plastiques et sonores, profitez de la journée « Radio WNE is back » samedi. Ce sera également l'occasion de visiter la ville différemment, à travers trois lieux étonnants que vous ne connaissez pas encore…

J-L.W.


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Bouto, bidouilleur sonore hallucinant, jouera avec P*taz pour WNE.

lundi 14 août 2006

La Vieille École à la foire aux vins

Article paru dans le Journal L'Alsace le 14 août 2006
Ce soir

La Vieille École

Collectif originaire de Mulhouse, La Vieille École (positive ethno hip hop) offre un rap festif et décalé, tantôt rythmé par le reggae, le ragga, le raï ou la salsa (À 20 h).

Jamiroquai

Il a su réunir clubbers et fans de soul, bandes FM et milieux alternatifs, le fabuleux Jason Kay, leader du groupe Jamiroquai est un des fleurons de la musique inventive des années 90. Fondé en Angleterre il y a 15 ans, le combo évolue depuis entre jazz, funk, groove et pop. Jamiroquai a plusieurs millions d'albums à son actif et surprend à chaque coup par des opus riches en créations digitales et en textes aux tons très éthiques. Le groupe, composé d'un noyau de 4 musiciens, se refusant à toute forme de play-back, passe à 12 pour des performances scéniques survoltées. (À 21 h)
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Photo Denis Sollier

vendredi 11 août 2006

La Vieille Ecole, premiers de la classe

Article paru dans le Journal L'Alsace le 11 août 2006
La Vieille Ecole, c'est d'abord une histoire d'amitié. Celle qui unit le chanteur Serge, alias Jesers, à son cousin Philippe (chant et percus), et à Giovanni, le DJ du groupe : « On se connaît depuis tout petits, confie Serge. La Vieille Ecole, c'est aussi un peu à cause de ça. » Après un premier groupe, Napo and Co, les trois Mulhousiens fondent la Vieille Ecole en 1995. Et puis, il y a la rencontre avec Ali, l'orientaliste du groupe, issu du raï. En 2002 enfin, Mimi, le père de Philippe, rejoint le groupe, derrière les congas. La Vieille Ecole, c'est aussi un savant cocktail, à base de hip-hop bien sûr, mais aussi de salsa, reggae, funk… Sans oublier un message positif, qui se démarque dans le paysage du rap français : « On peut faire passer des choses fortes sans crier et sans insulter personne. Aujourd'hui, on bosse tous, on a une famille, et ça se ressent dans nos textes. » Après un maxi (Jamais 302) et des dizaines de concerts, les cinq écoliers ont un CV impressionnant, émaillé de premières parties prestigieuses (Saïan Supa Crew, Sergent Garcia…) et de sélections au Printemps du Bourges, aux Eurockéennes ou aux Francofolies de Montréal. De solides références avant de monter le 14 août sur la scène du parc-expo avant Jamiroquaï.

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La Vieille Ecole, au parc-expo le 14 août.Photo Denis Sollier

lundi 24 juillet 2006

Natala : 2500 spectateurs, affluence record

Article paru dans le Journal L'Alsace le 24 juillet 2006


Les membres de la fédération Hiéro ont tapé dans le mille en proposant une beach party nouvelle formule, étalée sur neuf jours. Le public en redemande. Hiéro se dit prêt à aller encore plus loin.

Samedi soir au Nalata, les sourires se comptaient par centaine. Et bien que ce fût la dernière soirée de ce qu'il se nomme désormais « Cinéma sous les arbres », le bonheur était perceptible, dans les airs, sous les marronniers, autour des tables ferme-auberge, sur la piste de danse, au bar, face à l'écran géant, et dans le regard du public. En décidant d'étirer l'ex beach party sur 9 jours au lieu deux, la Fédé Hiero prenait le risque d'un bouillon financier. Résultat : Jean-Luc Wertenschlag, chargé de mission à la Fédé, confirme le succès populaire d'une formule quasi magique : 2000 spectateurs payant et 500 spectateurs gratuit. « Ce qui fait 300 personnes par jour en moyenne sur les 9 jours. C'est bien ». Jean-Luc se félicite surtout d'un autre « détail » : « il y avait surtout une diversité de public qui allait de la famille hollandaise en vacances en passant par le punk au chien tatoué et la dame de plus de 70 ans venue toute seule. Ce mélange de population nous a impressionnés. Il est vrai que le Natala favorise ce genre de mélange, davantage qu'une salle de concert. Ça fait du bien de réussir une manif'populaire comme ça ». Les spectateurs se seraient déplacés depuis Strasbourg, Saint-Louis, Fribourg, Mulhouse. « Ça aussi, c'est bon signe ». Une météo ultra clémente, « un bouche à oreille qui a bien fonctionné », une programmation à la fois ouverte, accessible et fidèle à l'esprit Hiéro constituent sans doute les principaux ingrédients de ce succès. Et puis, il y a le Natala, géré par les Amis de la Nature, un lieu « tellement agréable ». La programmation a fait la part belle à un cinéma populaire (Le temps des gitans a attiré 600 spectateurs dès le premier jour), aux découvertes « radicales et innovantes » (les siestes musicales), aux événements originaux (atelier de jonglage assuré par les Nazes), etc. « Vu le succès de ces ateliers, on aurait pu le faire tous les jours ». Comme annoncé sur leur site web, Hiéro verrait bien la formule évoluer vers des rendez-vous étalés sur les deux mois d'été, en partenariat avec d'autres opérateurs culturels. « On va profiter de cet élan pour évoluer vraiment sous réserve que les Amis de la Nature soient ok. Hiéro ne pourra pas assumer seul un événement sur deux mois. On veut aller encore plus loin ».

J.D.K.


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Le « Cinéma sous les arbres » au Natala a rassemblé un public varié et bien décidé à faire la fête jusqu'au bout de la nuit. Photos Yannick Bohn

jeudi 20 juillet 2006

L'Arsenal, la mairie et l'animation

Article paru dans le Journal L'Alsace le 20 juillet 2006

Dans notre édition du jeudi 6 juillet, nous évoquions la demande de l'association Old School de piétonnisation de la rue de l'Arsenal à certaines périodes durant l'été. L'adjointe en charge du commerce et donc de ce dossier, Christiane Eckert, apporte des précisions quant au rôle de la mairie dans cette affaire.

Un week-end par mois de juin à septembre

« En 2003, les commerçants de la rue de l'Arsenal m'avaient contactée et demandé d'organiser une soirée dans la rue en la rendant piétonne pour la circonstance. Je leur avais donné mon accord verbal en leur demandant de me soumettre le projet. Les commerçants se rendant compte de l'ampleur du projet avaient fait appel par la suite à Jean-Luc Wertenschlag pour organiser cette soirée. C'est ainsi que dès 2003 j'avais proposé aux commerçants locaux (essentiellement représentés par les gérants de restaurants ou cafés) d'organiser des soirées un week-end par mois de juin à septembre. À cette occasion, la Ville était prête à rendre la rue de l'Arsenal piétonne. En 2003, ceci a été fait en juillet et en août mais sans plus. En 2004, l'Association Old School nous a alors contactés pour nous demander de faire "l'Arsenal fait sa loi" le dernier week-end de juillet, mais rien de plus, malgré l'offre de la Ville. Ceci a bien entendu été accordé. Il en allait de même pour 2005.

Matériel fourni gratuitement par la Ville

À cette occasion, les restaurants et les bars occupent le domaine public avec des terrasses sans que la Ville ne facture cette occupation. Les bars reçoivent quant à eux des dérogations horaires allant jusqu'à 3 heures du matin. La Ville fournit gratuitement le matériel nécessaire à la manifestation (podium, boîtier électrique, courant, barriérage…). Une fois de plus, je formule la proposition qui a été faite en 2003 : rue de l'Arsenal piétonne un week-end par mois du mois de juin à septembre. Je me pose donc la question : pourquoi l'association en question ne saisit pas déjà cette proposition ? Pourquoi se lamenter par voie de presse alors qu'une opportunité leur est offerte depuis trois ans ? »

dimanche 25 juin 2006

Old school in the USA

Pour La vieille école, c'est l'Amérique : le groupe mulhousien revient d'un voyage de l'autre coté de l'Atlantique. Entre le 9 et 13 juin, il a donné là-bas deux concerts dans le cadre du Festival of the arts à Detroit, suivis d'une date au cours des Francofolies à Montréal. Cette opportunité inattendue s'est concrétisée grâce aux contacts d'un tourneur alsacien. Partis avec un stock de 200 CD six titres, les Mulhousiens les ont tous vendus après leurs prestations décrites comme explosives.
Quand Serge chante Gainsbourg
Aboutissement du travail effectué par Serge Moniz, chanteur de La vieille école, sur la musique et les mots de Serge Gainsbourg, un CD deux titres vient d'être publié.

De retour d'un voyage musical outre-Atlantique (lire ci-dessous), le chanteur de la Vieille école Serge Moniz s'apprête concrétisent ces jours-ci un projet qui l'occupe depuis des mois : sa rencontre avec l'autre Serge, le Gainsbourg national célébré cette année 15 ans après sa disparition. Un CD de deux titres (reprises de Bonnie & Clyde et du Poinçonneur des Lilas) vient de paraître, disponible dans les Fnac d'Alsace ainsi qu'au bar mulhousien Les copains d'abord, qui accueille mardi la soirée de lancement du disque. Surnommé « Jesers », Serge Moniz a commencé par travailler sur ces deux titres avec Arnaud Masson alias Jamyang, producteur et musicien colmarien connu à Mulhouse pour ses sessions de formation en musique assistée par ordinateur, données au Noumatrouff ou ailleurs.

Relecture ludique

Au départ, les deux musiciens ont revisité Gainsbourg dans l'optique d'un projet mené par la Filature avec des classes de collégiens, incités à partir à la découverte de ce chanteur à travers une rencontre et un travail en compagnie de Jesers et Jamyang. Pour reprendre le Bonnie & Clyde samplé il y a plus de dix ans par MC Solaar, le duo a réussi à laisser de côté cette référence pour proposer une relecture bourrée de jeux de rythmes et de sons, avec la voix féminine de Nathy. Le poinçonneur des Lilas, chanson au tempo très rapide dans sa version originale, parvient elle aussi à s'incarner dans l'époque actuelle et les sons du hip hop. À la fin de sa carrière, Gainsbourg avait commencé à se frotter au funk, et l'influence de sa voix traînante et de ses jeux sur les mots s'exerce encore aujourd'hui sur les rappeurs. Pour finir, la qualité des deux reprises élaborées « sans se poser de question » a convaincu les ayants droit de Serge Gainsbourg d'en autoriser la publication sans contrepartie, un geste « inespéré », souligne Jesers. Le disque est coproduit par les artistes et la société Label opération. Également créateur d'images, Arnaud Masson a réalisé un clip autour de la nouvelle version du Poinçonneur des Lilas, qui est inclus avec le CD deux titres. Un site internet spécial (www.jesers.com) a été mis en ligne pour l'occasion, en attendant d'autres projets discographiques de Jesers et La vieille école.

Thibaut Lemoine


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Serge Moniz alias Jesers sort un CD deux titres où il transfère Gainsbourg dans l'ère du hip hop.Archives Darek Szuster

vendredi 23 juin 2006

Mulhouse, la ville du futur selon Mabuseki

Article paru dans le Journal L'Alsace le 23 juin 2006

Nicolas Horber, alias Mabuseki, est la cheville ouvrière du tout nouveau festival « Mulhouse, city of the future », qui a lieu aujourd'hui et demain au Noumatrouff. Interview.

Programmateur pendant quatre ans de la radio en ligne Warum net experience, Mabuseki y a contracté le virus des musiques étranges et énervées, qui s'exprime dans ces deux jours de festival. Ce « Milhüser wackes » dans l'âme poursuit ses aventures en activiste global des sons électroniques, entre autres.

Pourquoi appeler ce festival « Mulhouse City of the future » ? C'est sûr qu'on ne se tourne pas vers le passé. Si on regarde un peu ce qui se fait actuellement à Mulhouse en musique, en terme de soirées organisées, il y a quelques nouveaux endroits dans la ville, c'est positif, donc on regarde vers demain. C'est aussi une manière de dire qu'il y en a ras-le-bol des gens qui râlent tout le temps à propos de la ville. Ils voient « Mulhouse, city of the future », ils râlent… Ils n'ont peut-être pas envie d'avancer. C'est aussi un titre ironique, bien sûr : ne plus passer ses vacances à Ibiza, mais à Mulhouse… On pose la question du futur de la ville et on est curieux d'avoir les réactions des gens.

D'où vient l'envie de présenter ce genre de musiques « garage » ? C'est un peu la suite de la soirée « Mulhouse city sex » qu'on a faite en décembre à Strasbourg avec les groupes d'ici, Mutant pillow, Denum, Harry poppers. Il y aura peut-être une suite cet automne, ailleurs. Des liens se sont créés avec les groupes strasbourgeois The normals, Mil mascaras, qui jouent vendredi. J'ai eu envie de programmer des choses qui se font aujourd'hui : le futur, c'est maintenant… J'ai appelé les soirées « rock garage » et « disco garage » parce que ce sont des musiques qui ne sont pas surproduites, avec une esthétique brute et pas mal d'humour. C'est aussi le fruit de quatre années de programmation sur la web radio WNE, de la musique électronique dans un esprit rock, des prestations scéniques explosives. Il y aura aussi une décoration spéciale faite par Calibom transit, des Mulhousiens de Paris.

Que manque-t-il à Mulhouse pour être vraiment la ville du futur ? Un peu d'optimisme peut-être. Il y a des initiatives qui sont prises, comme le Stammtisch ou d'autres, ça commence à bouger un peu. Mais en distribuant des tracts pour ce festival rue du Sauvage, j'ai expliqué la musique du festival à plein de gens, des jeunes notamment, et je me pose une question : où ont lieu les concerts hip hop à Mulhouse ?

Y ALLER Vendredi 23 juin et samedi 24 juin à 22 h au Noumatrouff, 57, rue de la Mertzau à Mulhouse. Tout le programme sur le site www.mcotf.org

Propos recueillis par Thibaut Lemoine


Nicolas Horber propose un festival de groupes décalés et très énergiques.Photo Darek Szuster

samedi 27 mai 2006

Elephonic réussit sa sortie

Article paru dans le Journal L'Alsace le 27 mai 2006

Après une « réhabilitation du bruit au centre ville par des animations en soirées » et un fabuleux barathon dans le centre ville qui a séduit le public, le festival Elephonic s'est achevé dans la nuit de samedi à dimanche au Noumatrouff. Tout au long de la soirée, mélangeant les genres et les arts, un programme savoureux et original a été délivré par une pléiade d'artistes venus d'ici et d'ailleurs. L'entrée en matière par le collectif strasbourgeois Ideo a réinventé le concept du cabaret. Le spectateur, les yeux bandés, emporté par les comédiens sur un tapis d'herbes, se laissait subjuguer par de nouvelles sensations et bercer par une vertigineuse exploration sensorielle. Reprenant le flambeau, les quatre jeunes femmes du groupe Mil Mascaros, ont galvanisé le public avec la puissance du punk. Un peu plus loin, dans un décor faiblement éclairé, la troupe Performance rejouait la fabuleuse histoire originelle. Puis les Canadiens de Zeroscape ont ouvert les portes du « livemetal », suivi du puissant mix de DJ Zimo et d'Imag'in1son, créant des images au rythme de la musique.

Florence Platof

dimanche 21 mai 2006

Elephonic sort sa trompe

Article paru dans le Journal L'Alsace le 21 mai 2006

Un barathon musical, du presque jamais vu au centre ville mulhousien. Et pourtant, vendredi soir, le festival Elephonic, toutes trompes dehors, a rassemblé une pléthore de spectateurs.

Les organisateurs du festival Elephonic ont relevé un défi : oublier le quotidien en permettant à la population d'être au contact de quelques précieuses notes musicales et de danser dans plusieurs bars du centre ville, à l'heure même où les gens s'enferment derrière leurs murs… Pari réussi pour une première. Ici ce n'est pas le festival de Cannes, on ne boit pas de champagne mais de la bière et du café — mais surtout, place à la musique, aux musiciens et au public. C'est en invitant des groupes locaux, que les maîtres de cérémonie d'Elephonic, ont ouvert la scène musicale du barathon mulhousien.

« Scène ouverte au centre ville »

L'atmosphère semble prouver, ici comme ailleurs, que chacun peut avoir envie de faire la fête, tout simplement, le temps d'une soirée. Premier concert, première station. En solo, Denis Scheubel, entame son concert, au bar La Parenthèse, tantôt rock, tantôt pop, avec des influences puisées du côté de Dire Straits, Jacques Higelin et Alain Bashung. Mais ce n'est là que le début d'une nuit festive : les spectateurs qui ont osé investir la scène ouverte du centre ville, se retrouvent, pour la seconde étape, sur les pavés du café Montaigne. Face au public, les quatre musiciens de l'orchestre DIVAS, rockeurs inspirés des mélodies pop des années 70, délivrent un répertoire fougueux et endiablé à l'image de Speed like Steve Mc Queen. En un clin d'oeil, le public de plus en plus nombreux, atterrit maintenant chez les Copains d'abord, où les attendent le groupe Parano, qui distille à merveille un cocktail tonique et dépaysant de rock français, à base de guitare, d'ukulele et d'accordéon. Et dans la foule assidue, un spectateur des plus attentifs : la mascotte du festival, l'éléphant d'Elephonic ! Dernier concert, dernière station : les trois rappeurs de la Vieille Ecole terminent en apothéose et la « vibe » est à son comble au Tam-Tam. Et malgré l'heure tardive, l'engouement du public n'a pas faibli. Tout le monde a suivi !

Florence Platof


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Le groupe Parano a distillé un cocktail tonique de rock français, devant les spectateurs du café des Copains d'abord. Photo Florence Platof

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