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Tag - L Arsenal fait sa Loi

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mercredi 19 septembre 2007

L’esprit « village » de l’Arsenal

Article paru dans le Journal L'Alsace le 19 septembre 2007

C’est une artère commerçante à part, avec une vraie personnalité. Mais la rue de l’Arsenal semble partagée par une frontière invisible. D’un côté, on sourit, de l’autre, on râle.

« Vers 1900, la rue de l’Arsenal, c’était vraiment le centre-ville, c’était la rue du Sauvage de l’époque », assure Gérard Boos, le créateur du salon de coiffure éponyme, aujourd’hui tenu par son fils Jean-Philippe. Un salon qui ne remonte pas à 1900, mais qui affiche tout de même une trentaine d’années au compteur. Avec le restaurant Saüwadala et quelques autres, Coiffure Boos est l’une des institutions de cette rue en courbe douce, qui part de la place de la Concorde, actuellement en plein chantier, et débouche avenue Kennedy.
La rue de l’Arsenal possède une vraie unité architecturale, avec ses immeubles anciens aux façades colorées. Tout le long, les petits commerces de toutes sortes s’égrènent. Pas de grandes enseignes, pas de franchisés : c’est une rue commerçante différente. « Elle a une vraie identité, confirment Solange Schulmann et Jeanne-Marie Jan, de la boutique Artisans du monde. On s’y plaît. En s’installant ici, on a attiré une nouvelle clientèle car la rue est très passante… » Piétonnisation demandée

« Sympa », « beaucoup de charme », avec un « esprit village » pour les uns, « un peu parisienne » selon un autre avis, la rue recueille de nombreux satisfecit. Mais quelques reproches sont récurrents : manque de stationnement, problème de circulation. « Depuis que le parking Buffon est payant, il y a moins de passage », constate ainsi Ahmet Tolu, du doner kebab El Bistal. La concentration en restaurants et bars fait de la rue de l’Arsenal l’une des artères de la ville qui s’anime le soir. Animation toute relative, comme le fait remarquer avec ironie Bertrand Lepabic, cuisinier au restaurant Noti, ouvert depuis un an et demi. « On ne peut pas dire que ce soit vraiment animé, regrette-t-il. Et si ça bouge, les riverains se plaignent. » Éternel problème mulhousien… « Cette rue a une image sympathique, mais ça pourrait être mieux. Et puis, il ne devrait pas y avoir de voitures. » Si la demande de piétonnisation revient souvent, elle ne recueille pas l’unanimité des commerçants.

Une frontière invisible, à l’angle rue des Franciscains/rue de la Loi semble couper l’artère en deux. En effet, en se rapprochant de l’avenue Kennedy, l’ambiance change, les mécontents apparaissent. Ainsi, Nabil Toua, de la boutique Animal center, fait part de sa colère en brandissant la lettre qu’il vient d’envoyer au maire. Principal grief : le stationnement, devenu payant dans les rues alentours : « Et puis ils ont sacrifié quelques places pour une piste cyclable que personne n’emprunte. La rue de l’Arsenal est en train de mourir économiquement », assure-t-il en prenant l’exemple de la boulangerie La gerbe d’or qui vient de mettre la clé sous la porte. « Les agents du stationnement guettent le moindre truc. Et les bars, dès qu’ils font un peu de bruit, on leur envoie les flics… » Même son de cloche, mais avec encore plus d’acrimonie au bureau de tabac Holbein. « Si on pouvait partir, on partirait. Le tram m’em… L’insécurité devient pénible, ça braille, ça se bagarre », râle le buraliste, en jetant un œil plein de sous-entendu vers la Grand-rue toute proches.

La rue de l’Arsenal, décidément, ne recueille pas l’unanimité.

Hélène Poizat

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Bertrand Lepabic, du restaurant Noti, fait partie des commerçants favorables à une piétonnisation.
Photo Hélène Poizat

mardi 7 août 2007

L’Arsenal et ses week-ends festifs

Article paru dans le Journal L'Alsace du 7 août 2007

Le quartier mulhousien de l’Arsenal fait la fête un week-end sur deux cet été. Avec des rues enfin piétonnes, concerts, soirées et animations sont au programme. L’occasion de découvrir Mulhouse comme elle devrait être tous les soirs, et un jeune groupe : Primaturé.

Prenant la suite de « L’Arsenal fait sa Loi » qui n’a pas eu lieu en raison du refus de la mairie d’autoriser des rues piétonnes chaque week-end en été, « L’Arsenal en fête » est organisé par les commerçants du quartier qui ont pris le relais de l’association Old School. Sous la houlette d’Arnaud Lang, patron motivé du bar l’Atomika, les rues se transforment en zone piétonne à partir de 19 h, avec la possibilité d’organiser concerts, soirées et animations.

Du rock en espagnol

Primaturé est un tout jeune groupe sundgauvien qui chante fort du rock en espagnol. Le groupe s’est construit autour de Marlon Saquet. Ce jeune homme de 16 ans n’est pas inconnu des aficionados du rock régional, puisque ses parents jouaient il y a une quinzaine d’années dans le mythique gang rock « the Gimmicks ». Baigné par les décibels dès son plus jeune âge, le garçon a démarré sa « carrière » de façon très précoce. C’était en 1996, alors qu’il n’avait que 5 ans : un certain Kem, actuellement programmateur des Eurockéennes, à l’époque musicien des Well Spotted, lui confiait sa batterie au Noumatrouff pour sa première apparition publique. Et depuis, il n’a jamais arrêté de jouer… C’est à l’occasion d’un exercice collectif proposé par son professeur de musique qu’il fonde Primaturé en 2004 avec deux camarades de classe, Alexandre et Éric. Après des dizaines et des dizaines de répétitions, le groupe évolue avec l’apparition d’un quatrième larron, Dorian, qui prend le micro et se lance dans le chant. Leur musique est un rock énervé et rentre-dedans, teinté d’un brin de métal et d’un zest de grunge, les textes assénés en espagnol (le chanteur a passé 10 ans en Argentine) apportant une touche groove exotique rafraîchissante. On peut écouter les deux titres déjà enregistrés sur leur site My Space référencé ci-dessous. Encore mieux, on peut découvrir leur répertoire d’une dizaine de chansons en live plein air vendredi rue de l’Arsenal. Et comme les rues seront piétonnes, vous pouvez emmener enfants et grands-parents sans risque.

Y ALLER L’Arsenal en fête » a lieu un week-end sur deux cet été de 19 h à 3 h, avec concerts, soirées et animations, dans les rues de l’Arsenal, de la Loi et des Augustins. Ce week-end, concerts de Primaturé vendredi et Papa Chouch samedi. A écouter sur le site www.myspace.com/primature. Prochains rendez-vous les 24 & 25 août et les 7 & 8 septembre.

JLW


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Primaturé, à découvrir vendredi à Mulhouse. Dessin Joan

mercredi 27 juin 2007

Le plein de concerts au rythme de l’été

Article paru dans le journal L'Alsace le 27 juin 2007

Initiée par les restaurateurs et cafetiers des rues de l’Arsenal et de la Loi, la première édition de la manifestation "L’Arsenal, la Loi et les Augustins en fête " débute ce vendredi. Au total, six week-ends d’animation de rues sont au programme.

«Le concept n’est pas nouveau», rappelle d’emblée Pascal Guth, coordinateur de ce projet d’animation remanié, soutenu par la Ville de Mulhouse. «Les premières expériences avec la manifestation "L’Arsenal fait sa loi", organisée à l’époque par le collectif Old School, ont donné envie à de nombreux riverains et commerçants de continuer l’animation de rue la nuit, mais en améliorant la formule, car avant la manifestation se déroulait uniquement sur un week-end ».

Percussions brésiliennes

Désormais, la cité du Bollwerk va vivre au rythme de six week-ends de fête estivaux, un tous les quinze jours, marqués par de nombreux concerts et animations (défilés de mode, caricatures, etc…) en divers lieux du quartier de l’Arsenal. Démarrage sur les chapeaux de roue: vendredi 29 et samedi 30 juin. À l’occasion de cette manifestation, à laquelle s’associent sur tout l’ensemble de la manifestation 15 partenaires cafetiers et restaurateurs du coin (L‘Atomika, Al Panino, Le Couscoussier, Elbistan Kebab, L’Endroit, Le Greffier, Le Mayflower, Le Noti, Le Passage, Le Petit Caillou, La Santa Lucia, le Cosy, Le Sauwadala, Super Doner et le Treize, passage des Augustins), les rues seront piétonnes à partir de 19h jusqu’à 1 h du matin afin de donner libre accès au public. Pour cette première édition, qui s’achève systématiquement par un "after " en boîte de nuit à la Salle des coffres, c’est à la troupe Bombatuc (percussions brésiliennes), dirigée par Thierry Dorez, qu’est revenu l’insigne honneur d’ouvrir les hostilités avec au programme une superbe tournée explosive des terrasses. « En été, reprend Pascal Guth, beaucoup de gens restent ici chez eux et veulent que ça bouge le soir. Nous avons tenu compte d’un certain nombre de critères pour créer cet événement qui englobe justement les aspirations des uns et des autres - avec comme dénominateur commun - la musique et l’envie de partager de la chaleur ». Un conseil, prévoyez des glaçons dans vos milk-shakes…

Y ALLER
Les week-ends des 29 et 30 juin, 13 et 14 juillet, 27 et 28 juillet, 10 et 11 août, 24 et 25 août , 7 et 8 septembre.

Rafik Bouaziz

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Pascal Guth, un des initiateurs de la nouvelle manifestation « L’Arsenal, la Loi et les Augustins en fête » qui débute les 29 et 30 juin dans les rues du quartier de l’Arsenal. Photo Rafik Bouaziz

jeudi 20 juillet 2006

L'Arsenal, la mairie et l'animation

Article paru dans le Journal L'Alsace le 20 juillet 2006

Dans notre édition du jeudi 6 juillet, nous évoquions la demande de l'association Old School de piétonnisation de la rue de l'Arsenal à certaines périodes durant l'été. L'adjointe en charge du commerce et donc de ce dossier, Christiane Eckert, apporte des précisions quant au rôle de la mairie dans cette affaire.

Un week-end par mois de juin à septembre

« En 2003, les commerçants de la rue de l'Arsenal m'avaient contactée et demandé d'organiser une soirée dans la rue en la rendant piétonne pour la circonstance. Je leur avais donné mon accord verbal en leur demandant de me soumettre le projet. Les commerçants se rendant compte de l'ampleur du projet avaient fait appel par la suite à Jean-Luc Wertenschlag pour organiser cette soirée. C'est ainsi que dès 2003 j'avais proposé aux commerçants locaux (essentiellement représentés par les gérants de restaurants ou cafés) d'organiser des soirées un week-end par mois de juin à septembre. À cette occasion, la Ville était prête à rendre la rue de l'Arsenal piétonne. En 2003, ceci a été fait en juillet et en août mais sans plus. En 2004, l'Association Old School nous a alors contactés pour nous demander de faire "l'Arsenal fait sa loi" le dernier week-end de juillet, mais rien de plus, malgré l'offre de la Ville. Ceci a bien entendu été accordé. Il en allait de même pour 2005.

Matériel fourni gratuitement par la Ville

À cette occasion, les restaurants et les bars occupent le domaine public avec des terrasses sans que la Ville ne facture cette occupation. Les bars reçoivent quant à eux des dérogations horaires allant jusqu'à 3 heures du matin. La Ville fournit gratuitement le matériel nécessaire à la manifestation (podium, boîtier électrique, courant, barriérage…). Une fois de plus, je formule la proposition qui a été faite en 2003 : rue de l'Arsenal piétonne un week-end par mois du mois de juin à septembre. Je me pose donc la question : pourquoi l'association en question ne saisit pas déjà cette proposition ? Pourquoi se lamenter par voie de presse alors qu'une opportunité leur est offerte depuis trois ans ? »

jeudi 6 juillet 2006

Piétonnisation : L'Arsenal repart au combat

article paru le 6 juillet 2006 dans le [Journal L'Alsace]

Au lendemain du 21 avril 2002 qui propulsait l'extrême droite au second tour des présidentielles, un collectif de Mulhousiens citoyens se mobilisait pour construire une société plus ouverte et plus conviviale. Il milite pour la piétonnisation partielle de la rue de l'Arsenal, en vain.

« C'est vraiment une toute petite chose qu'on demande, qui ne coûte pas un rond ! Piétonniser la rue de l'Arsenal le vendredi et samedi soir à partir de 19 h et le dimanche toute la journée, juste pendant l'été… » Jean-Luc Wertenschlag, président de l'association Old School et bénévole actif du festival « L'Arsenal fait sa loi », ne cache pas son découragement. Depuis des années, il réclame avec d'autres citoyens mulhousiens cette piétonnisation partielle de la rue de l'Arsenal, en vain. L'idée a germé au lendemain de la première édition du mini-festival « L'Arsenal fait sa loi », en septembre 2003, manifestation créée pour rapprocher les habitants. Ce jour-là, la rue retrouvait toute sa convivialité, grâce à sa fermeture aux voitures.

400 signatures

Le collectif lance une pétition et réunit 400 signatures. Mais la mairie reste imperméable à ses arguments. La rue de l'Arsenal est « un axe stratégique du nouveau plan de circulation », explique l'adjoint Eugène Riedweg. Y compris le soir après 19 h et le dimanche, apparemment. « Un comble lorsqu'on construit un tramway pour dissuader les automobilistes d'encombrer le centre », constate-t-on. Le collectif ne baisse pas les bras pour autant. Deux nouvelles éditions de la manifestation « L'Arsenal fait sa loi » remportent un grand succès, attirant dans la rue momentanément piétonne plusieurs milliers de visiteurs. Des terrasses partout, des petites animations festives, les enfants qui peuvent jouer, tout le secteur noir de monde… Lorsque l'équipe organisatrice se réunit à l'automne dernier pour parler avenir, elle renouvelle sa demande de piétonnisation partielle de la rue : même combat, mêmes tranches horaires. La réponse de la Ville tombe plusieurs mois plus tard, même refus.

Un rendez-vous avec le maire

Aujourd'hui, le collectif est exaspéré et réclame un rendez-vous avec le sénateur maire Jean-Marie Bockel, faute d'avoir convaincu ses adjoints. Y aura-t-il une 4e édition de « L'Arsenal fait sa loi » cet été ? Les bénévoles s'interrogent pour savoir s'ils ne vont pas investir leur énergie et leur enthousiasme ailleurs. Et de citer avec nostalgie l'époque où le centre historique était un peu plus vivant qu'aujourd'hui : « Quand je pense à un endroit comme la Cour des Chaînes, un site magnifique, réhabilité avec de l'argent public, aujourd'hui inaccessible… Ce qu'on veut, c'est juste que la vie reprenne ses droits. Pas question de balancer des tonnes de décibels, mais de faire des choses soft, légères, consensuelles, en concertation avec les commerçants, les habitants, les assos… » Jean-Luc Wertenschlag espère encore convaincre. Il a des arguments. On le sait, les touristes ne s'éternisent guère, Mulhouse a du mal à se débarrasser de sa réputation de ville morte. Il suffit de se promener un peu ailleurs en France pour mesurer le déficit d'animation nocturne l'été. Il y a aussi tous les Mulhousiens qui ne partent pas en vacances et qui s'ennuient… « Y a-t-il encore des élus à Mulhouse qui écoutent les citoyens ? La balle est dans leur camp », conclut-il.

Frédérique Meichler

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Et si la vie reprenait ses droits, rue de l'Arsenal, en fin de semaine ? Photo F.M.

jeudi 22 septembre 2005

Rue de l'Arsenal : l'été à pied ?

article paru dans le Journal L'Alsace le 22 septembre 2005 - [www.lalsace.com]

L'association Old School demande une piétonnisation de la rue tous les week-ends de juin à septembre. La mairie n'est pas emballée.

« Monsieur le jeune sénateur-maire d'une jeune ville de Mulhouse… » C'est en ces termes que l'association Old School s'adresse à Jean-Marie Bockel dans une lettre qu'elle vient de lui faire parvenir : « Nous organisons depuis plus de trois ans de joyeuses manifestations dans le quartier de l'Arsenal. La dernière, l'Arsenal fait sa loi, a eu lieu fin juillet pour le plaisir et le bonheur de tous, habitants, spectateurs, commerçants, associations et artistes… »

Dimanche aussi

Que réclame Old School ? Une piétonnisation partielle de la rue de l'Arsenal les vendredis et samedis à partir de 19 h ainsi que le dimanche toute la journée du 21 juin au 21 septembre. « L'été prochain, les travaux du tram seront achevés et ne seront plus un obstacle à ce projet… », argumente l'association. Qui affirme avoir « convaincu une large majorité d'habitants et de commerçants du quartier de l'intérêt de cette idée ».

La majorité ?

Elle ajoute : « Cette opération favorise la convivialité et le dialogue entre les citoyens, permet d'accueillir les enfants et les familles dans un espace sécurisé et débarrassé des gaz d'échappement, appelle les artistes à investir le domaine public. Bref elle ne présente que des avantages… » Ce n'est pas tout à fait l'analyse de la mairie. Christiane Eckert, adjointe chargée du commerce juge « impossible » la mise en place de la proposition d'Old School. « L'Arsenal fait sa loi est une bonne initiative, que nous soutenons. J'ai proposé à la rue de l'Arsenal et à la rue de la Loi une piétonnisation un samedi soir par mois. Nous ne pensons pas pouvoir aller au-delà… », estime-t-elle. Tout en émettant quelques doutes sur l'adhésion d'une « large majorité » de riverains à une piétonnisation-animation tous les week-ends d'été, Christiane Eckert avance une objection financière : « Le barriérage coûte à chaque fois plus de 1000 euros à la Ville. De plus, les extensions de terrasses des cafés sont gratuites en pareilles circonstances… » Mais l'argument le plus décisif motivant la position municipale est d'un autre ordre.

Desserte du centre

Christiane Eckert : « Il faut voir la question d'un point de vue plus global. Ce qui se passe rue de l'Arsenal ne concerne pas que la rue de l'Arsenal. Cette artère dessert la place de la Concorde, la rue des Fleurs, la rue du Raisin. C'est la raison pour laquelle nous ne l'avons pas piétonnisée complètement. Tous ces secteurs du centre-ville doivent rester accessibles… » Bref, chacun son approche — même si elles n'apparaissent pas totalement inconciliables. Et d'ici le 21 juin prochain…

StS

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photo Jean-Paul Domb

Proposition : fermer la rue de l'Arsenal du 21 juin au 21 septembre le vendredi et le samedi après 19 h ainsi que le dimanche.

mardi 20 septembre 2005

L'Arsenal piéton en 2006

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 20 septembre 2005

Old School écrit au Maire.
Dans un courrier adressé en ces termes à « Monsieur le jeune sénateur-maire d'une jeune ville de Mulhouse », l'association Old School écrit :

« Nous organisons depuis plus de trois ans de joyeuses manifestations dans le quartier de l'Arsenal. La dernière, L'Arsenal fait sa loi, a eu lieu fin juillet, pour le plaisir et le bonheur de tous, habitants, spectateurs, commerçants, associations et artistes. Nous avons à plusieurs reprises évoqué à l'occasion de ces aventures culturelles urbaines la possibilité d'une piétonisation partielle de la rue de l'Arsenal. Nous avons ainsi convaincu une large majorité d'habitants et de commerçants du quartier de l'intérêt de cette idée. Cette opération favorise la convivialité et le dialogue entre citoyens, permet d'accueillir les enfants et les familles dans un espace sécurisé et débarrassé des gaz d'échappement, appelle les artistes à investir le domaine public, bref elle ne présente que des avantages... L'été prochain, les travaux du tram seront achevés et ne seront plus un obstacle à ce projet. C'est pourquoi nous vous suggérons une mesure simple et efficace. Pendant tout l'été, c'est-à-dire du 21 juin au 21 septembre 2006, la rue de l'Arsenal deviendrait piétonne tous les vendredis et samedis à 19 h, ainsi que le dimanche toute la journée. Nous nous tenons bien entendu à votre entière disposition pour étudier cette opération de façon plus fine ».

© Dernières Nouvelles D'alsace, Mardi 20 Septembre 2005.

mardi 2 août 2005

Les bonheurs d'un week-end

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 2 août 2005

Satisfaits ! Les festivals Scènes de rue et l'Arsenal fait sa loi, qui ont animé le centre-ville de Mulhouse le week-end dernier, ont réjoui leurs organisateurs... et les spectateurs venus en nombre.

« Samedi, c'était le bonheur, commente Niama Laverdure, coordonatrice du festival Scènes de rue. Les compagnies étaient ravies de jouer devant autant de monde. On a eu énormément de retours favorables. A la fois des artistes qui sont tous repartis avec une image dynamique de la ville, et du public qui nous a félicités pour la qualité des spectacles. »

2500 fans de feu

En tête des suffrages officieux, le spectacle de feu de la compagnie La Salamandre qui clôturait le festival samedi soir sur la place de la Réunion. « Plus de 2 500 spectateurs », estimait un des membres de la troupe. Et un public très attentif qui n'a eu aucune difficulté à entrer dans l'univers hypnotique des Doubistes. Autre grosse satisfaction, les Trois points de suspension de la compagnie Un poisson sur la branche. « Des programmateurs suisses et allemands ont immédiatement " acheté " le spectacle. Le public leur a même demandé un rappel. » Exigence accordée, rare dans ce domaine. Niama Laverdure souligne également le rôle des cinq compagnies locales ayant participé à Scènes de rue. « Elles ont joué un rôle moteur en emmenant un public différent. »

Complémentarité

Une petite enquête effectuée auprès des spectateurs par les organisateurs laisse toutefois entrevoir un point faible : la signalétique. « On a encore beaucoup de choses à améliorer dans ce domaine. C'est une question essentielle qu'on aura à traiter pour l'an prochain. Comme toujours, c'est une question de budget. » Autre point négatif, mais là, le budget n'y peut rien, les trois spectacles annulés (sur 16) pour cause de pluie, dont celui du vendredi soir. « Du coup, les spectateurs et même les artistes étaient bien contents de pouvoir se rabattre sur la place de la Concorde, pour les concerts de l'Arsenal fait sa loi, estime Niama Laverdure en soulignant la « complémentarité » qui existe entre les deux événements. Et si la municipalité préfère que la distinction entre les festivals soit bien faite, « l'essentiel, c'est que le public y trouve son compte ».

Piétonnisation

Franck Richard, de l'association Old School qui organise l'Arsenal fait sa loi, veut lui aussi mettre en avant le travail qui a été fait en commun par les équipes des deux festivals. Des interactions visiblement du goût d'un public qui, loin de se demander où on voulait bien l'entraîner, s'est joyeusement laissé guider, de rue en place et de square en rue, par la bonne humeur contagieuse des artistes de rue. « Il n'y avait qu'à voir la concentration de monde sur la place de la Concorde samedi soir pour voir que le festival a été un succès, même si on souhaiterait que les rues deviennent piétonnes plus tôt dans la journée ».

Franck Richard voit plus loin. « Il serait bien de pouvoir organiser ce genre de manifestations plus d'une fois l'an. Nous avons la structure et les bénévoles. Il ne nous manque que les moyens. »

M.Pf.



Les Krishnous, par la troupe des Goulus. Une secte de mauvaise foi qui a su trouver de nouveaux adeptes dans la Cité du Bollwerk.(Photos DNA - Sébastien Bozon)

© Dernières Nouvelles D'alsace, Mardi 02 Août 2005.

dimanche 31 juillet 2005

Sous la pluie, la fête

Article paru dans le Journal L'Alsace le 31 juillet 2005

L'Arsenal a fait sa loi, malgré la pluie, vendredi soir. Les concerts ont dû être abrités, ou rapatriés dans les cafés. L'exposition à la chapelle Saint-Jean est un succès.

La pluie, qui est tombée par intermittence vendredi soir, a quelque peu entamé l'enthousiasme des Mulhousiens pour les festivités de L'Arsenal fait sa loi. Clairsemée en début de soirée, la foule s'est peu à peu étoffée vers 23 h. Les festivités ont commencé par le vernissage de l'exposition de la chapelle Saint-Jean, organisée par Arts media production. Un début en fanfare, avec l'inauguration de la statue équestre du dictateur de l'île virtuelle de Zanzib-R. Les artistes Nicolas Roué, président du collectif Cobweb, et Jean Wollenschneider, jouent avec les attributs populistes du pouvoir, qui ne sont pas absents des pays les plus démocratiques.

Zanzib-R provoque les institutions

« On repense la cité et les institutions. C'est notre travail sur l'île virtuelle de Zanzib-R. org. Ce site, c'est notre base arrière, pour mettre en place des installations artistiques participatives », explique Jean Wollenschneider. Ainsi ces artistes proposent-ils des oeuvres que chacun est invité à enrichir par le son, le texte ou l'image. Un côté ludique que l'on retrouve dans les statues mécaniques de Nicolas Roué et Sylva von Schrei : « Ces statues ne s'animent qu'en présence du spectateur. L'oeuvre ne s'accomplit qu'en sa présence. » C'est le cas de la statue équestre et de M. Babybel — baptisée ainsi vendredi soir — qui ne bougent que si l'on passe devant. Frédéric Weigel joue sur « l'imaginaire de codification » : confronté à une oeuvre d'art, tout spectateur a une idée préconçue des canons qui la gouvernent. « Je peins les sujets de mes portraits à l'envers, puis je retourne la toile. On a l'impression d'être face à un portrait classique, mais j'en ai modifié les codes. » L'exposition présente aussi des photographies de Sébastien Litique, de Cobweb, qui travaille sur les styles de vie traditionnels. Christelle Gonsalves peint la puissance animale des vaches, au contraire de la tradition picturale. « Dans les scènes de la vie paysanne, les vaches ne sont qu'un motif. J'ai voulu aller au-delà de cette représentation. » Les concerts étaient initialement prévus sur la petite scène : la pluie en a décidé autrement. Le collectif Old School, organisateur de cette manifestation, a heureusement pu convaincre le bar Le Greffier d'accueillir les musiciens. Petit espace mais chaude ambiance pour Human Tanga (garage rock'n'roll) et Le Clandestin, qui a fait voyager le public « de Paris à Strasbourg ». Place de la Concorde, la chanson festive de Caracole a malheureusement dû se replier sur une scène protégée, un rien trop éloignée du public. La troupe Yourgui, juchée sur des échasses, a fait le lien entre la rue de l'Arsenal et Scènes de rue. Fête de quartier et arts ont fait bon ménage. Une ambiance chaleureuse qui se reproduira sans doute aujourd'hui.

Hélène Defer

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Le Old El Paso marching band a donné une version très personnelle de ce que doit être la musique officielle lors de l'inauguration de la statue équestre de Zanzib-R.

Rue de l'Arsenal piétonnisée ?

Article paru dans le Journal L'Alsace le 31 juillet 2005


Le projet de piétonnisation de la rue de l'Arsenal avait déjà été soulevé lors de la dernière édition de L'Arsenal fait sa loi. Mathieu Nico, président de l'association Art media production, a donc réalisé une étude sur le projet. Selon son étude, piétonniser la rue de l'Arsenal coûterait près de 1 008 000 €. Un projet d'ampleur, donc, qui passerait par l'implantation de bornes escamotables électriques, installées respectivement à l'angle de la rue de l'Arsenal et de la rue Flammarion, de la rue de la Loi et de la place de la Concorde. Elles pourraient être levées automatiquement soit de 20 h à 7 h, soit toute la journée : les habitants et les commerçants riverains (soit environ 500 personnes) étant alors munis d'une télécommande personnelle. L'avenir du projet dépendra bien sûr de l'aval des riverains et des commerçants du quartier.

La pluie fait sa loi sur l'Arsenal

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 31 juillet 2005


Etrange soirée que celle de vendredi dans le centre-ville de Mulhouse... La pluie a joué un mauvais tour aux deux manifestations de plein air qui devaient animer les rues jusqu'à tard dans la nuit.

Tant les organisateurs de "Scènes de rue" que de "L'Arsenal fait sa Loi" ont joué au chat et à la souris avec un temps capricieux, tout le matériel technique étant évidemment à protéger de la pluie.

Dans le secteur de la rue de l'Arsenal fermé aux voitures depuis 19 h, on trouvait un bienheureux refuge auprès des jeunes artistes de Cobweb et d'Arts média production qui vernissaient plusieurs expositions et proposaient des performances, mais le reste de la soirée fut maussade, une seule scène ayant pu être installée place de la Concorde. La succession de concerts entre les deux scènes initialement prévue n'a donc pu se faire et seuls, ici ou là, quelques notes se faisaient entendre devant un maigre public abrité comme il pouvait. La fanfare ska de Karavan orchestra a donné le maximum pour réchauffer les coeurs, tout comme les petits jeunes de Caracole, repliés au « Greffier ». Berezina musicale donc pour tous les habitués de la rue de l'Arsenal qui s'étaient réjouis de retrouver l'esprit frondeur et libre de « L'arsenal fait sa loi », et tristesse pour le collectif « Old School » obligé de jouer petit bras... Les bars et les DJ ont néanmoins fait le plein jusqu'à 3 heures du matin, autorisation exceptionnelle. Tous les espoirs se sont reportés sur la soirée de samedi...

C.S.C.

Aujourd'hui encore, de la vie autour de la rue de l'Arsenal : repas de quartier rue des Franciscains à 13 h et projection en plein air de « Delicatessen » de Caro et Jeunet à 21 h 15.



Une seule scène a pu être installée, place de la Concorde. (Photo DNA)

© Dernières Nouvelles D'alsace, Dimanche 31 Juillet 2005.

vendredi 29 juillet 2005

La loi festive de l'Arsenal

article paru dasn le Journal L'Alsace du 29 juillet 2005 - [www.lalsace.com]

Cela pourrait devenir une habitude estivale : le temps du week-end, la rue de l'Arsenal à Mulhouse va, pour la deuxième fois, faire régner « sa loi » piétonnière et festive : sous le titre « l'Arsenal fait sa loi », un week-end de fête dans une des artères du centre historique de la cité du Bollwerk, rendue pour l'occasion aux piétons ; le tout sous la houlette de l'association Old school et des commerçants du secteur. Au programme : huit concerts répartis sur deux soirées. Ainsi la chapelle Saint Jean, Grand'Rue, sera investie par des artistes sous l'égide de l'association Art média productions. Le programme sera complété par un débat citoyen, un repas de quartier, des DJ dans les bars… Les musiciens jouent gratuitement, mais Old school a sélectionné des ensembles à la musique « très festive », venus de tout le Grand Est. Parmi eux, la fanfare ska Karavan orchestra, Human tanga -groupe italien de « garage rock'n'roll »-, Caracole et le Clandestin (chanson) le vendredi soir ; la Tribu Balanda, Alskapone, S'takatou (percussions) et la musique roots de Spirit revolution le samedi, avant le swing manouche de Eksaswing, en clôture le dimanche après-midi. Pour finir, le dimanche soir, le film Delicatessen de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet sera projeté en plein air.

SE RENSEIGNER

Auprès de l'association Old school, tél. 03.89.33.11.11 ou ww.fede-hiero.com/oldschool

Daniel Schmitt

lalsace290705.jpg La rue de l' arsenal sera à nouveau en fête ce week-end.

jeudi 28 juillet 2005

Arts media production : art de proximité

Article paru dans le Journal L'Alsace le 28 juillet 2005


L'Arsenal fait sa loi est un festival de rue, et de proximité original et audacieux qui démarre demain, et durera jusqu'au 31 juillet, pour sa troisième édition. La toute jeune association Arts media production y participe. C'est grâce à elle que des artistes pourront exposer leurs oeuvres à la chapelle Saint-Jean, Grand-rue, à Mulhouse. « Notre association est née en juillet dernier, mais elle avait alors déjà participé à l'organisation de l'Arsenal fait sa loi. Nous nous sommes rassemblés, en tant que passionnés de musique, d'art et de création de sites internet », explique Mathieu Nico, président de l'association.

Peinture, sculpture et créations virtuelles

« En créant des sites internet pour de particuliers, ou des entreprises, nous pouvons réinvestir des fonds pour promouvoir des artistes qu'on aime bien et lancer des manifestations culturelles. » Tous musiciens ou artistes, les membres d'Arts Media Production profitent de leur connaissance du milieu culturel : « Notre vice-président, Mathieu Wintermantel est un ancien des Beaux-arts et connaît beaucoup d'artistes de la région. » Dans l'exposition de la chapelle Saint-Jean, on retrouvera des artistes présents sur le site d'Arts media production : la peinture avec Frédéric Weibel, dont le travail cherche non seulement à définir l'identité du sujet, mais encore de manière « absurde, grotesque, voire idiote ». L'art sur Internet, avec Zanzib-R, qui a créé une île utopique, où chacun est invité à poser sa pierre : la construction de la ville n'attend que les projets, les humeurs et les envies des artistes et du simple quidam. « C'est un travail sur le pouvoir, explique Mathieu Nico. C'est pour ça qu'une grande statue équestre, de 3,50 mètres de haut, va être exposée à l'entrée de la chapelle Saint-Jean. » On retrouvera également des sculptures mécaniques comme le Vélo Opéra présenté l'année dernière. Demain soir, l'exposition à la chapelle Saint-Jean sera encore embellie par les accords du Old El Paso Marching Band.

H.D.


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Les membres de l'association Arts media production et les artistes qui exposeront leurs oeuvres à la chapelle Saint-Jean. De la sculpture à la création virtuelle.

mercredi 4 août 2004

L'Arsenal en fête et piéton : Vision d'avenir ?

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 4 août 2004

Le quartier « Arsenal » a retrouvé son calme estival (et ses voitures...) après avoir connu durant trois jours un bon coup de chaud : l'opération « l'Arsenal fait sa loi » y a fait régner l'ordre anarchique de la musique, des conversations jusqu'à pas d'heures et du mélange...

 Joyeuse anarchie qui n'aura peut-être pas été du goût de tous les riverains (ils ne manqueront pas de le faire savoir à la mairie !), mais qui aura mis à jour surtout la soif de sorties et d'animations du plus grand nombre... Entre « Scènes de rues » et « Arsenal fait sa loi », les touristes en balade à Mulhouse ce week-end auront eu une bien belle image de la ville, hélas éphémère... De vendredi soir à dimanche soir, en famille ou en bandes de copains, toutes générations confondues, habitués du quartier et Mulhousiens de passage ont profité des rues libérées et des concerts (parfois un peu « hard ») en différentes scènes ouvertes et à la chapelle Saint-Jean (saisissante prestation notamment de Pascale Ott à la harpe électrique), des ateliers pour les enfants et de performances artistiques proposées par les collectifs Cobweb et Zanzib-r : des animations, certes, mais surtout un souffle, un état d'esprit...

De Cobweb à Spielberg

 L'idée de se réapproprier sa ville et d'y faire dialoguer ses habitants : ce quartier central, riches en commerces et en bars a donc fait office pour trois jours de microcosme « idéal ». Drivée par l'association Old School, Peggy, Jérémy et Jean Luc en tête, qui ont eu la malice et « l'opportunisme » d'y intégrer une opération périphérique (projection du film de Steven Spielberg « Minority Report » dimanche soir), de se raccrocher aux « Scènes de rues » voisines et d'ajouter un marché aux puces (fréquenté dimanche matin mais qui s'est vite étiolé, température aidant) et un repas de quartier qui a réuni plusieurs dizaines de personnes autour des tables installées rue des Franciscains, repas tiré du sac. Ainsi, avec une belle maîtrise du système D, l'opération peut indiscutablement être qualifiée de réussie : « populaire » et culturelle, « l'Arsenal fait sa loi » a fait plaisir à voir, et accessoirement posé quelques questions d'importance sur l'avenir du quartier, son animation, son éventuelle piétonisation ponctuelle. Mais surtout, elle a été organisée par de « simples citoyens », en une fédération d'énergies et d'intérêts très divers, et à l'abri des mainmises et des tutelles habituelles... Libre.

C.S.C.




Un marché aux puces a complété la fête. (Photo DNA)

© Dernières Nouvelles D'alsace, Mercredi 04 Août 2004

lundi 2 août 2004

L'âme de l'Arsenal

article paru dans le Journal L'Alsace le 2 août 2004 [www.lalsace.fr]

Le quartier a vibré trois jours au rythme de concerts, d'expositions et d'animations de rue, grâce à « L'Arsenal fait sa loi » initié du collectif Old School.

Après que les foudres festives de samedi soir ont attisé la véhémence des Mulhousiens, les prolongations quant à elles se sont jouées presque en vase clos. Pourtant, si la revendication communautaire a souvent pour effet pervers le sectarisme des tranches de la population, le marché aux puces du quartier de l'Arsenal, dimanche matin, a, en revanche, embrassé les couleurs des diverses populations qui composent sa mosaïque, pour tendre à une poignée de passants des échantillons de cartes, livres, affichettes, poupées de porcelaine et divers autres bibelots. « Je viens du Sud, s'est exclamée Françoise, originaire du Languedoc-Roussillon, et je suis tombée amoureuse du quartier. Je retrouve la chaleur des villages méridionaux ». C'est dans un esprit de communion et de fraternité que les habitants ont joyeusement organisé leur traditionnel repas de quartier tandis que la chapelle Saint-Jean accueillait à son entrée arborée l'Atelier jeune public pour des séances de maquillage et de dessins pour enfants. Depuis deux jours, une pléiade d'artistes aux noms extravagants - DJ Guinguette, Thierry la Fonderie, Jujudoka, Please yourself, Novice, Hamid Vincent, Fat Fingers ou encore Horny Chicken Club - ont hanté la rue de l'Arsenal avec ses repères déviés et charmé les riverains sur des riffs de guitares, des solos de trompettes enamourés et des films projetés sur écran vidéo. Cependant, aucun représentant de la municipalité n'a jugé bon de figurer, en ce dimanche de 1er août, parmi toutes ces auras attablées autour du repas-débat à la fraîche concocté par l'ensemble du voisinage au coeur de la rue des Franciscains. « Il faudrait multiplier ces initiatives, affirme Jean, les gens penseraient à partager et à échanger, ça ferait diminuer la délinquance à Mulhouse ». Marc laisse entendre entre deux fourchetées de crudités - alors que Pascale Ott fait glisser ses doigts sur une électro-harpe pour le bonheur d'un maigre public massé dans la Chapelle St-Jean - que « le problème de la Ville pour piétonniser, c'est que les commerces se barrent. Il faut une attraction forte pour faire venir les gens, d'où une non piétonisation au détriment même de la volonté des habitants ». Heureusement, en définitive, que les collectifs Cobweb et Zanzib-r.org ont meublé, à coups de sculpture, d'images, de photo, de dessins et de démonstrations, les murs de pierre de la chapelle St-Jean.

Rafik Bouaziz

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Maquillage et dessins d'enfants pour un après-midi plus familial.

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Photos Rafik Bouaziz

Le repas-débat des habitants du quartier a nourri quelques idées fortes.

dimanche 1 août 2004

Pas de shérif pour faire la loi

Article paru dans le Journal L'Alsace le 1er août 2004

« Wanted piétons marrants ou vifs », pouvait-on lire vendredi sur les affiches de « L'Arsenal fait sa loi ». Une opération qui a fait crépiter les décibels et la lumière dans le quartier.

Organisée en partenariat avec Scènes de rue, les commerçants, les riverains, la fédération Hiéro et le service culturel de la Ville, la programmation éclectique de « L'Arsenal fait sa loi » (concerts, débats, expositions) connaît un franc succès auprès d'un public venu nombreux découvrir une palette d'artistes locaux éparpillés entre la place de la Concorde et la rue de la Loi. Vendredi soir, sous les étoiles, à travers les rues illuminées par les néons des enseignes commerçantes et les projecteurs de scène, il régnait un esprit de fête contagieux. La fusion de genres musicaux riches et les animations de rue ont favorisé les rencontres entre les générations et le dialogue entre les habitants. Un secteur particulièrement animé

« Il faudrait que le secteur piétonnier à Mulhouse se multiplie par vingt car il y a une mixité entre commerçants, associations et institutions, qui dépasse les clivages traditionnels », a expliqué Jean-Luc Wertenschlag, président du collectif, lors d'un débat public au café le Greffier, en présence de l'adjoint au maire à la culture, Michel Samuel-Weis. Le débat concernait l‘avenir de ce secteur de la rue de l'Arsenal particulièrement animé tout au long de l‘année grâce notamment à une concentration de petits cafés et de restaurants qui la rend conviviale. « Il faudrait aussi une présence participative des Mulhousiens au conseil municipal, a encore précisé Jean-Luc Wertenschlag, en ajoutant que, le public doit avoir sa tribune d'expression ». Si, selon Mathieu Nico, président de l'association Arts média production, impliquée dans l'organisation de cette manifestation, « l'espace piéton s'intégrerait bien au nouveau visage de Mulhouse, après la mise en service du tram-train », la piétonnisation de la rue de l'Arsenal semble, en revanche, vouée à l'échec selon l'adjoint au maire. « Il est impossible techniquement d'en faire une rue piétonne, on se heurte à des problèmes d'ordre urbanistique », a indiqué Michel Samuel-Weis. « Il faudrait entre autres songer à l'aménagement d'un parking. Par ailleurs, une enquête publique est en cours pour connaître le point de vue des riverains », a-t-il insisté en rappelant que la vie culturelle est « un ensemble de strates, d'animations diverses où le théâtre de rue a aussi sa place ». Et côté animations justement, le public a répondu présent et a apprécié : « C'est génial ce genre de plan ! s'est exclamé Dario, à Mulhouse on tourne en rond et ça fait du bien à la jeunesse de vivre des soirées festives comme celle-ci ». « Il est dommage que certains établissements n'y aient pas participé », relève cependant Florent. « On a tenu à varier les genres, pop rock, ska, jazz, punk, funk, soul, afrobeat. La fête permet aux musiciens de retrouver leurs fans dispersés et de nouer de nouveaux contacts », constate Stéphane Nachbaur, technicien à la régie générale. La concertation entre commerçants et l'information aux habitants ont donc parfaitement fonctionné et les noctambules mulhousiens ont pu déambuler sous les accords chaleureux des instruments de musique dans la magie du plein air. Même la musique assistée par ordinateur, distillée par Alain Schieb, n'a pas failli durant cette nuit étoilée.

Rafik Bouaziz
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Le Jazz Manouche a accompagné les dîneurs attablés sous la lune.

Les belles heures piétonnes

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 1er août 2004



Premières heures de festivités réussies et fréquentées, vendredi soir dans le secteur de la rue de l'Arsenal. A l'initiative du collectif Old School, « l'Arsenal fait sa loi » a bien démarré.

 Le quartier est fermé aux voitures exceptés quelques têtus et dangereux irréductibles, tout ce week-end, et il est bon d'y flâner en toute tranquillité... Concerts divers et surtout échanges et convivialité autour des nombreuses terrasses : habitants et habitués de ce triangle d'or de l'animation nocturne, familles et bandes de jeunes, badauds venus pour les « Scènes de rues » et poussant la balade, par la musique attirés, tous ont fait bon ménage, sourires aux lèvres.
 Un état d'esprit « vacanciers » et partageur qui était exactement celui souhaité par Peggy Roig, cheville ouvrière de l'organisation éclair de cette manifestation, certes déjà défrichée en 2003, mais bien musclée par cette étudiante en maîtrise Culture et communication, native du quartier. Autour d'elle, de nombreux bénévoles, têtes connues ou nouvelles fédérées sous la bannière de l'association Old School, et une quinzaine de groupes et d'artistes, venus bénévolement eux aussi, de Strasbourg, Belfort, Besançon et Mulhouse.

De bonnes ondes

 Avec des bouts de ficelle, les 1 000 € de la bourse « Envie d'agir », l'aide logistique, tout de même, de la mairie, et beaucoup d'énergie, « L'Arsenal fait sa loi » répand donc tout ce week-end sur le quartier ses bonnes ondes. Un courant informel et quelque peu débridé, à l'image du « Café citoyen » annoncé devant « Le Greffier » et qui s'est réduit en grande partie finalement à un inusable et récurent affrontement entre deux frères gentiment ennemis de toujours, l'adjoint à la culture Michel Samuel-Weis et Jean-Luc Wertenschlag, père fondateur du Noumatrouff et agitateur d'idées, autour de quelques bonnes questions : destruction malheureuse du « Phoenix », trou béant place de la Concorde (l'adjoint eut beau jeu de répondre que l'endroit est privé...), avenue du Caumont, silence pesant autour de la Cour des Chaînes, « Bêtes de scènes » réduit à la portion congrue, piétonnisation de la rue de l'Arsenal.
 Aux airs manouches de Terno Sinto ou techno de Jujudoka, de Sergent Poppers ou d'Hamid Vincent, la soirée s'est donc écoulée, sous les étoiles et la douceur de vivre...

C.S.C.

La suite aujourd'hui : marché aux puces de 6 h à 18 h rue de l'Arsenal et repas de quartier rue des Franciscains.



Concerts, échanges et convivialité autour des nombreuses terrasses.(Photo DNA - A.-P.)

jeudi 29 juillet 2004

L'Arsenal veut faire sa loi

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 29 juillet 2004


Le quartier de l'Arsenal devrait vivre trois soirées de fête demain, samedi et dimanche. A l'initiative du collectif Old School, « L'Arsenal fait sa loi » mêlera concerts, marché aux puces et « débats citoyens ».

Arsenal n'est pas qu'un célèbre club de foot anglais. C'est aussi un vieux et vivant quartier de Mulhouse. Un vieux quartier doté d'une fête, dont les chevilles ouvrières sont étudiantes et étudiants. Ils suivent des cursus spécialisés dans la communication et la gestion des entreprises culturelles. Ils se sentent proches de ce quartier, qui concentre les bars de nuit « sympas » de Mulhouse.

Baptême du feu

Pour eux, « L'Arsenal fait sa loi » est un peu un baptême du feu, une première en terme d'organisation d'événements. Mais revenons à l'origine du projet : en 2001, une préfiguration de cette fête avait eu lieu autour de la rue de l'Arsenal. Elle se déroulait sur une journée. A partir de cette première édition, deux étudiantes en licence professionnelle de gestion des entreprises culturelles ont conçu un projet « festif et citoyen » et remporté 1 000 € au titre des bourses « Envie d'agir » pour le réaliser. La mise en application du projet débute demain, avec l'inauguration vers 19 h, suivie d'une série de concerts. Mêlant jeunes musiciens régionaux, débats « sur la place de la culture au centre-ville » et marché aux puces, « L'Arsenal fait sa loi » ressemble à un fourre-tout, à l'échelle d'un quartier. « Tout le monde ne fait que se croiser » dans le secteur de l'Arsenal, estiment les concepteurs de la fête. « Nous voulons améliorer la cohésion sociale, permettre aux habitants de se réapproprier le quartier », expliquent Jérémie Zindy et Peggy Roig, deux organisateurs. Aidés « du bout des lèvres » par la mairie, les membres du collectif Old School jouent la complémentarité avec Scènes de rue, le festival « officiel » du week-end.

Demandez le programme...

Vendredi 30 juillet, du jazz manouche rue de l'Arsenal, le Hiéro DJ team au Greffier à 21h : à 21h30, Please Yourself (pop, Strasbourg) place de la Concorde, à 21h45 Le massacre du client de 15h (noise'n'roll) rue de l'Arsenal ; Sergent Poppers au Passage à 22h ; à la même heure, the Mobilhomes place de la Concorde, etc .

Samedi 31 juillet, à 19 h, La Guinguette (punk rock) au Galion ; Vernissage de l'expo à la chapelle Saint-Jean ; à 20 h 30, Thierry La Fonderie, place de la Concorde ; à 21 h, Jujudoka (funk) et Mika (disco) au Passage... Et bien d'autres concerts, jusqu'à minuit. Dimanche 1er août, Pascale Ott (électro-harpe) à la chapelle Saint-Jean ; Valium Valse (pop rock) au Galion et à 21 h, projection de Minority Report de Spielberg au quartier Flammarion, près de la bibliothèque municipale. Dans le même temps ou presque, le festival Scènes de rue (programme dans les DNA du 27juillet) proposera des spectacles gratuits place de la Réunion et square Steinbach.

Les débats

A 19 h, au Greffier, débat sur « La place des équipements culturels » en ville ; samedi à 16 h, discussion sur l'extension du secteur piétonnier au Galion.

P.Sej

Inscriptions pour le marché aux puces (dimanche, de 6 h à 18 h) de la rue de l'Arsenal au Tél: 03 89 32 94 10 ou au 06 60 26 70 66. Plus de renseignements via le site www.fede-hiero.com/oldschool




Pendant trois jours, le vieux quartier va reprendre des couleurs.(Photo archives DNA - Marc Rollmann)

© Dernières Nouvelles D'alsace, Jeudi 29 Juillet 2004

mercredi 28 juillet 2004

La rue aux habitants

article paru dans le Journal L'Alsace du 28 juillet 2004 [www.lalsace.fr]

Des concerts, des expos, des débats, des puces, diverses animations… Il y a en aura pour tous les goûts et tous les âges ce week-end, lors de la manifestation « L'Arsenal fait sa loi ».

« Tout est parti d'un délire », racontent ces deux membres de l'association mulhousienne Old School. Attablés en septembre dernier avec des camarades sur une terrasse de la rue de l'Arsenal, ils ont constaté à regret que « rien n'avait été fait pour animer les samedis sans voitures dans le quartier ». Ils ont alors « improvisé » rapidement une soirée, avec des débats et de la musique, lors du dernier week-end piétonnier en question. De là est né le concept de « manifestation citoyenne et festive », intitulée L'Arsenal fait sa loi. Pour la deuxième édition qui se déroule ce week-end, une vingtaine de bénévoles du collectif Old School, en lien avec le réseau Hiéro et le Noumatrouff, ont mis la main à la pâte de l'organisation. L'obtention d'une bourse de 1000 € au concours régional Envie d'agir a permis de concrétiser le projet, qui a pour ambition, selon le trésorier Jérémie Zindy, d'être « une manifestation militante, qui fasse participer les gens ».

Cafés citoyens

Il s'agit en l'occurrence, tout en faisant la fête, de « réfléchir à l'avenir du quartier de l'Arsenal », à son animation tout au long de l'année, et aussi de « poser la place de la culture et des piétons au centre-ville ». D'où la tenue de deux cafés citoyens, ouverts à tous. La question des équipements culturels à Mulhouse sera débattue vendredi à 19 h, au Greffier. Des élus ont été invités. « Il serait intéressant, poursuit Peggy Roig, la coordinatrice générale, que les partis politiques et les citoyens échangent leurs points de vue sur ces équipements. Par exemple, sont-ils adaptés aux besoins, répondent-ils aux goûts des habitants ? » Quant à l'avenir du quartier, il sera évoqué samedi à 16 h, au Galion. Après les débats, les habitants sont conviés à écouter une programmation musicale « éclectique et festive ». Deux scènes seront dressées place de la Concorde et rue de l'Arsenal. Sans compter les autres groupes et DJ's présents dans les bars et cafés du secteur. Autres animations : des artistes du Quai et de deux collectifs mulhousiens présenteront des performances, des installations insolites et des expos de sculptures et de photos dans les rues et à la chapelle Saint-Jean, samedi soir et dimanche. Le dimanche sera d'ailleurs davantage destiné aux familles, avec un marché aux puces rue de l'Arsenal et des ateliers de maquillage et de dessins pour enfants cour des Chaînes. Sur le principe d'Immeubles en fête, les riverains sont conviés, avec leurs salades et autres plats concoctés par leurs soins, à un repas-buffet de quartier, à partir de 13 h. Ces trois jours de fête se déroulent en lien avec Scènes de rue, pour ce qui concernent les spectacles vivants. « On a voulu un événement le plus large possible, pour qu'on puisse y amener aussi bien pépé et mémé que le petit dernier de la famille », résument les organisateurs. Toutes ces animations étant évidemment gratuites.

M.C.

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photo Hervé Kielwasser

Le collectif Old School, représenté ici par Peggy Roig et Jérémie Zindy, veut « rendre la rue de l'Arsenal aux piétons et animer le quartier ».

mercredi 14 juillet 2004

Une folle envie d'agir

article paru dans le Journal L'Alsace le 14 juillet 2004 [www.alsapresse.com]

L'édition 2004 du concours Envie d'agir a récompensé 21 projets régionaux : parmi eux, celui d'une jeune ludovicienne Catherine Ferdi.

Intitulé l'Arsenal fait sa loi, le projet de cette jeune étudiante de 22 ans, associée à Emilie Clément, n'a pas manqué de séduire le jury : ce dernier accorda une récompense de 1000 euros pour une initiative qui se concrétisera très prochainement. L'objectif cher à Catherine, ainsi qu'à l'association Old School dont elle est membre, est de rendre la rue de l'Arsenal à Mulhouse piétonne. Dès 2003, des actions avaient été menées dans ce sens avec notamment la mise en place de quatre samedis sans voiture : « Le résultat de cette opération fut très mitigé : les créneaux du samedi n'ont guère été exploités. En guise d'apothéose nous avions proposé une journée d'animation avec des jongleurs, des concerts et le concours d'une radio : nous espérions en fait que les habitants s'unissent sous forme d'association, un désir utopique peut-être. »

Trois jours de fête rue de l'Arsenal

Nullement découragée par cet échec, Catherine Ferdi, encouragée par le président de l'association Jean-Luc Wertenschlag, eut à coeur de méditer sur une nouvelle formule, en tenant compte des enseignements du passé. Pas question de laisser quoi que ce soit au hasard : pour cette mouture 2004 dont le coup d'envoi sera donné le 30 juillet pour trois jours de fête, la préparation fut minutieuse. Aux commandes le collectif Old School, né de la fusion de deux associations Old School et collectif 21, en partenariat avec le Noumatrouff : « Pour cette édition, nous privilégions l'esprit de convivialité par le biais de concerts, de débats dans les bars, d'animations pour les enfants en rêvant d'une participation spontanée des résidents. Des tracts vont être distribués, de bons groupes et DJs seront présents ; par ailleurs nous avons veillé à une meilleure répartition des tâches (une stagiaire Pegguy Roig coordonne le tout) et la Mairie de Mulhouse nous apporte son concours sous forme de prêt de matériel. » Avec Emilie, on y a cru !

Devant l'ampleur d'une telle organisation, le prix remporté par Envie d'agir apparaît comme une réelle bouffée d'oxygène pour cette jeune ludovicienne très ambitieuse. Après un Bac ES décroché au lycée Mermoz, Catherine Ferdi se tourna vers Mulhouse réussissant avec succès son DUT GEA option ressources humaines suivi d'une licence AES ainsi que d'une maîtrise. Jugeant toutefois sa formation trop générale, elle décida de s'orienter vers la culture en préparant une licence professionnelle AGEC (Administration et gestion des entreprises culturelles). À la fin de ce cursus, elle effectua un stage aux Eurokéennes de Belfort : « Avant la rentrée, il va falloir que je rédige mon rapport de stage puis je partirai en quête d'un emploi dans la communication, de préférence. » Pour l'instant elle savoure sa victoire, heureuse de ce coup de pouce en faveur de son projet : « Avec Emilie, on y a vraiment cru ! » Dans son quotidien, Catherine, animatrice radio à ses heures sur WNE, continuera à oeuvrer pour son association dans le but de faire fructifier les offres culturelles : « Des rendez-vous existent tels que Scènes de rues ou bêtes de scène, mais ils ne sont pas assez proches des citoyens : nous voulons créer un événement en ville, d'où notre implication. » Son voeu le plus cher serait une réussite totale de la grande fête des 30, 31 juillet et 1er août de la rue de l'Arsenal : les habitants (ou non) saisiront-ils l'occasion d'y faire leur loi ?

Brigitte Poux

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photo Brigitte Poux

Catherine va bénéficier d'un joli coup de pouce avec ce prix.

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