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mardi 28 septembre 2010

Tout ceci n'est que Baliverbes !

baliverbes

Le slam, poésie de l'urgence, permet à chaque citoyen de partager ses mots avec l'autre. Ce moyen d'expression populaire brise le carcan individualiste de nov villes numériques. Découvrez les collectifs analogiques qui jouent la liberté, vivez le festival Baliverbes du 5 au 9 octobre en Alsace.

Ce petit festival a envie de faire germer les mots de l'émotion dans les consciences, à travers cet art oratoire qu'est le slam. Baliverbes, né à l'initiative de Jonathan Rauscher, alias Jhon do Hazar ou JDHz, veut réunir les acteurs qui font le slam en Alsace. Depuis Oaz'Art à Strasbourg jusqu'à la Boîte à Rimes mulhousienne, en passant par une nouvelle association en gestation, tous les poètes urbains de la région sont invités à participer à ces rencontres énergiques du verbe et des idées. L'art, la musique, le hip hop, la poésie, le spoken word s'associent pour l'occasion, dans le but de porter la bonne parole slam dans les chaumières et les bistrots d'Alsace.

Poésie primaire

Soirées, tournois, scènes ouvertes, débat, ateliers, lecture interactive, concerts se succèdent pendant cinq jours du nord au sud de la région. Vous pouvez participer à cette aventure en tant que spectateur ou bonimenteur : les scènes slam sont ouvertes à tous, poètes en herbe, militants des bons mots, lecteurs passionnés. Et la liberté absolue règne en matière d'expression : vous pouvez aussi bien hurler votre amour au chien de la barmaid que lancer une campagne électorale prématurée, ou vous complaire à réciter une poésie rédigée à l'école primaire. Il y a bien quelques règles, mais elles sont d'une simplicité confondante. Ainsi, lors des tournois officiels, comme le 6 octobre aux Copains d'Abord avec la Ligue Slam de France, le temps de parole est limité (certains interprètes sont sauvés de la noyade littéraire grâce à cela ...) et aucun artifice n'est toléré, ni musique ni passe-montagne ni flûte traversière sur scène. Mais les soirées Baliverbes se jouent par ailleurs de ces contraintes à travers d'autres propositions mêlant allègrement textes et musiques. Par exemple, la soirée d'ouverture permettra le 5 octobre de goûter une création de toutes les vibrations. Le duo « Ubiannades » réunit U-Bic, pétillante Bordelaise devenue fée strasbourgeoise du slam, et Annabelle Galland, contrebasse de toutes les musiques, jazz, manouche, world …

Slamer, c'est oser

Jeudi, découvrez le « spoken word », ou déclamation de textes sur fond musical, avec le MC belfortain Nove en combat verbal et amical avec Mr Jack le Strasbourgeois. Vendredi, offrez-vous un indispensable déplacement bas-rhinois pour le premier « grand » tournoi de l'Illiade à Illkirch-Graffenstaden. Outre les tchatcheurs régionaux déjà cités comme JDHz ou U-Bic, on appréciera quelques spécimen survitaminés de la scène slam hexagonale. Citons notamment parmi les invités « La Meuf qu'on appelle pas », géniale Lyonnaise de retour dans l'Est ou Lauréline Kuntz, one woman show habituée des café-théâtres parisiens.

Le slam est un moment d'émotion collective, il appartient à la culture populaire, permet la rencontre entre humains radicalement différents. Cette libre expression si rare dans nos sociétés modernes est une bouffée d'oxygène d'intérêt jubilatoire. Ecoutez les mots partagés, portez l'utopie citoyenne, montez sur la première scène de votre vie nouvelle. Slamer, c'est oser !

JLW

Y ALLER Première édition du festival Baliverbes du 5 au 9 octobre à Mulhouse, Illkirch et Chalampé. Renseignements : Bali Verbes sur Facebook, e-mail baliverbes@hotmail.com, Old School tél. 03 89 33 11 11. Le festival est entièrement gratuit.

PROGRAMME A Mulhouse sauf indication contraire. Mardi 5 octobre 20h30 : soirée d'ouverture avec Ubiannades au bar le Duplex, 6 rue des Tondeurs. Mercredi 6 octobre : présentation de la Ligue Slam de France à Old School, 53 avenue Kennedy à 18h, tournoi à partir de 20h30 aux Copains d'Abord 13 rue Pasteur. Jeudi 7 octobre : « Fil(e)TextProtocol » par JDHz, lecture de textes à la librairie Bisey place de la Réunion à 18h15, scène ouverte spoken word animée par Mista Nove au bar le Duplex à 22h30. Vendredi 8 octobre 20h30 à Illkirch-Graffenstaden (67) : premier « grand » tournoi de slam de l'Illiade, animé par Ubic et JDHz. Samedi 9 octobre à la salle des fêtes, complexe sportif de Chalampé : journée détente et découverte de 14h à 18h, restitution d'ateliers à partir de 20h. Accéder au programme au format pdf.

SURFER Oaz'Art & Ubic www.oazart.com Ligue slam de France http://ligueslamdefrance.com Blog du slam haut-rhinois www.slam68.com Old School www.old-school.fr Les meilleurs moments sur Radio MNE www.radiomne.com

jeudi 14 mai 2009

Festival "Paroles"... que du bonheur, j'en veux encore!!!

Le festival terminé, c'est l'heure des bilans... en attendant, quelques premières impressions à chaud:

Cette semaine (du 5 au 9 mai) a été une période de belles rencontres et d'échanges, à l'image de ce que représente le slam pour moi. De grands moments, animés par une volonté commune de partage autour de la poésie... le tout dans une ambiance chaleureuse et vivante!

Slam en groupe

Merci à Lucie (U-Bic) sans qui "Paroles" n'aurait pas eu lieu et ne se serait pas déroulé dans de telles conditions. (On remet ça quand tu veux, c'était un véritable bonheur de travailler avec toi!)

Encore un grand merci à nos partenaires pour leur accueil lors de la rencontre-débat et les scènes ouvertes: Lézard & Poussin Vert à Colmar et Copains d'Abord à Mulhouse.

Spéciale dédicace à Jo qui était présent et engagé dans tous les évènements, à Sam & Tom très impliqués (lors des ateliers, notamment) et bourrés de talent mais aussi JP, JLW... sans oublier les jeunes du quartier "Porte du Miroir" qui, après avoir participé aux ateliers, ont pu s'exprimer sur scène lors d'une restitution à la fnac.

Atelier Jeunes & Xtatik

Il ne faut surtout pas en rester là et profiter de cet élan pour imaginer de quelle façon on va réunir (réseau ou collectif?) les slameurs d'Alsace!

En tout cas, plus que jamais, j'adhère au mouvement slam et je vais m'attacher à le promouvoir dans le département (avant de conquérir les restes du monde!). J'ai même retrouvé l'envie d'écrire...

Stéphanie, heureuse.

NB:les photos du festival et les articles de presse sont disponibles et téléchargeables sur: http://gallery.me.com/stephanie.fischer

Bonus: des nouvelles fraiches...

LaMeufQuOnnAppellePas

Pieton6.2.9

Jeudi soir, La Meuf qu'On n'Appelle Pas et piéton 6.2.9 se sont qualifiés pour participer à la Coupe de France de Slam Poésie à Bobigny!!! Bravoooooo!

Nos bénévoles ont du talent : ALWATEX

Connaissez-vous Alexandra Weisbeck ?

Artiste-plasticienne de noir vêtue qui évolue cependant dans un univers artistique on ne peut plus coloré, Alex est investie au sein de notre association depuis déjà quelques temps.

Dernièrement, cette "perfectionnisto-inventive" nous a aidé à agrémenter notre stand au festival de rue de Colmar D'ailleurs d'Ici du 2 et 3 mai dernier. Et nous la remercions, car si Palme d'or du plus beau stand il y avait eu, nous l'aurions certainement remporté !

CIMG5390.jpgCIMG5389.jpgCIMG5395.jpg Notre stand en co-production avec Louftibus à D'ailleurs d'ici

Mais Alex, alias Alwatex, c'est avant tout des tas de projets : fresques, créations d'espace originaux lors de festivals (au CréA lors de MOMIX), petits personnages, tee-shirts et autres accessoires... Elle a le don de créer les conditions d'une ambiance à la fois psychédélique et enfantine, dépaysement garanti !

Nous vous invitons à découvrir ses différentes réalisations sur son blog :

alwatex.over-blog.com

ALEX.jpg Une des nombreuses créations d'Alex

mercredi 15 avril 2009

Ateliers Slam les 7, 8 et 9 mai à Mulhouse (Maison de Quartier, Fonderie)

Dans le cadre du premier festival Slam/ Spoken Word "Paroles" organisé en Alsace, Old School propose 3 ateliers à destination de 3 publics différents.

Au programme :

Jeudi 7 mai (journée): atelier "Pros"

Animé par Dom(inique Massaut), cet atelier d’une journée permettra aux professionnels (bibliothécaires, documentalistes, animateurs de centres socioculturels etc.) de découvrir le Slam.

Vendredi 8 mai (journée): ateliers "Amateurs"

Les aficionados, déjà initiés au Slam, pourront suivre une journée de « perfectionnement » en compagnie de Dom(inique Massaut).

Vendredi 8 et samedi 9 mai: atelier "Ados"

Xtatik et SheinB animeront deux demi-journées destinées aux ados durant lesquels ils pourront découvrir le Slam et s’essayer à l’écriture.

Informations et inscriptions (jusqu'au 2 mai): Stéphanie au 03 89 33 11 11 ou info@old-school.fr

Les artistes intervenants:

''Dom(inique Massaut) (Liège, Belgique) Ce poète cinquantenaire, est une figure remarquable de la scène slam belge (organisateur des 24h du Slam). Outre ses nombreuses performances scéniques, il anime des ateliers d’écriture et a publié de nombreux textes (www.dominique.massaut.net)''

Dom(inique Masaaut)

''Shein B (Paris) Cette artiste se produit dans toute la France accompagnée d’un Dj et d’un guitariste. Elle a également déjà publié un album et un livre (« Larmes 200 », Editions Les Cahiers de l’Egaré, 2005). (www.myspace.com/sheinb)''

photo_sheinb.jpg

''Xtatik (Lyon) On retrouve en slam session dans toute la France ainsi qu’en Suisse depuis 6 ans déjà. Il se produit actuellement dans un spectacle monté avec un groupe de musiciens (Le Narvalo Orchestra). (www.myspace.com/slamxtatik)''

photo_xtatik.jpg

Concours de webslam sur Arte.tv (gagnante 2008, La Meuf qu'On n'Appelle Pas, invitée au festival Paroles!) N'hésitez pas à vous rendre sur le site www.arte.tv/fr et votez pour vos slameurs favoris!

En mai, slame comme il te plaît! (article paru dans le supplément week-end de l'Alsace, le 30/04/09)

Oaz’art et Old School organisent en Alsace « Paroles », le premier festival slam du 5 au 9 mai. L’occasion pour le public néophyte de découvrir cet art oratoire et pour tous de prendre la parole lors d’une des nombreuses scènes ouvertes.

C’est à Chicago, en 1984, que Marc Smith a l’idée d’organiser des joutes oratoires dans les bars de la ville afin de dépoussiérer les scènes ouvertes de poésie. L’objectif était d’y apporter une dimension ludique, notamment grâce à la participation du public sollicité en tant que membres du jury. Il tire son nom du verbe to slam (claquer, jeter) qui rappelle la manière dont les poètes scandent leurs vers. Arrivé en France dans les années 90, cette nouvelle forme d’expression s’est développée et diversifiée pour aboutir à un véritable slam « à la française » décliné sous diverses formes telles que le spoken word, le one man show poétique ou encore les scènes ouvertes. Depuis quelques années, de nombreux artistes mettent en avant sa vocation pédagogique en organisant des ateliers d’écriture dont les objectifs résident dans la création et l’interprétation de textes, sans oublier la possibilité offerte aux jeunes de s’exprimer librement.

Un vers dit, un verre offert

La scène ouverte en est la déclinaison la plus pratiquée en Alsace, basée sur un principe simple : un verre est offert au participant en échange du premier texte déclamé. Chaque inscrit prend la parole au micro sous les encouragements bienveillants d’une assistance où se mêlent tous les milieux, toutes les origines sociales. Ainsi se succèdent sur scène des personnalités différentes tels qu’un jeune rappeur, un retraité amateur de poésie classique, une étudiante, ou encore le patron du bar, tous animés par la même volonté de partager un texte… autour d’un verre.

U-Bic (alias Lucie Rivallé) a rencontré le slam à Bordeaux, sa ville natale, en 2004 et en est rapidement devenue « accro ». Arrivée à Strasbourg il y a trois ans, elle s’attache à faire vivre cette culture urbaine en organisant des sessions slam par le biais de l’association Oaz’art et poursuit son engagement avec le festival Paroles. Electron libre ayant tendance à vouloir être dans plusieurs dimensions en même temps, cette petite chose n’attaque que la nuit, munie d’un stylo Bic plastique. A l’occasion du festival, le groupe Planète U-Bic présentera le spectacle « Mange et tais-toi »: quelque part sur la planète U6, en l’an 2057, quatre individus atypiques, qu’en apparence rien ne relie, survivent dans un ghetto pour artistes bannis. Leur plus grande angoisse : devoir renoncer au rêve. Alors ils cherchent le meilleur moyen de résister à la Pensée Unik. Un fabuleux voyage où la poésie moderne se mêle à la musique, au théâtre, à la magie … . Accrochez vos ceintures!

Plus de vingt slameurs de France, Suisse et Belgique interviennent pendant « Paroles ». Formés au théâtre, à la musique, au conte ou simples amateurs de poésie, ces beaux parleurs vous feront découvrir leur univers accompagnés de musiciens, ou dépouillés de tout artifice. Loin du verbiage que l’on nous sert de plus en plus, les mots claquent, le verbe questionne et la poésie réunit. Les nombreuses scènes ouvertes, véritables tribunes de libre expression populaire, offriront à chacun l’occasion de devenir acteur du festival en prenant la parole.

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Programme 5 mai à Colmar, scène ouverte au Poussin Vert avec des slameurs venus de Lille, Toulouse, Lyon, Paris, de Suisse et de Belgique. 6 au 8 mai à Ostwald et Sélestat, quatre concerts de spoken word. Les 7, 8 et 9 mai à Mulhouse, ateliers pour professionnels, amateurs et jeunes. 9 mai à Mulhouse, dernière scène ouverte du festival au bar Les Copains d’Abord. Infos tél. 03 89 33 11 11 web www.oazart.com.

Plaket du fesival Paroles

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(mise en page pour Old School:fannydelque@voila.fr)

dimanche 2 novembre 2008

SuperSounds, le onze de la nouvelle saison

Nos amis colmariens ont de la chance: la fédération Hiéro Colmar redémarre fort avec la onzième édition du festival SuperSounds. Des concerts dans toute l’Alsace pendant le mois de novembre.

SuperSounds est une bonne idée colmarienne qui a déjà onze ans. A l’origine en 1998, la volonté de découvrir une ribambelle d’artistes inconnus et surprenants a guidé la naissance de ce festival défricheur. Dans la famille indie, les programmateurs successifs se sont promenés aux quatre coins du monde pour dénicher des artistes éclectiques, folk, pop, rock, électro, noise, jazzcore et bien plus. Avec une curiosité insatiable pour dénicher des Japonais iconoclastes ou des Suédois barbus qui inventent aujourd’hui la musique de demain. Pierre Poudoulec, le nouveau booker du festival, bien connu des Strasbourgeois pour avoir relancé la salle de spectacles alternative du Molodoï, s’est emparé avec délices de SuperSounds 2008 pour signer la résurrection d’une fédération Hiéro Colmar en plein renouveau.

L’affiche 2008 du festival est alléchante, proposant en un mois une quinzaine de rendez-vous avec plus de 40 groupes à travers toute l’Alsace, de Strasbourg à Mulhouse en s’arrêtant bien sûr pas mal à Colmar. Hiéro s’est en effet attaché à fêter ses 15 ans en associant à SuperSounds des partenaires comme le Noumatrouff qui a le même âge, le Grillen qui va sur ses 10 ans ou le Lézard, l’ancêtre qui souffle ses 20 bougies. Les lieux visités sont nombreux et parfois étonnants, on retrouve ainsi des sites « historiques », comme l’attachante MJC qui a accueilli les premiers concerts Hiéro ou le Poussin Vert, le café culturel et alternatif indispensable de la cité de Bartholdi. Les deux concerts d’ouverture prendront d’ailleurs place ce soir dans ces sites emblématiques. Avec Mahjongg, tribu free funk punk de MJC de Chicago, et Leo88man, folk intemporel en ballade à travers les champs verts du poussin. Schirach se représente

Parmi les autres artistes programmés, citons quelques poissons pilotes. Les énergétiques hollandais the Ex, associés à l’incroyable saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria, les Américains Why ? qui réinventent un pop sucrée à base de hip-hop et d’électro, An Albatross, furie nihiliste incendiaire, Otto von Schirach, électro qui vient de Miami mais ça ne s’entend vraiment pas… Mais le mieux est d’adhérer à Hiéro pour 20 euros et miracle, tout devient gratuit ! Ou comment devenir curieux pour pas cher. Colmar nous schtroumpfera toujours !

infos Hiéro Colmar tél. 03.89.41.01.81 www.hiero.fr. Les concerts sont gratuits pour les membres Hiéro (adhésion 20 euros) sauf au Molodoï et au Lézard. Le concert le plus cher est à 12 euros, le prix moyen d’un concert est de 5 euros en location Fnac et de 8 euros à la caisse du soir.

dimanche 23 mars 2008

Le conte est bon

article paru dans le Journal L'Alsace le 23 mars 2008 [www.lalsace.fr]

Heur-reux les organisateurs du récent festival Récits tout-terrain : le succès a dépassé leurs espérances.

Emmanuelle Filippi est ravie : « Jamais les soirées contes n’avaient déplacé autant de monde ! Le succès du festival a dépassé nos espérances », se réjouit la responsable du récent festival RTT. Les 12 spectacles professionnels proposés ont réuni une soixantaine de personnes en moyenne, avec des « pointes » de fréquentation pour la soirée d’ouverture du 12 mars aux Copains d’abord et l’intervention dans le centre ville samedi 15. « D’après nos calculs, nous avons touché mille personnes environ avec les spectacles ouverts au public ; une centaine lors des rencontres en lieux privés — cabinet médical, service de pédiatrie, centre de réadaptation et boulangerie. »

Autre élément positif : « La participation aux scènes ouvertes, contes et surtout slam. » Hormis le spectacle d’Olivier Hédin, où une partie de la salle a été dérangée par trois gamins très dissipés, « nous n’avons eu que des échos favorables ». Pour Emmanuelle Filippi, l’affaire est entendue : « Il y a un vrai public pour le conte et encore plus pour le slam à Mulhouse. » Et pas n’importe quel public, parole de conteur : « Olivier Hédin, pourtant familier des interventions tout terrain, nous a confié qu’il n’avait jamais vu un public aussi ouvert, chaleureux et à l’écoute ! »

Bref, l’équipe du festival (composée des associations Perles d’histoires, Old School, Des livres et les contes, avec le concours de l’Afsco, des Copains d’abord, du cinéma Bel Air, de la Fnac et soutenues par la Ville, Jeunesse et Sport et la Préfecture) est bien décidée à récidiver l’an prochain.

A.S.

samedi 15 mars 2008

Des contes délicieusement extraordinaires

Journal L'Alsace du 15 mars 2008

Jeudi soir, pour la suite du festival Récits tout-terrain, contes et histoires merveilleuses étaient à l’honneur au cinéma Bel-Air. Un public nombreux a assisté aux prestations enchantées d’Emmanuelle Filippi et de Christian Pierron.

C’est au cinéma Bel-Air que le festival Récits tout-terrain ! faisait escale jeudi soir et, à la grande satisfaction des organisateurs, le public n’a pas manqué à l’appel.
Ainsi, après s’être frayé une place dans le bar du cinéma, petits comme grands (mais surtout grands en fait) ont pu se laisser porter par le spectacle d’Emmanuelle Filippi, « Ça va la terre ? », où dans un univers très « Tim Burtonien », les contes traditionnels se sont savoureusement mêlés au propre monde d’une diseuse pour le moins démonstrative.
Aussi, si l’écologie est une des lignes directrice dans sa narration, pour cette enseignante à l’origine de l’association Perles d’histoires, « il n’y a pas d’interprétation figée à mes récits. Mon maître mot c’est la richesse et l’ouverture, et à partir de là chacun peut puiser comme bon lui semble ».
Pour sûr, à voir les mines réjouies dans la salle, la pêche aura été fructueuse. Mais le public n’est pas au bout de ses surprises, puisque, le temps de migrer vers la salle de cinéma – moins exiguë — c’est Christian Pierron et ses « Contes du quotidien follement déjanté » qui déboulent sur scène.
Grand prix du public 2007 au festival des conteurs de Chevilly-Larue, le ch’ti est incontestablement une des valeurs montantes de la discipline, et il le prouve. Pendant plus d’une heure, avec toute sa naïveté et sa malice, Christian Pierron dévoile ses histoires loufoques et furieusement dérangées qui ne manquent pas de provoquer des éclats de rires dans la salle, comme lorsqu’il se demande pourquoi l’ombre du zèbre n’est pas rayée. Communicatif, ce conteur-humoriste possède plus d’une corde à son arc et lorsqu’il sort son accordéon, on ne peut qu’être séduit par ses ritournelles au charme désuet.
Les visages souriants au sortir des deux spectacles apparaissent comme une preuve flagrante du succès de cette soirée. Une soirée originale et rafraîchissante qui nous laisse à espérer que ce premier festival RTT accouchera d’encore bien d’autres éditions.





Les histoires loufoques et furieusement dérangées de Christian Pierron ont provoqué les éclats de rire. Photo Vincent Ruckly

RTT, les vacances à la ZUP

Old School était partenaire de la première édition du festival RTT - Récits Tout Terrain - la semaine des diseurs, qui s’est déroulé du 10 au 15 mars 2008 à Mulhouse.

Cet événement porté par une souriante équipe menée par Emmanuelle Filippi et Fred Duvaux nous a carrément illuminé l’esprit. Contes, slam, rap, performances, découverte d’un quartier mulhousien quasiment interdit de culture (les Coteaux), le programme était alléchant, et il a tenu ses promesses ! Le public a pu découvrir que le conte d’aujourd’hui n’est pas englué dans les châteaux endormis, mais ouvert sur le monde, la nature, l’écologie, la politique et l’amitié.

Merci pour tout et recommencez quand vous voulez !

Revivez le festival en visitant le site www.10h00.org

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dimanche 9 mars 2008

Ça va faire des histoires…

article paru dans le Journal L'Alsace le 9 mars 2008 [www.lalsace.fr]

Des histoires contées dans la rue, au bistrot, aux Coteaux, à la Fnac, au cinéma Bel-Air ou à la bibliothèque centrale : le festival « Récits tout-terrain » démarre lundi. Ouvrez grand vos oreilles…

« Toutes sortes de récits, dans toutes sortes de lieux, histoire de profiter de ses RTT » : la « semaine des diseurs » va être chargée. Surtout si on y ajoute le second tour des élections, qui va sans doute aussi beaucoup faire parler… Lancé par l’association Perles d’histoires, le festival « Récits tout-terrain », premier du nom, démarre lundi. Une quinzaine de rendez-vous grand public sont programmés jusqu’à vendredi (lire ci-contre). Des animations seront également organisées en milieu scolaire, hospitalier, mais aussi dans une boulangerie… Avec une même envie « d’aller vers les gens, de leur donner la parole, d’échanger et de partager ». Objectif numéro un de ce festival : dépoussiérer l’image du conte. Anachronique cette forme de récit dans notre monde d’image et de technologie ? Certainement pas, répond Emmanuelle Filippi, conteuse et membre de l’association Perles d’histoires.

Dire le monde d’aujourd’hui

« Le conte, ce n’est pas que des princes et des fées ! Il s’adresse à tous les âges. On constate souvent que les adultes sont aussi captivés par le récit que les enfants qu’ils accompagnent ». « C’est aussi la forme la plus signifiante possible : des histoires transmises au fil des générations, polies par les ans et à chaque fois recrées par le conteur… Le conte peut faire rire, rêver, réfléchir. Mais surtout, il dit le monde d’aujourd’hui. D’où l’idée de l’associer aux expressions contemporaines du spoken word et du slam ». Autre ambition du festival : recréer à Mulhouse une manifestation autour du conte. Car la cité du Bollwerk est un vivier, assure Emmanuelle Filippi. « La formation "1,2,3 contez" y a fait naître une génération de conteurs… Qui se sentait un peu orpheline depuis la disparition des soirées contes de la bibliothèque ». Le coup de pouce donné par Véronique Mateus, conseillère d’éducation population à la direction départementale de la jeunesse et des sports, a convaincu les 15 membres de Perles d’histoires de se lancer dans l’aventure. Ont suivi la Ville de Mulhouse et les autres associations, Des Livres et les contes, Coque Licorne, Old School, le cinéma Bel-Air, l’Afsco, le bar Les Copains d’abord, la Fnac, etc.

SE RENSEIGNER Festival Récits tout-terrain, du 10 au 15 mars à Mulhouse. Réservations conseillées au 03.89.33.11.11. Informations complémentaires et programme sur www.10h00.org

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Emmanuelle Filippi, conteuse mulhousienne et membre de l’organisation du festival, sera à la fois en scène et en coulisses.

vendredi 27 avril 2007

Eléphonic : Le bruit qui fait du bien

Article paru dans le Journal L'Alsace le 27 avril 2007

La seconde édition du festival Eléphonic se déroulera du 30 mai au 2 juin. Objectif de ses initiateurs : rendre a ville plus animée et plus conviviale.

Ils sont jeunes, musiciens, artistes. Ils aiment leur ville et voudraient la rendre plus attractive. Il y a trois ans, ils ont créé une association, « Contigo » (en espagnol « avec toi »), dont l’objectif est de promouvoir des artistes locaux et d’organiser des événements culturels dans la cité : concerts, performances, expositions, débats, etc. Ils se sont fixés comme ambition de rendre le bruit légitime et sympathique dans une ville qui a la réputation d’être morte après la fermeture des magasins, alors qu’ils rêvent d’une ambiance de sud… Une sacrée entreprise. L’année dernière, ils ont lancé un festival dédié au bruit intelligent, « Eléphonic ». La seconde édition se déroulera de 30 mai au 2 juin.

Ce festival multiplie les propositions de rencontres autour de la musique et d’une réflexion générale sur le thème « Sons réfléchis pour réflexion sur le bruit ». Pas question de verser des décibels agressifs dans les oreilles des riverains, mais de faire participer les Mulhousiens à une prise de conscience collective sur les bruits qui font du bien, ceux créent du lien entre les habitants, qui rompent de l’isolement et peut-être, font baisser le sentiment d’insécurité.

Interpeller les élus

Pour nourrir leur réflexion, les fondateurs de l’association Contigo se sont adressés à un spécialiste des bruits urbains, le sociologue Luc Gwiazdzinski. Ils souhaitent interpeller les pouvoirs publics sur cette question de l’animation urbaine et des « bruits utiles », organiser un jour dans la ville une « traversée de nuit » pour recenser tous les petits bruits qui font partie de la vie. «Notre volonté est de coller au thème du bruit dans tout ce que nous proposons», indique Gilles Baum, organisateur de l’événement. Il y aura, bien sûr, des rendez-vous musicaux, avec en tête d’affiche, Von Magnet. Des concerts mais aussi des débats ert du cinéma. «Une invitation à la curiosité, à la découverte, à l’écoute. Une invitation à produire, à faire, à dire, à participer», expliquent les initiateurs. L’autre credo de Contigo, c’est l’implication citoyenne. Et pour commencer, les organisateurs d’Eléphonic renouvellent l’initiative de l’année dernière en faisant appel à tous les esprits créatifs pour les affiches du festival - avis à tous les artistes en herbe… Les affiches collectées seront exposées puis vendues aux enchères (voir les consignes sur le site de l’association). Si le programme d’Eléphonic 2 est encore en cours d’élaboration, sachez qu’il y aura une exposition sur « les bruits perdus » à la chapelle Saint-Jean, des productions vidéos amateurs (« Un bruit utile »), de la musique et des rencontres…

SE RENSEIGNER
Pour tout savoir sur Eléphonic 2, livrer vos suggestions écrites et artistiques : elephonic2 free.fr ; site web: contigocultural free.fr

F.M.


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Les instigateurs de ce festival se sont fixés comme ambition de rendre le bruit légitime et sympathique.
Photo Jean-Paul Domb

lundi 24 juillet 2006

Natala : 2500 spectateurs, affluence record

Article paru dans le Journal L'Alsace le 24 juillet 2006


Les membres de la fédération Hiéro ont tapé dans le mille en proposant une beach party nouvelle formule, étalée sur neuf jours. Le public en redemande. Hiéro se dit prêt à aller encore plus loin.

Samedi soir au Nalata, les sourires se comptaient par centaine. Et bien que ce fût la dernière soirée de ce qu'il se nomme désormais « Cinéma sous les arbres », le bonheur était perceptible, dans les airs, sous les marronniers, autour des tables ferme-auberge, sur la piste de danse, au bar, face à l'écran géant, et dans le regard du public. En décidant d'étirer l'ex beach party sur 9 jours au lieu deux, la Fédé Hiero prenait le risque d'un bouillon financier. Résultat : Jean-Luc Wertenschlag, chargé de mission à la Fédé, confirme le succès populaire d'une formule quasi magique : 2000 spectateurs payant et 500 spectateurs gratuit. « Ce qui fait 300 personnes par jour en moyenne sur les 9 jours. C'est bien ». Jean-Luc se félicite surtout d'un autre « détail » : « il y avait surtout une diversité de public qui allait de la famille hollandaise en vacances en passant par le punk au chien tatoué et la dame de plus de 70 ans venue toute seule. Ce mélange de population nous a impressionnés. Il est vrai que le Natala favorise ce genre de mélange, davantage qu'une salle de concert. Ça fait du bien de réussir une manif'populaire comme ça ». Les spectateurs se seraient déplacés depuis Strasbourg, Saint-Louis, Fribourg, Mulhouse. « Ça aussi, c'est bon signe ». Une météo ultra clémente, « un bouche à oreille qui a bien fonctionné », une programmation à la fois ouverte, accessible et fidèle à l'esprit Hiéro constituent sans doute les principaux ingrédients de ce succès. Et puis, il y a le Natala, géré par les Amis de la Nature, un lieu « tellement agréable ». La programmation a fait la part belle à un cinéma populaire (Le temps des gitans a attiré 600 spectateurs dès le premier jour), aux découvertes « radicales et innovantes » (les siestes musicales), aux événements originaux (atelier de jonglage assuré par les Nazes), etc. « Vu le succès de ces ateliers, on aurait pu le faire tous les jours ». Comme annoncé sur leur site web, Hiéro verrait bien la formule évoluer vers des rendez-vous étalés sur les deux mois d'été, en partenariat avec d'autres opérateurs culturels. « On va profiter de cet élan pour évoluer vraiment sous réserve que les Amis de la Nature soient ok. Hiéro ne pourra pas assumer seul un événement sur deux mois. On veut aller encore plus loin ».

J.D.K.


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Le « Cinéma sous les arbres » au Natala a rassemblé un public varié et bien décidé à faire la fête jusqu'au bout de la nuit. Photos Yannick Bohn

jeudi 6 juillet 2006

Piétonnisation : L'Arsenal repart au combat

article paru le 6 juillet 2006 dans le [Journal L'Alsace]

Au lendemain du 21 avril 2002 qui propulsait l'extrême droite au second tour des présidentielles, un collectif de Mulhousiens citoyens se mobilisait pour construire une société plus ouverte et plus conviviale. Il milite pour la piétonnisation partielle de la rue de l'Arsenal, en vain.

« C'est vraiment une toute petite chose qu'on demande, qui ne coûte pas un rond ! Piétonniser la rue de l'Arsenal le vendredi et samedi soir à partir de 19 h et le dimanche toute la journée, juste pendant l'été… » Jean-Luc Wertenschlag, président de l'association Old School et bénévole actif du festival « L'Arsenal fait sa loi », ne cache pas son découragement. Depuis des années, il réclame avec d'autres citoyens mulhousiens cette piétonnisation partielle de la rue de l'Arsenal, en vain. L'idée a germé au lendemain de la première édition du mini-festival « L'Arsenal fait sa loi », en septembre 2003, manifestation créée pour rapprocher les habitants. Ce jour-là, la rue retrouvait toute sa convivialité, grâce à sa fermeture aux voitures.

400 signatures

Le collectif lance une pétition et réunit 400 signatures. Mais la mairie reste imperméable à ses arguments. La rue de l'Arsenal est « un axe stratégique du nouveau plan de circulation », explique l'adjoint Eugène Riedweg. Y compris le soir après 19 h et le dimanche, apparemment. « Un comble lorsqu'on construit un tramway pour dissuader les automobilistes d'encombrer le centre », constate-t-on. Le collectif ne baisse pas les bras pour autant. Deux nouvelles éditions de la manifestation « L'Arsenal fait sa loi » remportent un grand succès, attirant dans la rue momentanément piétonne plusieurs milliers de visiteurs. Des terrasses partout, des petites animations festives, les enfants qui peuvent jouer, tout le secteur noir de monde… Lorsque l'équipe organisatrice se réunit à l'automne dernier pour parler avenir, elle renouvelle sa demande de piétonnisation partielle de la rue : même combat, mêmes tranches horaires. La réponse de la Ville tombe plusieurs mois plus tard, même refus.

Un rendez-vous avec le maire

Aujourd'hui, le collectif est exaspéré et réclame un rendez-vous avec le sénateur maire Jean-Marie Bockel, faute d'avoir convaincu ses adjoints. Y aura-t-il une 4e édition de « L'Arsenal fait sa loi » cet été ? Les bénévoles s'interrogent pour savoir s'ils ne vont pas investir leur énergie et leur enthousiasme ailleurs. Et de citer avec nostalgie l'époque où le centre historique était un peu plus vivant qu'aujourd'hui : « Quand je pense à un endroit comme la Cour des Chaînes, un site magnifique, réhabilité avec de l'argent public, aujourd'hui inaccessible… Ce qu'on veut, c'est juste que la vie reprenne ses droits. Pas question de balancer des tonnes de décibels, mais de faire des choses soft, légères, consensuelles, en concertation avec les commerçants, les habitants, les assos… » Jean-Luc Wertenschlag espère encore convaincre. Il a des arguments. On le sait, les touristes ne s'éternisent guère, Mulhouse a du mal à se débarrasser de sa réputation de ville morte. Il suffit de se promener un peu ailleurs en France pour mesurer le déficit d'animation nocturne l'été. Il y a aussi tous les Mulhousiens qui ne partent pas en vacances et qui s'ennuient… « Y a-t-il encore des élus à Mulhouse qui écoutent les citoyens ? La balle est dans leur camp », conclut-il.

Frédérique Meichler

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Et si la vie reprenait ses droits, rue de l'Arsenal, en fin de semaine ? Photo F.M.

vendredi 23 juin 2006

Mulhouse, la ville du futur selon Mabuseki

Article paru dans le Journal L'Alsace le 23 juin 2006

Nicolas Horber, alias Mabuseki, est la cheville ouvrière du tout nouveau festival « Mulhouse, city of the future », qui a lieu aujourd'hui et demain au Noumatrouff. Interview.

Programmateur pendant quatre ans de la radio en ligne Warum net experience, Mabuseki y a contracté le virus des musiques étranges et énervées, qui s'exprime dans ces deux jours de festival. Ce « Milhüser wackes » dans l'âme poursuit ses aventures en activiste global des sons électroniques, entre autres.

Pourquoi appeler ce festival « Mulhouse City of the future » ? C'est sûr qu'on ne se tourne pas vers le passé. Si on regarde un peu ce qui se fait actuellement à Mulhouse en musique, en terme de soirées organisées, il y a quelques nouveaux endroits dans la ville, c'est positif, donc on regarde vers demain. C'est aussi une manière de dire qu'il y en a ras-le-bol des gens qui râlent tout le temps à propos de la ville. Ils voient « Mulhouse, city of the future », ils râlent… Ils n'ont peut-être pas envie d'avancer. C'est aussi un titre ironique, bien sûr : ne plus passer ses vacances à Ibiza, mais à Mulhouse… On pose la question du futur de la ville et on est curieux d'avoir les réactions des gens.

D'où vient l'envie de présenter ce genre de musiques « garage » ? C'est un peu la suite de la soirée « Mulhouse city sex » qu'on a faite en décembre à Strasbourg avec les groupes d'ici, Mutant pillow, Denum, Harry poppers. Il y aura peut-être une suite cet automne, ailleurs. Des liens se sont créés avec les groupes strasbourgeois The normals, Mil mascaras, qui jouent vendredi. J'ai eu envie de programmer des choses qui se font aujourd'hui : le futur, c'est maintenant… J'ai appelé les soirées « rock garage » et « disco garage » parce que ce sont des musiques qui ne sont pas surproduites, avec une esthétique brute et pas mal d'humour. C'est aussi le fruit de quatre années de programmation sur la web radio WNE, de la musique électronique dans un esprit rock, des prestations scéniques explosives. Il y aura aussi une décoration spéciale faite par Calibom transit, des Mulhousiens de Paris.

Que manque-t-il à Mulhouse pour être vraiment la ville du futur ? Un peu d'optimisme peut-être. Il y a des initiatives qui sont prises, comme le Stammtisch ou d'autres, ça commence à bouger un peu. Mais en distribuant des tracts pour ce festival rue du Sauvage, j'ai expliqué la musique du festival à plein de gens, des jeunes notamment, et je me pose une question : où ont lieu les concerts hip hop à Mulhouse ?

Y ALLER Vendredi 23 juin et samedi 24 juin à 22 h au Noumatrouff, 57, rue de la Mertzau à Mulhouse. Tout le programme sur le site www.mcotf.org

Propos recueillis par Thibaut Lemoine


Nicolas Horber propose un festival de groupes décalés et très énergiques.Photo Darek Szuster

dimanche 21 mai 2006

Elephonic sort sa trompe

Article paru dans le Journal L'Alsace le 21 mai 2006

Un barathon musical, du presque jamais vu au centre ville mulhousien. Et pourtant, vendredi soir, le festival Elephonic, toutes trompes dehors, a rassemblé une pléthore de spectateurs.

Les organisateurs du festival Elephonic ont relevé un défi : oublier le quotidien en permettant à la population d'être au contact de quelques précieuses notes musicales et de danser dans plusieurs bars du centre ville, à l'heure même où les gens s'enferment derrière leurs murs… Pari réussi pour une première. Ici ce n'est pas le festival de Cannes, on ne boit pas de champagne mais de la bière et du café — mais surtout, place à la musique, aux musiciens et au public. C'est en invitant des groupes locaux, que les maîtres de cérémonie d'Elephonic, ont ouvert la scène musicale du barathon mulhousien.

« Scène ouverte au centre ville »

L'atmosphère semble prouver, ici comme ailleurs, que chacun peut avoir envie de faire la fête, tout simplement, le temps d'une soirée. Premier concert, première station. En solo, Denis Scheubel, entame son concert, au bar La Parenthèse, tantôt rock, tantôt pop, avec des influences puisées du côté de Dire Straits, Jacques Higelin et Alain Bashung. Mais ce n'est là que le début d'une nuit festive : les spectateurs qui ont osé investir la scène ouverte du centre ville, se retrouvent, pour la seconde étape, sur les pavés du café Montaigne. Face au public, les quatre musiciens de l'orchestre DIVAS, rockeurs inspirés des mélodies pop des années 70, délivrent un répertoire fougueux et endiablé à l'image de Speed like Steve Mc Queen. En un clin d'oeil, le public de plus en plus nombreux, atterrit maintenant chez les Copains d'abord, où les attendent le groupe Parano, qui distille à merveille un cocktail tonique et dépaysant de rock français, à base de guitare, d'ukulele et d'accordéon. Et dans la foule assidue, un spectateur des plus attentifs : la mascotte du festival, l'éléphant d'Elephonic ! Dernier concert, dernière station : les trois rappeurs de la Vieille Ecole terminent en apothéose et la « vibe » est à son comble au Tam-Tam. Et malgré l'heure tardive, l'engouement du public n'a pas faibli. Tout le monde a suivi !

Florence Platof


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Le groupe Parano a distillé un cocktail tonique de rock français, devant les spectateurs du café des Copains d'abord. Photo Florence Platof

mercredi 17 mai 2006

Arts, sons et débats pour faire bouger la ville

article paru dans le Journal L'Alsace le 17 mai 2006 [www.lalsace.fr]

Le festival Éléphonic démarre aujourd'hui dans différents lieux mulhousiens. Objectif : provoquer un débat et apporter des initiatives pour développer l'animation nocturne de la ville.

« Sons réfléchis pour réflexion sur le bruit ». Le slogan du tout jeune festival Éléphonic (première édition cette semaine) résume en sept mots l'esprit de ce projet atypique monté en quelques mois par une équipe de Mulhousiens. Pour ses instigateurs Gilles Baum et Michel Canton, de l'association Corporation contigo cultural, il s'agit de « réhabiliter le bruit utile, pour faire vivre et animer toujours un peu plus notre cité ». L'idée est née d'un constat que résume Franck, de l'association Old school, autre cheville ouvrière d'Éléphonic : « Quand on sort le soir à Mulhouse, on se rend compte qu'il y a de moins en moins de choses au centre, la ville à très vite l'air morte ». Une constatation qui vaut bien souvent dès 19 h ainsi que le dimanche. Pourquoi la ville se vide-t-elle ainsi de sa vie ? Comment changer les choses ? Le festival cherche des réponses dès ce soir au café Rey, avec un débat qui se veut un « observatoire de la nuit mulhousienne ». Autour du géographe Luc Gwiazdzinski, spécialiste de la nuit et de rythmes de vie qui s'y rattachent, des citoyens et des élus sont invités à donner leur point de vue sur le cas mulhousien. Ce travail se traduit également par la création d'un site internet (www.changerlanuit.com) et l'organisation d'une « traversée de la nuit mulhousienne » le 16 juin. Afin de sensibiliser le public, la semaine continue avec trois soirées et une après-midi d'animations, de concerts et de performances qui iront crescendo dans le quartier de la rue Pasteur, jusqu'à la soirée de clôture samedi au Nouma (lire ci-dessous). Pour la soirée Claque-son de jeudi aux Copains d'abord (rue Pasteur), tout un chacun est invité à présenter une chanson, un texte, une performance autour du thème du bruit (après inscription sur place). Des expositions, des concerts de rue sont également au programme. L'ensemble de ces quatre journées sera filmé afin de proposer, à l'automne, un bilan du premier épisode de l'aventure Éléphonic, qui entend bien se continuer et faire des propositions pour changer la nuit mulhousienne.

Thibaut Lemoine

Le programme des quatre jours de festival

Consultable sur le site http://contigo.cultural.free.fr, le programme du festival Éléphonic mêle débat, spectacles, expositions. C'est une collaboration entre les associations Corporation contigo cultural, Old school, Hiéro Mulhouse, Cobweb et le Bastion. Aujourd'hui mercredi à 20 h au café Rey (place de la République), débat citoyen sur le thème de la nuit mulhousienne, suivi de DJ Fanfan aux platines. Jeudi 18 mai dès 19 h, soirée Claque-son aux Copains d'abord (rue Pasteur) : scène ouverte pour tous ceux qui ont quelque chose à dire ou chanter sur le thème du festival (sur inscription). Ensuite, performance de Mlle Martine et Rachid, DJ Nico. Vendredi 19 mai dès 19 h, c'est le barathon avec quatre concerts successifs dans les bars aux environs de la rue Pasteur : S.I.N.E.D. à la Parenthèse, puis D.I.V.A.S. au Montaigne, Parano aux Copains d'abord, la Vieille école au Tam-tam. Des guides aiguilleront les spectateurs d'un point à un autre. Samedi 20 mai, de 15 h à 18 h en extérieur dans le quartier Pasteur, théâtre de rue (La carotte), fanfare (Prowpuskovic), concert world-jazz (SKlope), spectacles ; à 18 h, vernissage d'expositions dans les bars du quartier Pasteur. À partir de 20 h 30, soirée de clôture au Nouma avec un vaste « cabaréodrome » (projections, installations, théâtre, performances) du collectif Ideo, concert de Zeroscape, création vidéo de Imagin'1son et mix de Zimo.

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photo Jean-Paul Domb

Mathilde et Franck de l'association Oldschool présentent une des nombreuses affiches créées autour du jeune festival Éléphonic qui veut « réhabiliter le bruit utile ».

mardi 16 mai 2006

Festival Elephonic

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 16 mai 2006

C'est une impression ou Mulhouse se bouge ?... Alors que partout, la ville se teinte du jaune et rouge des rames du tramway et que les commerçants (même...) sortent de leur morosité, du côté culturel aussi souffle un petit vent printanier.

Du côté du nouveau pôle festif de la rue Pasteur l'on s'agite, au sein d'une fort réjouissante association de bienfaiteurs musicaux qui regroupe les collectifs Contigo Cultural, Old School, Cobweb, Hiero Mulhouse et le tout récent Bastion : autour des chaleureux patrons du bar Aux Copains d'abord, cette association fédère une quinzaine de commerçants du secteur. Elephonic, premier du nom, est le fruit des réflexions de ces différents partenaires : quatre soirées de musique, animations et débats, dans une ville qui en manque cruellement, estiment les organisateurs. Pour Michel, Nicolas, Fanny, Gilles, Mathilde et Franck, réunis dans cette aventure festivalière, il est urgent de «réhabiliter le bruit» en investissant lieux privés et espaces publics, mais aussi d'amener les gens, les jeunes en particulier, à être acteurs plutôt que spectateurs.

C'est au café Rey que débute Elephonic, ce mercredi 17 mai, avec un débat citoyen autour du passionnant sociologue Luc Gwiazdzinski. « C'est beau une ville la nuit », nous dira-t-il sûrement, lui qui analyse la vie nocturne. Mais une ville animée, ce que Mulhouse tend à ne plus être du tout ! Chauds échanges en perspective, auxquels sont conviés et espérés les élus. Dans la perspective de ce débat, un site internet spécial est ouvert : changerlanuit.com

Elephonic n'entend pas faire dans la discrétion

Jeudi 18 le bar Aux Copains d'abord se prêtera au jeu d'un « claque-son » : une scène ouverte à la chanson, la poésie, aux idées. Vendredi c'est sur le principe du Barathon que le festival poursuit sa route : quatre groupes en quatre lieux, le tout gratos. La Parenthèse accueille Sined, le Montaigne convie le groupe Divas. Aux Copains d'abord on pourra entendre le groupe Parano, puis tout le monde convergera au Tam Tam qui reçoit la Vieille Ecole. Samedi les festivités démarrent en journée, avec à partir de 14 h théâtre de rue, fanfares, expos et performances dans tout le quartier Pasteur. A 18 h, vernissages itinérants des expos qui sont présentées durant toute la durée du festival puis musique au Noumatrouff avec le collectif strasbourgeois Ideo puis le collectif Imagin'I son, jusqu'à point d'heure... A noter aussi que les affiches qui annoncent le festival un peu partout en ville sont toutes différentes, pièces uniques conçues par des artistes amis.

Elephonic, comme son nom pachydermique le suggère, n'entend pas faire dans la discrétion dans le magasin de porcelaine mulhousien...

C.S.C.


Quelques visages d'Elephonic réunis aux Copains d'abord. (Photo DNA)

© Dernières Nouvelles D'alsace, Mardi 16 Mai 2006.

lundi 15 mai 2006

Le bruit positif

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 15 mai 2006

Le collectif d'artistes Contigo investit le quartier Pasteur de Mulhouse du 17 au 20 mai. Quatre jours de débats, spectacles, expositions pour réhabiliter le bruit et la fête.

Elephonic est né d'une rencontre entre deux groupements mulhousiens, le collectif d'artistes Contigo et l'association de hip-hop Old school et de leur envie commune de se réapproprier leur ville. Juillet 2005. Old school organise son festival annuel, l'Arsenal fait sa loi. Le principe : investir un quartier de Mulhouse pendant trois jours pour rendre le hip-hop à la rue. Sur invitation, le collectif Contigo anime l'un des lieux. Le festival lui plaît. En octobre dernier, il rappelle Old school pour lui faire part de son désir de créer son propre événement.

La musique, les pas de danse, les cris de joie sont synonymes de joie et de gaieté

Même volonté d'investir la rue, mais en poussant plus loin la réflexion citoyenne autour du sonore, du bruit. Surtout la nuit. « A Mulhouse, il n'y a que deux bars qui ferment après trois heures du matin, observe Franck Richard, responsable d'Old school. Et ils n'organisent rien, pas de concert ou d'événement un peu hors du commun. » Exceptions à la règle, deux jours par an au mois de juillet, les débits de boisson ont l'autorisation de rester ouvert plus tard. Deux jours, c'est peu, signe que la vie de nuit véhicule des a priori négatifs.

« Contigo comme nous-mêmes cherchons à redorer le blason du bruit », explique Franck. La musique, les pas de danse, les cris de joie ou les « Santé » scandés un peu fort quand la soirée est vraiment bonne ne sont rien d'autre que du bruit, mais tous synonymes de joie et de gaieté. Alors pourquoi les autorisations sont-elles si difficiles à obtenir, pourquoi les gendarmes frappent aux portes des fêtards plus que de raison ? « Les tensions et conflits se multiplient entre individus, communautés et quartiers de la ville nocturne. La ville qui dort, la ville qui travaille et la ville qui s'amuse ne font pas toujours bon ménage", écrit le sociologue Luc Gwiazdzinski, enseignant universitaire qui travaille sur les enjeux économiques du monde de la nuit.

Des tournées de nuit avec les élus pour les sensibiliser à un milieu mal connu

Luc Gwiazdzinski organise également des tournées de nuit avec des élus pour les sensibiliser à un milieu que ceux-ci connaissent mal. Il récolte des sommes d'information pour ses travaux et fait le point avec les politiques au petit matin. A Amsterdam, les habitants ont d'ailleurs élu un maire de nuit pour pallier ce problème. Mercredi, le sociologue sera présent à Mulhouse pour ouvrir le festival avec un débat citoyen sur ce thème, afin de permettre aux habitants de se réapproprier le bruit. Elephonic va donc s'employer pendant ces quatre jours à battre en brèche tous les préjugés qui entourent les bruits de la fête. Leurs moyens sont simples. L'autorisation pour tous les commerçants, principalement les bars et les restaurants, de fermer à trois heures du matin de mercredi à samedi a été obtenue. Le festival se termine samedi soir au Noumatrouff. Objectif : « construire le bruit d'une nuit multi-arts azimutée. »

C.D.

A consulter, le programme complet d'Elephonic sur http ://contigo.cultural.free.fr - Renseignements : 06 74 39 70 23.



Luc Gwiazdzinski sera présent à Mulhouse pour ouvrir le festival avec un débat citoyen afin de permettre aux habitants de se réapproprier le bruit. (Photo archives DNA)

© Dernières Nouvelles D'alsace, Lundi 15 Mai 2006

mardi 20 septembre 2005

L'Arsenal piéton en 2006

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 20 septembre 2005

Old School écrit au Maire.
Dans un courrier adressé en ces termes à « Monsieur le jeune sénateur-maire d'une jeune ville de Mulhouse », l'association Old School écrit :

« Nous organisons depuis plus de trois ans de joyeuses manifestations dans le quartier de l'Arsenal. La dernière, L'Arsenal fait sa loi, a eu lieu fin juillet, pour le plaisir et le bonheur de tous, habitants, spectateurs, commerçants, associations et artistes. Nous avons à plusieurs reprises évoqué à l'occasion de ces aventures culturelles urbaines la possibilité d'une piétonisation partielle de la rue de l'Arsenal. Nous avons ainsi convaincu une large majorité d'habitants et de commerçants du quartier de l'intérêt de cette idée. Cette opération favorise la convivialité et le dialogue entre citoyens, permet d'accueillir les enfants et les familles dans un espace sécurisé et débarrassé des gaz d'échappement, appelle les artistes à investir le domaine public, bref elle ne présente que des avantages... L'été prochain, les travaux du tram seront achevés et ne seront plus un obstacle à ce projet. C'est pourquoi nous vous suggérons une mesure simple et efficace. Pendant tout l'été, c'est-à-dire du 21 juin au 21 septembre 2006, la rue de l'Arsenal deviendrait piétonne tous les vendredis et samedis à 19 h, ainsi que le dimanche toute la journée. Nous nous tenons bien entendu à votre entière disposition pour étudier cette opération de façon plus fine ».

© Dernières Nouvelles D'alsace, Mardi 20 Septembre 2005.

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