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samedi 28 juillet 2007

Succès fou

article paru dans le Journal L'Alsace le 28 juillet 2007 [www.lalsace.com]

Incroyable (quoique…), mais vrai. Le musicien et poète Kevin Swift, installé à Colmar depuis 14 ans, a obtenu photo et gros papier dithyrambique dans le Télérama du 21 juillet pour son album coproduit par Old School et Hiéro Colmar. Le journaliste, François Gorin, a adoré, l’homme, sa légende ou sa vie et ses chansons. Le CD, intitulé « The colour of the little red schoolhouse » s’est vu décerner un quatre « F », la meilleure « note » du magazine.

Le truc drôle de l’histoire, c’est que l’album étant produit localement il a été tiré à peu d’exemplaires et qu’on ne peut l’acheter que dans les Fnac de Colmar Mulhouse et Strasbourg. Alors quid de tous les lecteurs de Télérama qui vont vouloir se jeter sur le CD encensé ? Une seule solution : l’achat en ligne sur http://shop.old-school.fr./

vendredi 27 juillet 2007

Keven Swift, nouvelle star dans Télérama

Est-ce le début d’un conte de fée ? Ou la suite rebondissante de la vie mouvementée de ce Keven un peu fou ? Toujours est-il que Télérama N° 3001 du 18 juillet 2007 consacre une pleine page à notre Canadien colmarien. Avec une chronique dithyrambique de son incroyable premier album folk, “the colour of the little red schoolhouse”. A lire d’urgence pour avoir une folle envie d’écouter le disque ... et de l’acheter !

www.keven.fr

keven.jpg

samedi 21 juillet 2007

La diagonale du folk

Telerama n° 3001 - 21 juillet 2007

Vie azimutée, textes fêlés… Keven Swift Widrig a surtout un talent fou.

Il y a d’abord la légende, rude et presque trop belle. Keven serait un descendant de Jonathan Swift (l’auteur des Voya-ges de Gulliver), né sur l’île de Vancouver ; aurait passé deux ans dans le Grand Nord chez les Indiens Kaskas ; serait parti en Grèce à la recherche de Leonard Cohen (verdict du maître : « Keven has a great voice ») ; puis revenu au Canada chasser le grizzli ; marié à 21 ans avec une femme que sa mère avait lancée à ses trousses ; installé dans les Vosges, aurait fabriqué des chaises, élevé des ânes et six enfants ; séjourné dans un hôpital psychiatrique ; pris des cours de chant lyrique et de théâtre à Colmar ; traversé l’Atlantique en cargo, puis la Sibérie en train. N’en jetez plus…

Où vit maintenant Keven Swift Widrig ? En Alsace, en HP ? Pour nous, il y a ce disque, enregistré il y a cinq ans. Ou vingt ? Ou cent ? L’homme en a paraît-il 50. Ou 1 000 ? Ni sa voix (grenue, imposante), ni ses textes (fêlés, saugrenus) ne portent une date ou une provenance précises. La musique ? Elle aussi a un grain. Country apatride rayée d’harmonica dylanien. Folk à bicyclette dérapant sur un lac gelé. Comptines bourrues (bourrées ?) à faire danser les ours. A quelle espèce d’amateur parleront ces chansons d’un bois impossible à polir ? Où le port de pêche est jaune, bleu le cœur des filles du Sud, et rouge le coquelicot, « la fleur préférée » de sa fiancée. Dans un pays où « tout le monde travaille pour le diable », ce sacré Keven nous dit qu’il est temps d’aller « traire l’Eglise » – comme une vache. On n’est pas obligé de croire à tout ce que chante le zigue, ni même de gober sa légende. Mais quel disque…

François Gorin

Keven Swift Widrig : the colour of the little red schoolhouse
1 CD Old School/Hiéro Colmar
www.keven.fr




samedi 14 juillet 2007

Keven Swift picaresque

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 14 juillet 2007

Le premier disque de Keven Swift Widrig, chanteur folk colmaro-canadien, est paru, édité par le label mulhousien Old School.

Il fallait bien l'enthousiasme de quelques inconditionnels de Hiéro pour que sorte l'opus, enregistré en 2002 au lieu-dit Kirchberg avec son fils Félix. Des bandes perdues retrouvées miraculeusement en quelque sorte. D'autant que depuis, Keven Swift Widrig a cessé de jouer et de chanter. Pour la soirée de lancement du disque, chez Peter, troquet du quartier St-Joseph où il vit, Keven, 47 ans, mèche rebelle et faux -air de David Lynch, s'est bien essayé au périlleux exercice du bras de fer. Mais monter sur une scène avec sa guitare, c'est fini, affirme-t-il avec une conviction aussi solide que celle qu'il lui a fallu lorsqu'il a tué un grizzli à la winchester. C'est tout au moins ce que rapporte ce voyageur d'un séjour au Yukon, au sein de la tribu des indiens Kaska. Né en Nouvelle-Ecosse, à Lockeport, Keven Swift Widrig - il dit être un descendant de Jonathan Swift, papa de Gulliver - est un jour arrivé à Colmar en passant par les Vosges, il y a quatorze ans précisément. Le chanteur, auteur et compositeur y a travaillé avec la Cie Pandora, et y a même donné des concerts. The Colour of the little red schoolhouse - La couleur de la petite école rouge -, titre de l'opus, se réfère à une blague d'enfant du type quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV, mais version canadienne. « Savoir répondre à cette question, c'est la base », résume Keven Swift. Ses 14 chansons en anglais vont chercher du côté des Dylan, Cohen et autres Donovan. Ses balades sont des petites tranches de vie aussi poétiques que dissonantes. On y entend les cloches de St-Joseph, il habite dans une ancienne pharmacie, juste en face de l'église colmarienne. Tel Don Quichotte dressé sur Rossinante, Keven Swift Widrig suit des chemins qui peuvent sembler hermétiques, qui lui ont valu des séjours à l'hôpital psychiatrique de Rouffach. Le mal du pays ne le quitte pas, mais quel pays, il serait bien en peine de le dire. Ce n'est en tout cas pas le Canada, pays des porcs-épics, des homards et des chanterelles. En attendant de « raccrocher le fruit sur son arbre », Keven Swift écrit. Son manuscrit a déjà un nom, God and the tourist industry.

Myriam Ait-Sidhoum

www.myspace.com/kevenswift. The Colour of the little red schollhouse, en vente dans les Fnac et sur www.hiero.fr



Keven Swift Widrig. (Photo DNA-Michel Petry)

© Dernières Nouvelles D'alsace, Samedi 14 Juillet 2007