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lundi 23 février 2009

Ca rap à Thann

l'écurie

A partir d'aujourd'hui, Old School entre collaboration avec des membres de l'Ecurie (Kasar Alkaïd, Fakel El Din, Cocktail Khollotof & Diesel Gaggio) pour proposer des ateliers d'écriture rap. Ils se déroulent lors de ces vacances de février les lundi, mercredi et vendredi de 16h30 à 19h30 au local Potier du Service Jeunesse de la Ville de Thann. L'enregistrement de plusieurs titres est prévu en fin d'atelier. Il est peut être encore temps de vous inscrire ! Pour en savoir plus, adressez-vous au Centre socio-culturel Robert Omeyer (renseignements au 03.89.35.17.20 du lundi au vendredi auprès de Sébastien ou Nabil).

lundi 26 janvier 2009

Jesers sur la télé d'outre-mer

Jesers poursuit son projet artistique entre chanson et slam. A visiter sur son myspace. Parmi ses dernières productions, on apprécie particulièrement le duo surprenant avec Adamo ... On retrouvera les deux artistes sur France ô, la télé publique pleine de couleurs, visible sur la TNT et chez la plupart des fournisseurs d'accès internet comme Free par exemple. A voir mercredi 28 janvier 19h45, rediffusion jeudi 29 janvier 9h00 sur France Ô.

Possibilité ensuite de regarder l'émission sur internet à partir du site de France Ô : http://franceo.rfo.fr

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Ô Quotidien est un talk show de 52 minutes présenté par Flyy Lerandy, traitant de l’actualité artistique dans sa diversité. Tous les événements culturels d’ici et d’ailleurs y trouvent une caisse de résonnance. Autour d’un plateau de cinq invités, ce magazine propose aux téléspectateurs un espace interactif qui reflète l’effervescence multiculturelle française

Ô programme : de l’actu, de nouveaux talents, des rencontres, des prestations en live et des reportages. A suivre du lundi au vendredi à 19h45 et à 9h00 sur France Ô. Cette émission est également diffusée en Afrique via canal horizon et dans tous les départements et territoires d’Outre-mer via le réseau RFO.

France Ô est disponible sur TNT (canal 20) - Canalsat (180) - TPS (180) - Noos (51) Numericable (82) - Neuf Télécom (57) - Free (24) - estvideo (21)

jeudi 18 décembre 2008

wne, une radio old school



WNE & Old School vous invitent à l’inauguration de leur nouveau studio radio le 20 décembre 2008 …


Les associations WNE (Warum Net Experience) et Old School se rassemblent pour inaugurer leur nouveau studio radio. L’inauguration officielle aura lieu le samedi 20 décembre à 18h30 à Mulhouse (53 avenue Kennedy). Mais vous pouvez venir plus tôt !

Programme - infoline 03 89 33 11 11 - wne.fr

11h à 13h
Brunch au Réfectoire
Rencontres et échanges autour d'un projet de lieu surnaturel à Mulhouse. En présence de Luc Jambois, directeur de l'agence culturelle OGACA à Strasbourg.

15h à 18h
Ateliers éducation aux médias
Une équipe de 9 jeunes Mulhousiens a créé Radio Cité Jeune en novembre. Ils repartent à l'assaut des médias locaux avec cet atelier radio, en direct sur le net.

17h
Live !
le premier direct du monde sur wne.fr
Réalisation de la première émission en direct sur wne.fr. A vivre sur place ou en ligne.

18h30
Inauguration du studio radio
Apéro suivi jusqu’à 22h de performances en salle de bain & mini-concerts au coin du lavabo. Avec la Boîte à Rimes (slam), Denum (X), Asskar (hip hop) et les élucubrations numériques de KG & IKX ...

Téléchargez le dossier de presse au format pdf, qui présente les associations WNE, Old School et le projet du Réfectoire

mardi 21 août 2007

En direct du Japon : La Vieille École fait un tabac

Article paru dans le Journal L'Alsace le 21 août 2007
Suite et fin de l’aventure japonaise de La Vieille École, avec un concert donné dimanche soir que les Mulhousiens, comme les Japonais, ne sont pas près d’oublier…

On avait quitté La Vieille École à Fukuoka, juste avant leur départ pour l’île de la salsa, lieu du 11e festival de musique caribéeenne où les Mulhousiens devaient jouer dimanche soir. « Une île de rêve », dixit Jesers, chanteur de la Vieille École. Après le ferry, « un van nous conduit vers nos bungalows : de petites habitations locales typiques situées à un kilomètre de la plage et au pied de collines couvertes de fleurs ».

Le festival débute samedi. « 1500 personnes, des stands partout en bord de plage, deux scènes — une petite et une beaucoup plus grande. Les groupes s’enchaînent. L’organisation est impressionnante de rigueur, les gens chaleureux et l’ambiance, folle ! » Les Mulhousiens profitent de cette première journée pour tester la température de l’eau, la souplesse du sable nippon et pour faire connaissance avec les autres groupes à l’affiche du festival. Réveil dimanche à 8 h 30 pour les balances, toujours « sous un soleil de fou ». À 15 h 30, l’heure de gloire est arrivée. La Vieille École entre en scène, après une présentation plus qu’élogieuse du présentateur. « Le concert démarre en trombe. On n’a rien compris, raconte Jesers. Une ambiance de dingue, tout le monde avec le sourire et cette île japonaise qui se met à ressembler à la République dominicaine ! ».

Pas sûr que le public comprend quand Jesers s’adresse à lui en japonais, mais la musique se passe de traduction. « Ça saute dans tous les sens. Quand on attaque Limité on gars, le morceau qui tournait sur les radios locales, c’est l’explosion. Le public hurle. L’organisateur du festival arbore un grand sourire. À la fin du concert, il nous a serré dans ses bras. Nous, on l’a remercié pour sa confiance et remercié François pour ce moment hors du temps ». Car La Vieille École a fait un tabac : « Le public n’a bougé comme ça pour aucun autre groupe. On nous a même dit qu’on avait volé la vedette à Oscar Leon ! » Suit une séance de dédicace et surtout de photos — on n’est pas au Japon pour rien ! — qui va se poursuivre jusqu’à deux heures du matin. Le public japonais s’arrache les T shirt, CD et DVD ramenés par François et n’arrive pas à comprendre pourquoi les Français ne font pas pareils en France ! Quant à la directrice adjointe de l’institut franco-japonais, qui s’est mobilisé pour faire venir La Vieille École au Japon, elle a contacté le groupe pour un projet au Liban et en Palestine. Les Mulhousiens n’ont pas fini de faire école…

Propos recueillis par Anne Schurrer

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La Vieille École sur la scène du festival caribéen à Nokonoshima.

dimanche 19 août 2007

En direct du Japon : Le marathon promotion

Article paru dans le Journal L'Alsace le 19 août 2007
Suite de la chronique du voyage au Japon de La Vieille École, groupe hip hop mulhousien invité au festival de salsa de Fukuoka au Japon.

Jeudi 16 août. Pendant que Jesers, le chanteur de la Vieille École, tente de rattraper son sommeil perdu en vol quelque part entre Helsinki et Tokyo, le reste de la troupe affronte la chaleur matinale pour aller faire du shopping — comme quoi, le lèche-vitrines n’est pas l’apanage des filles… L’après-midi, la Vieille École a rendez-vous à 30 km de la ville, dans les studios d’une radio nipponne branchée world music, hip hop et latino. Interview, improvisation avec un groupe japonais dont personne n’a réussi à prononcer le nom, concert de percussions par Phil… La rencontre va durer quatre heures ! Le CD promotionnel de la Vieille École, envoyé par les bons soins de François, le manager du groupe, à Santiago, le directeur du festival où vont jouer les Mulhousiens, tourne dans quelques bars de Fukuoka. Un mini fan club s’est même créé : le « sushi oldskool », c’est-y pas kawaï (mignon) ça ?

Vendredi 17 août. Réveil à 8 h pour être deux heures plus tard dans les locaux de Love FM et de sa consœur dont, encore une fois, personne n’a réussi à comprendre le nom. C’est un américain francophone qui mène l’interview. Français, anglais, japonais fusent dans le studio. Comme le veut la tradition — et s’il y a un peuple attaché à la tradition, c’est bien le nippon — l’interview se termine par un freestyle (improvisation) « du feu de dieu », en direct s’il vous plaît. Dans les locaux de la radio suivante, les Mulhousiens enregistrent aussi un spot publicitaire pour le festival. « L’après-midi, nous tombons par hasard sur le studio vitré d’une radio qui arbore l’affiche du festival », raconte Jesers. N’écoutant que son professionnalisme, François, le manager, s’empare d’un des derniers CD de promotion et toque à la vitre. Le voilà qui tente de faire comprendre aux animateurs que le groupe, là, joue au festival dont ils assurent la promotion. Bingo : la Vieille École se retrouve dans le studio, sur les ondes de la radio qui va leur consacrer 20 minutes de programme, le tout sans interprète, avec des Japonais qui tentent de parler anglais, un Jesers qui répond en français et un François héroïque qui traduit tout ça en anglais d’Hirtzfelden… Aussi incroyable que ça paraisse, l’un des animateurs radio dans le studio était la semaine précédente à Colmar !

Samedi 18 août. Après un dernier round promotionnel, pour la télévision cette fois, la Vieille École fait ses bagages pour l’île de la salsa où a lieu le festival.

A.S.


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Interviews radio, passage à la télé : à Fukuoka, La Vieille École fait un tabac !

Japon : La Vieille École sur les ondes

Article paru dans le Journal L'Alsace le 19 août 2007
Le groupe mulhousien poursuit son périple au Japon. Interviews radio, enregistrement de spot publicitaire, passage télé : à Fukuoka, La Vieille École fait un tabac. Un mini fan club a même été constitué !

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A Fukuoka, le groupe mulhousien a enchaîné les interviews radio et télé, menées dans un joyeux mélange d’anglais, de français et de japonais.

vendredi 17 août 2007

Un départ au pas de course

Article paru dans le Journal L'Alsace le 17 août 2007
Invité à se produire dans le cadre d’un festival musical à Fukuoka, le groupe mulhousien La Vieille École est au Japon toute cette semaine (notre édition de mardi 14 août). Chronique quotidienne de ce voyage avec les membres du groupe. Aujourd’hui : départ au pas de course et gros décalage horaire...

Mardi 5 h 45. Après le ramassage à Mulhouse fait par François Horn, le manager de La Vieille École, et son fils, direction Fribourg en Allemagne pour y prendre un train à 6 h 55. On devine le footing matinal… Le groupe a tout juste le temps de sauter dans le train, de savourer les galettes bretonnes ramenées de vacances par Jesers avant d’apprendre qu’ils ont raté l’arrêt pour se rendre à l’aéroport. 10 h 20. Toujours au pas de course et en nage, les voilà à l’aéroport. Embarquement immédiat. François le mananger joue un remake de Forest Gump et bat des records de vitesse dans le hall de l’aéroport. L’avion décolle dans 25 minutes. Au check in, Forest Gump s’est mué en Casper tant il est pâle. Mais ça y est : Ali, Giova, Jesers, Phil, Didier (qui remplace Mimi) et François sont dans l’avion, direction Helsinki. 17 h 20. «Après une escale de trois heures, nous embarquons pour Tokyo. Neuf heures de vol et les télés qui ne fonctionnent pas…» Mercredi 10 h 15. « Arrivée à Tokyo. Une fatigue de fou. Nous sommes partis à 5 h 45, il est 10 h 15. Calcul étrange ! »

15 h 50. La Vieille École est dans le bus. Direction un autre aéroport pour rejoindre, par avion, Fukuoka au sud. Le passage à la douane permet au groupe de faire sa désormais traditionnelle photo en compagnie de policiers du cru (une série lancée à Détroit). « La chaleur humide est insupportable mais les gens sont très aimables ». À peine le temps de souffler à l’hôtel et puis il faut enchaîner avec la première interview, donnée à la radio, en présence d’une interprète. Un tour à Fukuoka, dans un immense centre commercial et au lit !

Propos recueillis par Anne Schurrer


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La désormais traditionnelle photo de La Vieille École à l’étranger, prise en compagnie de la maréchaussée locale.

mardi 14 août 2007

La Vieille École en concert au Japon

Article paru dans le Journal L'Alsace le 14 août 2007


Le groupe de hip hop mulhousien s’envole aujourd’hui pour Fukuoka au Japon. Direction le 11e festival caribéen de Tiempo Iberoamericano, où les Mulhousiens seront non seulement les seuls rappeurs mais aussi les seuls Français à l’affiche !

« C’est un truc de dingue ! », lance Jesers, chanteur de La Vieille École, ce collectif mulhousien de hip hop festif et métissé à l’image du groupe lui-même. « Jouer au Japon, c’était mon rêve. Pour moi, ça paraissait hors de portée, totalement utopique ! Pouvoir emmener notre musique là-bas, c’est vraiment énorme ! » Excité comme une puce, mais toujours posé, Jesers : « Ce concert, c’est aussi le fruit d’un travail de persévérance : pour un groupe qui est dans le bâtiment la semaine, il y a peu de chances d’aller jouer au Japon. Du coup, c’est encore plus appréciable parce que la musique n’est pas notre métier ! ». Après Détroit et Montréal l’an dernier, La Vieille École part donc à la conquête du Japon. Toujours grâce à François Horn, manager du groupe depuis un an et demi avec Horn system managing, spécialisé dans les groupes de salsa. C’est d’ailleurs à Cuba que le manager a rencontré le directeur de Isla de salsa, le festival où les Mulhousiens vont jouer dimanche 19 août. Organisé par l’association Tiempo Iberoamericano sur une petite île à dix minutes de ferry de Fukuoka, Isla de salsa en est à sa 11e édition. Cette année, la tête d’affiche est Oscar Leon. « On est comme des gamins ! Ce festival n’a jamais programmé de groupe français : la première fois qu’ils font venir un groupe français, c’est un groupe de hip hop. Et de Mulhouse, pas de Strasbourg ! On est tous super fiers. Là, on se sent vraiment alsaciens ! »

Si Jesers avoue n’avoir « aucune idée de ce qui va se passer, ni même de l’endroit où on va jouer », il se réjouit d’avance du « dépaysement total ». « On m’a toujours parlé d’un public très fan, très à fond, un peu comme en Afrique. Dans l’esprit, les Japonais sont restés très old school : comme les Suisses ou les Allemands, ils ont gardé les bases du hip hop — le graf, la danse — et les valeurs à l’origine du mouvement. Je suis vraiment impatient de découvrir tout ça. Et de voir comment on va se débrouiller sans lettres ! »

Bio

1994- Collectif originaire de Mulhouse, La Vieille École est née sur les cendres Napo’n’Co. Elle réunit Jesers, « rappeur-carreleur d’origine capverdienne » (chant lead/textes), DJ Vagio « italien jusque dans la peau » (compositeur/musiques), Ali « une connaissance venue d’Algérie » (chœur/chant), et « deux percussionnistes d’origine sénégalaise » : Fyl (chœurs/djembé/timbales) et Mimi (congas). Cette rencontre humaine, familiale et musicale entre différentes nationalités a donné naissance à un rap festif et décalé, tantôt rythmé par le reggae, le ragga, le raï ou la salsa.

2007- En plus d’une décennie, La Vieille École a fait la première partie de nombreux groupes (TTC, Diam’s, Saian Supa Crew, Killa Carltoon, Massilia Sound System, Sergent Garcia, Zebda, K2R Riddim, Dee Nasty, MC Solaar, Alliance Ethnik, Arsenik, Driver) ; a joué sur les scènes de France, de Suisse et d’Allemagne et participé à de nombreux festivals, dont le festival des Arts de Detroit aux USA et les Francofolies de Montréal l’an dernier. Les membres du groupe ont aussi des projets solo : Jesers a sorti un CD reprenant Bonnie & Clyde et Le Poinçonneur des Lilas de Serge Gainsbourg l’an dernier ; Fyl et Mimi jouent dans d’autres formations.

SURFER

www.vieille-ecole.com

Anne Schurrer


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La Vieille école -ici au festival Bêtes de scène en 2005- part aujourd’hui pour Fukuoka où le groupe mulhousien participera au festival Isla de salsa. Archives Denis Sollier

mardi 31 juillet 2007

La Vieille Ecole s'envole au Japon

Après Detroit (Etats-Unis) et les Francofolies de Montréal (Canada) en juillet 2006, le groupe hip hop mulhousien a choisi le pays du soleil levant pour ses congés d’été du 14 au 20 août 2007. Sous la houlette de leur maître manager François Horn, les cinq musiciens participeront au Tiempo Festival à Fukuoka les 18 et 19 août. On parle déjà de la Chine pour septembre ... Et pourquoi pas le Pérou ?

www.tiempo.jp

www.vieille-ecole.com

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dimanche 28 janvier 2007

La Vieille Ecole fait son cinéma

article paru dans le Journal L'Alsace le 23 janvier 2007 [www.lalsace.fr]

Le groupe de hip hop mulhousien sort son premier DVD. Au menu, un concert multivitaminé enregistré à la foire aux vins de Colmar en 2006 et deux clips en bonus. Pour fêter ça, rendez-vous vendredi au Noumatrouff.

La Vieille Ecole est l’un des groupes alsaciens les plus impressionnants sur scène. On le sait depuis longtemps, mais il nous manquait une preuve irréfutable. Elle arrive sous forme d’un DVD live produit par Art Waves, Vendanges tardives. On retournera ainsi avec bonheur à la dernière édition de la foire aux vins de Colmar, où la tribu mulhousienne jouait avant Jamiroquai, avec un show fringant alternant émotions, bonds dansants, humour dévastateur et danses cap-verdiennes devant un public enchanté. En bonus vidéoclip, on découvrira leur tube Limité mon gars, réinventé par le collectif de graphistes hallucinants Lili & Beko, qui transforment la pâte à modeler en fou rire pour petits et grands.

Trois autres groupes

Au-delà du groupe, La Vieille Ecole a donné naissance à l’association Old School. Et voilà que cette structure se met en tête de travailler avec une sélection de dix groupes du Haut-Rhin ! La soirée de vendredi sera ainsi l’occasion d’écouter trois autres formations qui sortiront leurs nouveaux CD en même temps. Diva’s produit un rock instinctif, pur et énergique, au bon gros son qui tâche, dans la lignée d’artistes tels que Queens of the Stone Age. Notre power quartet invente depuis 2004 la rencontre du stoner et de la pop, privilégie la puissance électrique de la scène, groovy mais pas hippie, lourd mais pas métal. Avec un tout nouveau et premier CD pas encore sorti de l’usine mais qui devrait être livré vendredi au Nouma. Les Sons des Disco sont tout simplement la dernière sensation régionale. Ce tout jeune duo colmarien vient de sortir 6 titres souriants sur son premier disque Electrostar, chez Parklife Records. Leur musique électro disco kitsch est un appel à danser, un rappel enthousiaste des années 80. Une fraîcheur bienvenue dans le petit monde du rock local… Sined n’est autre que Denis Scheubel, auteur, compositeur, multi-instrumentiste. Ce formidable poète-chanteur a bourlingué de Fred Poulet à Didi Kaiser. Il a signé un album, Bigmini en 1996 chez Saravah, le label de Pierre Barouh. Il a enregistré un nouvel album Bruit roux qui attendait son producteur, et voici que la naissance du label Old School lui permet de sortir son deuxième opus. On retrouvera les créations de ce personnage attachant, façon chanson électro pop, pas si loin d’un Bashung d’avant-garde ou d’un Félix Leclerc post-rock...

Y ALLER La Vieille Ecole, Divas, Sined et Sons des Disco en concert vendredi à 20 h 30 au Noumatrouff. Entrée 5 euros, location Fnac, gratuit pour les membres Hiéro. Tél : 03.89.33.11.11, web www.old-school.fr ACHETER DVD en vente à la Fnac Mulhouse & Colmar, aux Copains d’Abord à Mulhouse, à Cora Colmar ou sur http://shop.hiero.biz

J-L.W.

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Les gars de La Vieille Ecole était en Amérique, « mais c’était mieux à Colmar », disent-ils.

lundi 14 août 2006

La Vieille École à la foire aux vins

Article paru dans le Journal L'Alsace le 14 août 2006
Ce soir

La Vieille École

Collectif originaire de Mulhouse, La Vieille École (positive ethno hip hop) offre un rap festif et décalé, tantôt rythmé par le reggae, le ragga, le raï ou la salsa (À 20 h).

Jamiroquai

Il a su réunir clubbers et fans de soul, bandes FM et milieux alternatifs, le fabuleux Jason Kay, leader du groupe Jamiroquai est un des fleurons de la musique inventive des années 90. Fondé en Angleterre il y a 15 ans, le combo évolue depuis entre jazz, funk, groove et pop. Jamiroquai a plusieurs millions d'albums à son actif et surprend à chaque coup par des opus riches en créations digitales et en textes aux tons très éthiques. Le groupe, composé d'un noyau de 4 musiciens, se refusant à toute forme de play-back, passe à 12 pour des performances scéniques survoltées. (À 21 h)
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Photo Denis Sollier

vendredi 11 août 2006

La Vieille Ecole, premiers de la classe

Article paru dans le Journal L'Alsace le 11 août 2006
La Vieille Ecole, c'est d'abord une histoire d'amitié. Celle qui unit le chanteur Serge, alias Jesers, à son cousin Philippe (chant et percus), et à Giovanni, le DJ du groupe : « On se connaît depuis tout petits, confie Serge. La Vieille Ecole, c'est aussi un peu à cause de ça. » Après un premier groupe, Napo and Co, les trois Mulhousiens fondent la Vieille Ecole en 1995. Et puis, il y a la rencontre avec Ali, l'orientaliste du groupe, issu du raï. En 2002 enfin, Mimi, le père de Philippe, rejoint le groupe, derrière les congas. La Vieille Ecole, c'est aussi un savant cocktail, à base de hip-hop bien sûr, mais aussi de salsa, reggae, funk… Sans oublier un message positif, qui se démarque dans le paysage du rap français : « On peut faire passer des choses fortes sans crier et sans insulter personne. Aujourd'hui, on bosse tous, on a une famille, et ça se ressent dans nos textes. » Après un maxi (Jamais 302) et des dizaines de concerts, les cinq écoliers ont un CV impressionnant, émaillé de premières parties prestigieuses (Saïan Supa Crew, Sergent Garcia…) et de sélections au Printemps du Bourges, aux Eurockéennes ou aux Francofolies de Montréal. De solides références avant de monter le 14 août sur la scène du parc-expo avant Jamiroquaï.

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La Vieille Ecole, au parc-expo le 14 août.Photo Denis Sollier

dimanche 25 juin 2006

Old school in the USA

Pour La vieille école, c'est l'Amérique : le groupe mulhousien revient d'un voyage de l'autre coté de l'Atlantique. Entre le 9 et 13 juin, il a donné là-bas deux concerts dans le cadre du Festival of the arts à Detroit, suivis d'une date au cours des Francofolies à Montréal. Cette opportunité inattendue s'est concrétisée grâce aux contacts d'un tourneur alsacien. Partis avec un stock de 200 CD six titres, les Mulhousiens les ont tous vendus après leurs prestations décrites comme explosives.
Quand Serge chante Gainsbourg
Aboutissement du travail effectué par Serge Moniz, chanteur de La vieille école, sur la musique et les mots de Serge Gainsbourg, un CD deux titres vient d'être publié.

De retour d'un voyage musical outre-Atlantique (lire ci-dessous), le chanteur de la Vieille école Serge Moniz s'apprête concrétisent ces jours-ci un projet qui l'occupe depuis des mois : sa rencontre avec l'autre Serge, le Gainsbourg national célébré cette année 15 ans après sa disparition. Un CD de deux titres (reprises de Bonnie & Clyde et du Poinçonneur des Lilas) vient de paraître, disponible dans les Fnac d'Alsace ainsi qu'au bar mulhousien Les copains d'abord, qui accueille mardi la soirée de lancement du disque. Surnommé « Jesers », Serge Moniz a commencé par travailler sur ces deux titres avec Arnaud Masson alias Jamyang, producteur et musicien colmarien connu à Mulhouse pour ses sessions de formation en musique assistée par ordinateur, données au Noumatrouff ou ailleurs.

Relecture ludique

Au départ, les deux musiciens ont revisité Gainsbourg dans l'optique d'un projet mené par la Filature avec des classes de collégiens, incités à partir à la découverte de ce chanteur à travers une rencontre et un travail en compagnie de Jesers et Jamyang. Pour reprendre le Bonnie & Clyde samplé il y a plus de dix ans par MC Solaar, le duo a réussi à laisser de côté cette référence pour proposer une relecture bourrée de jeux de rythmes et de sons, avec la voix féminine de Nathy. Le poinçonneur des Lilas, chanson au tempo très rapide dans sa version originale, parvient elle aussi à s'incarner dans l'époque actuelle et les sons du hip hop. À la fin de sa carrière, Gainsbourg avait commencé à se frotter au funk, et l'influence de sa voix traînante et de ses jeux sur les mots s'exerce encore aujourd'hui sur les rappeurs. Pour finir, la qualité des deux reprises élaborées « sans se poser de question » a convaincu les ayants droit de Serge Gainsbourg d'en autoriser la publication sans contrepartie, un geste « inespéré », souligne Jesers. Le disque est coproduit par les artistes et la société Label opération. Également créateur d'images, Arnaud Masson a réalisé un clip autour de la nouvelle version du Poinçonneur des Lilas, qui est inclus avec le CD deux titres. Un site internet spécial (www.jesers.com) a été mis en ligne pour l'occasion, en attendant d'autres projets discographiques de Jesers et La vieille école.

Thibaut Lemoine


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Serge Moniz alias Jesers sort un CD deux titres où il transfère Gainsbourg dans l'ère du hip hop.Archives Darek Szuster

jeudi 14 juillet 2005

Sous les feuillages, la mer

Article paru dans le Journal L'Alsace le 14 juillet 2005
Le festival Bêtes de scène a pris ses quartiers mardi soir, au square de la Bourse à Mulhouse. Two Tone Club, La Vieille École et Valium Valse ont enflammé le public.

Mardi soir, il semble que le ciel s'est éclairci rien que pour le festival Bêtes de scène. Les concerts ont commencé à 20 h 30 précises. Trop précises selon les dires de l'assistance : le groupe de ska Two Tone Club, venu de Montbéliard, a dû quitter la scène dès 21 h, alors que le public commençait à peine à s'étoffer. Les fans de ska les plus motivés ne se sont cependant pas fait priés pour se lancer dans un pogo : c'est-à-dire se jeter joyeusement les uns contre les autres au son de la musique. Changement de style avec La Vieille École, groupe de hip-hop mulhousien, visiblement entouré par un public fidèle, capable de suivre sans erreurs le flow très maîtrisé de Jesers, le chanteur du groupe. Les textes évoquant les origines des membres du groupe (cap-verdienne, italienne et maghrébine) ou la dureté du monde du travail étaient chantés sur des musiques légères, agréablement soutenues par des percussions et le chant oriental d'Ali. La Vieille école a su solliciter le public, invité à reprendre en coeur les refrains, mais aussi à danser sur de bons vieux samples de hip-hop.

Générosité des musiciens

Le terme "générosité" peut sans aucun doute qualifier les groupes qui se sont produits mardi soir. Ainsi La Vieille École a-t-elle invité la famille de Jesers sur scène et des jeunes gens à montrer leurs talents de break dancers. Le groupe n'a pas oublié le public, invité à déguster du ti'punch préparé par ses soins. Question générosité, Valium Valse n'a pas été en reste, invitant les membres de La Vieille École à monter sur scène en leur compagnie. Valium Valse a chanté une chanson libre et festive, ce que leur prestation a bien montré. L'enthousiasme débordant et l'humour des membres du groupe ont conquis le public mulhousien. Là aussi, Valium Valse pouvait déjà compter sur un noyau dur d'aficionados, prêts à chanter et à bouger sur les musiques du groupe. « On n'est pas au bord de la mer, mais on va vous l'amener ! », avait promis Valium Valse. Pari gagné : il flottait un air de vacances square de la Bourse mardi soir.

Hélène Defer

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Le public mulhousien a accueilli les artistes du festival Bêtes de scène avec chaleur. L'enthousiasme débridé de certains spectateurs a fait comparer la performance de La Vieille École avec celles d'IAM. Photo Denis Sollier.

mercredi 11 août 2004

La Vieille école sur France 2

Article paru dans le Journal L'Alsace le 11 août 2004

Musiciens mulhousiens et sportif strasbourgeois se retrouveront jeudi soir dans le magazine Contre-courant, présenté par Stéphane Paoli, sur France 2, à 22 h 35, qui consacre deux documentaires de 52 minutes à des stars de l'athlétisme, dont le coureur et champion de demi-fond strasbourgeois, Mehdi Baala (vers 23 h 30). Pour illustrer ce reportage intitulé « Mehdi Baala, un rêve olympique », les producteurs de l'émission ont demandé au groupe de rap et hip-hop mulhousien, La Vieille école, s'ils pouvaient utiliser ses compositions festives en fond sonore, l'athlète appréciant ce genre de musique. Ils ont par ailleurs sollicité, à la dernière minute, le chanteur Serge Moniz (nom de scène : Jesers), afin qu'il écrive un titre sur Mehdi Baala. Ce dernier a eu deux jours pour composer, avec l'aide de Giovanni Masi, alias DJ Vagio, et enregistrer cette chanson. Elle sera donc diffusée pour la première fois demain soir et pourrait, qui sait, faire carrière, si le sportif strasbourgeois devient champion olympique…

samedi 5 juillet 2003

La Vieille école sur la Plage

Article paru dans le Journal L'Alsace le 5 juillet 2003

Les quatre Mulhousiens de la Vieille école ont hérité d'un créneau intéressant : ils ont joué hier soir vers 19 h, sur la scène de la Plage.

Vainqueurs du tremplin Alsace des Eurockénnes, le quatuor hip-hop a multiplié les dates ce printemps, et bénéficié d'un week-end de « filage » à l'Atelier des Môles, à Montbéliard, ce qui a permis de régler les détails du concert. « En répèt', tu survoles un peu les morceaux, raconte Serge, un des deux chanteurs. Là, on avait deux jours pleins, on a vu tout ce qui clochait et on a ramené ça à Mulhouse pour le travailler ». Pour le groupe formé en 92, les Eurockénnes c'est « une scène pas comme les autres, mais une date comme les autres ». Depuis leur victoire au tremplin, le groupe a en effet enchaîné des concerts à Colmar, Fribourg-en-Brisgau et la Suisse, plus un passage remarqué aux Artefacts, à Strasbourg.

« On tend l'oreille »

Dans la foulée, La Vieille école a fait pressé son nouveau CD, un disque cinq titres comprenant leurs morceaux les plus récents : Limité mon gars, Jamais 302 qui évoque le syndrome de « la parlotte » et des rendez-vous manqués dans le monde volatile des musiciens, ou encore J'ai honte avec mon HF, déjà diffusé sur la radio mulhousienne ECN. Après ses expériences hip-hop et salsa, La Vieille école montre encore d'autres facettes de son univers musical, et se définit plus que jamais comme un groupe « wolrd hip-hop ». Serge : « On ne peut pas faire une musique pour une catégorie, parce que les goûts des membres du groupe sont tellement divers. Nous, on part du hip-hop qu'on a toujours aimé pour explorer d'autres choses, en évitant les clichés du rap. Nos sources, ce sont aussi les musiques de nos parents, l'Afrique, le Maghreb. On a pris de la maturité, on tend plus l'oreille vers des choses qui ne nous branchait pas avant ». Jamais 302 sera vendu uniquement aux concerts ou sur le net. Serge, DJ Vagio, Ali et Phil espèrent maintenant pouvoir exposer leurs idées sur la longueur d'un album entier. « On aimerait bien l'autoproduire, avoir le temps d'aller plus loin, avec des interventions de musiciens, ce qu'on fait déjà maintenant ». Un joueur d'oud et « Mimi » aux congas les accompagnent sur scène. Se sentant encore plus « curieux » et « homogène » qu'avant, La Vieille école garde les pieds sur terre. « On a tous un job à côté, ça fait longtemps qu'on est là, donc on ne se prend pas la tête ».

SURFER www.fede-hiero.com/oldschool


Thibaut Lemoine
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La Vielle école a enflammé la Plage des Eurockéennes, vendredi soir, et sort son nouveau CD de cinq morceaux. Photo Darek Szuster.

Concert à guichet fermé

Article paru dans le Journal Le Pays le 5 juillet 2003

Le festival des Eurockéennes a débuté, hier, à la maison d'arrêt de Belfort. Le groupe « La Vieille École » s'est produit en début d'après-midi devant des détenus… déchaînés.

C'est le dernier morceau. Le chanteur prévient son public : ce coup-ci, il faut danser. Certains hésitent, se mettent debout contre le mur, mais déjà deux, parmi les plus jeunes, sont sur la piste, au milieu du groupe. La musique de « La Vieille École » fait le reste : le hip-hop, mâtiné de raï, reggae, funk ou salsa, a un effet dopant évident : une dizaine de jeunes hommes rentrent dans la danse. Certains forcent un peu le trait pour faire rigoler les autres, ils improvisent une sorte de ronde, bras dessus, bras dessous. Bref, ils font les zouaves comme des milliers d'autres sur le site du Malsaucy. Seule différence, mais de taille, ces quelque trente jeunes-là ne craignent pas la pluie : ils sont détenus à la maison d'arrêt de Belfort et leur festival a lieu dans la salle de ping-pong de la prison, sous le regard des surveillants. Partenariat avec Territoire de Musiques

C'est devenu une tradition : depuis trois ans, l'administration pénitentiaire en partenariat avec l'association Territoire de Musiques organisent, chaque année, un concert dans le cadre des Eurockéennes. Le premier concert du festival en fait. Pour l'édition 2003 c'est le groupe mulhousien « La Vieille École », programmé le jour même sur la scène de la Plage au Malsaucy, qui a accepté de venir se produire à la maison d'arrêt. Un accord « qui allait de soi » pour les musiciens du groupe qui ont déjà donné un concert à la prison de Mulhouse. Une programmation judicieuse en tout cas : le style et la musique de « La Vieille École » ont emballé les détenus.

« Ça nous fait bouger »

Sagement assis sur leurs chaises, en début de concert, les détenus ont finalement cédé aux sons du djembé et au peps communicatif des musiciens. « C'était super, franchement c'est un bon groupe », résume un jeune homme. « Oui, et puis ça change, ça nous fait bouger, parce qu'en cellule il n'y a pas grand-chose à faire », rajoute un autre. « C'est vrai, on est là parce qu'on est puni pour ce qu'on a fait mais ça fait plaisir de voir que certains ne nous oublient pas », continue un troisième. L'un deux s'empare du micro du chanteur : « Je sors demain!», hurle-t-il, hilare. Les détenus se pressent devant les musiciens pour leur serrer la main « Toi, lance le chanteur à un jeune homme. La prochaine fois, je veux te voir dehors. » À l'autre bout de la salle, un détenu essaye d'attendrir le directeur de la prison qui tient en main les deux CD que le groupe laisse à la maison d'arrêt : il en voudrait un tout de suite. « La Vieille École » a gagné un fan.

Céline Mazeau


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Concert derrière les barreaux pour La Vieille École, hier.

mardi 27 mai 2003

En route pour les Eurocks

Article paru dans le Journal L'Alsace le 27 mai 2003

Quatuor mulhousien né en 1995 des cendres de Napo'n'Co, précurseur du hip-hop dans la cité du Bollwerk, La Vieille École représentera l'Alsace aux Eurockéennes des 4, 5 et 6 juillet prochains. Les Mulhousiens ont été sélectionnés parmi cinq groupes lors du tremplin organisé en mars dernier au Noumatrouff. Formation hip-hop, La Vieille École puise dans ses origines variées des sonorités venues d'ailleurs (Algérie, Cap Vert, Italie) et intègre à ses compositions des instruments traditionnels (percussions, derbouka). Ce concept original, assorti de qualités musicales et scéniques indéniables, a permis au groupe de partager la scène avec Sergent Garcia, Massilia Sound system ou encore Saian Supa Crew. La Vieille École tourne régulièrement en France, faisant à l'occasion des incursions en territoire helvète (il sera en concert le 13 juin à Avully) et en Allemagne (le 8 juin au Jazzhaus de Fribourg). La scène des Eurockéennes, en revanche, est une première pour les Mulhousiens. Une perspective « excitante » compte tenu de la foule qui converge chaque année vers le Malsaucy le premier week-end de juillet. « L'idée est avant tout de se faire plaisir, explique Serge, principal chanteur du groupe. Bien sûr, si cela pouvait nous aider à concrétiser notre projet d'album, on n'aurait rien contre!». Depuis deux ans, La Vieille École n'a plus rien sorti dans les bacs. Et les précédents maxis sont épuisés, au grand dam du public qui vient les voir en concert. Le groupe souhaite aujourd'hui sortir un « vrai » album. « Mais même en autoproduction, un disque coûte cher et on n'a pas d'argent. On ne joue pas assez pour en ramener et les subventions, on sait ce que ça veut dire. On a déjà des contacts pour la distribution : il nous manque un label. Dans cette optique, les Eurockéennes peuvent nous donner un coup de pouce ».

A.SC.

mardi 23 octobre 2001

Nouveau maxi de La Vieille Ecole

La Vieille École est née en 1995, créée par Serge et Giova, anciens de Napo'n'co, l'un des rares groupes de rap mulhousien à avoir marqué les esprits. Aujourd'hui, c'est un quatuor. Dès ses premières prestations, le groupe a gagné les faveurs d'un public nombreux et hétérogène, séduit par l'intelligence et l'humour du propos. Le groupe se produit régulièrement et espère toujours signer sur un label. Mais Paris, c'est loin, surtout quand on habite et travaille à Mulhouse… Le maxi de La Vieille École est disponible à la Fnac depuis le début du mois d'octobre. Pour aller sur le site, taper www.vieille-ecole.com

__TROIS QUESTIONS À
La Vieille École, un style à part__

AVEC cinq nouveaux titres gravés sur CD, La Vieille École continue à creuser son sillon. Plutôt que d'emprunter le boulevard du rap français, le groupe mulhousien a préféré prendre un chemin de traverse. Ce nouveau maxi illustre parfaitement le style à part que s'est forgé le quatuor. Rencontre avec Serge, le leader du groupe. Comment définir le style de la Vieille École ?

« Ça ressemble au rap, ça en a la couleur et le goût, mais ce n'est pas du rap. Du moins par rapport à ce qui se fait aujourd'hui, je n'ai pas l'impression de faire du rap. On fait de la musique à consonance hip-hop, parce qu'on a grandi avec cette culture, mais surtout avec l'esprit ouvert. Bien sûr, ça ressemble à du rap plus qu'à autre chose, mais entre le style « Faut foutre le feu » et le genre « Ces soirées-là », il y a des groupes qui existent et qui ont envie de dire des choses d'une autre manière. Il ne s'agit pas de mentir, de s'inventer des histoires, mais d'être cohérent avec ce que l'on est — on n'a rien à voir avec des gangsters — et avec ce que l'on fait.

Que représente ce nouveau maxi dans le parcours du groupe ?

« C'est d'abord une étape de plus. C'est aussi un condensé de l'esprit du groupe : du rap, mais aussi des percussions, du rai et de la salsa sous forme de petites touches, apportées par chacun d'entre nous. Avec ce maxi, on sent qu'on a mûri, à la fois musicalement et sur les thèmes développés dans nos textes. On parle de nous, de ce qu'on aime, de ce qui nous fâche, de ce qui nous fait avancer ».

Depuis peu, vous disposez d'un site internet. Qu'y trouve-t-on ?

« Tout ce qu'il faut savoir sur la Vieille École : actualité, date de concerts, photos, contact et aussi musique. On peut ainsi écouter les morceaux du maxi sur le net. Comme ça, pas d'excuse pour ceux qui auront acheté le disque et ne seront pas contents ! Plus sérieusement, ce site est un outil qui permet de travailler directement et rapidement, en évitant de perdre du temps, notamment avec les maisons de disques. La signature du groupe sur un label continue d'être un objectif. Mais si on ne faisait de la musique que pour réussir, ça fait longtemps qu'on aurait arrêté !


Propos recueillis par Anne Schurrer

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La Vieille École : Serge, Giova, Philippe et Ali. Un groupe de rap inclassable parce qu'éclectique, qui se nourrit de ses différences. Photo Elsa.

mercredi 21 juin 2000

La musique entre les murs

Article paru dans le Journal L'Alsace le 21 juin 2000
__La prison aussi fête la musique. A la maison d'arrêt de Mulhouse, la pratique musicale sert surtout d'outil pédagogique. __

LES RIVERAINS de la maison d'arrêt de Mulhouse ont dû se demander d'où venaient ces basses. Samedi dernier, à l'initiative du Génepi, le groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées, La Vieille Ecole a donné un concert dans la cour de la prison (lire ci-dessous).

Hier, c'était au tour de la chanteuse country Liane Edwards - une habituée de la prison puisqu'elle s'est déjà produite de nombreuses fois - de chanter dans le quartier des femmes. Avant de récidiver dans le quartier Dreyfus (du nom de la rue qui le borde à l'extérieur) demain. La fête de la musique n'est pas une première à la maison d'arrêt de Mulhouse : le rendez-vous existe depuis quelques années déjà. Avec un calendrier un peu différent de l'extérieur. Ce n'est d'ailleurs pas le seul moment où la musique passe les barreaux.

Un concert par trimestre

« On essaie de proposer un concert par trimestre », précise Jean-Louis Esteva, conseiller d'insertion et de probation au sein du service pénitentiaire du même nom, qui gère l'ensemble des activités culturelles à la maison d'arrêt. Contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, les artistes acceptent très souvent de jouer pour les détenus. Et ce en dépit de conditions drastiques pour faire entrer le matériel de sonorisation par exemple. « La musique est entrée en prison dans les années 70, rappelle Jean-Louis Esteva. Moustaki, Lambert, Sapho sont venus à Mulhouse. Depuis cinq ans, nous sommes démarchés par un groupe par mois ou presque ». « Pour certains, il s'agit d'un acte social : ils ont envie d'apporter la musique en prison. Il est fréquent de voir les groupes organiser de véritables tournées en détention. Pour d'autres, la démarche est plus commerciale ». Comment se fait le choix ? « Nous évitons les groupes qui font du prosélytisme, comme les évangélistes, la secte Moon - nous avons eu une demande. Evidemment, les groupes dont un membre a un casier judiciaire n'entrent pas. Quand on ne connaît pas le groupe, on passe un coup de fil aux autres établissements pénitentiaires pour se renseigner, savoir comment ça s'est passé. Enfin, il est évident que le groupe qui se met à hurler nique la police ne reviendra pas. On est dans une enceinte du ministère de la Justice quand même ».

ANNE SCHURRER
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La Vieille Ecole, invitée par le Génepi et la maison d'arrêt de Mulhouse, s'est produite samedi, à l'occasion d'une fête de la musique précoce, dans la cour de la prison.

DAREK SZUSTER

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